je refuse

anonymous asked:

Bringing Steve home to meet your mother. How did that go?

oh haha yeah “did” that’s uh happened ive definitely brought him home that has occurred yes yep

Bon, sur le vote utile Macron pour battre l’extrême-droite…

Je déteste Macron, je peux pas voir son programme, ni sa tronche. Mais. Je suis féministe, je suis antifa, je suis anti-homophobie, je suis anti-racisme et j’en passe. Je refuse que mon pays soit gouverné par Le Pen. Et si je le fais, c’est pas pour moi, personnellement. Moi, on s’en fout, j’irai dans la rue, j’irai gueuler contre tous ces salauds qui veulent la fin des droits fondamentaux pour toute une partie de la population française, j’ai 21 ans, mes convictions sont faites, je connais mes droits et je peux me battre pour. 

Je le fais pour la petite fille qui n’aura plus le droit de rêver d’être autre chose qu’un objet désirable à la merci de son mari et une femme au foyer. Je le fais pour le petit garçon qui se fera traiter de “sale pédé” à l’école et se fera cracher dessus et tabasser par ses camarades. Je le fais pour tous ces gamins non-binaires qui s’entendront dire qu’ils sont des anomalies et qu’ils doivent être soignés. Je le fais pour les enfants pas blancs ou musulmans qui se feront démolir à la sortie de l’école. Je le fais pour les enfants qu’on reconduira à la frontière, qu’on ne laissera pas entrer sur le territoire, qu’on ira assassiner chez eux en les bombardant.

Je le fais aussi pour les adultes, bien entendu, mais c’est aux générations qui viennent qu’on devra rendre des comptes dans 20 ans. Vous avez demandé à vos parents ce qu’ils ont fait le 21 avril ou à vos grands-parents ou arrière-grands parents ce qu’ils ont fait pendant la Seconde Guerre Mondiale? 

Pensez à ce que vos enfants, vos neveux, vos nièces, les enfants qui grandissent, qui naissent aujourd’hui vous demanderont dans 20 ans et faites selon ce que vous voudriez leur répondre. 

Je crois que je comprends enfin tous ces posts qui me saoulent habituellement trop genre “why is nobody talking about thiiis” parce que c'est un peu ce que j'ai envie de faire maintenant ? Genre pourquoi est-ce que mon tumblr n'est pas rempli de gens parlant des élections françaises, sérieux !!!!

Sauf que bon, je sais bien que je suis plus des blogs anglophones et de fandom en plus, donc bon. Cela dit je suis vraiment contente d'avoir commencé à suivre plus de blogs politiques français ces dernières semaines, parce que ça fait vraiment du bien d'avoir quand même quelques réactions.

Merde quoi; merde. Je sais qu'on a un des résultats “les moins pires” ce soir mais y'a quand même des choses qui me brisent le coeur. Tous ces votes pour le pen. Tous ces votes pour Fillon. J'ai l'impression que les gens s'en foutent que ce soit des personnes qui te regardent droit dans les yeux en te disant “je sais que j'ai fait des trucs illégaux pour lesquels je refuse de passer devant la justice, je sais que tu sais, et je m'en bats les couilles”. J'veux dire, au delà des idées politiques, est-ce que tu veux pas faire autre chose que d'être pris si explicitement pour un con..??

Et puis je serais d'habitude la dernière à dire que je suis triste pour un politique. Mais là Hamon ce soir ça m'a dévastée. J'ai l'impression qu'il a juste été jeté à l'échafaud, et ses idées avec, parce qu'il était coincé avec le label du PS, et que Mélenchon a rameuté toutes une foule de gauche (sans critiquer ceux ayant voté pour Mélenchon hein).

La seule chose à espérer c'est que la droite et la gauche apprennent leur leçon maintenant… M'enfin.

Bref. Macron, alors. Le capitalisme est mort, vive le Capitalisme.

J'irai voter demain.

Je voterai Macron. Contre Le Pen.

Je pourrais ne pas avoir peur. Moi, la blonde hétéro étudiante en droit issue de la classe moyenne au nom si banal, si français, je pourrais m'offrir le confort intellectuel de ne pas choisir parce qu'après tout, je ne rentre pas dans les catégories qui seront visées par Marine Le Pen et que je ne partage pas assez des idées de Emmanuel Macron pour voter pour lui.

Je ne m'abstiendrai pas.


J'irai voter parce que je refuse que mes cousines d'origine marocaines, sénégalaises ou algériennes, soient considérées comme des françaises de seconde zone.

J'irai voter parce que un jour je ne désespère pas que mon meilleur ami m'invite à son mariage avec son mec.

J'irai voter pour pouvoir continuer à rabrouer les collégiens (et leurs parents, ces crétins) qui ont trouvé hilarant de surnommer mon frère de sept ans et demi “bol de riz” parce qu'il est d'origine vietnamienne.

J'irai voter parce que j'ai juré à mon père, ce sale con à qui je n'adresse plus la parole, ultra-catholique et de droite, qui fut pourtant ce jour là le meilleur des hommes, que je voterai toujours contre le Front National, sans vraiment comprendre ce qu'était le Front National ni même ce que je promettais, parce que le 21 Avril 2002, dans ce bureau de vote, j'avais seulement six ans.

J'irai voter parce que ce jour là, mon père, qui n'a jamais craint personne, avait peur. Et ma mère aussi. C'était la première chose sur laquelle ils tombaient d'accord depuis leur séparation. Et que je sais aujourd'hui ce qu'est cette peur parce que moi aussi, je suis terrifiée.

J'irai voter pour mes héros, Badinter et Eluard et Baldwin et Olympe de Gouges et Louise Michel​.

J'irai voter parce que je ne suis sûre de rien quant à cette élection. Parce que dans un pays où Marine Le Pen fait 24% ou presque, je ne peux pas me permettre de me reposer sur les autres pour faire barrage contre la haine.

J'irai voter. Pour toutes ces raisons personnelles, dont après tout tout le monde se fout. Mais à la rigueur, et pour conclure, je voudrais dire que je n'en ai pas besoin.

C'est une putain de question de principe. Une putain de question d'Humanité. Même sans souffrir d'une gouvernance d'extrême droite, il suffit de savoir ce qu'est la compassion pour savoir qu'il faut lutter contre elle.

Et c'est pour ça que j'irai voter.

Je voulais seulement te dire… Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent.
Te dire que j'ai tout gardé de nous et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir.
Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
—  Guillaume Musso
Puis parfois je me dis que si je suis seule c'est qu'il y a bien une raison. Je veux dire, peut être que je suis trop instable, une vraie bipolaire, je peux changer de masques à tout moments à cause d'un mot qui m'a déplu. Je suis parano, une vraie flippée. Je refuse de m'engager et j'ai peur de l'abandon. J'en suis terrifié. Comment veux tu que quelqu'un m'aime toute entière alors que jme connais pas moi même? Comment veux tu que je crois cette personne qui me dit qu'elle trouve que je suis quelqu'un de fantastique alors que je me déteste? Au fond je me rends bien compte que je suis la cause de ma perte. Je repousse moi même les gens qui essaient de s'approcher, parce que, je me trouve dangereuse. Confier son coeur à une bancale, pour ne pas dire dépressive, c'est risquer de croiser ses demons. Je rêve qu'on me sorte de ce trou mais l'idée que quelqu'un tombe avec moi en essayant de m'aider me terrifie. J'ai peur de détruire les gens.
Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite ou mourir !
—  Anouilh, Antigone

anonymous asked:

Je t'envoie ça parce que tu ne comprends pas que ton opinion manichéiste concernant les votants est loin de la réalité. Tu vois la politique et la vie des citoyens comme un tableau noir ou blanc sans prendre en compte les difficultés sociales qui poussent les gens à voter comme ils le font. C'est réducteur et limité comme façon de penser.

Ouais. Peut-être que c’est réducteur. Quand je vois des gens dans mon village, entourés de blancs et d’hétéros, tous cathos, qui votent Le Pen, parce qu’ils ont “peur”, alors qu’il se passe strictement rien dans ce village, mais qu’ils pensent avoir peur, parce que c’est ce que la classe politique leur a mis dans le crâne, oui je suis en colère, je suis manichéenne peut-être. Tant pis. 

Que tu sois banlieusarde, bi, fille d’immigrés, ça change rien, ça rend pas ton vote Le Pen plus noble, ça me fait pas dire “Wahou, elle a raison”, ça me rend juste triste. On peut tous faire ça, on peut tous sortir notre identité, et dire notre vote, qu’est-ce que ça change ? Parce que ça reste un vote Le Pen. 

Tu sais quoi ? Mon grand-père était mineur. Il aurait pu faire partie de ces gens que visent Le Pen aujourd’hui, ce vote ouvrier qui va vers elle, ces gens qui se sentent oubliés, exclus, perdus même, qu’elle trompe d’ailleurs, en se faisant passer pour une amie des ouvriers, alors qu’elle est un pur produit de l’élite française. Eh bah, il aurait jamais fait ça. Parce que c’est pas sa vision de la France, parce que cette peur, cette haine de l’autre, c’est pas ce qu’il aurait souhaité, malgré toute la misère qu’il a pu vivre, malgré le rejet qu’il a pu ressentir de la part des élites. Je peux comprendre le vote ouvrier pour Le Pen, je peux comprendre le vote des banlieues, mais ça reste un vote pour quelqu’un qui veut couper les allocs aux gens dont les gamins commettent des délits, ça reste un vote pour quelqu’un qui ferait passer Sarkozy pour un communiste, vis à vis de la sécurité, ça reste un vote de quelqu’un qui est soutenue et soutient des dirigeants non-démocratiques (comme Poutine). En clair, je comprends ce  vote, mais je refuse absolument de l’excuser, de le soutenir. Ma radicalité, elle est là.

Je m’en fiche d’être réductrice, je ne suis pas une femme politique. Ce blog est anti-FN, anti-Le Pen, point final. Je n’ai aucun devoir d’objectivité, de représentation ou quoique ce soit ici. Si je voulais, je pourrais ne mettre que des gifs de Duflot sur ce blog. Tu as tes raisons de voter Le Pen, j’ai mes raisons de ne jamais voter Le Pen. On est pas d’accord, tant pis. C’est aussi ça la démocratie.

J'ai voté Mélenchon. (Si vous voulez toute l'histoire, j'ai essayé d'allier, pour une fois, vote utile et vote de conviction, avec le secret espoir que la LePen ne serait​ pas au second tour. En d'autres circonstances j'aurais voulu soutenir Hamon, qui est un homme bien - peut-être le seul de la campagne quand je vois que Mélenchon refuse d'appeler à un Front Républicain. ) Je voterai Macron. Je l'assume. Je connais d'avance l'avis de ceux qui me diront que c'est le candidat du système. Du grand capital. Des lobbies. C'est vrai. Emmanuel Macron n'est pas le candidat du renouveau. Croire à ça serait une folie. Mais le renvoyer dos à dos avec LePen et voter blanc serait aussi une folie. Nous, vous et moi, survivrons à 5 années​ d'un programme centriste et libéral. Nous et nos libertés, nous et les valeurs de justice et de progrès ne survivrons pas à 5 ans de FN. Macron ne remettra pas en cause le mariage gay, les droits (certes insuffisants) des LGBT, ne renverra pas chez eux des milliers d'immigrés, n'empêchera pas les femmes d'avorter si elles le souhaitent, ne soutiendra pas Bachar el-Assad, ni Poutine, ni Trump, il ne légitimera pas le racisme ordinaire, et il ne fera pas de référendum sur la peine de mort. Emmanuel Macron ne dira pas que la rafle du Vel d'Hiv’ n'était pas la faute de l'Etat Français. Marine Le Pen, si. Oui, sans doute, je le concède, Macron représente un système pourri par l'argent et les intérêts. Mais si ce système est pourri, il n'a pas besoin d'être raciste, homophobe, négationniste, condamné par la justice - pourri ET fasciste. Vous ne voulez pas de Macron ? Moi non plus. Mais je ne veux pas d'une femme qui se prend pour Donald Trump et qui nous fera passer pour la risée de la planète. Un pays est ingouvernable sans majorité parlementaire. Élisez Macron. Et rappelez lui à chaque élection que son mandat ne lui est donné que pour éviter le pire. Mieux, élisez le et imposez lui une vraie majorité de gauche, la plus large possible. Allions nous. Tous ceux qui à gauche croient encore aux vieilles valeurs d'Humanité que nous portons, nous tous. Nous pourrons, nous pouvons encore gagner. Mais votez encore ! Contre LePen, pas pour Macron. Ils hurleront qu'ils sont chez eux. Ils chercheront à vous faire peur. Ne cédez pas aux sirènes de leur nationalisme par crainte ou par colère. Elle n'a rien en commun avec nous, LePen, et elle ne sera jamais notre présidente. Parce que nous aussi, nous sommes chez nous, et qu'il​ est temps de le montrer.

Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on n'est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite - et que ce soit entier - ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sure de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite - ou mourir.
—  Jean anouilh
Nous aurions pu être des violeurs

École primaire - Je suis amoureuse du nouvel élève. Je le dis à ma meilleure amie. Elle lui dit. Il vient me voir à la récré, prend ma main, et me tord le doigt.

Il suppose qu'il ne peut pas parler à une fille comme il parle à un garçon. C'est ce que disent les contes et les dessins-animés. Personne ne lui explique le contraire.



Collège - Des garçons s'amusent à attraper des filles dans le couloir pour leur toucher les seins. J'ai encore un corps d'enfant, je ne fais pas partie des victimes. Mais je suis déléguée et je ressens un besoin de faire quelque chose. Chez moi, je fais un collage avec des images de poitrines découpées dans les pages lingerie de LaRedoute, et je balance mon œuvre dans les vestiaires des garçons pendant le cours de sport.

Je suppose que les garçons ont des envies de sexe qu'ils doivent nourrir d'une façon ou d'une autre. C'est ce que disent les séries télé et les magazines pour adolescentes. Personne ne m'explique le contraire.



Collège - On a droit à un cours d'éducation sexuelle de 20 min. Je sais maintenant où trouver des préservatifs et j'ai l'adresse du planning familial sur une brochure, au cas où j'ai besoin d'avorter. Je ne connais toujours pas le mot « consentement ».



Lycée – Je suis intéressée par un garçon de ma classe. Je voudrais qu'on soit amis. Il me propose une sortie au parc. Il se met à me caresser les bras et le dos. Il m'embrasse. Je suis mal à l'aise, j'ai la tête qui tourne.

Je suppose que c'est de ma faute, qu'accepter un rendez-vous à deux implique ce genre de chose, et qu'il ne voudra pas de moi comme amie si je refuse maintenant. C'est ce que disent les séries télé, les magazines féminins, les films, les jeunes de mon âge. Personne ne m'explique le contraire.

Ça n'ira jamais plus loin avec ce garçon. Il rompt car « je suis trop bien pour qu'il me fasse ça ». Je suis dévastée, j'étais pourtant prête à coucher avec lui pour être normale, puisque c'est normal, puisque c'est ce que disent les magazines, puisque personne ne m'a expliqué le contraire. Je ne connais toujours pas le mot « consentement ».



Fin du lycée – Je commence ma relation avec l'homme formidable qui partage encore ma vie aujourd'hui. Après quelques mois, j'ai envie de faire l'amour pour la première fois. Je me déshabille l'air de rien pendant un câlin. Il est mal à l'aise, mais je continue. Il finit par entrer dans le jeu.

Je suppose qu'un garçon a forcément envie de faire l'amour, qu'il est trop timide et que je dois prendre les choses en main. C'est ce que disent les magazines, les séries télé, les films, internet, les jeunes de mon âge. Personne ne m'explique le contraire.



À chaque rapport, j'ai mal pendant les premiers va-et-vient, et puis ça passe. À chaque fois il me demande si ça va, me propose d'arrêter, mais je veux continuer.

Je suppose que c'est normal d'avoir mal. C'est ce que disent les magazines féminins, les films, la télé, et ma mère infirmière. Personne ne m'explique le contraire.



On n'a pas toujours envie en même temps. Parfois l'un se force un peu, pour faire plaisir à l'autre. Ça devient un jeu, un défi : « ok, donne-moi envie ». Parce qu'on s'aime. On suppose que c'est normal, qu'on doit faire l'amour au moins toutes les semaines, à 20 ans. C'est ce que disent les magazines, la télé, les jeunes de notre âge. Personne ne m'explique le contraire…

Il veut me caresser le matin quand je somnole encore. Je lui dis que ça me dérange. Il comprend et ne le fait plus. On commence à parler sérieusement.



Fac - On commence à ne plus trouver tout ça normal. On commence à entendre le contraire. Grâce à une professeure de littérature américaine, je m'éveille au féminisme. On en parle à deux, beaucoup. On lit Virginie Despentes. On lit Causette. On découvre des initiatives comme la vôtre. On apprend le mot « consentement ».



Aujourd'hui – On a moins de 25 ans. On n'a pas fait l'amour depuis 6 mois et on s'en moque. On se respecte. On s'attend. On a mis des mots sur nos erreurs et on s'est pardonné, à l'autre et à nous-mêmes, de notre ignorance.

On continue de parler de féminisme. À deux. À plus que deux. À nos amis. À nos familles. À ma jeune sœur qui a 11 ans. Je tiens à lui expliquer le contraire.

Je tiens à expliquer ce qu'est le consentement. Que non, ce n'est pas normal d'avoir mal la(les) première(s) fois. Qu'il faut prendre son temps, s'écouter. Ne jamais le faire « pour faire plaisir », « parce qu'on n'est pas des vieux », « pour le garder », « parce que c'est normal ». Le faire parce qu'on a envie. Et uniquement si on a envie.



Nous aurions pu être des violeurs. Parce que c'est un peu ce que disaient les contes, les dessins-animés, les magazines féminins, la télé, internet, les jeunes de notre âge, nos parents. Mais surtout parce que personne ne nous a expliqué le contraire.



- Vous avez des enfants, Coutances ?
La réponse fusa :
- Dieu merci, non ! Et je n'en aurai jamais.
- Pourquoi ?
- Je refuse d'infliger à quiconque le fracas du monde dans lequel nous sommes obligés de vivre.
Madeline tira une bouffée sur sa cigarette.
- Vous n'en faites pas un peu trop là ?
- Je ne trouve pas.
- Certaines choses vont mal, j'en conviens, mais..
- Certaines choses vont mal ? Mais ouvrez les yeux, bon sang ! La planète est à la dérive et l'avenir sera épouvantable : encore plus violent, plus irrespirable, plus angoissant. Il faut être sacrément égoïste pour vouloir infliger ça à quelqu'un.
—  Guillaume Musso

anonymous asked:

Est-ce que tu peux expliquer ton choix de voter pour Philippe Poutou s'il te plaît ? (vraie question)

C'est drôle, parce que j'y pensais tout à l'heure et c'est tout simple : je refuse catégoriquement le système capitaliste
Sans compromis. Je ne veux pas le renover, l'améliorer, je veux l'anéantir. Pas de soft capitalism, et je ne crois pas au capitalisme ecolo-friendly, gay-friendly etc ça reste du capitalisme. Et, selon moi évidemment, c'est un système qui va s'effondrer d'une façon ou d'une autre, que ce soit dans la violence ou la douceur. Parce qu'il est fondamentalement absurde, basé sur un élitisme économique si j'ose dire, et une accumulation illimitée des richesses, alors que l'écart ne fait que se creuser avec les plus pauvres.
En gros, c'est ça.

Salut,

Écoute, j’ai vraiment besoin d’te parler même si j’sais que je finirais par effacer ce message à la fin, bien que t’as sans doute supprimer mon numéro *rire* mais p’tete que quand tu le verras apparaitre là, maintenant, tu te souviendras de qui j’suis et de ce qu’on étaient, c’est vrai quoi, c’est pas le genre de chose qu’on oublie. T’sais à la seconde où on a été ensemble, la chose dont je redoutais le plus était de devoir un jour, parler de toi au passé et la vérité c’est que j’y arrive toujours pas parce que t’es là, t’es toujours là putain même quand t’es pas la, même quand j’sais que t’es parti et à cette seconde là, j’savais que même en partant, tu fouterais pas le camp, parce que t’es encore partout, putain. Tu sais, tu me manques, j’me déteste à l’dire à cet instant mais j’le dis parce que.. Parce que j’ai besoin qu’sa sorte, oui, j’ai garder tout ça tellement longtemps à l’intérieur de moi, et c’est pas bon pour moi, tu comprends ? J’crois que de toute facon, c’est bon pour personne, c’est vrai, même mon psy l’a dit, il dit qu’il faut parler de ses sentiments, qu’c’est important d’parler, maintenant écoute : tu me manques et j’le répète parce que pour moi j’le dirais jamais assez, j’le ressentirais jamais assez, c’est là tu vois, sa m’creuse tout l’temps, sa m’tue presque. Tu sais, tu m’en a fait baver dernièrement mais (…) y a jamais eu de “mais” avec toi et y en aura sûrement jamais, tu t’demandes sans doute pourquoi, maintenant que tu lis, eh bien parce qu’on ne met pas de barrière à l’amour, c’est vrai, si je devais t’dire “je t’aime” je te le dirais et puis c’est tout, je ne te dirais pas “je t’aime, mais” parce que je ne repousserais jamais l’amour avec des mots salement opposé à l’amour lui-même, l’amour c’est censé être quelque chose positif non? Écoute, j’en veux pas de ton vide, surtout pas d’ton absence, j’ai pas besoin que tu me laisses ça, moi j’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu sois là, j’ai besoin de tes bras ouais, mais ce dont j’ai le plus besoin, c’est que tu me regardes, tu vas me trouvez sans doute bizarre mais c’est vrai, jamais personne ne savait aussi bien me regarder que toi, j’ai besoin de savoir que dans mes yeux, y a une foutue présence tu vois, j’ai besoin que tu reviennes à ta place, parce que ta place, c’est ici, avec moi et non, j’ai plus peur, j’ai plus peur de parler. Et rien ne me fera plus peur que de te voir jamais revenir. Je refuse d’accepter qu’il y est une fin, tu m’entends ? Je refuse. Il faut que tu te fasse à l’idée. On est pas ces autres couples, non, on s’est toujours dit qu’on prouveraient qu’on est bien différents de tout ce monde, alors me laisse pas toute seule s’il te plait, me laisse pas être celle qui se bat mais qu’on fout quand même sur le côté. On peut encore changer ça. Regarde-les, ces vieux couples qui passent, c’est pas beau ça ? Sa pourrait être nous, tu sais, y a un couple de vieux à qui on a demandé comment ils faisaient pour rester ensemble pendant 65 années et ils ont répondus : “nous somme nées à une époque ou lorsque quelque chose se casse on le répare, on ne le jette pas.” Tu vois, ça, sa pourrait être nous, alors j’t’en prie, ne m’jette pas, il est encore temps, et j’te jure, j’te l’promet que tu l’perdras pas en étant avec moi.

*message effacer*
Je refuse de m'excuser d'être une vraie salope et d'écrire à ce sujet si cela peut éviter à une fille, dans ce pays, de s'asseoir dans une chambre sombre en disant qu'elle veut mourir parce qu'on l'a traitée de salope. Pour rappeler au monde que les salopes peuvent accomplir de bonnes actions. Elles font du sport, gagnent des trophées et viennent en aide aux malades. Elles gagnent des procès et des élections. Elles aiment leurs familles. Elles peuvent être de bonnes amies qui travaillent bénévolement dans un refuge pour animaux et envoient des colis aux soldats en poste à l'étranger. Elles peuvent donner 10$ à un sans abri auquel personne ne prête attention. Et elles ne font pas cela pour se faire pardonner d'être des salopes. Elles le font parce qu'elles sont de bonnes personnes.
—  Stefanie williams

J’allais écrire un billet. Mais je n’ai rien à dire.

Alors j’allais le supprimer quand soudain Tumblr me demande “Voulez-vous vraiment supprimer ce billet ?” puis je me suis dit, non, non je refuse. Ce billet a le droit de vivre. Il a le droit d’avoir ses quelques secondes de votre attention comme n’importe quel autre billet.

Alors ce billet, il n’a pour raison d’être que d’être lui-même.