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Aujourd'hui La pie vous propose un DIY fleuri super simple à réaliser pour égayer votre intérieur ou votre balcon. Vous n,‘avez besoin de presque rien: des bocaux ou des bouteilles en verre, de la ficelle ou du fil de fer et des jolies fleurs.

Le + de La pie : vous pouvez customiser les futurs vases avec de la peinture, du papier adhésif ou du tissu.

A vous de jouer !

Photos : The bottom of the ironing blog et Shelterness DIY.

“L'apéro Rooftop «les Jardins Suspendus» ont lieu tout l'été à Bruxelles, sur le toit du parking 58. Il s’agit d’un véritable jardin perché qui vous offre une vue imprenable sur Bruxelles, le tout dans une ambiance conviviale et dépaysante.” by @brusselicious on Instagram http://ift.tt/1CKuszp

Dix rooftops pour (enfin) respirer à Paris
Une respiration dans la ville, un jardin suspendu derrière les ailes du fameux Moulin parisien, loin du brouhaha du boulevard… C'est le nouveau Bar à Bulles, une terrasse végétalisée au dernier étage du restaurant bar la Machine du Moulin Rouge. On se délecte d'un spritz alangui sous les parasols blancs, dans une tranquille fraîcheur. Possibilité de pique-nique de tapas pour prolonger la soirée, même le dimanche. 90 Boulevard de Clichy Paris 9ème www.lamachinedumoulinrouge.com
La réouverture de la fameuse piscine classée monument historique et transformée en hôtel de luxe avait fait beaucoup de bruit l'an dernier. Cette fois-ci on s'intéresse au toit terrasse transformé en jardin suspendu d'herbes aromatiques et de fleurs avec vue sur la Tour Eiffel et le Bois de Boulogne. On peut se prélasser dans les transats mais boire un cocktail à 15 euros ne donne pas accès au bassin. Une bonne idée pour un apéro improvisé avec tapas et brochettes. 13 rue Nungesser et Coli Paris 16ème www.mlr.fr.fr
Le vaste 7ème étage du grand magasin du Marais a retrouvé pour l'été son statut de speakeasy chic inauguré l'an dernier. Il vient de rouvrir dans une nouvelle déco lumineuse en blanc et bleu inspirée des îles grecques. On a jusqu'au 31 octobre pour profiter de la finger food, des cocktails ou d'une petite bière. Set musical assuré par un Dj jusqu'à 2 heures du matin, même le dimanche.37 rue de la Verrerie Paris 4ème www.bhv.fr
Face au cinéma Louxor et près de la station de métro éponyme, la Brasserie de Barbès se veut le symbole du renouveau de ce quartier qui reste, comment dire, cosmopolite. Dernier opus dans la métamorphose de ce bâtiment industriel du XIXème sur 750 m2, on a aménagé une petite terrasse au dernier étage avec des transats et des plantes vertes. Ouvert jusqu'à 2 h du mat’.2 Boulevard Barbès Paris 18ème  www.brasseriebarbes.com
Des canisses, des caisses en bois brut, des hamacs et des tables de ping ping…On dirait le Sud et pourtant on n'a pas passé (…) Lire la suite de l'article sur Grazia.fr
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Sommières, joyau de pierre serti dans un écrin de verdure. Le soleil écrasant me pousse vers l’ombre propice des rues qui cheminent lentement vers les jardins suspendus où j’ai rendez-vous. Aujourd’hui je dois rencontrer Céline Du Pasquier, une femme dynamique, à l’enthousiasme entrainant et dont le sourire emporte toujours la conviction. C’est une femme de décision, on fait ce qu’il y a à faire avec Céline, hop hop et on passe à la suite. Il faut dire aussi que cette maison nichée à l’arrière du superbe clocher de l’église est plutôt particulière du fait de la personnalité des personnes qui l’habitent. Céline est RPGiste* et aussi psychanalyste, (Céline est kinésithérapeute D.E, spécialisée en Rééducation Posturale Globale depuis 25 ans, formée à l'Université Internationale des Praticiens en Thérapie Manuelle. Elle pratique ses deux métiers en deux cabinets distincts – Ndlr)

Cette maison elle la partage avec Jean-Luc qui est artiste peintre. C’est tout de même tout à fait étonnant de trouver réuni en un seul lieu le corps, l’esprit et la sublimation artistique. Trois langages qui cohabitent harmonieusement. La bâtisse s’y prête, toute en hauteur elle étire ses pièces le long d’escaliers de pierres chevauchant ses niveaux, jusqu’à, ô surprise, une terrasse cachée à la vue du profane qui offre sa panorama sur les toits environnants. On y traverse le cabinet de Céline où somnole un lit afghan pour entrer dans la luminosité claire de l’atelier de Jean-Luc. Le regard de ses toiles vous pénètre de leurs couleurs, les pastels, les encres s’offrent des yeux de personnages touchants de simplicité subversive. L’endroit est simple, richement créatif, autant de strates que l’on traverse jusqu’à l’immensité du ciel à l'ombre des voiles qui couronnent la charmante terrasse où nous nous installons.

J’ai contacté Céline parce qu’elle a proposé cinq ateliers sur les postures. J’avais envie d’en savoir plus sur sa démarche, sur sa vision du tango. Évidemment l’entretien promettait d’être riche, comment réduire une personnalité si riche à un seul point de vue ? D’autant que chacun le sait, le tango est un phénomène complexe. Il mêle la vie sociale, le corps, l’esprit, l’expression sensible voire artistique. Nul doute qu’aucun de ses aspects ne pouvaient lui échapper. Céline c’est une conscience corporelle et c’est une cérébrale, elle nous raconte, avec son franc-parler, avec ses mots, son regard à la Baudelaire dont “l’horizon embrasse tout le cercle.”

CÉLINE DU PASQUIER : L’ESPRIT DE CORPS

“Le tango c’est une pratique sociétale dans laquelle les gens se surprennent à la rencontre de l’autre. C’est un dialogue à la rencontre de polarités : féminine et masculine. Dans le tango, je suis dans une position attendant, n’attendant rien. Il n’y a pas d’anticipation, pas de calcul, pas de discours ! Le tango c’est le trou du langage. L’important c’est d’être réceptif à l’autre, de lui donner la place, c’est une rencontre, pas un contre.

Ensuite tu as le bal, le lieu de l’expression de l’égo et du plaisir, la scène où se rencontrent les manques. Les bals ça a beaucoup changé, il n’y a plus d’orchestre, ce n’est plus ni la même énergie ni la même respiration ; c’est devenu plus un lieu consumériste que d’expression d’un rythme humain. C’est le reflet de notre société. Donc à partir de là, dans une milonga bien souvent se côtoient des sous-groupes conviviaux mais rivaux. Le tango ça n’est pas une gentille famille, mais indéniablement ce sont les différences qui se rencontrent. C’est toute cette pratique d’amour et de haine qui fait qu’on échange. Ce qu’on exprime c’est un langage sur un éprouvé corporel, on est dans l’appréhension du corps pas dans celle de l’individu, c’est un contact au réel dans la temporalité, dans le mouvement. C’est pour ça que ce qui prime chez les danseurs c’est l’intelligence du langage dansé. Tous parlent de la même chose, certains l’expriment parfaitement et d’autres le balbutient.

Tu vois bien que le tango c’est une affaire de corporel, le corps c’est le point d’orgue du tango, avant même d’apprendre la technique de la danse c’est un pré-requis indispensable. Je pense  important en premier lieu, de commencer par une prise de conscience corporelle. Sentir ses appuis dans le sol et ce qu'est un équilibre ou un déséquilibre me semble un pré-requis indispensable si on veut réussir à bouger l'autre sur le temps musical, comprendre ce que c’est que de communiquer des choses en corps à l'autre corps. L’idée c’est d’apprendre un peu de vocabulaire avant de parler une langue nouvelle.

Comment faire ?

Les deux fondamentaux du tango sont l’aisance corporelle et la musicalité. Or si tu regardes les élèves ils sont l’image de leurs profs, ce sont des représentants de leur école, mais en fait peu dansent. Les milongas sont bien souvent une représentation de la société, où tout un chacun veut devenir champion du monde en six mois.

Dans l’enseignement de la danse tu as deux axes pédagogiques, la musicalité et la chorégraphie. Dans le tango on apprend essentiellement l’aspect chorégraphique, et c’est étonnant on ne te parle jamais du fonctionnement du corps. Je m’occupe régulièrement de sportifs de haut niveau, je leur apporte ce que je sais en tant que mécaniste du corps. Si j’ai proposé des “ateliers de préparation au tango” rebaptisé “atelier sur la posture” c’est tout d’abord parce que fort étonnée, et un peu en colère pour être tout à fait honnête, de constater que la danse tango dite “avant tout une marche” amenait paradoxalement les gens à ne plus savoir marcher !

Nombreux sont les professeurs de tango qui n’ont pas de connaissances anatomiques. Pratiquer une activité sportive ou artistique, même à haut niveau, ne donne pas forcément la capacité de pouvoir l'enseigner sous tous ses aspects. Pourtant avoir un retour proprioceptif à minima de sa gestuelle et de sa position dans l'espace est indispensable pour pouvoir savoir non pas si tu es juste ou si tu es faux mais éprouver quelque chose d'un équilibre, condition sine qua non de la pratique de cette danse !  Les cours doivent être faits pour mobiliser quelque chose qui semble de l’ordre du juste dans l'apprentissage du geste certes et ensuite le défaut fera le style ! Tango ou pas le squelette fonctionne toujours de la même façon : c'est cinésiologique. Comprendre et sentir comment fonctionne son pied, sa hanche, c’est quoi l’axe ? Le centre de gravité ? Comment ça marche la dissociation des ceintures ? On a besoin de savoir ça pour profiter plus intensément des cours techniques de danse.

Une prise de conscience des points clefs tels la hanche ou le diaphragme via des exercices simples, on va travailler sur de petites amplitudes ça aide, c'est le but, à s'approprier les gestes techniques montrés, voire rendus, dans un éprouvé personnel des enseignants de danse. Quand tu travailles sans quasiment bouger tu peux conscientiser un mouvement, un micro mouvement. Pour progresser dans le tango, tu passes obligatoirement par cette conscience de ton corps. J’avais l’envie aussi de donner des clés pour que chacun puisse construire sa posture en vue de pratiquer son tango.

Et c’est bien une construction : pas une thérapie ! Se soigner d’ailleurs c’est quoi ? C’est soi au regard de soi.

Au tango tu peux te faire “fracasser” parce que, au début, narcissiquement c’est très dur, physiquement aussi, la marche n’est pas naturelle, tu peux souffrir du dos au niveau des lombaires, ressentir des douleurs à l’épaule, au niveau de la nuque, ou dans les pieds. Une mauvaise compréhension de la gestuelle du tango n'est pas sans conséquences. Une compréhension mécanique du corps aide me semble-t-il à s'approprier le tango avec une moindre tension en plus de tous les cours pris avec les maestros. Parce que quand tu épures le tango il reste essentiellement trois choses à maîtriser pour maîtriser le reste : la suspension, le pivot et le déplacement. Mais gérer cela n'est pas si simple et pas sans connaissances a minima. Après c'est de l'interprétation toute personnelle. La posture, cela amène la fluidité. Dans toute pratique un mouvement “juste” se soldera par de la fluidité et de la beauté.

La fluidité, le bien-être, ce sont les portes du plaisir, c’est ce qui te permet de t’oublier. Voilà justement ce que j’aime dans le tango, cette suspension où je dépose mes lobes frontaux, ce repos intellectuel où j’attends n’attendant rien, je suis dans l’espace et le temps, je danse sur le fil à la limite de la chute, de la rupture, dans la jouissance du déséquilibre. Suspendue dans cet équilibre précaire je suis seule, le plaisir c’est perso, mais je ne suis pas sans l’autre, Le tango est le lieu de la rencontre véritable en dehors du champ des mots, une rencontre dans la tierceté, moi, l’autre, la musique. Ce sont des choses très importantes, d’ailleurs pour moi la danse a toujours fait parti de mon quotidien en tant qu'anti dépresseur naturel.

Et le tango Céline, c’est quoi pour toi ?

“Le tango pour moi c’est la possibilité d’être vivante jusqu’au bout.”

Merci Céline.

Un entretien avec Céline Du Pasquier par Christophe Chabaud pour Tango Libre

Merci à Jean-Luc Mora pour son accueil, sa participation active. Remerciements aussi pour la toute petite partie du vaste travail artistique qui est le sien et et qui illustre ce reportage.