j'ai toujours raison

Appel entrant : Numéro inconnu.

- Allô? dis-je.

- Salut, c'est moi … Je sais que ça fait un moment qu'on ne s'est pas parlé, mais …

- Mon amour, c'est qui ? lance mon copain à l'autre bout de la pièce.

- < Personne … soufflais-je.

Pendant des semaines, des mois et presque deux ans, je t'ai attendu. J'ai attendu tes appels, tes messages ou bien même ton attention. J'ai attendu que tu m'aimes, que tu reviennes, que tu comprennes. C'était dur sans toi, tu sais. Tes calins, tes bisous, ta voix, ta peau me manquent. J'avais fait un choix, c'était toi et pourtant la seule chose que j'avais c'était moi sans toi. Je me rappelle encore de ce que tu m'as dit il y a un an, comme si c'était hier.

“ C'est terminé, il serait temps que tu m'oublies comme moi je l'ai fait. ”

Tu m'as balancé ça à la figure comme si j'étais un moins que rien, comme si je ne valais rien. Je te jure qu'à ce moment-là j'ai le coeur qui a sauté et je suis redevenu un mec abimé.

J'ai pourtant espéré que tu changes d'avis et que tu reviennes, en vain. Et je l'ai rencontré. Aujourd'hui tu te rends compte de l'importance que j'ai dans ta vie parce que je ne pleure plus pour toi. Par fierté tu t'es aveuglé et t'as préféré refouler tes sentiments et t'amuser seulement aujourd'hui, je suis heureux et comblé.

Ca me fait mal de te dire ça, mais c'est trop tard, je n'attends plus rien de toi. >

- Alors, c'est fini ça se termine comme ça? demande-t-il la voix tremblante.

- Notre histoire est terminée depuis le jour où tu m'as lâché.

- Je ne veux pas te perdre. Je t'aime et je sais que tu as toujours quelque chose pour moi.

- C'est vrai, tu as raison, j'ai toujours quelque chose pour toi, mais c'est peu comparé à la souffrance que j'ai subi à cause de toi et je ne me replongerais pas dans ça. Il est là, il m'a aidé à t'oublier comme il m'a appris à l'aimer. Je suis désolé, je te laisse, il m'attend. C'est terminé, il serait temps que tu m'oublies comme moi je l'ai fait.