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La galerie des gaffes ! 60 ans de Gaston bientôt dans votre librairie. 60 auteurs qui braillent leur amour de Franquin ! C'est très drôle ! Vraiment.

Pourtant, quand j'ai dessiné cette page (écrite par le talentueux Olivier Bocquet), j'avais le cœur gros et dur comme une patate ! Mon cher tonton la déconne venait de nous quitter. Il s'est éclipsé soudainement en laissant un gros vide. C'est la vie.

Alors, je remplis le vide comme je peux Elle est pour toi cette histoire vieux clown !

Spécial dédicace pour Frédéric Niffle, Mathias Vincent et Olivier Bocquet.

(…) Mais il a le mode d'emploi, il sait que ça fini toujours par passer, au bout d'un moment je redeviens normale, presque gentille,il n'y a qu'à attendre, faire le gros dos.
—  J. Levy - Rien de grave.
Les sanglantes aventures de Super Plus

Mon tampon, qui était confortablement installé là où il fallait, est tombé tout seul pendant que je faisais pipi. J'ai pas compris, j'ai entendu un gros plouf et je me sentais subitement légère… Le gredin s'était échappé ! Mais du coup il était tombé dans la cuvette… J'ai été obligée de plonger ma main dedans pour le récupérer (j'allais pas prendre le risque de boucher le WC). C'est la première fois que ça m'arrive j'étais trop choquée.

Gros j'espère que tu vas vivre tout ce que tu prétends vivre. J'espère qu'un jour tu seras dans un putain de sale état au point où tu ne sauras même plus si t'es encore vivant. Alors vas-y continue.
Mais je vais te tomber dessus.
Et le jour où ça arrivera tu vas chialer ta race.
Tu trembleras.

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Debout Sur Le Zinc - Sur Le Fil

Mais qu est ce qui les fait courir,les fait avancer,
les oblige a tous se suivre,à se rassurer,
dans un tourbillon effrayant vers lequel ils vont en chantant.
moi j'me nois dans un verre d'eau, j'ai surement raté,
un truc, un très gros panneau, j'peux pas les rattraper,
si d'aventure je m'y essaye, pour moi c est la chute
assurée.

Car je vis comme on marche sur un fil
un seul battement de cil suffirait a me faire tomber
oui je suis une espèce fragile, un rien, un imbécile
un musicien, un égaré

Je n'ais pas de mode d'emploi,je n'les lis jamais,
je crois que je n'y crois pas
et que je me fais jours après jours aux aléas
et aux incidents de parcours.
toi tu voulais etre indien,lui un policier,
elle un ingénieur martien, lui une jolie fée,
mais on se retrouve a 20 heures bien souvent sur nos canapés;

Car on vit, comme on marche sur un fil,
un seul battement de cil, suffirait a nous faire douter;
oui nous sommes une espèce fragile
une poussière infime, et nos reves se sont envolés;

La vie c est de la bricole, deux trois bouts de ficelle,
un elastique et on décolle, alors visons le ciel,
car c'est ce qu'on fait de mieux, rêver nous fait pousser
des ailes.

On vivra comme on marche sur un fil
insolent, indocile tout la haut sur la canopée
car nous sommes une espèce fragile
qui d un battement de cil, pourrait atteindre l éternité,
on vivra comme on marche sur un fil
insolent, indocile, tout la haut sur la canopée
oui nous sommes une espèce fragile, qui d'un battement de cil
pourrait toucher l'éternité….

On vivra comme on marche sur un fil…

Y’a moins d’une semaine je me suis pesé, comme ça pour le lolz (genre je me pèse une fois tous les 4 ans, en gros). J’ai moins rigolé quand j’ai vu le chiffre. Du coup, comme j’ai entre 10 et 15 kilos à perdre, je m’oblige à ne plus grignoter. Eh bah je suis plutôt fier de moi, pour l’instant je tiens, mais je ne m’étais pas rendu compte à quel point j’avais TOUT LE TEMPS envie de manger c’est fou !

Vivre

Je m’attache beaucoup trop vite aux gens. Des gens que je connais depuis peu. Pour certains, c’est à peine si je leur ai déjà vraiment parlé. Et pourtant ils sont déjà dans mon cœur. Et ce, bien plus que d’autres que je connais depuis plusieurs années. 

Insensible hypersensible. 


Depuis ma rentrée, j’ai eu de gros moment de mal être. J’ai plongé si vite. Je ne l’avait pas vu venir. Et au moment où j’ai faillie toucher le fond, je me suis reprise. Je pense que c’est ce qu’on appelle : l’instinct de survie. Ce souffle qui te traverses, te donne la force de remonter, d’avoir cet éclair de lucidité qui te sauvera la vie, avant de faire une grosse connerie. Parce que j’y tiens, à ma foutue vie. Et si parfois j’oublie cet état de fait, emportée par mes émotions, je sais que ce souffle sera là. C’est peut être la seule chose qui sera avec moi jusqu’à la fin.

Et maintenant, je savoure chaque jours passés. Je savoure le fait d’être vivante. De me dire que : je vis, j’existe. 

Je savoure le fait de voir 5 journées par semaine ceux qui, peut être, au fil du temps, deviendrons mes amis. Même si je les appelle déjà comme ça. 

Je savoure de me dire que, de temps en temps, j’arrive à descendre ces foutus escaliers. De traverser ce couloir. Et de franchir cette putain de porte. Même si je vois quasiment ma vie défiler lorsque j’ose le faire. 

Je savoure les fous-rires, les regards complices, les running jokes, les délires chelous, les projets de sortie, les échanges de monnaie à la  machine à café. Cela faisait 2 ans que j’avais pas connue ça. 

Je savoure la sensation de me sentir humaine, lorsque l’on prend en compte ma présence, qu’on me dit ‘’bonjour’’, qu’on me regarde dans les yeux, qu’on m’attend pour aller à la cantine, qu’on me cherche du regard, qu’on me fasse une place quand je viens m’asseoir. 

Je savoure d’être à Estienne. De me dire que le lycée c’est finit. Que plus jamais ça sera comme avant. Que tout ça c’est derrière moi, et ça ne pourra jamais revenir me hanter. Que maintenant tout vas mieux. Que je suis forte. Que je suis courageuse. Courageuse par le simple fait de vivre.

Je savoure de ressentir des sentiments. De la joie, de l’affection. Beaucoup d’amour. Parfois de l’inquiétude ou du doute. J’apprécie même d’être épuisée après une longue journée de cours. Parce que j’aime mon école, et j’aime les gens qui y sont.

Je savoure de pouvoir étudier des choses qui me passionnent. De sentir que je fais des choses qui me plaisent, et que j’en apprend tout les jours, pour tout les jours progresser. Je savoure de créer. Et même si c’est pas les trucs les plus beau du monde, j’en suis à chaque fois fière, même un petit peu. Parce que j’ai donné une petite part de moi. Je l’ai matérialisé. 

Quand hier du coup, levée à 6h, médecin à 8h30 parce qu’il était en retard, puis direct aux urgences à 9h parce que l’opération d’urgence. Et qu’au final j’ai passé 13h à la clinique parce que “les blocs n’ouvrent qu’à midi”, puis “non mais pour ça vous passerez en dernière parce que c’est une infection.” (sous-entendu : c’est pas assez ouf comme truc à opérer pour intéresser le chirurgien, donc il se sentira obligé de le faire, mais à la fin).

Merci bien l’attente et le pétage de câble. Heureusement que ma maman m’a rejoint à la moitié de cette journée.

Tout ça pour une infection d’un doigt qui a empiré, SU-PER. J’avais soif et tout, j’ai failli m’en aller tellement j’avais soif. Et maintenant j’ai un pansement gros comme une patate, et j’ai mal, et je peux même pas mettre mes lentilles ni boutonner mon jean seule.