inconnues

Desfois j'ai juste envie de me barrer. Juste comme ça. Pour aller où ? Je ne sais pas. Pour quoi faire ? Je ne sais pas. J'ai juste cette envie de partir vers l'inconnu, tout quitter comme ça et commencer une nouvelle vie dans un ailleurs lointain.
Les moments de Bonheur.

Pas besoin de moments géants, comme dans les films. Le bonheur, c’est un truc tout con qui peut se trouver partout. Le bonheur, c’est quand je vois le regard pétillant d’un enfant à la piscine, heureux de venir nager avec moi. C’est quand Ma vient chez moi et qu’on se retrouve dehors à rire comme des baleines car on n’arrive pas à ouvrir une bouteille de vin. C’est aussi quand je loupe mon tram à cause de Cé et de nos discussions. Le bonheur, je le trouve aussi parfois dans une discussion tardive en compagnie d’inconnus rencontrés à un camps pour futurs moniteurs de colo ou quand L prend soin de moi alors que je ne vais pas bien. C’est parler du passé avec une amie de longue date et se rendre compte qu’on est toujours autant complices. J’ai bien ressenti le bonheur quand dimanche, en partant, Nathan m’a fait un câlin. Je me suis sentie légère en me promenant dans la station de ski, et du coup je me suis mise à penser à mes cours de natation et à la bonne ambiance entre Lau, Max et moi. C’est ça en fait, le bonheur. C’est toutes ces fois où mon cœur se sent léger et où je ne peux contenir mon sourire.

Bonjour à tous et à toutes,

J'ai lu beaucoup de vos histoires qui m'ont toutes fendues le cœur. Je vous adresse tout mon amour, tout mon soutien. Grâce à vous j'ai pu sortir de mon déni. Grâce à vous je peux dire aujourd'hui que j'ai connu un violeur.

Novembre 2013 - J'ai été agressée sexuellement. Un attouchement. Ce n'est pas un viol mais ça a eu une importance, ça a joué sur mon viol. Je ne le savais pas à l'époque. Un homme inconnu. 45 ans. Bien habillé. Bien intégré dans la société. Il aurait pu être mon violeur si je n'avais pas décroché mon téléphone portable, s'il n'avait pas eu peur en m'entendant parler à mon père. Une semaine plus tard je porte plainte, la procédure est lancée. Je suis suivie psychologiquement de Janvier 2014 à Juillet 2014. En Mars 2014, il est jugé. C'est fini. Aujourd'hui, presque deux ans plus tard, après avoir bataillé pour faire reconnaître mes droits de victime à la justice, tout va prendre fin. Je vais être libérée de cette histoire. J'aurais pu connaître un violeur.

Cette agression m'a malheureusement ouvert les yeux de façon brutale. J'ai réalisé que le harcèlement de rue existe. J'ai réalisé que nous autres femmes sommes des proies pour tous. Même les hommes bien intentionnés qui veulent vous aider à nettoyer une tache sur votre jupe. J'ai découvert les regards pervers que les vieux posent sur moi, que les hommes ont. J'ai pris peur. J'ai été déstabilisée. Je suis tombée dans le piège de mon violeur.

Juin 2014 - J'ai rencontré un violeur. C'était mon ex-copain, j'étais vierge à l'époque. Vierge à 20 ans, qu'est-ce que je m'en fichais. Je voulais juste tomber sur “le bon”. Tomber sur un garçon gentil, quelqu'un de doux, quelqu'un qui me respecterait. Je suis tombée sur lui. 23 ans. Gentil. Timide. Peu doué avec les fille. J'ai été sa première copine. Sa première victime. Un garçon refermé sur lui-même qui parlait peu. Premier rendez-vous. Il pose sa main sur mon genou. J'ai peur. Non, c'est mon agression, c'est normal. Deuxième rendez-vous. Il m'embrasse. Je veux pleurer. Non, c'est mon agression, c'est normal. On sort ensemble. Je suis mal à l'aise avec lui, quand il m'embrasse violemment, qu'il me prend de façon possessive dans ses bras, quand je lui parle. Non, c'est mon agression, c'est normal. Je dors mal avec lui, j'ai peur, je fais des cauchemars. Non, c'est mon agression, c'est normal.

Non. Ce n'est pas normal. J'aurais dû fuir, prendre mes jambes à mon cou. J'aurais dû rompre immédiatement. Mais je l'aimais. Enfin, c'est ce que je croyais. Et puis, un garçon qui n'a jamais connu de fille, qui n'a jamais eu de copine, il ne peut pas faire de mal, non ? Si.

Août 2014 - Ma première fois a été un viol conjugal. Profitant d'une semaine de vacances il m'a mis la pression. J'avais mes règles, et alors ? “Ça ne dure jamais bien longtemps. Et puis, tu peux me faire plaisir avec la main.“ Non. Il n'a pas insisté. Le lendemain, dernier jour de vacances. Je voulais quand même. Enfin je croyais. Je le lui dis. Il n'attendait que ça, il avait tout prévu. Pas de préliminaires, il tente de me pénétrer, ça me fait mal, je le lui dit. Il arrête. "Oups, j'ai dérapé.” J'ai été surprise. Surprise de cette brève sodomie. Je n'ai rien dit. On s'est couchés. 
Le lendemain matin il veut réessayer. Je dis oui du bout des lèvres. Pas de préliminaires, il tente de me pénétrer, ça me fait mal, je le lui dit. Il n'arrête pas. Il ne m'écoute pas. J'ai mal. Je lui demande d'arrêter. Je pleure. Je lui demande d'arrêter. Je le griffe. Je lui demande d'arrêter. Rien à faire. J'attends que ça se passe. Je n'y crois pas. Et puis il se retire, le soulagement. Il jette le préservatif et s'endort. J'ai été violée. Voilà mes premières pensées. Non. Il n'y a pas eu de violence. C'est ton copain. Tu as eu mal, c'est normal. C'était ta première fois. Arrête de te plaindre. Voilà ma deuxième pensée. Ma première fois a été un viol.

Il m'a quittée le soir même. Je n'étais pas à son goût physiquement, je ne suis qu'une “putain d'emmerdeuse, tu me casses les couilles.” Je ne me suis pas laissée faire, je l'ai giflé, griffé, frappé. Je lui ai dit ses quatre vérités en face. Lui non plus n'était pas mon genre. Il voulait juste tirer son coup.

23 ans. Gentil. Timide. Peu doué avec les filles. Un sacré pervers dont le film favori était The Human Centipedes. Il ne pouvait pas me faire de mal, c'était quelqu'un de refermé sur lui-même. Il n'avait jamais connu de fille, comment pouvait-il me faire du mal ? Il m'a violée. Il m'a brisée.

Mon déni s'est focalisé sur la rupture. Je m'en suis remise. Non. J'ai été traumatisée. Troubles de la sexualité, crises d'angoisse, peur. J'ai oublié le viol pour me concentrer sur ma vie. Ce n'est que récemment que la vérité m'a percuté de plein fouet. Ce n'est qu'aujourd'hui que je suis pleinement sortie du déni mais je dois encore me reconstruire. Je ne porterai pas plainte, je n'ai pas envie de recommencer à me battre avec l'administration judiciaire. Je veux juste me reconstruire.

Aujourd'hui j'ai rencontré un homme gentil et respectueux qui m'aime et m'aide à découvrir ce qu'est une relation saine. Je l'aime. Grâce à lui j'ai découvert ce qu'étaient les préliminaires, j'ai découvert ce qu'était le respect et, surtout, j'ai appris que le consentement était à la base de toute relation saine. 

Merci à vous de me permettre de laisser ce témoignage. Merci pour ce Tumblr. Je vous envoie tout mon amour et tout mon courage, nous devons continuer à nous battre. Merci.

Les nuits d’avant.

Je pleure en silence.
Je pleure des mots hagards.
Je pleure des corps en sueur.
Je pleure de mon souffle coupé.
Je pleure de ta chair amie.
De mon amour ennemi.

Je pleure de nos regards songeurs.
Je pleure de la vérité de ton sourire.
Je pleure de notre solitude.
Je pleure de la tendresse.
Parfois de la délicatesse.

Je pleure de ma peau martyrisée.
Je pleure de nos lèvres en feu.
Je pleure de l’ivresse du moment.
Je pleure de la faveur de l’instant.
Je pleure de l’inconnu des sentiments.

Je m’attache aux larmes.
Je cherche la douleur.
Et je me souviens encore.

©Rachel Hem

Chère meilleure amie.
Je t'envoie cette lettre pour te dire quelque chose que j'ai sûrement dû te dire un paquet de fois, mais tant pis. Tu sais, les gens ne changeront pas : ils t’apercevront, apprendront à te connaître, et puis un jour, pour une raison ou une autre vous vous disputerez et alors vous deviendrez de simples inconnus. Parfois tu tomberas sous le charme d'un garçon que tu croiras différent, il te fera tourner en rond, et malgré tout tes airs de fille énervée je verrais bien qu'au fond il t'a un peu déchiré. Parfois ça n'ira pas, que ce soit avec ta famille ou tes autres amis, tu ne sauras plus où aller, et là… c'est le moment où j'apparais ! Je t'en fait la promesse, je ne t'abandonnerai jamais. De toute façon, je ne peux pas ! Pas après toutes les histoires qu'on a vécu ensemble, pas après toutes les fois où tu as été là pour moi comme je l'ai été pour toi. Non, c'est pas possible. Même si un jour on se dispute je sais bien qu'au bout d'un moment, tout me reviendra en tête. Nos photos, nos messages, nos délires, nos discussions interminables, nos prises de têtes, nos opinions… non, non. Clairement, je te le dis car personnellement, c'est ce que je ressens. Je te vois comme mon coup de foudre d'amitié. Et j'vais te dire quelque chose que j'ai sûrement dû te dire un paquet de fois, mais tant pis.
Je t'aime.
Je t'aime tellement.
—  lespiquresaines
A J-2, cinq inconnues de taille dans le scrutin écossais

A J-2, cinq inconnues de taille dans le scrutin écossais

Un saut dans l’inconnu. A deux jours du référendum d’autodétermination écossais, bien des enjeux restent incertains. Le cas est inédit et les conséquences d’une indépendance, qui feront l’objet de longues négociations, pas toujours prévisibles. Pas de quoi éclairer la lanterne des derniers indécis.Avec ou sans la livre sterling ? L’Ecosse veut garder la livre, pour Londres c’est hors de question.…

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death dilemma
  • Para muchas personas la muerte como figura es algo que las paraliza, el miedo es tan grande que les produce un desgaste emocional y mental que no son capaces de enfrentarse a ella como un hecho ineludible, ¿Qué representa exactamente la muerte para ti? ¿Crees que exista un estado superior al que ascendemos luego de morir?, ¿Crees en la vida después de la muerte?

Mon prof de webdesign (celui qui nous a dit qu’on était des sous-merdes au début de l’année et que jamais il voudrait nous embaucher) vient de m’envoyer un mail en mode “Comment vas-tu ? As-tu trouvé un stage ?”.

J’ai l’impression qu’il veut me proposer un stage muahahaha. Nope men, je pense que j’aurai pas supporté bosser avec lui puis non quoi, tu nous traites comme des moins que rien donc non merci.