il me le faut

LE TOME 7 DE LOU EST SORTIE AUJOURD’HUI IL ME LE FAUT ABSOLUMENT SELON LA FNAC IL EST MEME SORTIE LUNDI JE M’EN FOUS J’AI DEUX CONTROLES A REVISER MAIS JE VAIS A LA FNAC BYE BITCH LOU TOME 7 ATTEND MOI !

Gift pic for awesome fanfic writers and cosplayers who came to our booth during JE 2017.

Je parlerai de cette Japan dans un autre post, il faut que je fasse le tri dans mes photos. Merci Talim76, Saharu-chan, Seveya et Gajin de m’avoir fait (re)découvrir vos histoires! Comme Kanon est souvent revenu dans nos conversations pendant ces 4 jours,je me suis permis de le tagger pour vous remercier de votre visite et de votre temps♥

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J’ai enfin terminé mes dessins du cops!AU insipirés de la fic La couverture de @frencheveryday ^^ J’aime beaucoup cette fic et je vous la conseille si vous l’avez pas encore lue :D

onestenrepublique  asked:

L'article est moins affreux que je ne le pensais, non ? Toi, ça va ?

Oui, j’avais peur de lire l’article en entier mais finalement, c’est… je ne dirais pas “acceptable”, mais moins pire que ce que je craignais.

Mais tout de même, j’aurais pensé que Le Monde avait autre chose à raconter le 18 mai 2017 que de s’intéresser à nous.

Et surtout, what happens on AO3 stays on AO3, c’est la première règle des fanfictions.

Et la deuxième.

Et la troisième.

Les punchlines de mon prof de philo, chapitre Bonheur (1/2)
  • “Les cocotiers ? Moi je préfère les palmiers, mais chacun ses goûts”
  • “Il y a 1 garçon, 2 garçons, 3 garçons. Donc il en manque un”
  • “Vous pouvez dire que le bonheur c’est vous, et sautez et dans la boite”
  • “La philosophie est aussi une manière d’apprendre à rire élégamment”
  • “”Bonheur: vivre dans un endroit où il neige vraiment en hiver”“
  • “Comme je suis mêlée à l’histoire, je vais lire pour voir si je ne suis pas le dindon de la farce”
  • “On a largement le temps de finir. Je maîtrise parfaitement la situation”
  • “Non, pas grand Dieu. Grand deux”
  • “Non, vous n’êtes pas désolée. Vous êtes sourde”
  • “Notez Maylis au lieu de déranger votre voisine, qui n’en sait guère plus que vous”
  • “Quand on aime, on croit qu’on est la première personne au monde à être amoureux”
  • “Vous avez d’autres moyens pour vous affirmer”
  • “Je suis pas là pour faire la morale”
  • “Il faut cesser d’exploiter ce principe de différence. Comme quoi on est tous différent. Nous avons tous la même idée du bonheur”
  • “Il n’y a pas de grande variété. On dit “chacun son opinion”, mais il n’y a que 4, 5 opinions dans la classe”

tbh chaque fois que mon cerveau s’insurge contre le fait de voter Macron, il me faut moins de deux secondes pour me rappeler qu’en face c’est Le Pen et que ça pue aussi, mais plus.

Comme on dit, le libéralisme fait le lit du Front National. Il le borde dans une jolie couette chaude, lui fait un bisou sur le front et lui allume une loupiotte pour pas qu’il ait peur du noir. Ainsi, un des arguments que je vois est “LePen en 2017 ou en 2022 c’est la même chose”. Mais si Macron passe on gagne 5 ans pour essayer de changer les choses, avec l’avantage de ne plus avoir des syndicats anesthésiés parce que ça ne trompe personne que Macron n’est pas de gauche. Il va se prendre un gros coup de peuple dans la gueule et ça sera bien fait pour lui. Vivement qu’il passe parce que j’ai hâte de voir la résistance s’organiser contre tout ce qu’il incarne.

anonymous asked:

Blm a écrit QUOI???!!! (je ris)

BLM a écrit un mémoire sur “Le Statuaire dans A la Recherche du Temps Perdu.”

Il a aussi écrit des romans érotiques pour les éditions Harlequin quand il était jeune (sous le pseudonyme de “Duc William”, pour ceux que ça intéresse) et des bouquins, dont un où “il se masturbe”, dixit Sarko. 

Le passage en question : “ Je me laissais envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune qui venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, et la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe.” (Pauline = sa femme, au fait.)

MA VIE AVEC UN PÈRE PERVERS NARCISSIQUE

TW: maltraitance

Les gens ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas quand je leur dis qu’il est vital pour moi de couper les ponts avec ma famille ; encore moins quand je leur explique que je ne veux plus voir mon père.

Je le vois dans leurs yeux, dans leur façon gênée d’essayer de trouver des solutions à quelque chose qui n’en demande pas. Au fond ils me jugent, comparent ma situation avec la leur et attendent simplement de moi plus de « lâcher prise » et de « tolérance ». On me dit « tu sais des fois il faut pardonner, tous les parents font des erreurs » ou « Mais c’est ton père, quand même ! » ou encore « Oui mais tu sais la famille, c’est jamais facile, c’est pour tout le monde pareil !». Qu’est-ce que vous essayez de me dire au fond ? Que ce n’est pas « juste » de ne pas ressentir un lien avec sa famille? Est-ce qu’on doit tout pardonner à ses parents ? Même la pire des choses ? Et si c’était effectivement pareil pour chaque personne (soit-disant), qu’est-ce qui m’empêcherait de remettre en question cette norme de la famille sacrée, qu’il faut chérir à tout prix, envers et contre tout ?

Je viens d’une ville de 17’000 habitants en Suisse. Autant vous dire que là-bas les nouvelles vont vite. Tout le monde se connaît de près ou de loin, et les apparences, les masques sont omniprésents pour survivre dans ce microcosme où chacun surveille son voisin.

Ma famille composée de ma mère, mon père et moi paraissait idyllique. Des parents « très gentils », aimants, et toujours à l’écoute pour leur fille réussissant chaque chose qu’elle entreprenait, à l’école ou au conservatoire.

Mais voilà, sous ce masque d’union qui n’a finalement jamais existé, se cache le vrai visage de ma petite « famille » : violences physiques et psychologiques, chantages, dénigrement constant, menaces, mensonges et culpabilisation, mon père n’a jamais cessé d’être pour ma mère et moi une source de grande souffrance. Ma mère elle, suivait mon père dans chacune des choses qu’il décidait de faire, sans jamais le remettre en question. Il mettait tout en oeuvre pour paraître le papa le plus fort, le plus gentil, le plus compréhensif, le plus génial possible devant notre entourage et mes amis. J’étais isolé•e. Personne n’aurait jamais pu me croire dans ces circonstances.

Pour lui, c’était normal de taper son enfant.

Mes plus lointains souvenirs de violences physiques remontent à la période où la mémoire commence à être vive, vers 3-4 ans. Je me rends compte, après des années où je me suis voilé la face, de mon lourd passé d’enfant battu•e et aujourd’hui, pour la première fois, j’ose le regarder en face, et l’appeler comme tel, même si ça fait extrêmement mal.

Car quand on parle d’«enfant battu », on a l’image collective très clichée du bourreau rentrant du travail qui va chercher sa ceinture pour se défouler sur sa famille.

Mais pour personne mon père n’avait l’air d’un bourreau. Même pour moi. Oui, il était imposant, musclé, quelqu’un qu’on a pas envie d’embêter, mais au contraire il paraissait toujours comme le plus doux des agneaux aux yeux des autres. Des fois, ça lui arrivait de s’énerver en public, mais tout le monde en rigolait, en éludant le problème, en l’excusant qu’il était juste « un peu colérique », comme finalement « un bon père de famille »…

J’étais un enfant très anxieux, stressé, les médecins ou physiothérapeutes le disaient mais n’avaient jamais essayé d’approfondir la question ; et mon père et ma mère non plus. D’ailleurs j’ai commencé à avoir des crises d’angoisses très tôt à cause de cette maltraitance. Mes parents ne le comprenaient pas et n’ont jamais essayé de comprendre. Ils disaient toujours que j’étais une enfant « capricieuse et qui pleurait beaucoup sans raisons » alors à chaque fois ils m’enfermaient à clé dans ma chambre en se moquant de moi et de mes sanglots qui étaient selon eux trop « enfantins » pour mon âge, à dire « tu n’es plus un bébé, tu es ridicule de te donner en spectacle comme ça» (7/10 ans). Ils me laissaient sortir seulement quand j’avais fini de pleurer, après avoir dû gérer ma crise d’angoisse seul•e pendant de longues minutes voire des heures, couché•e sur le sol de ma chambre, ce qui a engendré de très gros traumatismes en moi à partir de là. Dans un album de famille dédié à mon enfance, il y a une photo que je déteste profondément et qui réveille en moi beaucoup de colère. C’est une photo quand j’avais environ 2 ans, où l’on voit que je crie très fort et que je suis complètement paniqué•e, et mes parents, au lieu de gérer la situation et de faire quelque chose, m’ont calé•e entre deux coussins du canapé pour me prendre en photo, pour pouvoir me montrer plus tard cette photo en disant « tu vois tu étais très peu supportable ».

Personne ne voyait ce que je vivais, et mes parents s’alliaient constamment contre moi, comme si j’étais leur ennemi•e, alors j’étais seul•e face à mon mal-être et je me disais que c’était moi le problème.

Il avait toujours une bonne excuse pour me frapper, soit je n’écrivais pas comme lui voulait que j’écrive les lettres attachées quand j’apprenais à écrire à l’école primaire, soit parce que j’étais sur son ordinateur et qu’il voulait chercher quelque chose sur internet, ou alors je ne fermais pas les stores comme lui voulait qu’on les ferme, ou parce que je ne parlais pas beaucoup selon lui, parce que je n’étais pas assez si ou ça, parce que je ne faisais pas assez si ou ça etc. Ce n’était jamais assez bien pour lui, alors il me hurlait dessus, et si ça ne suffisait pas il me frappait. J’avais peur car il pouvait changer d’humeur drastiquement, une toute petite frustration pouvait réveiller le monstre en lui et j’étais terrifié•e.

Face à cette violence, j’étais seul•e, sans défense, aucune. J’étais enfant unique, et ma mère, sous son emprise, protégeait mon père quoi qu’il fasse. J’ai alors commencé à avoir une période dans mon enfance, qui n’a heureusement pas duré très longtemps mais dans laquelle j’ai commencé à me comporter comme lui par mimétisme, parce que je ne comprenais pas toujours que son comportement était malsain, je pensais que c’était normal que je souffre et qu’on me fasse souffrir et qu’il y avait ça dans chaque famille. Quelques fois j’ai tapé mon petit cousin pour rien, ou même à l’école primaire j’avais donné un coup à une fille qui était censé être mon amie sans aucune raison apparente. Les professeurs ne comprenaient pas car j’avais de très bonnes notes à côté, et donc mon comportement leur échappait. Je ne rentrais pas dans une catégorie d’enfant typique. Personne n’a jamais eu conscience ni échos de ce qu’il se passait à la maison. Il y aussi eu une longue période où je parlais mal à ma mère et j’étais méchant•e avec elle car mon père me manipulait à le faire et vice versa (ma mère à moi) parce que mon père nous divisait pour mieux régner. D’ailleurs vers mes 8 ans une fois j’ai griffé ma mère, car je ne supportais pas qu’elle prenne le parti de mon père constamment, et il avait utilisé cela pour me culpabiliser et me montrer à quel point j’étais un•e enfant difficile et que je ne méritais pas leur amour.

Un jour quand j’avais 10 ans, il m’a humilié dans un restaurant bondé en me hurlant dessus et me giflant violemment à table. Tout le monde s’est retourné. Un long silence insupportable. Puis tout le monde a continué son repas. Personne n’a rien fait, rien dit, ni ma mère, ni les serveurs, ni le 3 familles assises à côté de nous. La seule conséquence a été qu’en sortant du restaurant un mec vienne vers moi et me dise « alors on a fait la mauvaise fille? ». Je me rappellerai toujours de son visage, la trentaine avec des lunettes de gars bien con et oppressant, tout autant pervers que celui de mon père. Tout le monde acquiesçait en silence la violence de mon père, même en public, alors je pensais que c’était ma faute et que je le méritais.

Combien de fois j’ai eu peur qu’il me tue.

Combien de fois il m’a dit « Je vais te tuer, je vais te tuer sale pétasse » en me courant après dans l’appartement avec son regard le plus flippant du monde, près à me sauter dessus pour me frapper ou me tenant par la gorge. Il n’y allait pas de main morte, des coups dans le ventre, des coups dans la tête, sur le visage, à me tirer les cheveux, à me coller contre un mur et à me taper où il pouvait.

Ses excuses étaient « qu’il n’y allait pas vraiment fort », qu’il « dosait sa force » parce que quand même « j’étais sa fille » donc que finalement je devais le remercier presque de ne jamais y mettre complètement sa force.

Moi ce que j’entendais c’était « j’y vais doucement car sinon tu auras des bleus sur ta peau et les gens se demanderont pourquoi, commenceront à s’inquiéter et à me soupçonner. »

Et puis j’ai grandi. Dans sa logique toxique de « c’est normal de taper ses enfants » je me disais que vu que je n’étais plus vraiment un•e enfant il arrêterait… Mais non, il a continué, et c’était encore pire. Même si la violence devenait plus rare car on se voyait moins souvent et que je commençais à me défendre verbalement et à laisser passer de moins en moins de choses, lorsque finalement il me frappait, c’était beaucoup plus fort qu’avant, car justement, je n’étais plus un•e enfant, donc moins « fragile » selon lui, ainsi il pouvait se défouler et se décharger sur moi sans prendre de pincettes (mais toujours en faisant en sorte que ça ne se voit presque pas bien sûr).

Quand ce n’était pas les coups, alors c’était par les mots qu’il exprimait sa haine envers moi.

Il y avait toujours une bonne raison de m’humilier, de casser ma joie lorsque j’étais heureuse, de minimiser mes peines quand j’étais triste, de me mettre mal à l’aise par rapport à mon corps, de détruire mes projets, ou même d’utiliser mes souffrances pour m’enfoncer encore plus bas.

Par exemple, il ne supportait pas que je puisse fermer la porte de ma chambre ou rester seule plus de quelques heures dans ma chambre, il venait sans cesse s’immiscer dans mon intimité en me culpabilisant et faisait de ma vie un enfer. Vers 14 ans, il m’a fait le cadeau empoisonné de me donner une chambre à moi beaucoup plus grande que l’ancienne, pour ensuite me le faire culpabiliser chaque seconde de ma vie, en disant que je ne le respectais pas, que j’étais une enfant pourrie gâtée. Il rentrait dans ma chambre sans toquer alors que je me changeais ou méditais pour me gueuler dessus, ou m’enfermait à clé des fois dans ma chambre ou alors m’enfermait à clé à l’extérieur de ma chambre, détruisait même de rage certains de mes objets. D’ailleurs, il fallait passer dans son bureau pour pouvoir accéder à ma chambre, ce qui lui permettait toujours d’avoir un grand contrôle sur moi, en voyant quand est-ce que je sortais ou rentrais de ma chambre, et de me faire des remarques dès que possible. On partageait plusieurs sessions sur un même ordinateur, il était administrateur et du coup je l’ai surpris en train de regarder tous mes fichiers/photos/mails, sans jamais s’excuser ni trouver cela inacceptable. Au contraire, il m’a juste regardé•e en rigolant. Lorsque j’étais au cycle (collège en suisse) et très mal intégré•e, il faisait des remarques moqueuses sur mon corps et de mes seins qui ne poussaient pas, me comparaient avec mes amies plus « gentilles » ou « moins difficiles », il me tirait les épaules violemment en arrière chaque fois qu’il en avait l’occasion pour que je me tienne « droite » parce que j’étais une fille alors je devais être jolie et que ce n’était pas comme ça que j’allais plaire aux garçons. Je me rappelle de moments au collège où mon père savait très bien que j’étais très isolée et harcelée mais pour m’enfoncer encore plus me disait sans cesse « ha mais je suis sûre tu plais aux garçons au fond» et il y avait quelque chose de très malsain là-dedans, pas comme s’il voulait que je plaise, mais que ça lui fasse peur que petit à petit je grandisse (sans oublier toute l’hétéronormativité derrière). Puis au lycée, il n’a d’abord pas supporté que je puisse avoir un copain, en rentrant dans des colères folles et complètement disproportionnées car il sentait qu’il perdait petit à petit du pouvoir sur moi. Il n’a pas accepté non plus que je puisse commencer à avoir quelques amis vers 17/18 ans avec qui je sortais le week end et me harcelait constamment au téléphone. J’ai fini par éteindre mon portable en soirée quelques fois, car c’était trop, c’était m’appeler chaque seconde, pour ensuite retrouver une 10aine de messages de menace sur ma messagerie tous plus flippants les uns que les autres. C’était beaucoup de disputes, car ça n’a jamais été possible de pouvoir avoir une discussion avec lui, beaucoup d’engueulades qui finissait généralement par des coups dans la tête d’ailleurs.

J’étais une fille assez modèle, je n’allais jamais dans l’excès, je faisais toujours attention et je respectais les horaires. Ramener des bonnes notes à l’école étaient assez facile pour moi, je comprenais vite et j’étais plutôt assidue dans mon travail. En dehors, je gérais 4 à 5 activités extra-scolaires, piano au conservatoire, solfège, danse, théâtre, etc. et je réussissais tout. Mais j’étais très déprimée, très stressée. Je voulais tout accomplir avec brio ce qui m’amenait dans un perfectionnisme maladif pour gagner absolument l’amour de mes parents, néanmoins je me voilais la face : mon père ne m’aimait pas et ma mère ne pouvait le montrer car constamment sous son emprise psychologique. Ce n’était pas de l’amour inconditionnel qu’ils avaient pour moi mais bien une illusion de soutien que je devais en vain acheter sans cesse par mes réussites.

Un jour j’ai eu mon bac, j’ai voulu partir de la maison, et c’est là que le véritable enfer a commencé.

Il a arraché mes papiers d’échanges linguistiques des mains et les a déchirés en mille morceaux. J’ai dû tout refaire. Il voulait décider à ma place ce qui était bon pour moi, il a refusé que je parte en année sabbatique car je sentais qu’il fallait que je souffle après 5 ans dans un lycée stressant et catholique. Il lui était insupportable que je puisse partir de la maison et qu’il n’aurait plus trop d’emprise sur son jouet. Quand j’ai parlé de trouver une colocation près de mon école supérieure, il voulait même que je fasse 4 heures de trajet aller-retour par jour à la place pour quand même rentrer le soir à la maison, en m’imposant un abonnement général de train 1ère classe qu’il avait payé avec son argent, qui coûtait 4250 francs suisses par année soit environ 4000 euros par an, une manière de me faire culpabiliser de tout l’argent gaspillé si je ne l’utilisais pas. Nous n’étions pas riches mais l’argent n’était pas un problème - car mes parents se tuaient au travail sans jamais s’arrêter et que nous avions beaucoup d’aide des grands parents (et que nous habitions en Suisse) - alors il en profitait pour me faire des cadeaux empoisonnés dans le genre et ensuite me culpabiliser de les avoir fait en disant « à quel point j’avais de la channnnnce d’avoir un père pareil, et à quel point je n’étais jamais redevable et donc une mauvaise fille pour son père ». Dans sa tête, tout l’argent venait de lui, à faire des blagues aux autres en disant « elles font ci elles font ça et moi bien sûr je paie!! » comme si ma mère et moi étions de grandes dépensières, ou qui le foutions dans la merde, alors que ma mère travaillait beaucoup elle aussi dans son travail de comptable mais aussi à la maison où elle faisait toutes les tâches ménagères pour lesquelles lui n’a jamais levé le petit doigt. Aussi, il m’imposait son aide lorsque j’en avais pas besoin, son aide qui n’était en fait qu’une volonté de contrôle sur ma vie, pour ensuite me faire culpabiliser de m’avoir aidée.

Il voulait pour son petit mérite personnel que je m’inscrive directement dans une école d’arts que j’ai quitté après 3 mois dans l’établissement, qui m’a finalement plus détruite qu’autre chose. Lorsque j’ai arrêté ces études, il ne m’a plus parlé pendant des semaines jusqu’à me dire « de toute façon je ne vois pas ce que tu as été faire là-bas, tu ne fais rien d’artistique. » (Mon présent est une bonne revanche à cette remarque déplacée)

Ma mère lui excusait tout. Elle prenait toujours son parti, quoi qu’il arrive.

Je ne me rappelle pas d’une fois où elle m’ait protégée. Un jour, je devais avoir 18/19 ans, j’étais dans la cuisine, un couteau à la main, menaçant mon père de l’utiliser s’il osait encore s’approcher de moi, car il m’avait couru après dans l’appartement en criant qu’il allait me détruire avec son regard flippant rempli de rage, et que je ne voyais juste pas d’autres solutions. J’en AVAIS MARRE !! Marre de m’en prendre plein la gueule, marre d’être terrorisée !!! Ma mère hurlait à la mort et me disait « s’il te plaît pose ce couteau c’est dangereux, tu es folle!!! ». J’avais peur que tout dégénère dans quelque chose de très glauque. J’ai demandé alors à mon père de me promettre que si je le posais il n’allait pas me taper, j’ai du répéter ça 1000 fois avant qu’il décide enfin de baisser ses poings car ma mère nous suppliait trop, et je l’ai finalement posé, mais…le seul énorme danger qui prenait toute la pièce c’était mon père, pourtant ma mère ne le voyait pas, ou ne voulait pas se l’avouer. Même après des années et des années de violences physiques à mon égard dont elle a été témoin très souvent et même lorsque je lui ai expliqué que je lui en voulais de ne pas s’interposer, jamais, au grand jamais, elle n’a fait quelque chose pour m’aider et se soulever contre mon père et son comportement. C’était mes parents contre moi, h24, 7 jours sur 7. Elle était et est toujours complice malgré elle.

Je suis pacifique. Je prône la paix et je ne veux du mal à personne. Aujourd’hui je ne peux pas regarder un film, une série, lire un livre avec des choses violentes à l’intérieur. Quand on l’a vécu aussi froidement, on sait ce que ça fait et on ne veut plus jamais la voir, on ne veut plus jamais que quelqu’un la subisse, même dépeinte dans une fiction, ça fait trop mal, c’est trop choquant. Pourtant, dans les moments où mon père essaie encore aujourd’hui d’avoir une emprise sur moi, même à distance, je vous avoue, il y a quelques rares fois où je rêve de pouvoir lui éclater la gueule, et de lui rendre tous les coups qu’il m’a envoyés pendant tant d’années.

Je me rends compte que les conséquences sur mon développement, ma santé et mon comportement sont énormes.

J’ai vu Kathleen Hana, membre du groupe légendaire Bikini Kill, en concert cette année. Cela m’a fait un bien fou, car finalement, on partage un parcours de vie assez similaire. Elle a vécu l’inceste par son père toute son enfance et adolescence, sa mère niant absolument tout. Aujourd’hui elle continue à se battre, malgré une maladie qui s’est déclenchée en elle vers ses 30 ans - Je pense qu’il faut prendre au sérieux le lien entre traumatisme et maladie - Elle a dit quelque chose comme ça entre deux chansons que je n’oublierai sans doute jamais « Quand tu as vécu dans une famille toxique, qui nie ta propre existence d’individu, alors ce qui est difficile, c’est qu’ensuite tu ne vas plus savoir faire la part des choses entre le respect et le non-respect, tu vas continuer malgré toi à laisser entrer dans ta vie des gens malveillants. Il faut que tu aies conscience de ça pour les empêcher, pour mettre des barrières, pour te soulever contre la violence et te faire confiance, c’est super important, parce que fuck them all. »

Et elle a complètement raison. Pendant mon adolescence et même après je ne me suis entourée quasiment que de gens, surtout des gars, très toxiques à ma vie, dont des pervers narcissiques et manipulateurs. J’ai été malmenée, harcelée, dénigrée dans ma personne et par rapport à mon corps, je les laissais nier tout ce que j’étais sans broncher ou presque. Lorsque je suis partie de la Suisse à 20 ans, la violence physique et psychologique a continué quelques temps dans mes relations amoureuses et amicales. Aujourd’hui je me protège. J’ai coupé les ponts avec tous ces gens et des gens qui gravitent autour d’eux. Je n’ai pas de compte à régler, ni à me justifier. Je dois enfin commencer ma vie aujourd’hui, à 23 ans, c’est à dire vivre pour moi, et comme je suis. C’est déjà ce que je fais un peu.

Je souffre de stress post-traumatique qui influe sur ma santé mentale (anxiété, angoisse, phobie sociale) mais aussi physique (constipation, migraines, mal de dos, fatigabilité aiguë). Je suis autiste ce qui accentue ces traits mais je pense que mon passé influe sur beaucoup de paramètres de ma vie. Je ne fais pas facilement confiance aux gens et j’attends très longtemps avant de m’ouvrir. Je ne parle pas beaucoup et je hais qu’on vienne me parler si on ne me connaît pas. J’ai peur d’ouvrir mes messages sur les réseaux sociaux ou dans mes mails, ou de répondre au téléphone car j’ai inconsciemment peur que ce soit un message méchant pour me harceler. J’ai du mal à communiquer, j’ai peur de faire du mal aux gens. Mais pourtant je me bats et je continue ma vie. J’essaie de déconstruire un maximum le comportement intériorisé que parfois j’ai encore, pour me protéger, à savoir avoir peur des disputes, penser que les gens vont tous m’agresser, ou au contraire, faire trop confiance aux mauvaises personnes, des choses comme ça.

Tous ces gens qui essaient de me culpabiliser en disant qu’être en colère, c’est mal, que c’est un mauvais sentiment, que ça détruit mon propos, que ça soit dans mes luttes ou dans mes projets artistiques. Je m’en fous de votre avis. J’ai pas besoin que vous compreniez. Moi ce que je sais, c’est que ma colère a une place, elle est légitime, et qu’elle doit s’exprimer absolument. Être en colère, ça ne veut pas dire forcément être violente ou haineuse, ça peut être un moteur pour des choses extraordinaires, et dans le dépassement de soi. Gérer un stress post-traumatique dû à un ou des pervers narcissiques relève d’un courage immense, et j’en ai enfin conscience. Je suis une survivante et personne n’a le droit de m’imposer comment je suis censée exprimer cela. Chaque année énormément de femmes sont tuées par leur conjoint ou par un membre de la famille. Dans mon entourage, des gens ont été tués par cette violence. Chaque semaine, dans les journaux, on voit « machin a tué sa femme au couteau, ou au fusil (les suisses après leur service militaire peuvent garder quelques années leur fusil chez eux) » on parle de « crime passionnel » pour minimiser toute la violence derrière. On fait passer ça comme un fait divers, rien de plus, alors qu’il est le reflet d’une société qui hait profondément les femmes. 


Je n’ai presque aucune relation avec ma mère (et avec ma famille de manière générale), pas parce que je pense que c’est une mauvaise personne, malgré qu’elle ait été complice des violences de mon père, mais parce qu’elle s’est complètement effacée. Elle ne vit pas pour elle, mais pour mon père. Chacune de ses décisions, elle les a calquées sur celle de mon père. Retourner vivre dans la ville d’origine de mon père n’a jamais été sa volonté, et pourtant ça fait maintenant plus de 25 ans qu’elle y vit. C’est un objet pour lui, pour asseoir sa domination, pour qu’on lui fasse à manger, qu’on lui prépare son café et qu’on lui lave ses habits. S’il était seul, il ne saurait pas du tout gérer sa vie. Je hais ce qu’il a fait de ma mère, à la dénigrer elle aussi, à lui hurler dessus, à faire sa victime devant elle dès qu’il en a l’occasion et à l’isoler complètement, comme un gourou le ferait. Au fond, j’entrevois ma mère, même derrière une masse opaque de brouillard qu’est l’emprise qu’à mon père sur elle, et c’est un être merveilleux, très passionné par diverses choses, mais emprisonné dans une relation. Elle n’a pas mérité cette vie là. Personne ne mérite ce traitement.

Aujourd’hui j’hésite entre couper définitivement les ponts avec eux, et prendre des nouvelles de ma mère car ce qu’elle traverse n’est pas facile. J’essaie un maximum que le comportement de mon père ne m’affecte pas et je mets beaucoup de limites.

Si un jour elle décide de réagir, je serai là pour elle, même à distance, toujours. Je sais que pendant toutes ces années elle n’a pas agi car elle était sous emprise. Même si je lui en veux, car elle a pu être très dure, ayant vécu moi aussi avec des pervers narcissiques comme copains, je sais ce que ça fait et l’impuissance ainsi que l’aveuglement face à cela. J’espère qu’elle s’en sortira, il n’est jamais trop tard pour décider de s’opposer à la souffrance qu’on nous fait subir. Néanmoins ce n’est pas à moi de gérer cela, ce n’est pas ma vie.

Je vous aime, j’espère vous êtes entourés de belles personnes.

Si ce n’est pas le cas, comme dirait Sophie Scholl :

“Stand up for what you believe in even if you are standing alone”

Love

OH MU 

2

J'ai trouvé mon café préféré pendant ma promenade ! J'adore les smoothies là-bas (le « joe » est délicieux aussi). Il n'y a pas des cafés comme ceci aux États-Unis donc j'y irais souvent.

J'ai fait un peu du shopping aussi. Je ne pouvais pas lire l'étiquette alors j'ai acheté du crème au pied au lieu de déodorant 🤦🏻‍♀️ Oui je sais… apprendre la langue du pays, ne me moquez pas ! Mais faut-il vraiment connaître le mot « déodorant » au danois ? Le réponse est oui… l'emballage est le même pour les deux produits. Je vais acheter le bon produit demain.

Update : putain je suis idiote le mot est le même en anglais et en danois ahhh pourquoi ?! 😂😭

Ce qui m'intéresse, c'est la vie des hommes qui ont échoué car c'est le signe qu'ils ont essayé de se surpasser.
—  Georges Clemenceau

Son père vient de m'appeler. Elle a eu un accident ce soir, renversée par un camion j'crois. Maintenant elle est dans le coma, pronostic vital engagé qu'on m'a dit. Et moi j'suis là j'n'ai pas dis un mot, j'ai raccroché comme si ça m'était égal. Pourtant j'entendais bien le tremblement dans la voix de son père.

Mais j'peux pas me rendre compte, j'la revois en face de moi, grand sourire, toujours les larmes au bord des yeux qu'on apprend a ne plus les voir. J'la revois avec son sac à dos et ses grosses chaussures et ses vêtements trop grands, j'la revois courir et danser au milieu des routes la nuit, j'la revois me parler, me dire combien j'suis con, me dire combien elle m'aime. Puis j'la revois aussi me gueuler dessus, me disant que j'comprends rien, que j'l'écoute même pas, que j'lui dis pas assez comment je tiens à elle.

Pourtant moi j'la regardais et ça me suffisait, de la voir un peu heureuse, de la voir arrêter d'penser. Elle devenait folle dans ces moment là, une vraie tarée, prête à tout, toujours partante pour n'importe quelle connerie. Putain j'la regardais et ça suffisait à me faire sourire, à me faire ressentir une explosion de sentiments dans mon propre corps.

Puis je cédais toujours quand elle me suppliait avec sa petite voix aiguë de petite fille battue là, ah ouais ça m'faisait craquer ça, puis elle m'embarquait dans n'importe quoi, et moi j’m'en foutais, tant que j'la voyait, tant qu'la sentais, que j'la ressentais.


Et maintenant on vient me dire qu'un putain de camion l'a shooté, non, non, non, j'ai pas eu assez de temps, j'l'ai pas assez vu, j'lui ai pas tout dis, j'n'ai pas finis, c'est pas finis. Mon chemin avec elle, il ne peut pas s'arrêter ici, on a encore pleins de conneries à faire, elle doit encore m'engueuler, me bouger le cul, j'n'ai pas finis de la voir énervée. C'est pas un camion qui va arrêter ça, c'est pas possible, hein.

Et comment je fais moi sans elle ? Moi sans elle c'est pas moi, ça n'existe pas, c'est elle qui me fait vivre, vous pouvez pas la faire partir, j'peux pas la laisser s'en aller. J'ai encore besoin d'la serré dans mes bras et d'avoir peur de la casser si je sers trop fort, j'ai encore besoin de lui mettre des sucres dans ses interminables tasses de café, j'ai encore besoin de l'entendre grogner le matin parce qu'elle veut pas s'lever, parce qu'elle est fatiguée à l'idée d'une nouvelle journée, parce qu'elle ne voulait plus affronter les heures de cours avec leur routine sans fin. Elle, elle voulait passer sa vie la nuit, parce qu'elle est libre d'être qui elle veut, de faire ce qui lui plaît quand le soleil n'est pas là.

Ouais, et maintenant elle est allongée dans un lit d'hôpital avec des fils qui lui sorte de partout et des plaies qui font peur à voir, et qu'elle aimera quand elle se réveillera, si elle se réveille.

J'peux pas m'empêcher d'imaginer la folie de c'qu'elle a ressenti quand c'camion est arrivé droit sur elle, elle a du savourer cette adrénaline, cette excitation de voir la mort de si près et de l'attendre jusqu'au dernier moment. Et putain ça me fou la rage qu'elle est pu aimer c'moment, j'me dis qu'elle est vraiment désespérée pour aimer le risque autant, pour ne pas avoir peur de mourir à ce point. Ouais, j'me dis que j'lui suffis pas, que j'n'y arrive pas, à combler totalement ce vide qui se creuse en elle, j'n'arrive pas à la faire ce sentir vivre, alors qu'elle, elle me fait exister.


Putain, faut que j'la vois, que j'prenne sa main, que j'la serre, faut que j'lui dise tout avant qu'elle s'endorme à jamais, faut que j'trouve les mots, pour qu'elle est la force de revenir, ah ouais faut qu'j'sois convainquant, parce qu'elle a trop rêver de mourir déjà pour avoir l'envie d'revenir.

Alors j'vais y aller, et merde, j'vais chialer, j'vais lui dire toute la vérité qu'elle voulait entendre quand elle respirait encore toue seule, puis j'vais lui gueuler dessus aussi, j'vais lui hurler que c'est impossible, qu'il faut qu'elle reste, qu'elle revienne, qu'on est trop à avoir besoin de son rire de merde là. J'la tuerais si elle pars, j'la retrouverais, et j'la tuerais. J'vais tout défoncer bordel! J'savais pas à quel point j'ai besoin d'elle.

Elle m'a fait tomber amoureux pour la première et pour la dernière fois aussi, et j'dois la remercier, elle m'a fait tomber amoureux moi, un pauvre gars d'cité qui volait les sacs des grands-mères pour nourrir sa mère. Et elle l'a rendu heureuse, ma mère, en remettant un sourire sur le visage de son fils. Alors j'vous jure qu'elle peut pas partir.


Mais j'peux pas, j'peux pas prendre le volant, j'vais me planter dans un arbre, puis j'vois flou j'sais pas c'qui m'arrive, c'est ça des larmes, ouais. Alors j'panique putain, faut que j'appelle un frère, que j'lui gueule dessus, qu'il m'emmène a sa chambre blanche, putain.


«Ouais gros, qu'est ce qu'il se passe, c'est une heure du mat?

-Putain, prends ta caisse prend moi chez moi, on va à l'hôpital putain, elle s'est pris un camion, j'vais tout péter, faut que j'la vois, faut qu'tu viennes.

-Vas-y essaye de te calmer, j'arrive mon frère, j'arrive!»


Reprends le contrôle, reprends le, prends le dessus!


J'descends d'la caisse, j'cours, j'vois son père à l'entrée de l'hôpital, il avait le regard vide, encore plus qu'à son habitude, et machinalement, il m'a juste dis, «à gauche, réa». Et j'cours, j'cours, j'traverse des couloirs, j'lis des panneau, j'ouvre des porte, puis j'y étais, j'l'ai vu.


Sa mère m'a pris dans ses bras, elle pleurait, elle hurlait, elle m'a remercier, j'sais pas trop pourquoi, puis y'a son petit frère derrière, le visage effacé, pâle. Ils sont partis, marchant comme dans le couloir de la mort, comme si tout s'était éteint ce soir, comme si les corps erraient sans conviction aucune, sans vie, aucune.


Alors j'suis allé vers elle, et si proche de la mort elle en était toujours plus belle. J'me suis assis sur une chaise qui traînait là, qui avait du supporter toutes les mères en panique, en pleurs, en deuil. J'ai pris sa main, bandée, on voyait le sang à travers ce pansage provisoire, j'ose pas trop serré, vous savez, j'ai peur d'la casser. Puis mon cerveau a crée la cadence, mon coeur a écrit les paroles, et maintenant, mes lèvres remuent, ma voix danse :


«Eh, ma chérie, j’t'ai pas assez dit, j’t'ai pas assez vu, j’t'ai pas assez aimer encore, et pourtant j'avais jamais aimer vraiment, j'avais jamais aimer autant. Tu m'a rendu ma vie et tu dois reprendre la tienne maintenant. J'peux pas sans toi, tu sais, je faisais le malin, je savais pas, j'savais pas qu'on pouvait avoir peur comme ça, qu'on pouvait parler seul, perdre le contrôle sur son esprit, sur son corps. Je contrôlais toujours tout jusque là, mais je me rends compte que contre tout, j'pourrais jamais contrôler c'que j'ressens, et c'que je ressens, ça me tue autant que ça me maintiens en vie ce soir, Alba j'ai compris maintenant, alors faut que tu m'écoutes, faut que tu l'entendes, j'ai besoin d'toi, j'vais pas tenir sans toi, sans toi ça se prononce même pas, j'peux pas le concevoir. Alba ce soir, je te supplie, je t'en supplie, reste, reste sur cette putain de planète, oui, je sais, l'occasion de mourir sans soi-même mettre fin à ses jours se représentera peut-être jamais, mais on apprendra ensemble a supporter cette société, et je t'apprendrais à t'aimer, on fera ce à quoi la vie rime pour toi, on donnera un sens à ton existence, on niquera les politiques même si tu l'veux! Faut que tu comprennes, je supporterais tout pour toi, je ferais tout, je donnerais tout ce que j'ai pour passer tout le temps qu'il me reste à te voir heureuse. J'veux pas perdre le son de ton rire, puis j'veux que les fausses notes quand tu chantes résonnent encore dans mon crâne jusqu'en devenir dingue.

Allez, c'est pas cette fois, c'est pas ton heure encore, c'est pas maintenant, et toi qui voulais tant dire au-revoir, tu vas le regretter Alba, si tu pars sans dire tout ce que tu a encore à gueuler, t'as des choses à accomplir qui ne s'accompliront certainement jamais sans toi, faut que tu y ailles, dans cet orphelinat au Kenya, donner des peluches au enfant, leur emmener des centaines de conserves, et des rires, des sourires à n'en plus finir. Faut que t'y ailles en Argentine, dans ces putain de bidonvilles, distribuer des bouteilles d'eau et des sandwich au poulet. Tu te rends compte, t'as encore jamais eu l'occasion de placer tout ton argent dans des œuvres caritative, et tu peux pas mourir maintenant, dans ton compte y'a peut être même pas assez d'argent pour une seule association, toi t'as beaucoup trop de causes à défendre, alors tu restes ici, et tu réalises tes rêves, le monde a besoin de toi pour sauver des vies! Putain j'ai encore besoin de toi pour que tu sauves la mienne. J'suis amoureux d'toi Alba bordel…»


Et là les sanglots prennent le dessus sur mon débit de phrase. Alors j'allonge ma tête dans le creux de ces flans, et j'me laisse allez, a rythme de sa respiration artificielle.


Puis j'vois Mehdi qui s'tient debout, le souffle couper. Il vient me relever.


«Allez mon frère, faut la laisser se reposer, on revient demain, allez lève-toi, faut que tu dormes, elle a besoin de toi, allez..»


Alors comme le disait Mehdi, on est rentré, puis faut qu'j'vous dise, elle n'a pas passé la nuit.


©letempsnaimerajamais

Je vois toujours des problèmes, mais c'est fini. J'apprends à dessiner ces deux touchants. Très gentils! (Et tres dificile! Chacun se desplace avec l'autre.).
I still see some problems, but it is finished. I’m learning how to draw these two touching. They’re so sweet! (And this was so difficult! Each one moves the other!) 

Oh! Je n'ai pas assez d'ideès pour plus de dessins. Si vous avez des ideès, s'il vous plait, envoyez-les moi! Specialement si ces ont une sentiment forte. Il me faut pratiquer dessiner les visages. (Je ne sais pas dire “facial expressions” en francais. Pardon moi.)  Je ne peux pas promettre que je vais dessiner touts vos idees.
Oh! I don’t have enough ideas for more drawings. If you have some, please send them to me! Especially if they have strong facial expressions. I need to practice them. I can’t promise that I’ll draw all of your ideas.

Peut-être, c'est aussi pour moi, personnellement. Mes amis me manquent. Je veux parler avec des personnes.

Eh tu sais quoi ?!
Dans le fond il a surement raison.
Il y en a forcément des plus intelligents que lui,
Il y en a forcément des plus beaux aussi.
Il doit y avoir des hommes plus riches que lui,
Et il y doit y en avoir des plus voyageurs.
J'imagine qu'il y a des plus attentionnés que lui,
Des plus drôles aussi.
Mais il est passé à côté de la seule chose qui m'importe, il est imparfait et son imperfection me plaît.
Il est le seul qui me fasse ressentir tout ce qu'il faut pour me procurer ce désir de vivre et de tout changer que j'avais perdu et oublié.
Et à chaque début de relation, j'essaye de me rentrer ça dans le crâne : il ne faut pas trop dépendre et s'attacher, il faut avoir conscience que tout est éphémère ; les débuts sont beaux, mais les fins sont amères.
—  mybadboy-fairytale

“Moi je ne pardonne rien, les déceptions et les coups bas, pas d'exception à ton égard, pour résumer c'est tellement plus facile de fuir que d'assumer hein, oh papa non je ne connais pas ce mot, je le dis parce qu'il le faut mais au fond il ne me parle pas, qui es tu ? Un inconnu a mes yeux, moi je t'en veux.”

Tunisiano.