il est libre

VIENS.

Viens, on s’arrache. On met les voiles ! Qui va nous retenir ? A qui va-t-on manquer ? Personne. Personne ne nous attend, personne ne nous retiendra. On se casse. Fais tes bagages, je t’emmène au bout du monde. Ou juste de l’autre côté de la ville. Moi, tant que tu es là, je voyage. Alors mets le contact, et roule, roule, roule. Jusqu’à ce que la nuit tombe, jusqu’à ce que nos yeux peinent à rester ouverts. Roule, ne réfléchis pas. Il faut foncer. Leur prouver que nous sommes libres, encore, malgré ce qu’ils disent. On est libre et on emmerde le monde. C’est ce qui nous lie toi et moi, cette envie de dire “merde” à tout, à tout le monde, tous ces connards qui nous ont barré la route. Tu te souviens ? Ceux qui nous disaient qu’on y arriverait pas. Ils avaient tort. On y arrive mais pas comme eux. On marche sur les mêmes routes. Les chemins de traverse nous attendant. Les nuits à la belle étoile. Les heures à écouter le silence. Je suis naïf ? Ouais, t’as raison. Mais me dis pas qu’une vie de bohème avec toi, ça vaut pas de l’or.