idyllique

MA VIE AVEC UN PÈRE PERVERS NARCISSIQUE

TW: maltraitance

Les gens ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas quand je leur dis qu’il est vital pour moi de couper les ponts avec ma famille ; encore moins quand je leur explique que je ne veux plus voir mon père.

Je le vois dans leurs yeux, dans leur façon gênée d’essayer de trouver des solutions à quelque chose qui n’en demande pas. Au fond ils me jugent, comparent ma situation avec la leur et attendent simplement de moi plus de « lâcher prise » et de « tolérance ». On me dit « tu sais des fois il faut pardonner, tous les parents font des erreurs » ou « Mais c’est ton père, quand même ! » ou encore « Oui mais tu sais la famille, c’est jamais facile, c’est pour tout le monde pareil !». Qu’est-ce que vous essayez de me dire au fond ? Que ce n’est pas « juste » de ne pas ressentir un lien avec sa famille? Est-ce qu’on doit tout pardonner à ses parents ? Même la pire des choses ? Et si c’était effectivement pareil pour chaque personne (soit-disant), qu’est-ce qui m’empêcherait de remettre en question cette norme de la famille sacrée, qu’il faut chérir à tout prix, envers et contre tout ?

Je viens d’une ville de 17’000 habitants en Suisse. Autant vous dire que là-bas les nouvelles vont vite. Tout le monde se connaît de près ou de loin, et les apparences, les masques sont omniprésents pour survivre dans ce microcosme où chacun surveille son voisin.

Ma famille composée de ma mère, mon père et moi paraissait idyllique. Des parents « très gentils », aimants, et toujours à l’écoute pour leur fille réussissant chaque chose qu’elle entreprenait, à l’école ou au conservatoire.

Mais voilà, sous ce masque d’union qui n’a finalement jamais existé, se cache le vrai visage de ma petite « famille » : violences physiques et psychologiques, chantages, dénigrement constant, menaces, mensonges et culpabilisation, mon père n’a jamais cessé d’être pour ma mère et moi une source de grande souffrance. Ma mère elle, suivait mon père dans chacune des choses qu’il décidait de faire, sans jamais le remettre en question. Il mettait tout en oeuvre pour paraître le papa le plus fort, le plus gentil, le plus compréhensif, le plus génial possible devant notre entourage et mes amis. J’étais isolé•e. Personne n’aurait jamais pu me croire dans ces circonstances.

Pour lui, c’était normal de taper son enfant.

Mes plus lointains souvenirs de violences physiques remontent à la période où la mémoire commence à être vive, vers 3-4 ans. Je me rends compte, après des années où je me suis voilé la face, de mon lourd passé d’enfant battu•e et aujourd’hui, pour la première fois, j’ose le regarder en face, et l’appeler comme tel, même si ça fait extrêmement mal.

Car quand on parle d’«enfant battu », on a l’image collective très clichée du bourreau rentrant du travail qui va chercher sa ceinture pour se défouler sur sa famille.

Mais pour personne mon père n’avait l’air d’un bourreau. Même pour moi. Oui, il était imposant, musclé, quelqu’un qu’on a pas envie d’embêter, mais au contraire il paraissait toujours comme le plus doux des agneaux aux yeux des autres. Des fois, ça lui arrivait de s’énerver en public, mais tout le monde en rigolait, en éludant le problème, en l’excusant qu’il était juste « un peu colérique », comme finalement « un bon père de famille »…

J’étais un enfant très anxieux, stressé, les médecins ou physiothérapeutes le disaient mais n’avaient jamais essayé d’approfondir la question ; et mon père et ma mère non plus. D’ailleurs j’ai commencé à avoir des crises d’angoisses très tôt à cause de cette maltraitance. Mes parents ne le comprenaient pas et n’ont jamais essayé de comprendre. Ils disaient toujours que j’étais une enfant « capricieuse et qui pleurait beaucoup sans raisons » alors à chaque fois ils m’enfermaient à clé dans ma chambre en se moquant de moi et de mes sanglots qui étaient selon eux trop « enfantins » pour mon âge, à dire « tu n’es plus un bébé, tu es ridicule de te donner en spectacle comme ça» (7/10 ans). Ils me laissaient sortir seulement quand j’avais fini de pleurer, après avoir dû gérer ma crise d’angoisse seul•e pendant de longues minutes voire des heures, couché•e sur le sol de ma chambre, ce qui a engendré de très gros traumatismes en moi à partir de là. Dans un album de famille dédié à mon enfance, il y a une photo que je déteste profondément et qui réveille en moi beaucoup de colère. C’est une photo quand j’avais environ 2 ans, où l’on voit que je crie très fort et que je suis complètement paniqué•e, et mes parents, au lieu de gérer la situation et de faire quelque chose, m’ont calé•e entre deux coussins du canapé pour me prendre en photo, pour pouvoir me montrer plus tard cette photo en disant « tu vois tu étais très peu supportable ».

Personne ne voyait ce que je vivais, et mes parents s’alliaient constamment contre moi, comme si j’étais leur ennemi•e, alors j’étais seul•e face à mon mal-être et je me disais que c’était moi le problème.

Il avait toujours une bonne excuse pour me frapper, soit je n’écrivais pas comme lui voulait que j’écrive les lettres attachées quand j’apprenais à écrire à l’école primaire, soit parce que j’étais sur son ordinateur et qu’il voulait chercher quelque chose sur internet, ou alors je ne fermais pas les stores comme lui voulait qu’on les ferme, ou parce que je ne parlais pas beaucoup selon lui, parce que je n’étais pas assez si ou ça, parce que je ne faisais pas assez si ou ça etc. Ce n’était jamais assez bien pour lui, alors il me hurlait dessus, et si ça ne suffisait pas il me frappait. J’avais peur car il pouvait changer d’humeur drastiquement, une toute petite frustration pouvait réveiller le monstre en lui et j’étais terrifié•e.

Face à cette violence, j’étais seul•e, sans défense, aucune. J’étais enfant unique, et ma mère, sous son emprise, protégeait mon père quoi qu’il fasse. J’ai alors commencé à avoir une période dans mon enfance, qui n’a heureusement pas duré très longtemps mais dans laquelle j’ai commencé à me comporter comme lui par mimétisme, parce que je ne comprenais pas toujours que son comportement était malsain, je pensais que c’était normal que je souffre et qu’on me fasse souffrir et qu’il y avait ça dans chaque famille. Quelques fois j’ai tapé mon petit cousin pour rien, ou même à l’école primaire j’avais donné un coup à une fille qui était censé être mon amie sans aucune raison apparente. Les professeurs ne comprenaient pas car j’avais de très bonnes notes à côté, et donc mon comportement leur échappait. Je ne rentrais pas dans une catégorie d’enfant typique. Personne n’a jamais eu conscience ni échos de ce qu’il se passait à la maison. Il y aussi eu une longue période où je parlais mal à ma mère et j’étais méchant•e avec elle car mon père me manipulait à le faire et vice versa (ma mère à moi) parce que mon père nous divisait pour mieux régner. D’ailleurs vers mes 8 ans une fois j’ai griffé ma mère, car je ne supportais pas qu’elle prenne le parti de mon père constamment, et il avait utilisé cela pour me culpabiliser et me montrer à quel point j’étais un•e enfant difficile et que je ne méritais pas leur amour.

Un jour quand j’avais 10 ans, il m’a humilié dans un restaurant bondé en me hurlant dessus et me giflant violemment à table. Tout le monde s’est retourné. Un long silence insupportable. Puis tout le monde a continué son repas. Personne n’a rien fait, rien dit, ni ma mère, ni les serveurs, ni le 3 familles assises à côté de nous. La seule conséquence a été qu’en sortant du restaurant un mec vienne vers moi et me dise « alors on a fait la mauvaise fille? ». Je me rappellerai toujours de son visage, la trentaine avec des lunettes de gars bien con et oppressant, tout autant pervers que celui de mon père. Tout le monde acquiesçait en silence la violence de mon père, même en public, alors je pensais que c’était ma faute et que je le méritais.

Combien de fois j’ai eu peur qu’il me tue.

Combien de fois il m’a dit « Je vais te tuer, je vais te tuer sale pétasse » en me courant après dans l’appartement avec son regard le plus flippant du monde, près à me sauter dessus pour me frapper ou me tenant par la gorge. Il n’y allait pas de main morte, des coups dans le ventre, des coups dans la tête, sur le visage, à me tirer les cheveux, à me coller contre un mur et à me taper où il pouvait.

Ses excuses étaient « qu’il n’y allait pas vraiment fort », qu’il « dosait sa force » parce que quand même « j’étais sa fille » donc que finalement je devais le remercier presque de ne jamais y mettre complètement sa force.

Moi ce que j’entendais c’était « j’y vais doucement car sinon tu auras des bleus sur ta peau et les gens se demanderont pourquoi, commenceront à s’inquiéter et à me soupçonner. »

Et puis j’ai grandi. Dans sa logique toxique de « c’est normal de taper ses enfants » je me disais que vu que je n’étais plus vraiment un•e enfant il arrêterait… Mais non, il a continué, et c’était encore pire. Même si la violence devenait plus rare car on se voyait moins souvent et que je commençais à me défendre verbalement et à laisser passer de moins en moins de choses, lorsque finalement il me frappait, c’était beaucoup plus fort qu’avant, car justement, je n’étais plus un•e enfant, donc moins « fragile » selon lui, ainsi il pouvait se défouler et se décharger sur moi sans prendre de pincettes (mais toujours en faisant en sorte que ça ne se voit presque pas bien sûr).

Quand ce n’était pas les coups, alors c’était par les mots qu’il exprimait sa haine envers moi.

Il y avait toujours une bonne raison de m’humilier, de casser ma joie lorsque j’étais heureuse, de minimiser mes peines quand j’étais triste, de me mettre mal à l’aise par rapport à mon corps, de détruire mes projets, ou même d’utiliser mes souffrances pour m’enfoncer encore plus bas.

Par exemple, il ne supportait pas que je puisse fermer la porte de ma chambre ou rester seule plus de quelques heures dans ma chambre, il venait sans cesse s’immiscer dans mon intimité en me culpabilisant et faisait de ma vie un enfer. Vers 14 ans, il m’a fait le cadeau empoisonné de me donner une chambre à moi beaucoup plus grande que l’ancienne, pour ensuite me le faire culpabiliser chaque seconde de ma vie, en disant que je ne le respectais pas, que j’étais une enfant pourrie gâtée. Il rentrait dans ma chambre sans toquer alors que je me changeais ou méditais pour me gueuler dessus, ou m’enfermait à clé des fois dans ma chambre ou alors m’enfermait à clé à l’extérieur de ma chambre, détruisait même de rage certains de mes objets. D’ailleurs, il fallait passer dans son bureau pour pouvoir accéder à ma chambre, ce qui lui permettait toujours d’avoir un grand contrôle sur moi, en voyant quand est-ce que je sortais ou rentrais de ma chambre, et de me faire des remarques dès que possible. On partageait plusieurs sessions sur un même ordinateur, il était administrateur et du coup je l’ai surpris en train de regarder tous mes fichiers/photos/mails, sans jamais s’excuser ni trouver cela inacceptable. Au contraire, il m’a juste regardé•e en rigolant. Lorsque j’étais au cycle (collège en suisse) et très mal intégré•e, il faisait des remarques moqueuses sur mon corps et de mes seins qui ne poussaient pas, me comparaient avec mes amies plus « gentilles » ou « moins difficiles », il me tirait les épaules violemment en arrière chaque fois qu’il en avait l’occasion pour que je me tienne « droite » parce que j’étais une fille alors je devais être jolie et que ce n’était pas comme ça que j’allais plaire aux garçons. Je me rappelle de moments au collège où mon père savait très bien que j’étais très isolée et harcelée mais pour m’enfoncer encore plus me disait sans cesse « ha mais je suis sûre tu plais aux garçons au fond» et il y avait quelque chose de très malsain là-dedans, pas comme s’il voulait que je plaise, mais que ça lui fasse peur que petit à petit je grandisse (sans oublier toute l’hétéronormativité derrière). Puis au lycée, il n’a d’abord pas supporté que je puisse avoir un copain, en rentrant dans des colères folles et complètement disproportionnées car il sentait qu’il perdait petit à petit du pouvoir sur moi. Il n’a pas accepté non plus que je puisse commencer à avoir quelques amis vers 17/18 ans avec qui je sortais le week end et me harcelait constamment au téléphone. J’ai fini par éteindre mon portable en soirée quelques fois, car c’était trop, c’était m’appeler chaque seconde, pour ensuite retrouver une 10aine de messages de menace sur ma messagerie tous plus flippants les uns que les autres. C’était beaucoup de disputes, car ça n’a jamais été possible de pouvoir avoir une discussion avec lui, beaucoup d’engueulades qui finissait généralement par des coups dans la tête d’ailleurs.

J’étais une fille assez modèle, je n’allais jamais dans l’excès, je faisais toujours attention et je respectais les horaires. Ramener des bonnes notes à l’école étaient assez facile pour moi, je comprenais vite et j’étais plutôt assidue dans mon travail. En dehors, je gérais 4 à 5 activités extra-scolaires, piano au conservatoire, solfège, danse, théâtre, etc. et je réussissais tout. Mais j’étais très déprimée, très stressée. Je voulais tout accomplir avec brio ce qui m’amenait dans un perfectionnisme maladif pour gagner absolument l’amour de mes parents, néanmoins je me voilais la face : mon père ne m’aimait pas et ma mère ne pouvait le montrer car constamment sous son emprise psychologique. Ce n’était pas de l’amour inconditionnel qu’ils avaient pour moi mais bien une illusion de soutien que je devais en vain acheter sans cesse par mes réussites.

Un jour j’ai eu mon bac, j’ai voulu partir de la maison, et c’est là que le véritable enfer a commencé.

Il a arraché mes papiers d’échanges linguistiques des mains et les a déchirés en mille morceaux. J’ai dû tout refaire. Il voulait décider à ma place ce qui était bon pour moi, il a refusé que je parte en année sabbatique car je sentais qu’il fallait que je souffle après 5 ans dans un lycée stressant et catholique. Il lui était insupportable que je puisse partir de la maison et qu’il n’aurait plus trop d’emprise sur son jouet. Quand j’ai parlé de trouver une colocation près de mon école supérieure, il voulait même que je fasse 4 heures de trajet aller-retour par jour à la place pour quand même rentrer le soir à la maison, en m’imposant un abonnement général de train 1ère classe qu’il avait payé avec son argent, qui coûtait 4250 francs suisses par année soit environ 4000 euros par an, une manière de me faire culpabiliser de tout l’argent gaspillé si je ne l’utilisais pas. Nous n’étions pas riches mais l’argent n’était pas un problème - car mes parents se tuaient au travail sans jamais s’arrêter et que nous avions beaucoup d’aide des grands parents (et que nous habitions en Suisse) - alors il en profitait pour me faire des cadeaux empoisonnés dans le genre et ensuite me culpabiliser de les avoir fait en disant « à quel point j’avais de la channnnnce d’avoir un père pareil, et à quel point je n’étais jamais redevable et donc une mauvaise fille pour son père ». Dans sa tête, tout l’argent venait de lui, à faire des blagues aux autres en disant « elles font ci elles font ça et moi bien sûr je paie!! » comme si ma mère et moi étions de grandes dépensières, ou qui le foutions dans la merde, alors que ma mère travaillait beaucoup elle aussi dans son travail de comptable mais aussi à la maison où elle faisait toutes les tâches ménagères pour lesquelles lui n’a jamais levé le petit doigt. Aussi, il m’imposait son aide lorsque j’en avais pas besoin, son aide qui n’était en fait qu’une volonté de contrôle sur ma vie, pour ensuite me faire culpabiliser de m’avoir aidée.

Il voulait pour son petit mérite personnel que je m’inscrive directement dans une école d’arts que j’ai quitté après 3 mois dans l’établissement, qui m’a finalement plus détruite qu’autre chose. Lorsque j’ai arrêté ces études, il ne m’a plus parlé pendant des semaines jusqu’à me dire « de toute façon je ne vois pas ce que tu as été faire là-bas, tu ne fais rien d’artistique. » (Mon présent est une bonne revanche à cette remarque déplacée)

Ma mère lui excusait tout. Elle prenait toujours son parti, quoi qu’il arrive.

Je ne me rappelle pas d’une fois où elle m’ait protégée. Un jour, je devais avoir 18/19 ans, j’étais dans la cuisine, un couteau à la main, menaçant mon père de l’utiliser s’il osait encore s’approcher de moi, car il m’avait couru après dans l’appartement en criant qu’il allait me détruire avec son regard flippant rempli de rage, et que je ne voyais juste pas d’autres solutions. J’en AVAIS MARRE !! Marre de m’en prendre plein la gueule, marre d’être terrorisée !!! Ma mère hurlait à la mort et me disait « s’il te plaît pose ce couteau c’est dangereux, tu es folle!!! ». J’avais peur que tout dégénère dans quelque chose de très glauque. J’ai demandé alors à mon père de me promettre que si je le posais il n’allait pas me taper, j’ai du répéter ça 1000 fois avant qu’il décide enfin de baisser ses poings car ma mère nous suppliait trop, et je l’ai finalement posé, mais…le seul énorme danger qui prenait toute la pièce c’était mon père, pourtant ma mère ne le voyait pas, ou ne voulait pas se l’avouer. Même après des années et des années de violences physiques à mon égard dont elle a été témoin très souvent et même lorsque je lui ai expliqué que je lui en voulais de ne pas s’interposer, jamais, au grand jamais, elle n’a fait quelque chose pour m’aider et se soulever contre mon père et son comportement. C’était mes parents contre moi, h24, 7 jours sur 7. Elle était et est toujours complice malgré elle.

Je suis pacifique. Je prône la paix et je ne veux du mal à personne. Aujourd’hui je ne peux pas regarder un film, une série, lire un livre avec des choses violentes à l’intérieur. Quand on l’a vécu aussi froidement, on sait ce que ça fait et on ne veut plus jamais la voir, on ne veut plus jamais que quelqu’un la subisse, même dépeinte dans une fiction, ça fait trop mal, c’est trop choquant. Pourtant, dans les moments où mon père essaie encore aujourd’hui d’avoir une emprise sur moi, même à distance, je vous avoue, il y a quelques rares fois où je rêve de pouvoir lui éclater la gueule, et de lui rendre tous les coups qu’il m’a envoyés pendant tant d’années.

Je me rends compte que les conséquences sur mon développement, ma santé et mon comportement sont énormes.

J’ai vu Kathleen Hana, membre du groupe légendaire Bikini Kill, en concert cette année. Cela m’a fait un bien fou, car finalement, on partage un parcours de vie assez similaire. Elle a vécu l’inceste par son père toute son enfance et adolescence, sa mère niant absolument tout. Aujourd’hui elle continue à se battre, malgré une maladie qui s’est déclenchée en elle vers ses 30 ans - Je pense qu’il faut prendre au sérieux le lien entre traumatisme et maladie - Elle a dit quelque chose comme ça entre deux chansons que je n’oublierai sans doute jamais « Quand tu as vécu dans une famille toxique, qui nie ta propre existence d’individu, alors ce qui est difficile, c’est qu’ensuite tu ne vas plus savoir faire la part des choses entre le respect et le non-respect, tu vas continuer malgré toi à laisser entrer dans ta vie des gens malveillants. Il faut que tu aies conscience de ça pour les empêcher, pour mettre des barrières, pour te soulever contre la violence et te faire confiance, c’est super important, parce que fuck them all. »

Et elle a complètement raison. Pendant mon adolescence et même après je ne me suis entourée quasiment que de gens, surtout des gars, très toxiques à ma vie, dont des pervers narcissiques et manipulateurs. J’ai été malmenée, harcelée, dénigrée dans ma personne et par rapport à mon corps, je les laissais nier tout ce que j’étais sans broncher ou presque. Lorsque je suis partie de la Suisse à 20 ans, la violence physique et psychologique a continué quelques temps dans mes relations amoureuses et amicales. Aujourd’hui je me protège. J’ai coupé les ponts avec tous ces gens et des gens qui gravitent autour d’eux. Je n’ai pas de compte à régler, ni à me justifier. Je dois enfin commencer ma vie aujourd’hui, à 23 ans, c’est à dire vivre pour moi, et comme je suis. C’est déjà ce que je fais un peu.

Je souffre de stress post-traumatique qui influe sur ma santé mentale (anxiété, angoisse, phobie sociale) mais aussi physique (constipation, migraines, mal de dos, fatigabilité aiguë). Je suis autiste ce qui accentue ces traits mais je pense que mon passé influe sur beaucoup de paramètres de ma vie. Je ne fais pas facilement confiance aux gens et j’attends très longtemps avant de m’ouvrir. Je ne parle pas beaucoup et je hais qu’on vienne me parler si on ne me connaît pas. J’ai peur d’ouvrir mes messages sur les réseaux sociaux ou dans mes mails, ou de répondre au téléphone car j’ai inconsciemment peur que ce soit un message méchant pour me harceler. J’ai du mal à communiquer, j’ai peur de faire du mal aux gens. Mais pourtant je me bats et je continue ma vie. J’essaie de déconstruire un maximum le comportement intériorisé que parfois j’ai encore, pour me protéger, à savoir avoir peur des disputes, penser que les gens vont tous m’agresser, ou au contraire, faire trop confiance aux mauvaises personnes, des choses comme ça.

Tous ces gens qui essaient de me culpabiliser en disant qu’être en colère, c’est mal, que c’est un mauvais sentiment, que ça détruit mon propos, que ça soit dans mes luttes ou dans mes projets artistiques. Je m’en fous de votre avis. J’ai pas besoin que vous compreniez. Moi ce que je sais, c’est que ma colère a une place, elle est légitime, et qu’elle doit s’exprimer absolument. Être en colère, ça ne veut pas dire forcément être violente ou haineuse, ça peut être un moteur pour des choses extraordinaires, et dans le dépassement de soi. Gérer un stress post-traumatique dû à un ou des pervers narcissiques relève d’un courage immense, et j’en ai enfin conscience. Je suis une survivante et personne n’a le droit de m’imposer comment je suis censée exprimer cela. Chaque année énormément de femmes sont tuées par leur conjoint ou par un membre de la famille. Dans mon entourage, des gens ont été tués par cette violence. Chaque semaine, dans les journaux, on voit « machin a tué sa femme au couteau, ou au fusil (les suisses après leur service militaire peuvent garder quelques années leur fusil chez eux) » on parle de « crime passionnel » pour minimiser toute la violence derrière. On fait passer ça comme un fait divers, rien de plus, alors qu’il est le reflet d’une société qui hait profondément les femmes. 


Je n’ai presque aucune relation avec ma mère (et avec ma famille de manière générale), pas parce que je pense que c’est une mauvaise personne, malgré qu’elle ait été complice des violences de mon père, mais parce qu’elle s’est complètement effacée. Elle ne vit pas pour elle, mais pour mon père. Chacune de ses décisions, elle les a calquées sur celle de mon père. Retourner vivre dans la ville d’origine de mon père n’a jamais été sa volonté, et pourtant ça fait maintenant plus de 25 ans qu’elle y vit. C’est un objet pour lui, pour asseoir sa domination, pour qu’on lui fasse à manger, qu’on lui prépare son café et qu’on lui lave ses habits. S’il était seul, il ne saurait pas du tout gérer sa vie. Je hais ce qu’il a fait de ma mère, à la dénigrer elle aussi, à lui hurler dessus, à faire sa victime devant elle dès qu’il en a l’occasion et à l’isoler complètement, comme un gourou le ferait. Au fond, j’entrevois ma mère, même derrière une masse opaque de brouillard qu’est l’emprise qu’à mon père sur elle, et c’est un être merveilleux, très passionné par diverses choses, mais emprisonné dans une relation. Elle n’a pas mérité cette vie là. Personne ne mérite ce traitement.

Aujourd’hui j’hésite entre couper définitivement les ponts avec eux, et prendre des nouvelles de ma mère car ce qu’elle traverse n’est pas facile. J’essaie un maximum que le comportement de mon père ne m’affecte pas et je mets beaucoup de limites.

Si un jour elle décide de réagir, je serai là pour elle, même à distance, toujours. Je sais que pendant toutes ces années elle n’a pas agi car elle était sous emprise. Même si je lui en veux, car elle a pu être très dure, ayant vécu moi aussi avec des pervers narcissiques comme copains, je sais ce que ça fait et l’impuissance ainsi que l’aveuglement face à cela. J’espère qu’elle s’en sortira, il n’est jamais trop tard pour décider de s’opposer à la souffrance qu’on nous fait subir. Néanmoins ce n’est pas à moi de gérer cela, ce n’est pas ma vie.

Je vous aime, j’espère vous êtes entourés de belles personnes.

Si ce n’est pas le cas, comme dirait Sophie Scholl :

“Stand up for what you believe in even if you are standing alone”

Love

OH MU 

Triste réalité

Je vais te dire un secret… C'est difficile la
Vie. L'adolescence surtout.
C'est cette période où tu te rends compte que le monde idyllique des histoires lues par nos parents n'existe pas. Où tu ne sais plus qui tu es, et surtout ce que tu veux. Sur un pont entre la vie et la mort.
Et à peine un pas est fait d'un côté, l'eau sous nos pieds se déchaîne et nous fait reculer. Et c'est un cycle infernal.

Les portes claquées à ma figure, ma minime estime de soi anéantie et mon bonheur devenu bancal. C'est ça la vie. Pas ce conte de fée, ce n'est pas les amis pour moi, les fêtes ou les petites histoires d'amour inutiles. Rien ne dure, à cause de ce que je suis.

Une fille totalement détruite. Trop de cicatrices défigurent un visage. Moi, elles m'ont défigurées le cœur. Et je reste sur ce pont. Défigurée, en train de perdre ma force. J'ose même plus avancer, de quelque côté qu'il soit, car ce n'est pas atteindre l'une des berges qui me fait peur, mais le courant. La force de l'eau sous moi qui peut se déchaîner a tout instant.
Cette peur me consume, totalement, entièrement, comme un poison qui voyage dans vos veines. Nul ne peut l'arrêter, ou le ralentir. Sauf s'il existe un remède miracle.

L'adolescence, chez moi, c'est aussi attendre ce miracle, c'est personne qui vous sauvera. J'ai cru l'avoir rencontrée, plus d'une fois. Ce miracle qui me sauverait la vie. Pourtant, on me dit que je dois me sauver seule, toute seule. Car je ne peux sauter dans l'eau en m'accrochant à cette bouée de sauvetage, ce miracle qui risque de me lacher, de me faire couler.

Pourtant, a chaque fois je saute, pensant que cette bouée qui passe est mon miracle. Alors je coule, puis me retrouve comme par magie à nouveau sur ce pont. Et le cycle continue.

C'est ça la vie, c'est ça ma vie. Coincée entre la mort et la vie, l'attente et la peur, le bonheur et la tristesse. Et on me dit que c'est normal, que je suis normale. Mais je n'en crois pas un mot. Ce n'est pas normal ce pont qui m'a enchaînée a lui. Ce besoin de miracle, cette solitude. Cette horrible et pesante solitude. Je ne suis pas normale.
Mais ce n'est pas moi qui doit changer. C'est la societe.
Et j'espère trouver ce miracle qui me rendra heureuse.
Et ira avec moi du côté du bonheur.
Et cette fois là, ce sera à lui que je serais enchaînée, et par choix.

anonymous asked:

à ce que je vois, tu as des headcanons précis sur le mariage dans l'AU Bisounours? would you care to share? hehe

Ouh là alors oui, headcanons très précis, parce que pendant la planète entière s’extasiait sur Trudeau Jr et notre Microbe National en Sicile, j’étais dans mon coin “oui mais si c’était Valli à la place de Trudeau, ça serait tellement mieux et gnagnagna” donc j’ai déversé mes headcanons sur @salutmapoulecestmanu et finalement on est arrivées à quelque chose de plutôt pas mal, qu’on partage avec vous parce qu’on est gentilles.

Par contre, vous me connaissez, je suis incapable d’être concise donc il y a la backstory avant le mariage (qui est arrivé par accident ou presque, à l’origine, l’idée c’était Loulou et Valli en Italie, point barre.) Bref, tout a commencé comme ça (ah oui et c’est des headcanons genre pause dej, pas rédigés ni rien et copiés-collés en version originale) :

Il y a tellement d’headcanons à faire sur EM x MV en Italie ! Dans l’AU Bisounours ils passent tous leurs printemps en Toscane (tu sais, cette période de l’année où tu as envie qu’il fasse chaud et beau mais tu es encore coincée en France où il fait gris et tu rêves de partir en Italie ? (ou c’est que moi, peut-être) bref, eux, ils le font, donc ils louent une villa en Toscane, c’est le printemps, il fait beau, ils mangent des pâtes midi et soir, en entrée et en plat principal (avec du chianti ofc), Valli est aux anges, Loulou est aux anges parce que Valli est aux anges, le café italien est super bon donc Loulou commence à se dire qu’il va peut-être s’y installer définitivement, bonus des promenades à vélo à travers la campagne toscane, ils flânent dans des petites villes, se partagent une glace, Valli embrasse les lèvres de Loulou sur lesquelles il reste une trace de chocolat (je suis sappy, pardon), Valli essaie d’apprendre l’italien à Loulou mais Loulou est trop sous le charme de Valli qui parle italien pour avoir vraiment envie d’apprendre la langue. 

J’allais oublier les débats sans fin sur les pizzas et Valli (ce surnom sonne tellement italien c’est parfait) qui essaie de convaincre Loulou de manger la croûte en dernier comme les adultes et les personnes sensées en général, mais Loulou ne lui accorde aucune attention ofc. 

Plus bonus road-trip en Italie un été, ils passent une semaine chez Matteo (qui est né à Florence, je viens de voir, donc peut-être que la villa dans laquelle ils passent leurs printemps lui appartient, qui sait.) Ils descendent jusqu’en Calabre, puis remontent par Naples, etc. Sur le chemin du retour, ils s’arrêtent à Milan pour aller à la Scala, ils pleurent devant Don Giovanni qui est leur opéra préféré (détail canon pour les deux !), et peut-être qu’ils n’ont pas envie de rentrer tout de suite en France, donc Valli décide de faire visiter le Tessin à Loulou qui n’a jamais vu les lieux où il passait ses vacances enfant donc ils font un détour par la Suisse et c’est le retour de Heidi!Valli et aaaaah this is so cheesy I am sorry

(Ensuite je me suis rendue compte que je savais pourquoi Valli tenait absolument à faire un détour par la Suisse, donc : )

En fait c’est Valli qui a eu l’idée du road-trip italien parce qu’en fait, il a décidé de (surprise !) demander la main de Loulou pendant leurs vacances, il a acheté la bague et tout et tout, sauf que Valli étant Valli, il stresse à mort et ne trouve jamais le bon moment. Problème, il ne peut pas rentrer en France sans avoir posé LA question à Loulou, d’où le détour en Suisse. Décor idyllique de son enfance, les Alpes en toile de fond, Loulou fond, il ne veut plus jamais en repartir, etc. 

La veille du départ arrive, et Valli a décidé que c’était ce soir qu’il poserait la question, sauf que rien ne va comme prévu, ils se perdent en voiture, s’engueulent horriblement, un orage éclate (tu sais, ces orages de montagne super violents quand c’est l’été et qu’il fait chaud), ils sont à deux doigts de s’entretuer, Loulou rejette la faute sur Valli, Valli songe à le planter là et à ne plus jamais lui adresser la parole de sa vie, ils tombent sur des Suisses très sympas qui les aident, Valli fait la gueule parce que Loulou les drague et que de toute façon tout est raté, d’ailleurs il est trop vieux pour Loulou, et Loulou ne l’aime pas puisqu’il fait les yeux doux au mec ET à la fille qui les ont secourus, vivement qu’ils rentrent à Paris et qu’il ne lui adresse plus jamais la parole de sa vie, etc. Une fois qu’ils se retrouvent seuls, nouvelle crise parce que Loulou lui reproche de ne pas avoir remercié les Suisses, Valli s’efforce de dissimuler sa jalousie sans y parvenir, il songe au coffret qui contient la bague qui est enfoui entre deux boxers et il se dit qu’il ferait mieux de le jeter dans la première poubelle venue, il se demande pourquoi il a jamais eu l’idée de demander Loulou en mariage, etc. 

Donc le lendemain, ils repartent pour la France. Valli fait toujours la gueule, Loulou est silencieux, ils font une halte pas très loin de Gruyères, Valli est déprimé parce que le cadre est magnifique et que Loulou lui restera toujours inaccessible, et au moment de repartir, Loulou lui tend le coffret qui contient la bague et lui dit, très doucement : ‘C’est oui, tu sais.’ Valli le regarde, il est interloqué, il pense à s’énerver parce que de quel droit Loulou fouille-t-il dans ses affaires, mais il regarde Loulou, Loulou qui le fixe des yeux avec dans le regard un peu d’appréhension et beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour, donc il fait la seule chose qu’il a à faire, il le prend dans ses bras et il l’embrasse et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes bisounours.

(C’est uniquement maintenant que je me rends compte à quel point c’est… long. Mon dieu. La suite sous le cut :)

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Antoine Griezmann : son bonheur avec Erika Choperena

Antoine Griezmann a dévoilé sur son compte Instagram une photo de son mariage avec Erika Choperena.

Un beau roman, non pardon, une divine idylle. Antoine Griezmann et Erika Choperena se sont dit “oui” jeudi 15 juin à Tolède, au sud de Madrid. Pour la cérémonie, la star du ballon rond et la belle espagnole avaient choisi le sublime Palais de Galiana, un bâtiment du XIIIe siècle, situé sur les rives du Tage. Un cadre idyllique pour un mariage tenu très secret. Car si on connaissait jusque-là la liste des invités, la famille et les amis des deux tourtereaux, mais aussi les nombreux joueurs de l’Atletico Madrid, de Torres à Koke en passant par Gameiro, aucun cliché n’avait filtré dans la presse. Aucune photo n’avait été postée sur les réseaux sociaux. Que cela ne tienne c’est Antoine Griezmann himself qui a souhaité partager un peu de son bonheur avec ses fans sur son compte Instagram. Sur ce cliché où le joueur apparait en smoking, et Erika en robe de mariée, les deux amoureux célèbrent leur mariage avec une coupe de champagne et une bière à la main. En légende, ces quelques mots : «Un chemin plein de bonheur».

A lire : Erika Choperena, celle qui fait battre le coeur d'Antoine Griezmann

Un camino lleno de felicidad ⭐️ #GriziCoro

Une publication partagée par Antoine Griezmann (@antogriezmann) le 19 Juin 2017 à 10h58 PDT

Heureux et amoureux

Depuis six ans déjà, Antoine partage sa vie avec Erika Choperena. Ensemble, ils ont fondé une famille, donnant la vie à une petite fille, née le 8 avril 2016, nommée Mia. La plus grande fierté du joueur de 26 ans, le grand amour de sa radieuse maman. Le couple s’était rencontré en 2011, dans les rues de San Sebastian, dans le pays basque espagnol, où le footballeur évoluait alors avec le club de la Real Sociedad.

Heureux et amoureux comme au premier jour, les deux tourtereaux(…)


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Day 165 | 20 Juin :
En décidant d'avancer d'une heure notre bus sans nous prevenir, ils me font louper les pancakes du petit dejeuner. Heureusement pour eux, j'ai appris a rester flexible et paisible telle une Colombienne.
Le cadre d'idyllique de la plage nous as permis d'oublier cet incident et de profiter comme jamais.
Warning pour Manue : la course au bronzage a officiellement débuté.
📍Tayrona Parc, Colombie

Je vous ai promis la vérité.
Or, cette dernière exige parfois de se salir les mains.
Sortez vos griffes, vous et moi allons gratter sous ce joli vernis.
Le tableau idyllique que je vous ai dépeint cache de vilaines craquelures qui méritent d’être creusées.
—  Anthelme Hauchecorne  - Journal d'un marchand de rêves

J'avais oublié que j'avais pris une photo durant ma longue ballade avec Harem ! (Pour mettre un peu d'illustration, sinon c'est un peu triste.)

Des champs à perte de vue. Ça semblerait idyllique si tout n'était pas privatisé ! J'ai dû rester une heure, perdue dans cette immensité, sans trouver comment me sortir de là par un autre chemin que celui que j'ai emprunté pour arriver jusqu'ici. 

Heureusement, il faisait un temps magnifique et je n'étais pas pressée. Harem semblait apprécier pouvoir grignoter quelques épis de blé !

Hier nous avons travaillé sur le plat. Harem commence à vraiment se tendre sur ses deux rênes et la qualité de son trot s'est grandement améliorée ! Mais il a un peu de mal à se plier à droite, donc nous allons essayer d'assouplir tout ça. 

Aujourd'hui je l'ai laissé au repos, il n'a fait que du paddock et je crois qu'il ne s'en plaint pas.

Nous allons aussi bientôt commencer les répétitions pour le spectacle de fin d'année des cavaliers clubs. Nous allons faire un genre de carrousel obstacle avec deux équipes (une “bon chic bon genre” et l'autre “à la wanegaine”). Ça s'annonce assez amusant ! Bien sûr, qui dit spectacle, dit Harem ! Même si ce n'est qu'un simple carrousel, musique et applaudissements devraient bien l'enthousiasmer !

Affaire à suivre…