ideogramme

私の趣味は漢字を書くの事です。(Mon passe-temps, c'est d'écrire des idéogrammes)

Si vous suivez un peu, vous savez que je fais une licence de Japonais à Lille 3. Si vous me connaissez bien, vous devez savoir que je m'ennuie un peu en cours. SAUF en apprentissage des idéogrammes.

Le gouvernement a publié une liste de 3000 kanjis, ces kanjis sont plus ou moins indispensable pour comprendre le japonais au quotidien (Peut-être pas au quotidien quotidien, mais au moins de façon mensuelle, parce que pour être clair, 鎌 (かま/kama=Faucille), c'est pas un kanji qu'on utilise au quotidien) et nous, notre but pendant ces 3 ans, c'est de tous les apprendre, à raison de 21 kanji/semaine. Autant dire que c'est rapide.

Autant au départ, on pense que ça va être simple : les chiffres, qu'on voit dès la troisième semaine après la rentrée (le temps de réviser les syllabaires) ce sont : 一•二•三•四•五•六•七•八•九•十

Sauf que dès ce moment-là, on a mis le doigt dans un truc qui nous dépasse, à partir de la deuxième semaine (d'apprentissage des kanji) on commence déjà à voir des kanji comme 晩 (ばん/Ban=soir) ou 後 (あと/ato=après), qui sont très utilisés, mais déjà compliqué.

Je pense aux autres débutants, puisque j'ai déjà fait du Japonais au lycée, qui eux, doivent apprendre les syllabaires en moins de 2 semaines avant de commencer à voir les kanji. C'est super rapide pour eux et beaucoup arrêtent à ce moment-là. (Bah oui, c'est plus facile de comprendre le Japonais dans Naruto que de l'apprendre vraiment…)

La vitesse à laquelle on apprend les kanji commence à me rendre un peu fou : je suis toujours en train de tracer des kanji, que ce soit dans la buée sur les fenêtres, sur ma cuisse avec mon ongle dans le bus ou en cours dans la marge de mon cahier… Je suis toujours en train d'y penser de peur de les oublier et d'être pris dans mon retard, d'abord une semaine de retard, puis 2, jusqu'à ce que je ne puisse plus suivre…