histoire-de-l'art

Help your fellow art history students out! 

I am writing a book called The Study of Art History: From High School through College. As you might have guessed by the title, it will guide students through the process of studying art history in high school (and independently), choosing and applying to college, and majoring in art history. 

I don’t want this book to be narrated by just one voice. I see this project as the result of collaboration with people like you who have been there before or who are currently studying art history. My vision depends on people willing to lend their voices, stories, advice, and experiences to this book in order to make it a valuable, one-of-a-kind text where readers can hear from their peers, TAs, and even professors. 

If I’ve piqued your interest, you can find more about the book here. If you like what you read, please consider contributing by filling out the anonymous survey here.

With your help, I hope to offer an authentic look at what studying this field is like in 2015, and I want to provide a sense of guidance and community to those who may feel like they are lost in the chaos that often is college.

Please share this with your friends if this project is something you support! Thank you!

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ArtHistory.us is a forthcoming open access art history journal that seeks to intersect the academic and public realm by providing a platform for the free interchange of ideas between people, regardless of where they are on their academic or professional journey.

We are currently seeking submissions on any area related to art history or visual culture in preparation for the release of our live website. We encourage authors to think creatively about including any digital resources that could enhance their papers. We have already accepted fantastic papers on topics ranging from Botticelli’s Birth of Venus to Hokusai’s The Great Wave off Kanagawa. 

Whether you are an art enthusiast or a student of art history, if you have something to say about an artist or artwork that you would like to share with a global audience, consider submitting an article today! 

histoire de l'art

La fondation de nouvelle discipline constitue, au XVIIIe siècle, un événement majeur dans l'histoire de la pensée occidentale. Non seulement elle contribue à cette unification du savoir laquelle aspirait Descartes au siècle précédent, mais elle permet de distinguer entre divers domaines jusque-là indistincts et que l'on confond parfois aujourd'hui encore. Ce qui signifie, pour le dire simplement, que toutes les disciplines qui s'intéressent à l'art, aux œuvres, aux artistes ou aux beaux-arts ne relèvent pas de l'esthétique au sens désormais admis même si ces domaines lui sont apparentés. Ainsi l'histoire de l'art, elle aussi naissante au XVIIIe siècle, grâce notamment à l'ouvrage de l'archéologue Johann Joachim Winkelmann Histoire de l'art antique (1763), dispose-t-elle d'une méthode et d'un objet conformes à sa visée : comprendre les œuvres, les écoles et les styles dans le temps et le lieu où ils apparaissent. Quant à la théorie de l'art — si l'on entend par là la réflexion que certain artistes ont appliquée soit à leur propre pratique, soit aux arts de leur époque, qu'il s'agisse de la Poétique d'Aristote, du Traité de la peinture de Léonard de Vinci ou de l’Art poétique de Boileau, elle ne saurait se confondre avec l'entreprise de conceptualisation tentée par l'esthétique.
Marc Jimenez, Qu'est-ce que l'esthétique, Gallimard, Paris, 1997, p. 21.

Critiques d’art dare

                                                                                                le 16-03-15

L’exemple du David  de Michel- Ange


Un jour à la radio, on parla du David de Michel ange. L’expert invité sur le plateau évoquait la posture presque peu académique, inadéquate anatomiquement, de cette statue. Entre la répartition des masses du corps et le déhanchement du sujet, provoqué par le poids du corps reposant sur une jambe, ce qui est certes très classique) ; au niveau des reins, ça vrille un peu…  C’est très discret, il faut le voir sous un certain angle, de dos, pour s’en rendre compte. Et notre expert se lance alors dans toute une explication, que Michelange voulait exprimer par là ceci ou cela, accentuer tel aspect du physique du héros, et que donc symboliquement, patati patata. Je ne me souviens plus des détails, mais c’était amplement argumenté, mais il partait du principe que c’était un choix positif du sculpteur. De l’avoir taillé comme ça précisément, son David.


J’ai admiré l’exercice de style, sauf que c’était du vent intégral.
Retour sur les faits.


Il était une fois, à Florence, un bloc de marbre de Carrare qui attendait d’être sculpté. C’est en 1463 qu’un artiste, Agostino di Duccio, imagina faire une sculpture, pas du tout un David à l’origine. Il se mit au travail mais, trop enthousiaste peut être, il entama trop le bloc pour en sortir la sculpture monumentale qu’il projetait de faire. Au bout de trois ans, il se résolut à abandonner le bloc, avouant ainsi son échec.
D’autres artistes entreprirent de finir la sculpture, sans succès. Le bloc était très imposant, et représentait, au passage, une petite fortune. La gageure consistait donc justement à n’en pas gâcher le volume, et donc d’avoir l’habileté d’en tirer parti. Elle demeura un défi pour les sculpteurs, jusqu’en 1501.
Le bloc reposait dans la cour d’un édifice florentin, après 35 ans… quand un certain Michelange déclara : « moi, je vais reprendre ce bloc, et j’en ferai quelque chose… » Ou à peu près… Mais l’idée était là. Il était encore au début de sa carrière : il avait 26 ans. Le bloc était une occasion rêvée pour briller.
Il travailla 3 ans, jusqu’en 1504. Et voilà le résultat. 


D’où, effectivement, dans le tour de rein, un ptit truc. 


Voilà l’histoire. Qu’on me corrige si je me plante quelque part… Moralité, pour le moment : dans l’analyse une œuvre, les considérations esthétiques et symboliques peuvent avoir leur intérêt, certes… Mais partir dans des considérations éthérées sans être passé par la case “contexte de création de l’œuvre” peut s’avérer périlleux. Et générer des contresens. Etre simple, ça peut être bien. Simplement curieux. A’aborder une oeuvre en se disant: tiens, c’est quoi ça? C’est de quand? ça parle de quoi ? Et outre le sujet, quelle est l’histoire de cet objet ?  Parce que parfois ça explique bien des choses… Sans oublier: pourquoi je bloque devant cette oeuvre ? quelle est l’émotion ? comment je vibre à voir cet objet ?

Voilà pour David. Parce que personnellement, il me fait vibrer.  Le voir est un ravissement.


Ex : La Ferme des Animaux, d’Orwell, Les Fables de La Fontaine, Guernica, Les Perses d’Eschyle, La série de tapisseries dites « de la Dame à la Licorne »… car toute grande œuvre est un iceberg : il y a ce qu’on en voit, et il y a son histoire, et tout le reste, cachés en dessous.