henry de monfreid

On dit que le diable a perdu l'homme en lui faisant manger une pomme, comprenne qui voudra. Moi, je dis que c'est en inventant le système de l'argent, parce que les hommes se sont pourris en voulant jouir de tout sans peiner, au moyen de cet argent qui le leur donne, sans la satisfaction de l'avoir conquis par l'effort. Alors, de déceptions en dégoûts, ils arrivent dans ce désert où le milliardaire, dépouillé de toutes illusions, se laisse mourir d'ennui, comme le Bédouin crève de soif dans le désert.
—  Henry de Monfreid

« N’ayez jamais peur de la vie, n’ayez jamais peur de l’aventure.
Faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée.
Partez, allez conquérir d’autres espaces, d’autres espérances.
Le reste vous sera donné de surcroît. »

Henry de Monfreid, Les secrets de la mer rouge

“N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure,
Faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée.

Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances.

Le reste vous sera donné de surcroît”

-Henry de Monfreid

Nous avons traité cette nature avec mépris, en esclave passive ; nous avons voulu faire mieux qu'elle, sans rien savoir de ses secrets; nous avons tenté de la remplacer par de savantes mécaniques. Tant pis pour nous maintenant si nous avons des surprises désagréables et des déconvenues d'enfant touche-à-tout. […] mon émotion devant ce monde de lumière où les éléments, dans toute leur pureté, s'harmonisent, se complètent et expriment par leur ensemble, avec tant de profondeur, cette âme universelle, cette essence divine, qui anime et donne reflet d'espérance aux formes immuable des choses inertes.
—  Henry de Monfreid
N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît.
—  Henry de Monfreid

Les secrets de la mer Rouge(extraits)

(…) Malgre ma curiosite, je ne pose aucune question, car la manie de questionner est consideree, par ces gens que nous appelons des sauvages, comme tres ridicule, et seulement excusable chez les enfants, les femmes ou les fous. L'homme superieur observe en silence et ne doit s'etonner de rien, car le phenomene ne vaut que par ce qu'il parait etre. La volonte de Dieu nivelle tout, en se substituent a ce que nous nommons les causes. On peut alors regarder l'univers comme un tableau tout en surface. En profondeur, il n'y a que la volonte de Dieu, partout la meme, dont il est insense de vouloir percer les mysteres. J'ai souvent pense que cette maniere de voir valait mieux que la metaphysique.

Henry de Monfreid,  Les secrets de la mer Rouge.