guerilleras

Niuta Tajtelbaum was a Jewish resistance fighter from Poland and is a great heroine.

This is a picture of her as a schoolgirl in 1936, when she was already a member of an illegal communist cell. During the German occupation of Poland she became feared by the Nazis as Wanda, the girl with the long blonde braids. Her youthful, innocent attitude, combined with her blonde “norse” hair made her predestined for daring actions: One time she went straight into some high-ranked German official’s heavy guarded office, shooting the Nazi right there and getting out unnoticed, the next time she’s killing a Gestapo-Officer in his own bed. She was also involved in multiple raids and sabotage-actions against the German war machine.

When the Warsaw Ghetto Uprising started, she led a group of communist resistance fighters. Her Unit fought bravely at Krasinski Square and knocked out a German machine-gun nest, as well as an SS artillery stand.

After the destruction of the Ghetto and the immediate deportation to death-camps of all the remaining survivors of that massacre she managed to get out and into a hiding place, but two months after the fightings the Gestapo captured her.

She was tortured to death by the Germans, not betraying one of her comrades nor giving the Nazis any information at all.

(for further readings: Reuben Ainsztein: The Warsaw ghetto revolt, Holocaust Library, New York 1979, ISBN 0896040070)

Gueriller@s : documentaire sur des militants transgenres et transexuels espagnols

Pareillement que pour le billet sur “Appelez-moi Kuchu”, ça sera décousu et portant surtout sur ce qui m'a marqué pendant la visualisation de ce film dans le cadre du festival Ecrans Mixtes.

Gueriller@s est un documentaire qui laisse place aux témoignages de personnes transgenres, et permet une réflexion autour du genre en tant que construction sociale et de ce qu'est la transidentité.

J'ai trouvé ce film vivifiant, même si certaines choses m'ont gênées et/ou peu convaincues : je fais référence par exemple à un des intervenants, activiste trans plutôt masculin (j'y reviendrais), Miguel je crois, qui banalise la trans identité en disant que ce n'est pas si horrible des fois, et qu'il y a des gens très bien.

Plusieurs choses intéressantes dans ce film :

  • Des arguments très forts pour que la trans-identité ne soit plus vue comme maladie mentale : une phrase qui m'a marqué de Miguel que la trans-identité est l'une des seules maladies, où on doit donner au patient ce qu'il veut pour le soigner, au lieu de lutter sur le trouble.
  • Un réel non impératif à l'opération pour vivre : plusieurs intervenants reviennent sur le contrôle des corps, et comment au final, on apprend aux trans via la psychiatrie à haïr leurs corps et donc se cacher et ne rien faire avant d'être opéré, opération qui devrait tout résoudre. Ils dénoncent une psychiatrie qui au lieu de reconnaitre les corps dans leurs diversités, on incite les trans à ne pas être heureux s'ils ne sont pas conformes à ce que la société attend d'eux. Miguel parlera notamment de sa rencontre avec un homme trans parisien qui portait fièrement un t-shirt “J'aime mon vagin”, qui l'a étonné et dissuadé de faire une vaginoplastie par la suite. Une autre homme trans insistera que pour lui, les artifices que sont les vêtements sont déjà en soi de la technologie pour vivre en homme, et qu'il n'a pas besoin de plus pour le moment.
  • Une politique du choix : bien que le film laisse une plus grande place au non-recours à la chirurgie, une personne agenre souligne que ce qui est important, c'est le choix. Seuls les trans doivent décider ce qu'ils veulent faire de leur corps.
  • Que cherchent les psys? A un moment, Miguel parle de son énervement face au psy, quand il lui demande un jour “Qu'est-ce qu'il veut/attend pour signer son ordonnance?”. En fait, rien car qu'est-ce qu'un homme ou une femme? On ne sait le dire clairement.
  • Frontières entre jeux sur les perceptions sur le genre et la transidentité : à un moment, Miguel demande qu'est-ce qui différencie tellement, une personne agenre plutôt masculine, un homme trans, ou une lesbienne butch. Bien que je trouve que ça joue sur le problématique “On est tou-te-s un peu trans”, on ne peut s'empêcher de se poser la question de ces frontières, surtout pour les personnes concernées.
  • Un accès aux changements corporels réglementé par le patriarcat : côté technique que j'envisageais peu, mais les personnes trans du film témoignent aussi de la difficulté à se procurer des hormones masculines, alors que les féminines sont plus facilement accessibles. Ou de comment altérer son corps pour prendre 4 tailles de poitrine est normal, pendant que retirer sa poitrine est un choix très scruté. Comme expliquera l'un d'eux, qu'est-ce sinon le reflet du sexisme aussi dans nos sociétés?

C'est mes notes pêle-mêle sur ce documentaire, qui est très intéressant à voir, et que je recommande si vous pouvez y avoir accès.