gare saint charles

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Laura et Mauranne, 21 et 20 ans, étaient cousines. La première était venue fêter son anniversaire avec la seconde à Marseille.

Les deux victimes qui ont succombé dans une attaque au couteau à la gare Saint-Charles de Marseille dimanche, sont deux cousines de 20 et 21 ans.

Mauranne, la plus jeune, était originaire d’Eguilles, selon La Provence. Elle allait entamer sa troisième année de médecine à Marseille, sur le campus de la Timone. Elève «brillante», selon le président de l’université Yvon Berland, elle avait réussi le concours de première année du premier coup, et obtenu une moyenne de 15 sur 20 en deuxième année.
Laura, originaire de Rillieux-la-Pape, dans la banlieue de Lyon, était quant à elle élève infirmière. Elle était venue chez sa cousine passer le week-end, pour fêter son anniversaire. Les deux jeunes femmes attendaient le train retour de Laura ce dimanche après-midi, sur un banc.

LA PUTE ET LE MAQUIGNON.

Je ne pensais pas un jour devoir haïr à ce point des gens pour qui je n’avais qu’un souverain mépris. Je parle évidemment de cette engeance « politique » dont j’ai déjà dit tout le bien que j’en pensais (lire ma chronique « Élections, piège à con ! »).

Pour autant, un vieux sang gaulois abreuvé aux sources celtes, germaniques et scandinaves jaillit parfois lorsque je croyais celui-ci tétanisé par l’impuissance devant les évènements.

Ce sang, le mien, et celui de millions de Français encore vaillants, n’a fait qu’un tour lorsque j’ai appris l’assassinat en plein jour des jeunes filles de Marseille. Et puis, me disais-je, « ça passera »…

Mais ça ne passe pas. Ça passe d’autant moins que cette fois-ci, les politiques ont tombé le masque. Et je ne parle pas uniquement du Front National dont l’inutilité n’est plus à démontrer (lire « A quoi sert le Front National ?»)

Je parle surtout des deux ordures qui ont accédé au Pouvoir par un trou de passe-passe assez ingénieux et qui ont décidé une bonne fois pour toute de ne plus faire semblant – contrairement à leurs aînés – de s’emmerder avec les symboles qui flattent le peuple, et les conséquences d’une politique suicidaire. Car, pour rappel, au lendemain du massacre de la Gare Saint-Charles, tandis que le Macron se disait vaguement « indigné » par ce meurtre, le premier ministre, lui, se confondait en ronds de jambe dans une synagogue où il était  convoqué et où pas une fois le souvenir des jeunes filles n’était abordé.

Après de tels manquements, on pouvait imaginer que les conseillers en communication allaient tenter de redresser le tir, pousser leurs champions à participer aux obsèques de Maurane et Laura, à braver toutes les conditions de sécurité (très au point pour ceux « d’en haut ») pour, enfin, se recueillir et signifier ainsi aux Français que sous le costard d'expert-comptable, battait un cœur à l'unisson.

Eh ! bien non ! Les deux quadras bien dans leurs pompes de golden boys, ont réfléchi, soupesé le bénéfice politique qu’ils pourraient retirer de leur présence à ces obsèques ; et puis, finalement, ils se sont dit que les enfants du petit personnel (le peuple) ce n’est plus utile à la boîte (la France) une fois qu’ils sont morts. Dommage collatéral de la mondialisation en somme…

Cette indifférence obscène en dit long sur l’intelligence politique de ces deux là. Macron a, pour lui, de savoir humer l’air du temps et la psychologie du peuple qui, comme tous les peuples, sait s’adapter à l'intolérable tant qu'il a à bouffer.

Il le sait et nous le savons, nous irons de massacres en massacres, de “faits divers” en “déséquilibré” sans que rien ni personne – ni moi ! – ne s’insurge autrement qu’en mots. D’ailleurs, la foule autour de Maurane et Laura ne s’est-elle pas éparpillée comme une volée de moineaux alors qu’elle aurait pu, par le nombre, maîtriser l’islamo-racaille responsable de cette tuerie.

J’ignore si cela traduit la psychologie de notre peuple, mais une chose est certaine, cette lâcheté mâtinée d’indifférence reflète assez bien celle de nos gouvernants, cette belle bande de salopes qui se reproduisent depuis un demi-siècle sous nos yeux.

Les deux jeunes filles avaient un lien de parenté. Deux étudiantes, l'une en médecine à Marseille, qui raccompagnait sa cousine Laura à la gare Saint Charles pour prendre un train pour Lyon où cette dernière était infirmière-étudiante. Elles étaient âgées de 20 et 21 ans. Elles étaient assises sur un banc en attendant le train, lorsqu'un individu armé d'un couteau a agressé mortellement les deux jeunes filles. Les faits se sont produits sur le parvis, en haut des 104 marches de l'escalier monumental, vers 13h45.L'assaillant aurait égorgé la première victime, avant de revenir sur ses pas et de poignarder la seconde.