gambader

Laissez-nous un espace pour rire pour danser, laissez-nous gambader n'importe où et nous perdre, trébucher sur un tronc couché et tomber notre long, nous tromper, pas une fois,mais dix, mais cent, refaire les mêmes erreurs, sans profit, sans regret…
—  François Roustang

Dimanche soir

Le ciel s’est un peu durci en fin d’après-midi. Je ne me souviens plus si, au cours de cette journée ensoleillée, je suis mort une fois ou deux. Mais je suis sûr que j”ai traversé des nappes de lumière noire où filaient des étoiles aveuglantes, et senti mon cœur gambader comme un chien fou, tout à une nouvelle simplicité d’être. Nulle angoisse, une libération plutôt.

aujourd’hui est un de ces jours mystères
où tout s’entête à aller de travers
moi je m’en fou je peux me saouler
allez gambader et tout oublier
mais je sais bien que tout cet amer
finira par me faire chialer sous un réverbère
alors j’essaie de m’habituer
c’est vrai, on peut pas tout le temps gagner