fourrer

J'ai encore envie de te fourrer avant que quelqu'un d'autre ne le fasse.“
"Tu t'es déjà faite baisée ?”
“Tu es en train de m'avoir comme il y a 10 ans.”
“Ne t'en vas pas raconter ce qui s'est passé aux autres je vais encore passé pour un connard!”
“Mon père avait raison : fait du bien à un chien, il te chie dans la main.
—  En couple depuis 10 ans, mariés et deux enfants, ce furent les mots de mon ex mari après m'avoir annoncé qu'il me quittait pour reprendre sa liberté disait-il. J'ai fait de mon mieux pour accepter cette nouvelle subite, pour ne pas le culpabiliser j'ai pris sur moi ma peine : c'est dur pour celui qui reste certes mais on a le droit de ne plus aimer après tout. Ces trois premières phrases sont textuellement ce qu'il m'a dit lors d'un moment intime que nous avons eu une semaine après qu'il m'ait annoncé qu'il souhaitait que nous nous séparions. La dernière phrase il l'a sortie spontanément en me regardant quelques jours plus tard. Les mots peuvent détruire insidieusement, ces mots me hantent encore parfois et m'empêchent de reprendre confiance. Deux semaines après notre divorce il s'installait en couple avec sa collègue de travail. J'ai longuement hésité à témoigner et puis je me suis dit : ça n'est pas à toi d'avoir honte, et tout ceux et celles qui vivent ce genre de situation doivent en prendre conscience. 
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PORTRAIT - FRANCIS HUSTER : L’EXALTÉ PERPÉTUEL

Rencontre lyrique avec l’acteur qui vit pour s’enflammer sur scène à jamais et qui souhaite à chacun l’exultation la plus grandiose.

Il tutoie d’emblée et on ne tarde pas à en faire autant. Cela devait se pratiquer ainsi sur les scènes fraternelles des théâtres avant qu’on ne voie le vide à travers les planches. On se croirait revenu à Libé au temps ancien de la camaraderie égalitaire et de ses signes ostentatoires.

Pendant l’entretien, Francis Huster se dresse souvent, silhouette tout de noir vêtue avec juste un crocodile égaré sur le paletot et des croquenots très chaussures de chantier, non-élégance vague de qui a autre chose à penser qu’à se cravater en dandy. Et puis il tend le bras et commence à déclamer les tirades de ses propos qui, au début, font dresser un sourcil perplexe mais qu’on découvre plus complexes et plus sombres qu’imaginé. Il publie ces temps-ci une adresse à la France saisie par le rance, qui s’intitule N’abandonnez jamais. Ne renoncez à rien. Ça sonne comme un manifeste vitaliste doublé d’un précis de développement personnel. Il fait l’éloge de l’excès, de l’échec, de l’intensité, du rire, de la désobéissance. Mais c’est aussi une méditation sur la schizophrénie du comédien, pathologie qu’il connaît bien. Et c’est enfin une ode à Molière, homme commun sauvé par son art, bouffon tragique disant son fait au roi des rois, moqueur moderne des travers éternels de ses contemporains.

Molière est mort en scène, et Huster fera de même. C’est écrit, c’est certain. Il déploie son agenda et montre les semaines colorées au Stabilo. Aucun blanc, nul repos. Il joue chaque soir comme s’il s’était engagé dans une tournée qui ne finirait jamais. Actuellement, il alterne évocations de Camus, Musset, Horowitz, monologue personnel et duo écrit par Laurent Ruquier où il incarne un bourgeois de gauche face à un ouvrier de droite. Chez Huster, le citoyen vote évidemment comme le comédien. Il dit : «On ne peut pas être un artiste sans être de gauche.»Ensuite, ça se complique un peu : «La droite va vers l’élévation quand la gauche plonge dans le puits pour en sortir la vérité, après avoir cherché dans le mal, dans la merde.» Et il insiste, faisant ronfler un vocabulaire qui mêle grands sentiments et canailleries, termes académiques et grivoiseries. On s’y perd un peu avant d’entrevoir ce qu’il veut dire, sans en être tout à fait certain : «Mon ventre est de droite. Mon dos est de gauche. Il faut avoir du respect pour les deux côtés.» Il ne déteste pas la compagnie des puissants avec lesquels il sait être à tu et à toi. Avec Mitterrand, ils parlaient de Louis Jouvet et des fesses de Bardot. De Chirac, il aimait la «droiture d’homme». L’un et l’autre ont remis la Légion d’honneur à ce trusteur de reconnaissances. Pour parler du petit dernier, il envoie un mail tardif : «Macron avait le profil idéal du président. Il est de face maintenant. Nous le regardions. C’est lui maintenant qui nous regarde. Que voit-il ? […]. Macron voit une France qui refuse de sortir de son coma. Qui voudrait que tout redevienne comme avant. Comme si elle avait fait un mauvais rêve, un cauchemar de dix ans. La France doit oser enfin […]. Je lui souhaite de réussir comme Kennedy. Seul contre tous et seul pour tous.» Faudra juste que Macron évite de se promener en décapotable à Dallas.

Francis Huster se laisse difficilement interrompre, et cela n’a rien de désobligeant. Qui donc peut envisager de couper la parole à l’acteur à la puissance mille ? Chez lui, il n’y a jamais de baisser de rideau. C’est ainsi, et il faut le tirer fortement par la manche pour le faire redescendre. Sa sœur Muriel n’a pas tort de le décrire «bavard et passionné».

Il a les index tordus par l’arthrose, et c’est à se fourrer le doigt dans l’œil devant ce temps qui passe et qu’on n’a pas vu venir tant Francis Huster, 69 ans, garde dans l’imaginaire français l’aura du jeune homme vibrant et fougueux, courageux et idéaliste, romantique et romanesque. Il est Lorenzaccio allié à Fanfan la Tulipe, Rodrigue plus encore que Roméo. Et il est évidemment ce petit frère de Gérard Philipe qui ne s’est pas rendu compte que Jean Vilar et le PC sont morts depuis longtemps, ni que le Festival d’Avignon préfère désormais les cris du corps aux textes du répertoire.

Francis Huster fut un sex-symbol un peu particulier. Il avait le talent classique d’un Pierre Niney, l’envergure physique en plus. Fils d’un directeur commercial chez Lancia et d’une couturière d’origine juive polonaise, il était tête de classe, prix du Conservatoire et sociétaire du Français. Il embarquait ses admiratrices dans un imaginaire princier et charmant où la crapulerie prosaïque n’avait pas cours. Comme les hommes sont souvent assez ignares en esthétique masculine comparée, passons sur la rive féminine. Critique suisse, Nathalie Monam détaille bien cet engouement (cul)culturel très genré : «Cela date des Dames de la côte, une saga télé du début des années 80. J’avais 15 ans et je voyais en l’acteur l’homme idéal. Il était théâtral et attirant dans la diction, avec cette bouche à croquer, étonnante, le charnu placé de part et d’autre, loin de l’effondrement médian. Et puis il y avait cet équilibre du rose des lèvres, du gris bleu des yeux (a-t-il réellement la prunelle schiste ?) et de l’ondulé brun des cheveux. Sans oublier le léger angle du regard, ce biais déclencheur de désir de protection. Bref, ses traits s’ajoutaient au scénario historico-féministe de la série pour séduire à peu près toutes les téléspectatrices.»

Si la frange a dégagé du front, le cheveu a blanchi modérément, et la santé est bonne. Francis Huster est resté cet avant-centre qui mettait des buts comme on tatane. Au tennis, évidemment, il était McEnroe, montait au filet et se faisait passer. Il a cessé de se dépenser à tous les vents. Au miroir, quand il se regarde, il se console plus qu’il ne se désole. Il dit : «C’est comme dans le Portrait de Dorian Gray. Mais je ne sais pas ce que j’ai laissé en gage.» Il détaille : «Je ne bois pas, je ne bouffe pas, je ne prends aucune pilule.» On ajoutera qu’il dort très peu.

Longtemps, il a joué au fantôme de l’opéra. Il se laissait enfermer et squattait les loges, s’enroulant dans des couvertures de hasard. On ne jurerait pas qu’il ait cessé. Il est incapable de partager un lit au long cours et de border au carré un quotidien classique. Avec ses amantes, il confond souvent fiction et réalité. Il a rompu avec Adjani car il lui reprochait de quitter la Comédie-Française. Il admet : «Il est impossible de vivre avec moi.» Et il se rengorgerait presque de ressembler à Sacha Guitry dont Arletty disait l’incapacité à déserter le théâtre : «Tu lui parles. Il ne t’écoute pas. Il n’est pas là.» Sur la couverture de son agenda, il a collé les photos des enfants qu’il a eues avec l’actrice brésilienne Cristiana Reali. Aux poignets, il porte deux montres. Assez tape-à-l’œil, la première donne l’heure. Banale et hors d’usage, la seconde arbore deux cœurs griffonnés au feutre rouge pour ses filles adolescentes.

8 décembre1947 Naissance. 1971-1981 Membre de la Comédie-Française. 
1998 Naissance d’Elisa. 
2003 Naissance de Toscane. 

14 septembre 2017 N’abandonnez jamais. Ne renoncez à rien (Cherche Midi).

 http://next.liberation.fr/theatre/2017/09/04/francis-huster-l-exalte-perpetuel_1594114

Vocabulaire français

fendre (v) - to split, chop, cleave, crack

aulne (nm) - alder tree

plaie (nf) - wound, cut

étau (nm) - vice

s’ébrouer (v) - to shake oneself

moignon (nm) - stump (amputated limb)

sans encombre (exp) - without trouble, without a hitch

  • encombrer (v) - to block, impede

se fourrer dans un sale pétrin (exp) - to get oneself into a sticky situation, into a real mess

  • fourrer (v) - to stuff, fill
  • se sortir du pétrin (exp) - to get oneself out of a mess, get oneself out of a sticky situation

mettre en garde (exp) - to warn

tenir à (exp) - to care about

faire la tête (exp) - to sulk, pout

caprice (nm) - whim, vagaries

couiner (v) - to whine, squeak, creak

hargne (nf) - aggressiveness, hostility, belligerence

virevolter (v) - to spin, flit, dart, race

Words taken from: La tour des anges (par Philip Pullman)

anonymous asked:

Conjugaison et articles de lois mdrrrrrrrr c'est vraiment digne dune moldu :p jme jure detre le prochain mec que tu suceras, tu va pas me reconnaitre et ten saura rien jvais teblouir de connerie jvais faire meme me faire passer pour une petite pute feministe t la prochaine sur ma liste de pute cest meme pas une blague, aussi deguelasse que tu sois je jure devant le dieu de la puterie de te fourrer avec conviction et devouement

J’aimerais bien qu’on laisse Harry Potter en dehors de cette débâcle. 

Mon petit, quand tes parents - les pauvres - ne subviendront plus à tes besoins et qu’il faudra que tu organises ta vie seul, crois-moi, la conjugaison et globalement la maîtrise de la langue française te seront d’une grande aide pour ne serait-ce que trouver un travail. En passant, pour avoir lu tous les tomes de Harry Potter en deux langues, je peux t’assurer que même chez les sorciers on maîtrise le programme de CP.

Originally posted by emilysurvivesgradschool

Quant à la loi, je te déconseille fortement de dire à un juge “mdrrrrr la loi çay pour lé moldu” le jour où tu te retrouveras en correctionnelle. Ou plutôt si, dit-le, les juges ont des journées longues et éprouvantes et ont besoin de distraction.

D’autre part, concernant tes menaces pathétiques et toujours aussi vulgaires, que dire, à part que  vu l’être humain de grande qualité que tu as l’air d’être, je ne suis pas étonnée que le viol fasse partie de tes fantasmes. Ta maman doit être drôlement fière.