fouilli

J'ai l'impression que ça y est, tu te rends compte finalement que tout ça c'était des bêtises, des très grosses bêtises. Essayer de te faire croire que tu ressentais rien, que t'étais immunisée, que t'étais bien mieux toute seule. T'as vu dans quel état tu t'es mise ? C'est un beau bordel tout ça maintenant. Tu te sentais fière à les regarder de derrière tes murs, t'avais l'impression d'être tellement au-dessus. T'avais rien compris quoi. T'avais pas senti qu'il y avait quelque chose qui clochait, qu'ça allait te revenir en pleine gueule. T'as continué à faire la fille forte. Y en a qui ont tenté de te prévenir, de te préserver. Mais t'avais pas besoin des autres. Quelle belle connerie ! Même du haut de ta fierté t'es quand même pas bien grande. C'est trop triste cette histoire. Tu comprends bien qu'on peut pas tout garder à l’intérieur ? Ça explose au bout d'un moment.
—  maux-inavoues

J'suis inintéressant, j'parle pour rien dire, j'suis bête, même pas belle, et grosse. J'suis râleuse, insupportable, insolente, paresseuse, enfantine. J'ai pas grandi, et je ne prends jamais aucune décision alors que j'ai 18 ans. J'suis peureuse, lâche et de mauvaise foi, j'assume jamais rien. Quand j’m'ecoute parler j'ai envie d'me flinguer tellement j'dis n'importe quoi n'importe comment. J'fais la morale mais j'vaux rien. J'me remplis de culture, mais c'est que du vide dans ma tête. J'ai pas d'avenir. J'sais pas exposer mes idées parce que j'suis timide, ou quand ça sort c'est toujours dans un élan de colère stupide. Ou comme maintenant dans un fouillis sans nom, en écrivant n'importe comment un texte aussi insignifiant que moi.

De toute facon, exceptés mes parents, j'manquerais à personne si j'partais.