force de frappe

L’après- attentats : appréhender la situation.

Je me permets de faire un post explicatif sur la situation géopolitique de la France car j’ai le sentiment que tout le monde s’éparpille et a du mal à voir plus loin que la douleur ou la naïveté. Là n’est pas question de sermonner, mais d’apporter des éléments de réflexion à une situation qui paraît confuse. Ce post constitue une opinion tout à fait personnelle, à l’opposé du savoir universel et j’aimerais que vous la compreniez comme telle. Awesomefrench est un blog personnel, je vous prie de laisser les querelles de voisinage sur le perron. 

48h après les attentats, on nous annonce un bombardement massif de Raqqa, haut-lieu du pouvoir de Daesh, en guise de représailles. Bien fait pour certains, qui pensent qu’il faut se venger; horreur pour d’autres, qui pensent aux populations civiles. 

Tout d’abord, il faut comprendre le type de frappes qu’a décidé d’effectuer le gouvernement français. On ne frappe pas au hasard : camps d’entrainement, centres pétroliers… Il est question de porter un coup majeur au fonctionnement de cette organisation terroriste. Des camps d’entrainement, pour prévenir la formation d’une nouvelle vague de kamikazes, et des centres pétroliers pour l’empêcher de s’enrichir et de posséder une puissance économique certaine. Il ne s’agit pas d’écoles, d’hôpitaux, de magasins. La “vie quotidienne” n’est pas ciblée, c’est l’organe intime de l’organisation qui est visé actuellement, et lui uniquement. Jusqu’à présent, les diverses opérations internationales visaient à stopper la conquête de nouveaux territoires et donc prévenir la prise de nouveaux capitaux… et aussi de nouvelles victimes. 

Les populations civiles locales ne vivent pas paisiblement leur vie dans l’espoir d’un recul de Daesh. Elles vivent sous la terreur de l’organisation : décimées, persécutées, exploitées, pillées… La terreur ne se situe pas uniquement dans les bombardements, elle se vautre dans la torture, les meurtres, la barbarie de l’oppresseur d’une manière générale. 
Les populations civiles n’émigrent pas par peur de la mort. Le chemin vers l’Occident est long et tout aussi mortel : ils se font tirer comme des lapins par Daesh et leurs soutiens, sont volés et abusés en “échange” d’une place sur un bateau précaire, sur lequel ils ont toutes les chances de mourir, pour rejoindre un hypothétique pays où ils savent pertinemment qu’ils seront persécutés aussi. Ce qui… 

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