flottent

seraffine  asked:

C'est quoi les personnages que tu as créé dans ta tête ? C'est quoi ton signe astrologique ? C'est quoi ton prénom ?

Les principaux sont Loup, Elena, Junie et Faust. Ils sont tous différents. J’en ai abandonné certains, mais ils flottent toujours dans ma tête. Surtout Loup. C’est un peu un ange gardien. Quand je suis seule et que j’ai peur, il est là, il me protège, il est bienveillant.

Je suis scorpion et fière de l’être !

Je m’appelle Alice, et toi, je crois que c’est Pauline, c’est bien ça ?

15 décembre 1840 - 

Le retour des cendres de NapoléonParties de Sainte-Hélène le 18 octobre 1840, les cendres de Napoléon Bonaparte entrèrent à Paris le 15 décembre ; débarquées de la Frégate “Belle-Poule” à Cherbourg le 8 avec les commissaires de Louis-Philippe chargés de leur rapatriement, elles avaient suivies la Seine jusqu’à Courbevoie, petit havre fluvial que le vapeur “Dorade 3” qui les transportait toucha le 15 à neuf heures. A dix heures, on installa le sarcophage - il mesurait douze mètres, pesait onze tonnes ! - sur une plate-forme attelée de seize chevaux coiffés de plumes blanches, harnachés d’or, et le cortège prit le chemin de la ville-capitale. Midi. Un peuple immense occupe les estrades drapées de noir dressées le long de l’avenue de Neuilly. Il braille “Vive l’Empereur !” ou pousse des cris hostiles au vaincu de Waterloo. Les canons grondent, les tambours tapent, les soies tricolores, innombrables, flottent haut… Précédée de gendarmes, la funèbre procession avance pas à pas. Elle est constituée de la fanfare des Lanciers, de soldats et de gardes nationaux à la tenue flamboyante ; d’une berline et d’une grosse voiture, la première véhiculant M. Coquereau, aumônier de la Mission envoyée à Sainte-Hélène, la seconde les commissaires ; d’un roussin gris, symbole de la monture de l’Ajaccien ; de trois cents matelots de la “Belle-Poule” ; du prince de Joinville, fils du Roi-Citoyen et chef de la Mission ; de valets habillés de la livrée de Bonaparte ; et, bien entendu, de la gigantesque caisse qu’entourent les maréchaux de Molitor et Oudinot, l’amiral Duperré, le général Bertrand. A une heure et demie, Louis-Philippe, sa famille, les autorités religieuses et laïques accueillent la bière dans l’église Saint-Louis-des-Invalides. Le souverain de Juillet bredouille quelques mots. Joinville incline son épée. Un orchestre joue le Requiem de Mozart, les prêtres chantent le Requiescat in pace. A trois heures, la cérémonie était close. Bonapartistes et orléanistes feront de la journée du 15 décembre 1840 une apothéose. Plus clairvoyant qu’eux, Chateaubriand écrira : « La masse curieuse regardait passer le cortège comme le Boeuf Gras ».Jean Silve de Ventavon