fermant

Purple Rain
Prince
Purple Rain

Je saurais même pas dire ce qu'elle me fait cette chanson. Elle vient me chercher comme tu le dirais si bien… Quand je l'écoute, je sais pas. Je suis dans un bois un soir d'été très lourd où il pleut de bonnes gouttes salvatrices sous une chaleur accablante… Cette chanson s'écoute en fermant les yeux. Voilà comment j'en traduirais les paroles…. C'est pas parfait mais c'est comme ça qu'elles sonnent pour moi et que je les interprète. C'est comme ça qu'elles me touchent. 

“ J'ai jamais voulu te causer la moindre tristesse, j'ai jamais voulu te causer la moindre peine. J'ai juste voulu te voir sourire au moins une fois, je voulais juste te voir rire sous une pluie Violette…

Une pluie mauve.

J'ai jamais voulu être ton amour d'une fin de semaine, j'voulais juste être une sorte d'ami..Mon Amour, je pourrais jamais te voler à quelqu'un d'autre, c'est une honte que notre amitié ait à s'arrêter là.

J'ai juste voulu te voir sous une pluie violette.

Mon coeur, je sais que les temps changent et il est temps qu'on se concentre tous sur quelque chose de nouveau,j'veux dire, toi aussi ;

Tu dis que tu veux un Leader…Mais tu n'as pas l'air de prendre ta décision, je pense que tu ferais mieux de fermer tout ça et me laisser te guider sous cette pluie.

Une pluie mauve. ”

 

En nous fermant complètement au monde réel, nous pouvons vivre en paix à l'intérieur du nôtre.
Nous savons bien qu'un monde sans douleur est un monde sans sensations… mais un monde sans sensations est un monde sans douleur.
—  Kevin, William. S. Milligan
Les milles et une vies de Billy Milligan, Daniel Keyes.
J'ai fermée les yeux, puis, je l'ai vu Lui. En réalité, cela fait quelques semaines que je ne l'ai pas vu. Et, le revoir juste en fermant les yeux c'était horrible. C'était horrible, je ne veux plus le voir. Juste un enfer en quelques secondes, comme un cauchemar.

Dans le tram j'ai vu un garçon qui était vraiment très touchant, il écoutait de la musique en fermant les yeux et il avait des paupières fines et lourdes, il avait l'air vraiment seul mais pas si perdu, ça m'était pas arrivé depuis longtemps d'être vraiment atteinte par la présence de quelqu'un, comme ça. Il m'a beaucoup beaucoup fait penser à Loic. Il avait cet expression tellement sensible et tout cet ailleurs dans un seul visage, puis un corps très fin mais ancré au sol et j'avais envie que ce soit mon petit frère ou peut-être, surement, mon grand frère ou certainement mon frère jumeau ou tout simplement mon ami, j'avais envie que ce soit mon ami, un ami cher.

Je veux des feux de camps sur la plage
Et chanter très fort 
Je veux aussi danser en fermant les yeux
Je veux des étincelles, de la fumée
Des choses incontrôlables et volontairement incontrôlées 

J'ai un don, celui de tout perdre. C'est un don que j'aurais aimé ne pas avoir pour être honnête. Parce que la seule chose qui importait à mes yeux, c'était lui. Alors rappelle moi de ne plus être qui je suis. Fais moi me souvenir de lui jours et nuits. J'ai besoin de lui, mais je ne peux l'avoir alors en fermant les yeux, je me remémore notre histoire.

Alors quoi? ce livre, ce n'était que cela? Ces êtres à qui on avait donné plus de son attention et de sa tendresse qu'aux gens de la vie, n'osant pas toujours avouer à quel point on les aimait, et même quand nos parents nous trouvaient en train de lire et avaient l'air de sourire de notre émotion, fermant le livre, avec une indifférence affectée ou un ennui feint ; ces gens pour qui on avait haleté et sangloté, on ne les verrait plus jamais, on ne saurait plus rien d'eux.
—  “Sur la lecture”, Marcel Proust, Actes Sud, p. 24

Je suis pas bien là, j’ai envie de chialer. Je comprends pas, j’ai toujours détesté l’école. Mais là je sature. Dès que je vois mes cours, j’ai envie de pleurer, parce que je veux pas y retourner. Avant ça allait, je faisais le taff, j’avais les notes. Mais là j’ai plus envie de faire le taff. Alors je le fais à moitié, et mes notes tombent, et ça me déprime encore plus. Je sature d’être entourée de connard, qui passe leurs temps à se mettre en avant, pour te rabaisser par derrière. Et là je sature, mais ça va être quoi après ? Je veux pas bosser comme un damné comme mon frère. Je veux pas travailler. Je sature de me lever six jours par semaine, alors que je dors pas de la nuit. Du coup je suis crevée en permanence, et je guette le dimanche en fermant les yeux et en me disant que ça passera. Mais quand je ferme les yeux et que je les réouvre, je ne me retrouve pas avancée d’une année. Je suis encore là. Et ça me déprime encore plus.

Enguelades sur engueulades et disputes après disputes, explique moi à quoi ça sert si au final tout reste pareil, aucunes évolutions mais beaucoup de régressions, quel intérêt ?
Mon avis est différent pourtant, rien n'indique que le tien est bon. Juste parce que je suis jeune je n'aurais pas le droit d'avoir raison ?
Ouvrez-vous l'esprit ou fracassez votre crâne à grand coup de pioches, vous verrez bien, ce n'est pas en fermant les yeux sur les autres que vous verrez mieux