fenetres

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Les fenêtres de Wolfgang Tillmans.
J'ai déjà posté la photo 1, j'ai même jadis tenté d'en faire une peinture…
Et je ne prétends faire découvrir ce photographe à personne. Mais bon, quand il s'agit de fenêtres, et de “messy places”, on ne peut tout simplement pas ignorer ses clichés. Ils me touchent beaucoup.

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Les fenêtres de Jan van der Kooi.
Autant de variations sur le blanc, le beige, le gris, le jaune ou le rose pâles, couleurs sœurs ou cousines dont le peintre exploite pourtant la différence. Même lorsque la fenêtre est hors-champ, la lumière qu’elle découpe et qui se dessine sur une corbeille de fruits (monochromes eux aussi) rappelle sa présence. Cadres dans les cadres, les fenêtres de Jan van der Kooi donnent à voir l’extérieur avec un prisme ouaté. La lumière qui filtre à travers les vitres ou les légers voilages est le véritable sujet de ces tableaux, pas le “dehors”. Tout est affaire d’ambiance, de douceur, d’intériorité. On sait qu’il y a un extérieur, on pourrait sortir, cette possibilité est immense d’ailleurs, mais on reste dedans pour vivre l’instant où la lumière se déplace et illumine les murs ou les objets de peu, éphémères et périssables. Les fenêtres de Jan van der Kooi nous invitent à observer le quotidien, le familier et l’éphémère, comme les pensées qui peuplent notre esprit ; elles changent et passent, dans d’infinies variations. Le soleil se déplace, et l’éclairage devient autre ; imperceptiblement, nos pensées font la même chose. C’est de ce voyage immobile que nous parlent les peintures de cet artiste hollandais, comme ses illustres ancêtres.