famille et amis

3ème entrée dans mon journal

17/7/2017

Salut,
J’attends l’arrivée de mes valises que j’ai acheté sur la journée de « Amazon Prime ». Je suis un peu nerveux à voir la quantité des choses que je peux mettre dans mes valises. Je veux pas payer les prix pour mes valises s’ils sont trop grosses pour l’avion. Je sais que je vais dépenser tout mon argent à paris mais je veux pas le dépenser à l’avant j’arrive.

Samedi je vais avoir une fête pour mon voyage. J’ai invité ma famille et mes amis. Je sais ce qu’ils vont dire à cette fête: « soit prudent parce que les attentats terroristes sont horribles en France … » mais j’habite aux États-Unis où la violence d’armes sont trop aussi donc 🤷🏼‍♂️

Quoi qu’il en soit, James (le garçon qui va en France avec moi) et moi, nous sommes ravis mais aussi fauchés. C’est pas trop grave parce que j’attends ce moment depuis 9 ans et rien va gâcher mon humeur. 😊

Je pense que la chose qui est la plus difficile pour moi est que je dois laisser mon petit copain ici. On est ensemble depuis 5 ans et demi et il va me manquer beaucoup. Et mes petit chiens aussi. J’adore mes bébés 😩

Je pense que ça suffit pour aujourd’hui.
Bonne journée!

Sinon pour la dernière petite info, j'ai fait razia chez Etam samedi pour être toute belle et sexy le week-end du 30 (prochain week-end où on va se retrouver). Ça aura fait deux mois qu'on est ensemble, ce sera son anniversaire 3 jours après … à moi de lui faire une belle petite surprise … d'un autre genre ! 😉

11 cartons

Je suis en train d’emballer toutes mes affaires dans des cartons, il y en a à peu près 11.

Dans quelques jours je vais déposer mes 11 cartons dans une nouvelle ville pour rejoindre une certaine personne que j’aime beaucoup. Ça me rend contente parce que j’aurai enfin un endroit qui sera un vrai chez moi alors que l’année dernière je naviguais entre 3 logements. Et en même temps ça me fait un peu peur parce que je quitte tout ce que je connais et je m’en vais à 140km de ma zone de confort, de ma famille et de mes amis pour tout recommencer.

J’espère que je recommencerai bien ! 

Quand le divorce n’existait pas ♥

Quand les femmes ne pouvaient pas travailler sans autorisation d’un tuteur ♥

Ou avoir de compte en banque personnel ♥

Ce qui les obligeaient à rester pour ne pas crever de faim ♥

Quand l’autorité parentale n’était pas partagée et que partir voulait dire perde ses enfants ♥

Quand la violence conjugale était considérée comme normale ♥

Quand tous vos voisins, famille et amis considéraient que divorcer était un aveu d’échec et un abandon de famille ♥

Quand on apprenait aux femmes à se taire et à encaisser ♥

C’était le bon temps!

Originally posted by samisoffthewall

Si je veux, je te jette par la fenêtre
—  Mon ex, après m'être débattue alors qu'il m'étranglait. Je l'ai griffé, il m'a dit que j'étais folle et que je ne lui faisais pas confiance, parce qu'il n'aurait jamais serré ses mains … Il m'a quittée deux fois, dont une fois la veille de mon avortement, parce que “je lui mentais tout le temps” et que j'avais des amis hommes ; il revenait le lendemain en disant que j'étais la femme de sa vie. Après qu'il m'ait presque totalement isolée de ma famille et mes amis, j'ai réussi à le quitter. Avant de le rencontrer je n'aurais jamais imaginé écrire ces lignes.Tout le monde peut être victime de manipulation, ça n'est pas une question de faiblesse.

Si la personne que vous aimez vous fait souvent pleurer.

Si la personne que vous aimez vous répète que personne ne vous aimera jamais comme elle vous aime.

Si la personne que vous aimez préfère que vous portiez des vêtements moins sexy pour ne pas que les autres vous regardent.

Si la personne que vous aimez fouille dans votre téléphone ou ordinateur.

Si la personne que vous aimez vous incite à l'appeler plusieurs fois par jour, peu importe que vous en ayez envie ou non.

Si la personne que vous aimez vous interdit de parler à d'autres personnes, que ce soit des inconnus en soirée ou certains de vos amis.

Si la personne que vous aimez vous fait souvent la tête, toujours parce que votre comportement lui déplaît.

Si la personne que vous aimez vous fait culpabiliser.

Si la personne que vous aimez veut que vous passiez tout votre temps libre avec elle, même quand vous préférez être seul ou voir vos amis.

Si la personne que vous aimez vous menace de se suicider si vous la quittez.

Si la personne que vous aimez insiste, longuement, même quand vous n'avez pas envie de faire l'amour.

Si la personne que vous aimez vous insulte ou vous rabaisse.

Si la personne que vous aimez vous éloigne peu à peu de votre famille et vos amis.

Si la personne que vous aimez prend des décisions à votre place. 


Si la personne que vous aimez crie souvent, est violente ou semble énervée toute la journée (contre vous et contre le monde).

Si la personne que vous aimez choisit les vêtements que vous allez porter. 


Si la personne que vous aimez vous compare à d'autres personnes, soi-disant mieux que vous.

Si la personne que vous aimez vous fait du chantage.


Alors, s'il vous plaît, essayez de quitter cette relation toxique. Prenez soin de vous. Parlez-en autour de vous, éloignez-vous de cette personne. Cette personne ne vous mérite pas.

youtube

Court extrait - Jean Genet

“ J’ai pu avoir une vingtaine de photographies et je les ai collées avec de la mie de pain mâchée au dos du règlement cartonné qui pend au mur. Quelques-unes sont épinglées avec des petits bouts de fil de laiton que m’apporte le contremaître et où je dois enfiler des perles de verre coloriées.

Avec ces mêmes perles dont les détenus d’à côté font des couronnes mortuaires, j’ai fabriqué pour les plus purement criminels des cadres en forme d’étoile. Le soir, comme vous ouvrez votre fenêtre sur la rue, je tourne vers moi l’envers du règlement. Sourires et moues, les uns et les autres inexorables, m’entrent par tous mes trous offerts, leur vigueur pénètre en moi et m’érige. Je vis parmi ces gouffres. Ils président à mes petites habitudes, qui sont, avec eux, toute ma famille et mes seuls amis.

Peut-être parmi les vingt s’est égaré quelque gars qui ne fit rien pour mériter la prison : un champion, un athlète. Mais si je l’ai cloué à mon mur, c’est qu’il avait selon moi, au coin de la bouche ou à l’angle des paupières, le signe sacré des monstres. La faille sur leur visage, ou dans leur geste fixé, m’indique qu’il n’est pas impossible qu’ils m’aiment, car ils ne m’aiment que s’ils sont des monstres - et l’on peut donc dire que c’est lui-même, cet égaré, qui a choisi d’être ici. Pour leur servir de cortège et de cour, j’ai cueilli çà et là, sur la couverture illustrée de quelques romans d’aventures, un jeune métis mexicain, un gaucho, un cavalier caucasien, et, dans les pages de ces romans que l’on se passe de main en main à la promenade, les dessins maladroits : des profils de macs et d’apaches avec un mégot qui fume, ou la silhouette d’un dur qui bande.

La nuit, je les aime et mon amour les anime. Le jour, je vaque à mes petits soins. Je suis la ménagère attentive à ce qu’une miette de pain ou un grain de cendre ne tombent sur le parquet. Mais la nuit ! La crainte du surveillant qui peut allumer tout à coup l’ampoule électrique et qui passe sa tête par le guichet découpé dans la porte, m’oblige à des précautions sordides afin que le froissement des draps ne signale mon plaisir ; mais mon geste, s’il perd en noblesse, à devenir secret augmente ma volupté. Je flâne. Sous le drap, ma main droite s’arrête pour caresser le visage absent, puis tout le corps du hors-la-loi que j’ai choisi pour mon bonheur de ce soir. La main gauche ferme les contours, puis arrange ses doigts en organe creux qui cherche à résister, enfin s’offre, s’ouvre, et un corps vigoureux, une armoire à glace sort du mur, s’avance, tombe sur moi, me broie sur cette paillasse tachée déjà par plus de cent détenus, tandis que je pense à ce bonheur où je m’abîme alors qu’existent Dieu et ses Anges.
Personne ne peut dire si je sortirai d’ici, ni, si j’en sors, quand ce sera.

(…)

Les douces cellules de prison ! Après la monstruosité immonde de mon arrestation, de mes différentes arrestations dont chacune est toujours la première, qui m’apparut avec ses caractères d’irrémédiable, en une vision intérieure d’une vitesse et d’un éclat fulgurants, fatals, dès l’emprisonnement de mes mains dans le cabriolet d’acier, brillant comme un bijou ou comme un théorème, la cellule de prison, que j’aime maintenant comme un vice, m’apporta la consolation de moi-même par soi-même.

- Prison de Fresnes, 1942.
Jean Genet, Notre-Dame-des-Fleurs

  • - qu'est ce qui s'est passé ?
  • - quand ça ?
  • - quand tu as commencé à avoir cette douleur ?
  • - bah d'abord j'ai tenté de fuir. J'ai pensé au suicide et à la fugue.
  • - et ensuite ?
  • - ensuite j'ai commencé à essayer d'aller vers ma famille et mes amis pour essayer d'effacer ma douleur. J'ai même essayer mon petit copain, mais j'ai fini par me dire que ça ne servait à rien. J'ai vu un psy et rien n'est parti.
  • - du coup ?
  • - du coup, en essayant tout ça je me suis aperçue que la douleur était un effaçable. J'ai arrêté de fuir en fin... Je crois, puis, c'est là où j'ai commencé à survivre.
  • - et aujourdhui ?
  • - aujourd'hui, je suis entre la vie et la mort dans un coma profond en train de t'expliquer comment j'en suis arrivée là.

Coup de blues, tristesse, ce soir encore ; l'anorexie, cette putain de maladie qu'est l'anorexie me fait vivre un véritable enfer, entraînant angoisses, larmes, mutilations, tocs, et j'en passe, tout cela à répétitions, elle me coupe de tout contact avec le monde extérieur, et surtout avec ma famille, mes amis, et mon amour, elle m'empêche d'avoir une vie d'étudiante depuis maintenant bientôt trois ans, et putain, je n'en peux plus, je sature ; je te déteste saletée d'anorexie, je te déteste pourriture d'anorexie, et crois-moi, je vais te bousiller, comme tu m'as bousillée, je vais te vaincre, et bientôt, tu ne feras plus partie de ma vie, et tout cela ne sera plus qu'un mauvais souvenir, car oui, putain d'anorexie, je vais GUÉRIR, et je vais REVIVRE.

(PROMIS.)

Alexander

Un article de Léa

Le 12 mai 2001 naît Léonie. 16 ans plus tard, elle se transforme en Alexander. Elle se transforme en Il, il fait partie de ces nombreux jeunes nés dans le mauvais corps.

Dans le jardin botanique de Tourcoing, il nous explique son changement, son rapport sur lui-même mais aussi celui de sa famille, de ses amis et de la société. Il s’identifie comme transgenre, après des phases de genres binaires (gender fluid). Aujourd’hui il est dans la phase où il va bientôt l’annoncer à ses parents pour commencer les traitements. Il m’explique le principe des traitements qui entre autres nécessitent un suivi psychiatrique très lourd de plusieurs mois. Mais surtout pour les mineurs, il faut une autorisation parentale pour mettre en oeuvre cet abolissement. Au cours de notre discussion, Alex et ses deux amis venus pour l’occasion, m’expliquent l’opinion de leurs parents sur la communauté LGBT. L’un (ancienne lesbienne à présent transgenre), Josh a déjà fait son coming out lesbien plusieurs années auparavant mais pas encore son coming out pour entreprendre un début de traitement de trans-identité. L’autre (bisexuel) Hughes a fait son coming out à son entourage, sa famille et ses amis sont tolérants. 

Alexander, plus jeune

Alexander, lui, espère commencer le traitement rapidement et par la suite effectuer une mastectomie. Le changement de sexe n’est pas sûr quant à lui, représentant un pas plus important dans cette évolution. Il m’explique que parfois certains profs ont eu des remarques au cours de l’année. Des élèves ont eux aussi tenté d’en savoir davantage, il m’explique que cela ne les regarde pas et que, mis à part les réseaux sociaux, il évite d’en parler car cela ne regarde que lui. Il a malheureusement eu un trouble de dysphorie plusieurs mois, le regard des gens sur lui était compliqué avec l’idée “Je ressemble trop à une fille ils vont penser que je suis une fille’’. Le tout mélangé à d’autres soucis créait un sentiment plutôt affreux. 


Le changement et la différence se font sentir surtout lors de son année de troisième et seconde, il oscille entre des période androgyne et genderfluid pour finalement arriver sur le constat de la transidentité. Pourtant lorsqu’il me parle de son enfance, des signes avant-coureurs semblaient déjà l’avoir marqué comme porter des vêtements qualifié masculin «  Par exemple je me souviens que j'avais récupéré un sweat Diesel d'un de mes cousins et que j'étais vachement content quand je le mettais » . Il décide par la suite de m’expliquer l’origine de son prénom : Alexander. «  Cela vient du chanteur de All Time Low ( groupe de pop rock américain ) Alex Gaskarth. Et c’est un prénom que j’ai toujours adoré, puis c’est un mec que j’aime beaucoup. »

Alexander, aujourd’hui

Depuis qu’on s’est rencontré, Alex a fait son coming-out à ses parents il y a 2 semaines par lettre. Ils se sont revus il y a quelques jours lorsque Alex revenait de vacances, «  c’est pas encore bien clair, ils sont pas habitués, ils veulent qu’on en reparle, enfin bref j’attend la suite de la saga quoi. »  Mais quand nous parlons de la situation actuelle, il semble sûr d’une chose, c’est qu’il est sur la bonne voie. Il me dit que tout va beaucoup mieux, qu’il a plus confiance en lui et que l’idée d’être un garçon est beaucoup plus ancrée dans son cerveau.

ENGLISH (translated by Mathis)

On May 12nd 2001 was born Léonie. 16 years later, she becomes Alexander. She becomes a He, belonging to these many teenagers born in the wrong body.

In the botanic garden of Tourcoing, he explains his change, how he feels about himself but also how his family, friends and society feel about him and people like him. He identifies himself as transgender, after a few phases of gender fluid. These days, he’s about to announce it to his parents so he can start treatments. He explains to me how these treatments work and that an heavy psychiatric treatment is needed as well for several months. For minors, a parental authorization is needed to do so. While we’re discussing, Alex and his two friends who came for the occasion, explain to me their parents’ opinion on the LGBT community. One of them (former lesbian, now transgender), Josh, already did his lesbian coming out a few years ago but has yet to do the one to start trans-identity treatments. The other one (bisexual), Hughes, already did his coming out to his entourage. His family and his friends are tolerant.

Alexander hopes he can start the treatment quickly and then do a mastectomy. Changing his sex isn’t for sure at this time, representing a more important step in this evolution. He explains that sometimes some teachers already had some remarks during the year. Other students also tried to know more about it, but he says that it is none of their business and that, apart from social networks, he avoids talking about it because it is his own business. Alex unfortunately had a dysphoric disorder during a few moths, and the way people saw him was complicated, linked to the idea that “I look too much like a girl, they will think that I am a girl”. These both things mixed with other problems created an awful feeling.

Change and difference are mostly seen during his first year of high school and the year before, as he wavers between androgynous periods and gender fluid to finally conclude on trans-identity. Yet, when he talks about his childhood, it seems like some signs already hit him, such as wearing clothes qualified as male clothes. “For example, I remember that I took a Diesel hoodie from one of my boy cousins and I was very happy when I was wearing it”. He then decides to explain to me his name’s origin: Alexander. “It comes from the All Time Low’s singer (an american pop rock band) Alex Gaskarth. It’s a name that I always loved, and I like that man a lot”.

Since we met, Alex did his coming out to his parents, by sending a letter two weeks ago. They met a few days ago when Alex came back from his vacations: “it’s not very clear yet, they aren’t used to it, they want to talk about it again, anyway I wait for this saga’s continuation”. But when we speak about the actual situation, he seems sure about one thing: he’s on the good way. He tells me that everything is going much better, he has more self-confidence and the idea of being a boy is a lot more embedded in his brain.

Je serais anéantie. Je suis trop casanière et la famille et les amis ça compte énormément pour moi alors partir 6 ans seule et loin de tout, au secours.

Tu dois vivre toute ta vie avec toi-même. Tu peux te trouver une nouvelle compagne, tu peux quitter ta famille et tes amis, partir, découvrir d'autres villes, d'autres lieux, tu peux vendre tout ce que tu possèdes, te débarrasser de tout ce que tu n'aimes pas, tu ne pourras jamais - aussi longtemps que tu vivras - te débarrasser de toi-même.
—  Tomas Espedal, Marcher (ou l'art de mener une vie déréglée et poétique)

Aujourd’hui, c’est au tour de Guillaume et Mikhaël, les auteurs du blog Will et Raph, de se retrouver sous les projecteurs du blog de l’équipe. Ils ont gentiment accepté de répondre à nos questions et de nous présenter les coulisses de leur blog BD autobiographique. Bonne lecture !

Tumblr – Pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs ?

Guillaume & Mikhaël – Nous sommes Guillaume Morin (William) et Mikhaël Bois (Raphaël), un couple gay vivant ensemble dans la grande ville de Montréal, au Canada. Nous sommes un peu geeky, mais nous aimons les longues marches sur la plage et les couchers de soleil en amoureux. Oh ! C'est vrai, ce n'est pas un profil de site de rencontre ! Guillaume travaille dans le monde de la production de films et des effets spéciaux, il a étudié en animation 2D, en création littéraire et en scénarisation. Mikhaël travaille dans le web et est un grand amateur de tout ce qui est nouvelles technologies.

T – Parlez-nous de votre blog. Quelle est la démarche derrière celui-ci ?

G & M – Nos bandes dessinées présentent des anecdotes inspirées de situations qui nous sont arrivées, ainsi qu'à nos familles et à nos amis. On peut y lire, par exemple, notre première rencontre, nos coming-outs, nos sorties avec nos amis, notre premier bar gay, nos soirées de jeux vidéo, nos soupers de famille, etc. Bref, des situations de tous les jours avec lesquelles toutes et tous peuvent facilement s'identifier. Pour ce qui est de notre démarche, nous écrivons tous les deux des histoires. Guillaume les met en images et Mikhaël s'occupe de tout ce qui est Internet, comme les publications sur Tumblr, Facebook, Tapastic et autres.

T – D'où vous est venue l'idée de référencer votre “spectaculaire vie ordinaire” et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

G & M – On a toujours été de grands lecteurs de bandes dessinées, mais nous ne trouvions pas de personnages gays qui nous ressemblaient. Alors, nous avons décidé de créer les nôtres. Le but est de montrer que n'importe qui peut avoir une vie ordinaire. Si nous pouvons donner espoir à nos lecteurs ou s'ils peuvent s'identifier à nous, nous aurons réussi notre mission. Nous sommes “ordinaires” et ils peuvent l'être aussi. 

Selon nous, Tumblr est la meilleure plateforme pour rejoindre le plus de gens. N'importe qui peut y avoir accès facilement et suivre nos aventures.

T – Quels sont vos trois Tumblr préférés et pourquoi ?

G & M – Nous sommes toujours impatients de voir les prochaines œuvres de ces artistes :

Tohdaryl – Son style de dessin est vraiment intéressant, et Guillaume aimerait être aussi bon que lui en dessin. Et aussi il fait la série Tobias and Guy, que nous aimons beaucoup.

Plastik Addiction - Chaque œuvre est magnifique, et comme lui, nous sommes des amateurs de la série “Supernatural”.

Rebecca Sugar - C'est la créatrice de Steven Universe, pas besoin d'en rajouter.

Il existe énormément de gens talentueux qui méritent d'être suivis. Merci de nous donner cette opportunité !

T – Merci beaucoup à vous deux ! Bonne continuation. :)

Photo : @willetraph

L’accessibilité française !

Avant lecture : PMR veut dire Personne à Mobilité Réduite

Ce texte me tenait à coeur. Malgré mon handicap j’ai pu voyager dans le Monde et en France. Après mon dernier voyage de cet été, j’ai pu constater le retard français sur l’accessibilité. Beaucoup de personnes ne s’en rendent pas compte. “Mais si le progrès est en marche !” Et non.
Cet article contient donc beaucoup de blablabla, j’ai essayé de résumer au mieux ma vision de la chose. Basé que sur du vécu. Et pour la France, vous allez être choqués haha Bon j’avoue, par moment ça fait “fille vénère qui va t’écraser la gueule avec ses roues” mais en vrai je suis calme.

Tout d'abord merci aux USA, oui c'est loin de l'Europe mais ça compte.

Commençons par l’aéroport. J’arrive de Francfort à Orlando. On me fait sortir la première, mon fauteuil m’attends à la sortie. En France ? Je vous raconte ça plus bas… Aux USA, on est gentil. On entraide les personnes (handi’ ou non). Du style, il y a eu une averse à Orlando. Mes roues avant sont restées bloquées dans des dalles, même pas besoin de demander, qu'une personne venait aider mon père avec ma chaise !
On rigole avec moi de ma situation. Une fillette m’a même dit que je ressemblais à Merida.
A Disneyworld, je fais la queue comme tout le monde. Je ne passe pas par les sorties comme à Disneyland Paris. Pourquoi? Car je suis une personne comme une autre, donc la règle est la même pour tous. D'ailleurs chaque manège a sa place PMR où on peut faire rentrer le fauteuil. Sauf pour “le train de la mine” et sensations fortes, mais on va pas leur en vouloir. Sur le coup, on te fait rentrer dans un wagon normal. Et Universal Studios ainsi qu’Orlando, sont bien agencés.
A New York, un peu plus compliqué à cause des dalles dans certains quartiers, mais sinon c'est plus accessible qu'en France. Pour le peu que j’ai vu.
Et la cabine d'essayage PMR, dans plusieurs magasins, qui fait la taille de ma chambre… J'ai halluciné. Genre on peut rentrer à 5 fauteuils roulants ! (PARTY HARD A H&M YOUHOUUU)
Puis ailleurs aux USA c'est aussi bien, d'après des témoignages de confrères roulants (via blogs). Tel qu’en Californie.

Passons à l'Europe.

Espagne : A Barcelone, selon les quartiers ça l'est plus. En général, les trottoirs sont abaissés, des rampes et ascenseurs dans les magasins (grande marques ou non!). J'y vais chaque année, c'est pour vous dire comment c'est plaisant.
A Ibiza, j'y suis restée une journée. Même avis que pour Barcelone. On me prévient même quand un lieu n'est pas accessible, et ça c’est gentil.

Bruxelles, sur 10 arrêts de métros, 8 sont accessibles. (en gros) Ascenseur, petite rampe posée par le conducteur. Plutôt cool.
Seul bémol de cette grande ville : les vieux quartiers comme la Grande Place, sont remplis de pavés et de gros trottoirs. Et vraiment ça fait super mal à la longue, à cause des vibrations constantes et des secousses. Les magasins sont inaccessibles. Mais tout bétonner enlèverait du charme. Après dans les nouveaux quartiers, c'est parfait ! Et pas mal de quartiers sont prévus pour les sourds et aveugles. Avec des marquages au sol et des panneaux interactifs. Pour l’Atomium je ne paie pas comme une partie n’est pas accessible.


Et maintenant la crème de la crème européenne. L'Angleterre.

Merci d'avoir abaissé tous les trottoirs, sans rebords, rien. Et d'avoir mis des marquages au sol pour les aveugles comme à Bruxelles.
D'avoir adapté tous vos bus sauf 2 lignes (car ces bus sont anciens donc au patrimoine). Même des métros.
Le petit geste que j’apprécie c’est quand le conducteur de bus s’arrête et il se rend compte que la rampe se déplie devant un obstacle (poteau, trou…). Que faire ? Et bien, il se décale, pour que je puisse y accéder avec facilité. En France ? HAHAHAHA Je suis en mode “mission impossible”. Le gars s’en fout complet.

Pour les magasins, il y a des ascenseurs même pour un demi-étage. (ou 3 marches). Des rampes, des pentes… Et si rien n'est prévu, les vendeurs viennent m'aider. Et les chiens guides sont autorisés. Normal me direz-vous? Pas en France par endroit, “ce n'est qu'un chien”. Oui je l’ai déjà entendu.
Et magie ! Les cabines d'essayages handi sont… Libres ! Pas de cartons, rien ! Le rêve. Car en France, ça les fait chier quand un handicapé arrive.  
“Vous pouvez aller dans une autre cabine? Faut enlever tous les cartons…” Mais oui! Et mon fauteuil je le range dans ma poche ? (j’en parle plus en bas)

En Angleterre, des menus de restaurant sont en brailles.

Et merci de me demander si je veux une aide pour monter dans le train alors qu'en France je vais la chercher.
De nous accepter au travail, et de le rendre adapté. J'en ai croisé des travailleurs anglais sur fauteuil (et souvent plus imposant que le mien), en costard cravate avec les collègues lors de la pause bière ! Et franchement, ça fait plaisir. C’est une des raisons que je veut aller vivre là-bas : on te voit comme une personne “normale”. Pas seulement par la famille et les amis mais par tout le monde.

A Brighton une fête foraine est accessible. Elle est faite sur des morceaux de bois. Donc les roues s’y bloquent. Mais comme les anglais ne sont pas cons, hop ils ont fait un chemin plat ! Après tout, tout le monde a le droit de s'amuser !

Merci à eux de comprendre le mot “égalité”. *verse sa larme*


Et maintenant parlons France ! Si t'es handi, t'es niqué. T’as même pas envie de sortir tellement que c’est la merde.

Ils ont décaler la loi sur l'accessibilité pour 2018 au lieu de 2015. Rappelez-moi le parti du président svp ? Car le côté social il y est pas là. Donc évidemment tout le monde se dit “on a le temps!” Et à la date prévue, on re-décale. Comme ça l’a était il y a 20 ans.

Coté transports : les arrêts de tramways sont non conforme. Soit y a un rebord, soit un décalage car trop haut, trop bas… Et quand j’y bloque mes roues avant, je suis obligée de CRIER, oui crier, pour qu’on me vienne en aide. Oui je vous ai vu, faire comme si je n'étais pas là ! Et les métros… N'en parlons pas. (Comme je peut marcher, je le prends quand il y en a. Et souvent il n’y a QUE des marches)
Et on ose me dire à Paris, que ma place n'est pas dans le métro, qu'il y a des bus pour “les personnes comme moi”. Oui, on me l'a dit. Ou sinon de laisser ma place. (Oui, que je me lève et qu'on s'assoit sur mon fauteuil, je n'invente rien). Euh, pardon ? Et un agent RATP qui m'annonce que  "c'est impossible de rendre le métro accessible, on peut pas tout faire !“ Comment on fait Londres et Bruxelles alors ? AH OUI ! Ils se sont donnés les moyens. A croire qu’on est un problème pour la France.

Coté taxi, je me fait refouler quand je veux le prendre car "trop compliqué”. Malgré que mon fauteuil se plie. Et juste après je le vois prendre quelqu'un avec une poussette. Discrimination de roulettes là. Alors que les taxis anglais, belges et américains, sont pratiquement tous adaptés ! Y a même le petit logo dessus. Et j’ai vu ça en direct live à Londres : en fait il y a une plateforme qui se déplie à l’arrière, de façon à ce que le fauteuil rentre entièrement. 

J'aime bien le fait de ne pas vouloir vous bouger pour virer les voitures des places PMR car “on va pas se déplacer pour ça”. Ah oui, et donc moi je me gare sur une place plus étroite. Avec la galère pour sortir mon fauteuil. Et c'est plus loin, donc je roule, je roule… Et pendant ce temps le mec sans carte pour s’y garer (le macaron), est garé comme une merde et tranquillou ! Et lui qui a une putain de pente à déplier pour sortir son fauteuil électrique de sa fourgonnette ? Il fait comment ? A cause de vous il rentre chez lui ? Mais oui, pourquoi ne pas respecter les lois ?

Et les français sont connus pour être très aimable quand je demande qu'on me pose la rampe à l’entrée d’une boutique. (si il y a) Désolé de vous faire chier mais j'aimerais faire les boutiques comme tout le monde. Et ils font encore plus la gueule quand j'achète pas. Handicapée et chiante, le gros lot !
Le must c'est les cabines d'essayage PMR remplies de… Cartooons! “Non mais vous comprenez on a plus de place… Faut les stocker quelque part….” Mais oui! Alors pourquoi pas dans une des 10 cabines normales? Et pas dans la seule PMR ?! “Vous comprenez, faut qu’on les bouge maintenant… C’est du poids…”

BOUGE LES TES CARTONS BORDEL DE NOUILLES
Et des fois les vendeurs les bougent, d’autres fois non. Donc je n’ai pas le droit d’être libre d’essayer un vêtement comme toute personne. Une fois j’ai même entendue la vendeuse qui venait de bouger les cartons, dire en chuchotant à sa collègue “putain, elle fait chier…” C’est mignon. <3

Au Zénith, je suis allée voir un spectacle avec ma soeur et ma mère. On arrive un peu à la bourre. Je passe du côté accès PMR. J’arrive dans la salle qui est complète. Ma mère va voir une dame et lui demande où on peut se placer. “-Euuuh…. Alors vous deux tout en haut y a des places et la demoiselle… aux places PMR.” La blague. Les places PMR étaient prises par des non PMR. C’est cool de voir qu’on respecte les places réservées ! Et me laisser seule avec mon fauteuil en bas ? Quand y a la foule qui sortira je fait comment ? C’est dangereux pour moi et pour les autres. Car je ne suis pas le mouvement au même rythme. Au final on a pu se mettre tout devant aux places VIP. #oklm 

Finissons par l’aéroport.  “Oh trop bien on va prendre l’avion !”

Au retour des USA, je me suis arrêtée pour le changement à Francfort. Et arrivée à Marseille.
J’arrive donc dans le sud. On me fait sortir en première. Mon fauteuil n’est pas là. “Il arrive.” Ok, ouais…. Tout l’avion est sortit, 20 minutes sont passées. Je suis debout dans le couloir en train d’attendre mon fauteuil. VOUS IMAGINEZ OU PAS? Ma jambe me fait mal, mes cicatrices me tirent… Mon père s’énerve : “- Il est où ? - Monsieur il arrive, criez pas… - Je vais le chercher si vous voulez ? Aux USA il était là le fauteuil !! - On est pas aux US monsieur, on est à Marseille ici ! - Allez me le chercher ou j’y cours. *commence à s’avancer*”
Oui on nous as réellement sortit ça. Donc on a dû réclamer mon fauteuil, mon appui, mon besoin. C’est normal ? Non je ne crois pas.

Heureusement il y a des français gentils, qui me proposent leurs aides parfois et discutent avec moi dans les tramways ! Et souvent ils en reviennent pas quand je leur raconte mes histoires. “Non c’est pas possible ?” Et si mon bon monsieur. On se dit solidaire, dans le social etc. Mais que dalle.

Liberté, égalité… Accessibilité ?
On est en 2015. Mon cher gouvernement, levez votre cul du fauteuil (petit jeu de mot) et bougez-vous.

Comme dit Kendji, ce philosophe merveilleux, j’aimerais rouler cool aussi.

J’ai de la chance de pouvoir marcher, mais pour les grandes sorties il me faut mon fauteuil, je dois pouvoir me sentir libre de mes mouvements. Ne pas avoir à m’inquiéter de savoir si ma roue va se bloquer ici, si le magasin dont on m’a parlé est accessible, si la SNCF a bien pris ma demande en compte… Pouvoir me dire “yolo” partir en tramway et me balader tranquillement dans Montpellier.

Oui moi aussi je suis humaine !

J’aime mon pays, sa culture artistique et culinaire, j’aime le découvrir à travers des voyages, savoir son histoire. Mais j’aimerais surtout qu’il prenne en compte ce retard.

Merci de m’avoir lu.
N'hésitez pas à rebloguer pour que cette cause se fasse entendre au moins via Tumblr. CREEONS LA ROUE-VOLUTION !!

Yop les baguettes.

Comme c'est quasiment impossible de manifester ou se rassembler comme pour Charlie actuellement et que certains d'entre nous sont à l'étranger et qu'il est interdit sur certaines scènes de crime à Paris d'aller déposer des fleurs et des bougies je me disais que ce soir on pouvait peut être essayer d'organiser une chaîne de lumière et par exemple vers 19h heure française tous allumer une bougie chez nous ou à nos fenêtres en soutien à tout ceux qui sont morts ou blessés et à leurs familles et amis.

Peut être que si vous avez pas la possibilité ou le droit d'allumer un vrai lampion vous pouvez en dessiner un symbolique ?

Et puis on met tout ça sur Tumblr et Facebook et partout parce qu'on a pas peur. Et qu'on se soutient. (Si @anotherfrankiewarrior veux bien relayer ça comme tu connais bien plus de francophones que moi ça serait sweet ? )

Permettez-moi de vous présenter Camille de Rouville, photographe talentueux et auteur du blog Les temps sont durs pour les rêveurs, dans lequel il nous présente une série de ses plus belles photos. Son style témoigne d’une grande passion pour l’humain et la proximité, et vous serez, je crois, enchantés de faire connaissance avec l’artiste qui se cache derrière ce blog.

Tumblr – Pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs ?

Camille – Je m'appelle Camille de Rouville,j'ai 27 ans. Je suis photographe depuis maintenant une dizaine d'années. Étantd'abord passé par le numérique (via un réflex Canon EOS 350), j'ai reçu par lasuite un bon appareil argentique 24x36 (Minolta x700) qui appartenait à mon grand-père. La pratique de la photographie argentique a totalement fait évoluer mon style et mon rapport même à la photographie, de par notamment ses contraintes. Chaque photo coûtant beaucoup d'argent, je me suis vite appliqué afin de n'en gâcher aucune. Le fait de ne pas avoir de retour direct (via un écran comme sur les appareils numériques) m'a obligé là aussi à savoir en amont, et rapidement, ce que je voulais et donc à apprendre comment l'obtenir. Puis j'ai eu la possibilité d'avoir entre les mains un appareil argentique moyen format (Rolleiflex) dont la qualité m'a époustouflé. J'en ai acheté un, et m'en sers en permanence depuis trois ans. Avec un rendu pareil, je suis revenu à une photographie majoritairement en couleurs, quand je faisais surtout du noir et blanc auparavant.

T – Parlez-nous de votre blog. Quel a été le déclic pour créer celui-ci ?

C – J'ai, pendant de longues années, tenu un blog sur une autre plateforme que Tumblr, où je publiais notamment des critiques de films. Lorsque je me suis vraiment mis à la photographie, j'ai cherché un site qui me permettrait de publier plus facilement mes photos, dans une meilleure qualité et avec une communauté plus active pour les partager. Tumblr me semblait proposer tout ce que je recherchais.

T – D'où vient votre passion pour la photographie ?

C – Je suis arrivé à la photographie par le septième art. J'ai fait des études de cinéma, et je m'étais (assez naïvement) dit que si je ne savais pas cadrer une photo, ce n'était pas la peine de vouloir essayer de cadrer un plan de film ! Puis rapidement, je me suis fait prendre à la pratique de la photographie qui m'a permis de m'exprimer artistiquement, sans l'intermédiaire de personne. J'ai été définitivement passionné par la photographie le jour où j'ai compris que je serais toujours frustré par ma production.

T – Où puisez-vous votre inspiration ?

C – Je photographie surtout mes proches, ma famille et mes amis, dans mon village ou à Paris, où je vis. On m'a récemment dit que je faisais des photos « familières », qui donnent rapidement accès aux personnes et aux situations. Ça m'a plu ! La familiarité, c'est quelque chose qui s'acquiert avec le temps, alors accélérer ce processus m'intéresse. Plus largement, j'ai du mal à savoir quelles sont mes références. Il y a évidemment quelques photographes dont je me sens proche, mais je pense que je suis plus influencé par le cinéma. Certains plans, parfois très courts, parfois sur de simples figurants, peuvent me bouleverser lorsqu'ils laissent entrevoir des histoires qui n'ont pas été racontées.

T – Quels sont vos trois blogs Tumblr préférés et pourquoi ?

Les oiseaux colorés de Fran Giffard me font rêver. La collision entre l'aspect quasi scientifique du dessin ornithologique et l'irruption du quotidien via le support des pages d'agendas personnels fonctionne parfaitement. Ses oiseaux en cages sont eux aussi très réussis.

Laetitia Fernandez fait de la photographie de tous types (portraits, paysages, fantasmagoriques ou au contraire très “documentaires”, commandes, en numérique ou en argentique) depuis longtemps maintenant. Nous venons du même village, et vivons tous les deux à Paris, mais c'est justement les résultats très différents des miens auxquels elle arrive qui m'intéressent chez elle.

Je partage avec Anna de I see therefore l'usage de la photographie argentique et la recherche de la familiarité des gens et des lieux dont je parlais plus tôt. Elle devrait publier à son tour bientôt des photos prises au moyen format ; c'est toujours intéressant de voir comment évoluent les styles avec un changement d'outil ! À suivre…

T – Merci beaucoup, Camille ! Bonne continuation. :)

Photo : Laetitia Fernandez

J’ai une pensée pour les membres de ma famille, et des amis, enfermés dans des bars, terrés en attente de la suite, bloqués dans le RER sans possibilité d’en sortir.

J’ai une pensée pour toi aussi, si tu es sur Paris, si tu connais quelqu’un sur Paris.

Enfin, j’ai une pensée pour toi, victime de l’obscurantisme, quelque soit sa forme.

Ce soir, les résultats de l’obscurantisme coulent sur le trottoir.