fallait pas

Le Youtube Game n’existe pas

Dans quelques jours, ça fera un an que What The Cut #37 est sorti, à l'époque, pas mal de gens avaient pu croire que le message de l'introduction de la vidéo était que les gens qui sortaient souvent des vidéos, c'était pas bien, et que moi j'avais raison de jamais en sortir.

C'était totalement faux, le vrai sens c'était que sur internet, il ne fallait pas se formater, qu'il était terriblement dommage de faire quelque chose parce que tout le monde le fait, ou que c'est parce que c'est la mode, ou que ça plait aux algorithmes.

Je me suis récemment coupé des réseaux sociaux et de Youtube pour vraiment me concentrer sur les projets à venir (l'écriture du film et la saga audio dont je vous ai parlé dans “Le Futur”), sachez que ça avance bien mais que c'est terriblement difficile, et c'est ça aussi qui m'intéresse, faire des choses que je n'ai pas l'habitude de faire, essayer des trucs nouveaux !

Si je me suis coupé de tout ça aussi, c'est qu'évidemment, je ne me reconnais plus vraiment dans ce qu'il se passe sur Youtube. Je pense surtout que c'est parce que Youtube ne me correspond plus, il était plus en accord avec ce que j'étais il y a quelques années. What The Cut me faisait bien marrer, et en vrai, il n'y en aurait pas eu autant si ça n'avait pas marché et si ce n'était pas devenu mon travail.

A la base, c'était un truc pour faire marrer mon cercle d'amis, je n'avais prévu à aucun moment d'avoir une quelconque “carrière” sur Youtube, chose dont j'ignorais même qu'il était possible de faire à l'époque.J'ai toujours voulu faire des films, raconter des histoires, de la musique, tout ça, je vous en parle depuis toujours sans jamais vraiment le faire. What The Cut n'était qu'un délire parmi d'autres que j'avais pu faire avec des potes (certains d'entre vous ont déjà trouvé mes vieilles vidéos et certains autres vieux projets qui trainent sur internet), il se trouve que c'est accidentellement celui qui a changé ma vie.

Du coup, j'ai du m'intéresser à Youtube, voir comment ça fonctionnait, faire grossir ma communauté, l'entretenir, sortir beaucoup de vidéos et me construire une “carrière”, alors que ça n'a jamais été mon truc de faire ça.

Je suis quelqu'un d'assez introverti, de timide et qui ne parle pas énormément, d'un coup, je me suis retrouvé avec plein de regards et énormément d'attention, chose qui était grisante pour commencer, mais au final j'ai l'impression de m'être un peu fourvoyé dans tout ça et d'avoir mis de côté ce qui me plaisait vraiment.

Je m'en fiche des nombres, des algorithmes, des scores, alors pourquoi est-ce que ça m'a autant obsédé toutes ces années ? Pourquoi est-ce que passer un cap d'abonné est si important ? Je peux tout à fait le comprendre, mais c'est juste que ce n'est pas qui je suis, et j'ai l'impression de m'être menti à moi-même toutes ces dernières années.

Il y a plein de contenus qui ne m'intéressent pas, et dont pourtant je connais l'existence et que j'ai regardé avec attention, parce que c'est mon milieu, mon boulot. Et ce n'est pas normal. Les créateurs sont tous des gens différents, et le seul liant, c'est un site internet. Il n'y a pas beaucoup de points communs entre des gens comme Suricate, David Lafarge, DirtyBiology, EnjoyPhoenix ou le Joueur du Grenier (je ne parle pas du tout en terme de qualité, mais en terme de type de contenu), pourtant, ces gens font malgré eux tous partis du même milieu, sont comparés les uns aux autres.

Qu'est-ce qu'on s'en fiche qu'une vidéo d'untel a demandé beaucoup moins de travail qu'une d'un autre créateur, tout en faisait bien plus de vues ? Pourquoi les gens se sentent “en concurrence” ? Pourquoi est-ce que c'est quelque chose d'important ? Regarder une vidéo sur Youtube ne demande aucun investissement financier, contrairement à un produit culturel comme un livre, rien ne vous empêche de regarder les vidéos de 100 créateurs différents.

Je ne comprends pas en quoi toutes ces thématiques sont intéressantes, je ne comprends pas pourquoi on compare le travaille d'un let’s player à celui d'un réalisateur de court métrage, pourquoi on compare quelqu'un qui parle de science, à quelqu'un qui fait de l'humour ? Juste parce que les gens sont sur la même plateforme, et c'est idiot.

Youtuber avant d'être créateur, c'est hélas un constat qui revient de plus en plus. Les créateurs se formatent pour plaire aux algorithmes, pour faire grossir leur vues, et leur porte-monnaie, mais n'est-ce pas dommage d'emprunter une voie comme celle-ci pour se forcer à produire un contenu qui ne nous ressemble pas ? Avec en plus le risque que les vidéos deviennent totalement dénuées de sens si on les regarde des années plus tard. Le nombre de fois où je me dis “j’aurais pu mieux faire” si je ne m’étais pas forcé à correspondre aux canons de Youtube est bien trop grand.

Si tu veux faire des vidéos de toi en train d'ouvrir des cartes pokémon, fais le si ça te fait plaisir, si tu veux parler de l'histoire Allemande entre 1788 et 1852, fais le si ça te fait plaisir, si tu veux donner des conseils Make-Up, fais le si ça te fait plaisir !

Arrêtons d'avoir une échelle de valeur et un mépris qui n'a pas de sens, les vidéos d'EnjoyPhoenix ne sont pas pires, ni meilleures que celles d-E-Penser, elles n'ont juste pas de raisons d'être comparées. Le seul point commun c'est toujours Youtube, et ça ne reste qu'un hébergeur, et nous avons choisi celui-ci car c'est le plus gros, et c'est celui où nous avons le plus de chance d'être regardé, c'est tout.

Le Youtube Game n'existe pas parce que son existence même est absurde.

Youtube a tout de même changé ma vie, m'a permis de vivre de choses que j'aime faire, de me mettre enfin à des projets qui semblent plus que jamais réalisables ! Et c'est aussi grâce à vous, qui avez donné une chance à ce que je fais, et c'est en partie pour ça que je souhaite que le film soit disponible gratuitement sur internet, car c'est, entre autres, vous qui avez permis, sans même que vous le vouliez, la concrétisation possible d'un projet comme celui-ci, et probablement d'autres à l'avenir !

Je reste un profond défenseur d'internet, et de ce que ce dernier permet. Internet c'est moi, c'est vous, c'est tout le monde, chacun a sa pierre à apporter à l'édifice, tout le monde peut changer le visage du net.

Essayons d'en faire un lieu de diversité, où chacun fais les choses à sa manière et avec son bagage culturel, son vécu et sa façon de faire les choses.

Merci à vous de le faire vivre, et d'essayer de lui donner le plus de bon sens possible, bonnes fêtes de fins d'années ou que vous soyez, et à bientôt !

LOVE ! tl;dr

T'aurais dû voir dans quel état elle était… j'avais beau lui donner toutes les raisons possibles, elle refusait d'admettre qu'entre nous, ça n'allait plus. Une vraie tête de mule, cette fille; mais elle me déchirait le cœur. Un coup elle me murmurait en sanglotant qu'il ne fallait pas que je parte, un coup elle me criait toutes les erreurs que j'avais pu commettre. Elle pouvait déguiser son regard de colère et de furie, ses yeux ne trompaient pas; elle était vraiment triste. Je savais que je lui brisais le cœur, mais le mien se brisait aussi. On ne pouvait pas rester comme ça, il fallait bien que l'un de nous deux s'en aille. Ça ne pouvait pas être elle, alors se fut moi.
—  lespiquresaines
Je lui répétait sans cesse qu'un jour je partirais, qu'il ne fallait pas qu'il s'attache. Je crois que j'essayais de me convaincre moi-même que je le ferais. Mais il est partit avant même que j'ai le temps de lui avouer que je l'aimais et que je ne partirais pas finalement.

Fallait pas m’écouter… Même si je te crie de partir reste putain parce que tu m’aime, pas vrai ? On ma dis un jours que si la personne que j’aime me criai de partir je devais rester parce que c’était justement à ce moment là qu’elle avais le plus besoin de moi… 

Le chat croit que fixer la fenêtre va la faire s’ouvrir. Ou que je vais me lever du canapé pour la lui ouvrir. Ce chat croit que je suis à son service. 

June 26th, 2015 - Supreme Court rules in favor of same-sex marriage nationwide. Congrats USA! ♥

Hey euh, c'est moi
Je sais que tu t'attendais pas à mon appel
je sais que
que tu voulais pas forcément entendre ma voix
en plus c'est pas franchement la plus
enfin tu sais la plus
laisse tomber
en fait tu sais tout ça sur moi et tu sais aussi que je suis pas franchement du genre à l'aise au téléphone
donc
excuse moi
en fait je t'appelais pour te dire que
attends y a un truc sur ma jambe c'est gênant
excuse moi
en fait donc oui je t'appelais pour te dire que j'étais
désolé
pour pas mal de choses en fait
faut que j'arrête avec mes en fait
mais en fait m'excuser d'avoir pris autant de temps pour t'appeler
j'osais pas franchement
parce que tu sais ils auraient tous dit que j'avais un problème
que j'étais malade
qu'il fallait que je me fasse soigner
et j'ai été
pas mal entouré ces derniers temps avec
ton départ
ils m'ont tous dit que je devais pas être tu sais
qu'il fallait pas me laisser avec moi-même
comme si
comme si leur présence allait changer quelque chose à ton absence
c'est
ma première soirée où je suis sans personne autour
et je réalise que maintenant qu'il n'y a personne je veux quelqu'un
et
ce quelqu'un c'est toi donc
je t'appelais en espérant
tu sais
tomber sur ta voix mais c'est raté
donc
je me retrouve face au vide
on m'a dit que t'étais plus

que c'était fini
et c'est un peu bizarre de le dire, que je le dise
en fait ça sonnait mieux dans la bouche des autres
j'ai pas su te sauver pas vrai
tu m'en veux je crois
non c'est sûr je le sais je te connais j'ai fini par
tu sais
savoir toutes ces choses sur toi
toutes ces choses qui font que je suis là aujourd'hui
à t'appeler
à essayer de retrouver ta voix tes mots
essayer de m'imaginer ton visage ton sourire tes lèvres violacées ton odeur de tabac froid ton teint pâle tes bras maigres ta peau tes poils qui se hérissent quand j'embrasse ton cou tes cheveux toi toi toi
j'essaye de te retrouver toi
et
j'y arrive pas
enfin bref
tu sais tout ça parce que
tu lis en moi comme si j'avais mon esprit tatoué en manuscrit sur le front
mais tu me manques
et ça je sais pas si tu sais
en fait je te l'avais jamais dit
je l'ai souvent pensé mais jamais dit j'osais pas
c'est pas trop mon genre de dire ça
donc ouais
tu me manques
tu me manques et de plus en plus parce que
même si ils réalisent pas que j'ai compris je sais que tu reviendras pas
t'as trop traîné aux bords des ponts des buildings
aux abords des boîtes de nuit de la drogue de l'alcool
des conneries
t'as trop flirté avec tout ça et
et
et tu m'en parlais mais je répondais pas je crois que
je me mentais à moi même
tout ça ça existe pas
ça existe pas
ça existe
ça
enfin tu sais
tu me manques et
je crois que c'est demain ton enterrement ou
après demain
j'ai plus conscience des jours qui passent mais
j'ai conscience que la maison dans laquelle je vis
t'y passeras plus jamais une seule seconde
que y aura plus jamais ta chaleur ton odeur que ton regard se posera plus
sur toutes ces choses que tu détestais parce que ça m'appartenait
toutes ces choses que tu adorais parce que ça m'appartenait
sur tout en fait
ton regard ne se posera plus sur rien du tout
parce que
tu sais
t'es plus là
t'as abandonné lâchement
tu crois que ça règle tout de se tuer pas vrai
ouais t'as refait le monde ça c'est sûr
t'as refait le mien
t'avais tout détruit pour tout reconstruire en plus beau et là
t'as tout détruit encore une fois mais tu laisses le chantier
un putain de terrain vague
euh
excuse moi je m'emporte mais
c'est vrai quoi tu savais que ça m'énerverait
enfin bref
je te vois demain
ou après demain enfin à l'enterrement tu sais
enfin non tu sais pas tu sais plus rien
c'est des conneries tout ça
puis tu me trouverais pathétique si tu me voyais t'appeler comme ça pour
essayer de retrouver un peu de toi
alors que t'es plus rien
t'étais déjà pas grand chose quand tu bougeais encore alors
maintenant que t'as mis fin à tes jours comme tu le disais si
poétiquement mais avec ta grosse voix
t'es plus rien du tout
mais
ce rien du tout me manque
mais c'est vrai que t'es plus là
même si ils réalisent pas que j'ai compris je sais que tu reviendras pas
je sais que tu t'attendais pas à mon appel
je sais que
que tu voulais pas forcément entendre ma voix
mais voilà tu me manques

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur, tant de fois ! J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)… Mais j'ai survécu ! Et je vis encore !
—  Charles Chaplin.
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Àmis et familles qui avez suivit nos aventures, j'arrête le blog car lundi 20 février Philippe a chuté lourdement dans une piste boueuse à l'entrée du Salar de Uyuni que l'on devait visiter le lendemain.

Par chance il y avait un hôpital de province de type Marocain, soit sans médicaments qu'il fallait allé chercher à la pharmacie d'en face et quand à la propreté il fallait pas être regardant car même les chiens rentraient.

Bilan, péroné cassé et tibia fendu, après 4 jours de galère avec Mondial assistance qui a été INCAPABLE, car cela a été des INCAPABLES pour nous apporter une solution d'évacuation et de soin à Philippe.

Ce midi jeudi 23 février, grâce à un jeune médecin de l'hôpital qui avait pris en charge Philippe à son arrivée et un paiement cash de 1000€ pour affréter une ambulance de la clinique privée de Uyuni ( 4/4 avec un brancard, bonsoir le confort avec 8h de route ),Phillipe a pu partir pour La Paz où ont va lui mettre des plaques et après rapatriement par avion sur la France.

Nous avons fait aussi les démarches auprès d'une société pour rapatrier la moto de Philippe en passant par un office notariat local qui fonctionne comme une épicerie afin de donner dès procurations pour faire voyager la moto.

Quand à moi (Jo), je reprend la route demain vendredi pour rejoindre Valparaiso en 5 jours par les grands axes où je doit mettre en caisse ma moto début mars.

J'aurai aimé finir de vous raconter cette aventure, mais le destin en a décidé autrement, merci à vous tous qui nous avez suivit pratiquement tous les jours.

FIN Avec une pensée à Philippe qui avait passé des mois à préparer ce voyage EXTRAORDINAIRE !!! Merci à lui pour tous ce que l'on a pu voir et vivre.

Macron revendique un "discours de vérité" sur l'Algérie

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a revendiqué jeudi un “discours de vérité” sur l'Algérie après des déclarations sur la colonisation, un “crime contre l'humanité” selon lui, qui ont suscité un tollé à droite.
“Cette détestation de notre histoire, cette repentance permanente est indigne d'un candidat à la présidence de la République”, avait répliqué mercredi le candidat de la droite, François Fillon, lors d'un meeting à Compiègne.
Les détracteurs de l'ancien ministre de l'Economie ont omis de citer la deuxième partie de son propos tenu lors d'une interview à une chaîne de télévision algérienne, dans lequel il estimait qu'il ne fallait pas “tout balayer” du passé.
Dans un enregistrement vidéo destiné aux réseaux sociaux, l'ancien ministre de l'Economie, deuxième dans les intentions de vote derrière la présidente du Front national, Marine Le Pen, a rappelé jeudi que “l'équivalent d'une vie d'homme” s'était écoulé depuis la fin de la guerre d'indépendance algérienne.
“Sommes-nous aujourd'hui condamnés à vivre à jamais dans l'ombre de ce traumatisme pour nos deux pays ? Il est temps de clôturer ce deuil. Il faut pour cela avoir le courage de dire les choses et de ne céder à aucune simplification”, a-t-il dit.
Il estime dans cet enregistrement que la colonisation a “entraîné la négation du peuple algérien” et “produit une guerre qui n'était pas digne de la France, parce que des actes inhumains, de la barbarie, de la torture ont été commis”.
Il assure cependant les anciens combattants que ses propos à la télévision algérienne ne les visaient pas mais entendaient reconnaître une “responsabilité de l'Etat français”.
Emmanuel Macron ajoute que la colonisation a également “introduit une modernité par effraction” en Algérie, à laquelle “des dizaines de milliers d'instituteurs, de médecins, de fermiers ont beaucoup donné”.
A la veille d'un déplacement dans le sud-est de la France, il adresse un message aux nombreux descendants de rapatriés d'Algérie, les “pied-noirs”, et “harkis”, qui combattirent du côté de l'armée française, vivant dans cette région.
“Les pieds-noirs ont été les victimes de la politique algérienne de la France avant comme après la guerre”, dit-il.
Quant aux harkis, ils ont été “les victimes de la trahison de l'Etat français”, qui les a abandonnés comme il a abandonné, plus récemment, ses interprètes afghans.
L'ancien ministre de François Hollande souhaite que la France et l'Algérie cessent de se renvoyer leur passé à la figure et construisent une “relation nouvelle, qui n'enlève rien à la mémoire de chacun, qui reconnaît (…) les douleurs de tous mais qui (…) les dépasse pour regarder vers l'avant”.
“Il est temps de laisser le passé passer. Sans repentance (…) mais sans refoulé”, a insisté Emmanuel Macron.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

J’m'en suis toujours voulu. J’m'en suis toujours voulu, parce que j'ai jamais été à la hauteur avec toi. J'ai jamais su être l'exemple que j'aurais du être. T'sais moi je suis un peu le genre de personne qui enchaîne les échecs tu vois, depuis toujours. Tu as dû le remarquer depuis le temps. Mon comportement t'a bousillé, mes conneries t'ont bousillé, je t'ai bousillée. J'ai toujours été le parfait exemple de ce qu'il ne fallait pas faire, de ce qu'il ne fallait pas être. J'ai jamais su prendre soin de toi comme j'aurais dû le faire. J'suis désolée d'être comme ça. Je t'aime plus que n'importe qui. Je t'aime et je t'ai bousillé.

“Elle était indomptable ,
Elle était impossible pour presque n'importe quel homme .
Jusqu'à ce qu'il apparaisse dans sa vie ;
Ils sont restés ensembles .
On n’a pas attendu pour lui demander comment il avait fait ;
Comment avait-il réussi à la dompter ?
Et il a répondu :
“ elle ,
il ne fallait pas la dompter ,
il suffisait juste de savoir la lire ,
la comprendre…

et l’aimer…”  

Le 20 novembre 1945 s’ouvrait en Allemagne le procès de Nuremberg. Il n’avait pas suffi aux vainqueurs de vaincre par les armes, il leur fallait aussi vaincre par le droit. À la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles, en faisant des ennemis d’hier les oppresseurs économiques de l’Allemagne, avait permis à son peuple de se souder, de retrouver le chemin de la fierté en retrouvant celui de la prospérité, grâce à un système qui échappait aussi bien aux spéculateurs de Wall Street qu’au dirigisme soviétique. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il ne fallait pas refaire cette erreur : il fallait en finir avec ce peuple qui menaçait les visées hégémoniques des uns et des autres sur l’Europe. Il fallait l’avilir, lui donner pour longtemps la haine et la honte d’être lui-même. Alors les vainqueurs sont devenus les porte-parole de la Conscience universelle.

Mais ce que peu de monde a compris, hier comme encore aujourd’hui, c’est que ce ne sont pas seulement les Allemands qui ont subi les conséquences de Nuremberg, c’est nous tous qui avons été dépossédés : « Nous vivions jusqu’ici dans un univers solide […] Tout était clair : le père était le père, la loi était la loi, l’étranger était l’étranger. On avait le droit de dire que la loi était dure, mais elle était la loi. » Pour la première fois, un procès se fondait sur des lois qui n’existaient pas au moment des faits, et contrairement à toutes les règles du droit, les mêmes étaient à la fois accusateurs et juges. Vae victis ! En déclarant les Allemands seuls responsables des hostilités, puis en déclarant leur guerre illégale, il était alors loisible de dire qu’ils n’avaient pas commis des actes de guerre encadrés par le droit de la guerre, mais des crimes de droit commun. Cette « juridiction internationale » – dont le ressort est toujours limité aux pays faibles ou vaincus – ouvrait ainsi l’ère d’un « univers élastique » où les lois peuvent changer au gré des vainqueurs ou des puissants. Elle effaçait aussi « le patient travail d’intégration de la prédication du Christ au droit romain » : « Tous les préceptes de conduite qui avaient cours jusqu’ici ont été écartés et à leur place a été établi l’esprit de vengeance de la loi mosaïque. »

Lire Nuremberg, c’est comprendre le changement de paradigme qui a mené au monde actuel, c’est comprendre ce qui fonde l’acceptation de l’abandon de souveraineté des nations au profit d’instances internationales, l’acceptation de devenir citoyen du monde, d’un monde où tout le monde est partout chez soi « et qu’ils ont appelé la Terre promise ».

Maurice Bardèche (1907-1998) est un écrivain et biographe français, agrégé de lettres. Spécialiste du XIXe siècle, il enseigna à la Sorbonne et à l’Université de Lille.

Problème de pc

Bonjour à tous ! Désolée pour le retard du chapitre 13, en fait il est quasiment fini (les pages sont clean et la traduction est faite, il me reste que ~20 pages où je dois taper le texte, ce qui veut dire même pas 30min de taff) sauf que…
Mon ordi a décidé de me faire chier!
Le chapitre était censé arrivé hier aprem sans soucis, sauf que j'ai eu la super idée de faire une pause, et d'en profiter pour faire les MàJ de windows… et depuis c'est la grosse merde!
Je vous passe les détails, j'en suis à ma 2ème réinitialisation du pc (la 1ere avait marché mais comme une conne j'ai refait la MàJ qui fallait pas…)
Voilà voilà, malheureusement je ne peux pas vous promettre la suite ce soir, ça dépendra de mon pc (qui n'est pas très coopératif…)
Ça m'éneeeeerve parce que j'avais quasiment fini le chapitre et j'avais hâte de vous le partager, en plus c'est un chapitre que j'aime beaucoup…
Voilà voilà, désolée pour l'attente :(