fallait pas

expressions #3

expressions #1

expressions #2


words.

- guignol (m) : someone who’s acting dumb, ex : arrête de faire le guignol!

- copain / copine : friend (also used for boyfriend/girlfriend)

- gueule (f), tronche (f), trogne (f) : face (fam)

- bin’s (m), foutoir (m), bordel (m), dawa (m) : mess (formal : désordre (m))

- fric (m) : money (formal : argent (m))

- pyj (m) : pajamas (formal : pyjama (m))

- plaie (f) “wound” : annoying person, ex : quelle plaie cette fille!

- bouchons (m) “corks” : traffic jam (formal : embouteillages (m))

- menottes (f), mimines (f) / petons (m) : hands / feet (childish)

- dico (m) : dictionary (formal : dictionnaire (m))

- marmot (m) : kid (formal : enfant (ep))

- pépin (m) : umbrella (formal : parapluie (m))

- mince / flûte / punaise / purée : crap! (polite)


expressions.

- à l’oeil “to the eye” : for free, ex : j’ai mangé à l’oeil dans cette brasserie

- en rade : out of order (formal : en panne)

- sans façons : no way!, ex : me couper les cheveux? sans façons!

- pas grand-chose : not much

- en permanence : constantly

- un moyen : a way

- eh ben dis/dites donc / eh ben ben ben : well I never

- en compote “stewed (fruit)” : aching, ex : j’ai les pieds en compote

- en bouillie “porridgey” : crushed

- bon sang : damn

- pauvre type (m) : asshole

- >>> en train de : -ing, ex : je suis en train de conduire > I’m driving rn <<<

- n’importe quoi : rubbish, ex : c’est du n’importe quoi, ton histoire! 

- de fortes chances “big lucks” : a good bet

- mal à l’aise : ill at ease

- un bout de : a piece of 

- mine de rien : although it does not seem like it

- il ne fallait pas : you shouldn’t have

- à la place de : instead of, ex : he has a bean à la place du brain

- de son plein gré : of one’s free will

- rien faire de mal : not doing anything wrong, ex : on n’a rien fait de mal!

- qu’est-ce que ça donne? : how is it going, what do you get? (about a project)

- un paquet de : a lot / group of 

- ça me dépasse “it’s overtaking me” : I don’t get it, it’s beyond me

- du coup : as a result

- il se trouve que : it happens that

- passe une bonne journée/soirée! : have a good day/evening

- en un clin d’oeil “in the blink of an eye” : very quickly

- une épée de Damoclès : a weight on the shoulders 

- c’est la meilleure de l’année (”it’s the best of the year”) : that’s the dumbest thing i’ve ever heard


verbs.

- faire le clown, v : doing stupid shit, ex : arrête de faire le clown!

- avoir qq chose sous la main “having sthg under the hand”, v : having something figuratively within reach, ex : Ross Geller must have a lawyer sous la main since he got divorced eight times already

- arranger, v : to fix, ex : je vais t’arranger ça (formal : réparer)

- faire semblant, v : to pretend

- se ficher, v : not to care, ex : je m’en fiche!

- se rendre compte, v : to realize, ex : tu te rends compte de ce que tu dis?

- faire main basse sur, v : to help oneself to / steal 

- être à la hauteur “to be to the height” : to be up to the challenge

- se débarrasser, v : to get rid of 

- planquer, v : to hide, fam (formal : cacher, v)

- n’y être pour rien, v : not having any responsibility about stg 

- se trouver, v : the thing is, ex : il se trouve que je ne veux plus te voir (the thing is I don’t want to see you anymore)

- se retrouver, v : to end up, ex : s’ils se retrouvent dans la même pièce, ils vont se disputer (if they end up in the same room, they’ll fight)

- laisser tomber, v : to give up on something/someone

- s’empiffrer, v : to stuff oneself

- être loin de, v : to be far from (figuratively), ex : il est loin d’être stupide

- faire une pause, v : to take a break

- se tromper, v : to be wrong

- faire un tour “doing a turn”, v : to go for a walk

- se dépasser, v : to surpass oneself

- faire de son mieux, v : to do one’s best

- s’envoyer, v : to eat a lot, ex : il s’est envoyé huit burgers au dîner

- poser ses fesses “to put down one’s buttocks”, v : to sit down

- rentrer dedans, v : to bump violently into someone (pedestrian, car)

- faire du rentre-dedans, v : to flirt explicitly with someone

- se sauver, v : to leave quickly, ex : I’m late, je dois me sauver! 

- se prêter au jeu “to lend oneself to the game”, v : to agree to be a part of stg

13 Reasons Why (Ou bien la série qu'il me fallait depuis quelques semaines. )

Comme je t'avais raconté, en ce moment j'ai cette obsession pour la mort, j'suis pas suicidaire, du moins je ne le suis plus. J'ai juste peur de la mort, et j'imagine c'est parce que je commence à apprécier ma vie, à aimer vivre.

13 Reasons Why est tiré d'un livre.
Ca parle d'amis qui ne le sont plus, d'amour quand on a 17 ans, de relations ado/parents, d'harcèlement, de slut-shaming, de viol, de trahison.

Hannah c'est moi, c'est toi, c'est elle, c'est nous tous.

Mon chéri à deux petites soeurs, dont une qui est en 3ème cette année. Quand j'ai annoncé que je regardais 13RW rècemment sur ma story Instagram, elle m'a écrit. Elle m'a rapporté que cette série lui parlait, parce qu'elle est en train d'apprendre ce que c'est d'être une femme dans cette société (malheureusement, non, c'est pas cool d'être une femme dans un contexte pareil), et que l'harcèlement, elle connaissait bien ce mot. Parce qu'elle l'a subit. Elle m'a dit que la série l'avait touchée, et aidée un peu. Qu'il ne fallait pas s'arrêter sur le premier épisode.
Au début je ralais un peu, parce que l'histoire est présentée sous l'aspect d'un jeu, et je trouve que c'est déplacé d'introduire un jeu dans une histoire de suicide. Mais j'ai continué. Et bordel. Oui bordel. Juste, bordel.

Il y'a déjà la bande son, qui est magnifique, et qui touche. Les musiques je les écoute encore sur mon ipod, la plupart sont magnifiques.
Il y'a ce jeu dans la réalisation, ce jeu qu'il y'a entre le passé et le présent, le personnage principal a un pansement dans le présent, comme s'il était blessé physiquement suite au suicide d'Hannah. Et les lumières changent… Couleurs chaudes quand Hannah est à l'écran. Froide quand le présent nous rattrape.
Les transitions sont bien trouvées, et même si on pense que c'est lent, que ça n'avance pas dans les premiers épisodes, les transitions rythment un peu plus le récit au fur et à mesure, et le récit devient plus intense par la suite.

Ce que j'ai aimé particulièrement, c'est que cette série n'est pas gnangnan, elle n'est pas fausse, elle décrit les adolescents comme on peut en trouver dans les lycées actuels.
Les viols et le suicide sont sans musique, sans chichi, c'est difficile à regarder, mais ça semble vrai. Ce n'est pas “glamourisé”. Parce que je vous assure que c'est pas glamour de se faire violer, moi quand ça s'est passé y'avait pas les violons qui jouaient au fond de la pièce.
La scène de suicide est vraiment violente cependant, j'ai du détourner le regard 2/3 fois, je ne pouvais pas, alors que généralement, je suis pas sensible à ça.

Le personnage principal est attachant au fil des épisodes (au début je m'en battais un peu les couilles, sur la fin j'avais juste envie de lui faire un câlin et tenter de l'aider.)

Cette série n'est pas un appel au suicide, comme j'ai pu le lire sur certains sites, mais une aide pour crier “à l'aide”. Si vous êtes perdus, seuls, déprimés, l'aide existe. Elle existera toujours. Vous n'êtes pas seul, jamais.

13RW m’a redonné cette envie de vivre, de ne pas laisser tomber, d’avoir moins peur de la mort, et l’envie de continuer cette aide que je propose sur Tumblr. 

Voilà, c'était mon avis (dont tout le monde s'en bat les couilles), sur 13RW.

Si t'aimes bien ce genre de post, mets un p'tit coeur, et dis le moi dans les commentaires.

Des bisous.

AEL

PS: Tu n'es pas seul.

- C'était toujours la même chose. Elle venait chez moi après avoir bataillé pendant 2h pour que je vienne la chercher en voiture parce qu'elle voulait pas prendre le métro. Elle était super chiante, t'sais. Pas la fille chiante que tu connais, elle, c'était autre chose, une édition limitée presque. Alors elle m'attendait à ce foutu arrêt de bus pour que je passe la récupérer avec la voiture de mon père. Elle souriait jamais, elle foutait son sac sur la banquette arrière, s'asseyait et allumer sa clope. Comme si elle avait pas eu le temps de fumer en m'attendant, parce que ouais, j'étais le connard qui la faisait attendre un quart d'heure avant de me pointer. Assez longtemps pour la foutre en rogne mais pas assez pour qu'elle décide de se casser pour avoir trop attendu. Mais elle savait que j'aimais pas qu'elle fume dans ma bagnole, putain. Après, elle parlait pas. Moi je parlais de tout et de rien, je sais même pas si elle m'écoutait, si elle m'entendait, mais je parlais quand même pour combler le silence qui pesait. Après, on arrivait chez moi et elle descendait toujours avant que je finisse de garer ma voiture, juste pour me faire chier, encore. Parce que tu vois, elle était chiante, et ça m'énervait parce que c'était le genre de truc qui était censé me faire vriller, pourtant chez elle, aussi abusé que ce soit, je trouvais ça mignon. Je souriais comme un con et finissais de garer la voiture. Elle, elle piquait mes clés d'appart pour ouvrir la porte avant que j'arrive et elle m'attendait devant l'ascenseur. Quand je la rejoignais, elle me refilait les clés d'une façon nonchalante et se blottissait dans mes bras le temps qu'on arrive au cinquième. Elle attrapait ma main et on rentrait ensemble sans un mot. Elle déposait ses affaires au pied de ma bibliothèque pour ensuite ouvrir la fenêtre et allumer sa clope. Elle fumait trop, cette gosse. Ses doigts tremblaient tellement que t'avais l'impression qu'elle avait du mal à se raccrocher à la vie, que c'était un espèce de combat qui lui prenait toute son énergie. J'attendais toujours qu'elle finisse et qu'elle se couche sur le lit. Comme à son habitude, elle enlevait son soutif et son jean pour pouvoir trainer avec le débardeur qu'elle m'avait piqué y'a 3 mois. Elle plantait ses yeux bleus dans les miens, j'te jure, c'était à la fois le meilleur et le pire moment que je vivais avec elle. D'un côté, j'pouvais comprendre la tendresse qui émanait de son regard, percevoir cette partie d'elle qu'elle ne voulait jamais dévoiler, découvrir ses sentiments, ceux qu'elle cachera toujours. Je la voyais presque à nue, timide, coeur à vif et regard sincère. De l'autre, elle me faisait flipper comme un dingue, avec son foutu regard de merde. J'te jure mec, malgré tout ce que je pouvais lire en elle, elle semblait vide. Elle semblait tellement paumée et déchirée qu'elle était devenue complètement vide. T'avais l'impression qu'elle avait fermé son coeur et son esprit pour se barricader derrière un masque, afin que les gens la laissent tranquille. Moi, j'avais pas envie de la laisser tranquille. Alors je la serrais fort contre mon cou, et elle parlait. J'étais trop heureux qu'elle se confie à moi. Puis elle finissait par s'endormir contre mon torse et je réalisais que j'étais vraiment un connard et qu'elle me le faisait toujours payer. Je ne la connaissais pas. Elle passait 4h à blablater sur tout, me faisant croise que j'apprenais de plus en plus à la connaitre, me laissant penser que j'avais le droit de rentrer dans sa vie ; pour qu'ensuite je me rende compte qu'elle ne me disait rien vraiment. Rien de personnel, je connaissais rien. Et je crois pas que ce soit une autre de ses stratégie pour être chiante, c'était plutôt une façon de me faire comprendre que je n'arriverais jamais à me foutre de sa gueule parce qu'elle serait toujours plus maligne. Alors j'disais rien, je la laissais dormir et je caressais ses cheveux. Parfait, elle trouvait ma main et la serrait fort pendant son sommeil. Parfois elle bafouillait qu'elle était désolée. Je me réveillais toujours après elle puis qu'elle avait déjà foutu le camp à chaque fois que j'ouvrais les yeux. Il y a eu des matins où j'avais droit à un petit mot pour me prévenir qu'elle avait pris un de mes pulls. D'autre où j'ai du me contenter du souvenir de son odeur et de son sourire. Quel merdier, putain. Avec elle, j'étais en perpétuelle incertitude. Je ne savais jamais à quelle heure elle avait filé, ni où elle s'était barrée et encore moins quand est-ce que j'allais la revoir, ou même si j'allais la revoir un jour. Elle était bancale, mais surtout, elle était complètement perdue cette fille. Tellement perdue que j'avais pas la capacité de l'aider.
- Et ensuite ?
- Ensuite ? Elle disparaissait, toujours plusieurs jours, jamais plusieurs heures. J'avais plus de nouvelle, rien, c'était pas comme si elle était morte, c'était plutôt comme si elle n'avait jamais existé. Je pouvais l'appeler, j'tombais sur sa foutue messagerie. C'était même pas la peine de la chercher sur les réseaux sociaux où de me pointer devant sa porte, elle était complètement disparue. Je lui disais jamais qu'elle me manquait. Au bout de quelques jours, j'envisageais toujours le fait qu'elle ne reviendrait sûrement pas, que fallait p’t'être que je me résigne à l'oublier. Sauf que cette fille, elle était compliquée t'sais. Elle s'accrochait à moi comme une noyée qui s'accroche à une branche et prenait le large sans raison trois heures plus tard. J'ai jamais compris pourquoi, personne peut la comprendre. Elle était là, et puis… plus là. Fallait que je vive avec, enfin, plutôt sans du coup. Mais tu m'connais, j'suis un connard alors je la cherchais même plus. Elle finissait toujours par réapparaitre. Toujours. J'sais pas comment elle se démerdait, mais elle était là. Ce foutu club, cette foutue musique, ces foutus mecs qui posaient leur regard de pervers sur son mini-short. Et elle, avec sa vieille paire de baskets qu'elle pouvait enfiler même avec la robe la plus classe qui existait dans son armoire. Elle était plantée là au milieu de la piste, au milieu des gens, au milieu du monde, ivre et défoncée à je sais pas quoi, son verre à la main. C'était drôle, elle prenait toujours une paille. Elle dansait comme une dingue, comme s'il n'existait qu'elle et la musique. Elle ressemblait à une gosse dépravée complètement shootée, perdue au milieu d'une foule, ne sachant pas quoi faire de sa vie. Et puis elle levait les yeux, et d'un coup de main rapide, elle remettait vite fait ses cheveux avant de finir son verre cul sec. Elle repartait toujours en chercher un autre. Elle savait que j'étais là, comme moi, à certains moments, je savais que j'allais la croiser. Après ça, elle balayait la foule du regard pour croiser le mien et levait son verre en ma direction. Elle semblait toujours étonnée, jamais embarrassée. J'restais à chaque fois planté comme un con en haut des escaliers à la regarder se trémousser comme une gamine devant tout ces mecs qui la mataient. Ça me rendait fou. Venait toujours le moment où j'allais fumer ma clope et où je la voyais en train de rouler ses joints ou de se remplir le nez de connerie, son verre de vodka posé pas loin. Sauf que, putain, là, c'était la fin de son monde. Parce qu'elle a cramé que j'étais pas tout seul. T'sais, moi, j'attends jamais bien longtemps avant de perdre espoir de la revoir, alors j'faisais ma vie, et quand je sortais j'trouvais toujours une fille tu vois. Comme d'hab. Généralement, ce qu'elle faisait, c'était qu'elle regardait la meuf qui tenait ma main et baissait les yeux sans avoir pris la peine de me regarder, moi. Quelle merde. J'finissais toujours par laisser tomber cette fille et je fumais clope sur clope. Elle me rendait dingue, je jouais au connard et elle s'en foutait. Elle me le faisait payer avec succès, putain. Moi, je la surveillais de loin avec cette envie de gerber dès qu'un mec s'approchait trop d'elle où souriait quand elle sortait son briquet de son soutif. J'me bousillais la soirée pour sa gueule, et tout ça pour quoi ? Pour la voir partir, et sous mon nez en plus! T'y crois ? Quelle chiante. Le lendemain, elle rappelait, elle disait juste salut c'est moi faut qu'on se voit. Elle m'imposait une heure, et on bataillait plusieurs minutes parce qu'elle voulait que je vienne la chercher avec la voiture de mon daron. Et ça repartait, encore, même scénario, encore et toujours. 
- T'es amoureux ?
- Ferme là. Elle est partie. Genre, vraiment, elle reviendra plus. Un matin, je me suis réveillé et je m'attendais à trouver la place à côté de moi vide. Sauf que je l'ai vue, elle était toujours là. Elle me fixait avec son regard de mioche, elle a chialé comme une mioche, baissé les yeux comme une mioche et elle a parlé d'une voix tremblante pour me dire j'suis désolée, n'essaye pas comprendre quelqu'un qui ne se comprend pas soi-même. Je lui ai demandé de quoi elle parlait t'sais, elle a répondu c'est moi, c'est ma vie, ma douleur, je suis perdue, je dois me trouver. Alors elle a planqué sa tête sous l'oreiller et ses mains ont attrapé la couette. Elle a chialé encore. Je l'ai serré fort contre moi, j'avais même pas idée que c'était la dernière fois que ça arrivait. Si j'avais su. Elle s'est rhabillée, elle a fermé la porte derrière elle et je l'ai plus jamais revue. J'avais pas fait gaffe, mais mes pulls étaient posés au bout du lit, son odeur régnait encore en maitre dans tout l'appart pourtant elle s'était cassé pour jamais revenir. J'aurais voulu ne jamais la rencontrer autant que j'aurais voulu pouvoir la sauver de ses maux, de sa vie de merde et de ses foutus problèmes. J'aurais préféré qu'elle ne revienne jamais bien qu'elle m'ait manquée à chaque fois qu'elle sortait de ma vie. J'aurais aimé vivre sans elle autant que j'aurais voulu passer le reste de mes jours à la regarder dormir.
—  jemetais

Ce blog a dépassé les 100 abonnés ?! O__o 

Merci beaucoup ! Je m’attendais vraiment pas à ce que ça intéresse autant de gens xD

J’ai réalisé seulement hier que pour savoir si un taxi était disponible ou pas, il fallait simplement regarder la couleur des lumières sur le toit : vert pour disponible et rouge pour occupé. J’apprends des choses tous les jours, c’est formidable.

Le Youtube Game n’existe pas

Dans quelques jours, ça fera un an que What The Cut #37 est sorti, à l'époque, pas mal de gens avaient pu croire que le message de l'introduction de la vidéo était que les gens qui sortaient souvent des vidéos, c'était pas bien, et que moi j'avais raison de jamais en sortir.

C'était totalement faux, le vrai sens c'était que sur internet, il ne fallait pas se formater, qu'il était terriblement dommage de faire quelque chose parce que tout le monde le fait, ou que c'est parce que c'est la mode, ou que ça plait aux algorithmes.

Je me suis récemment coupé des réseaux sociaux et de Youtube pour vraiment me concentrer sur les projets à venir (l'écriture du film et la saga audio dont je vous ai parlé dans “Le Futur”), sachez que ça avance bien mais que c'est terriblement difficile, et c'est ça aussi qui m'intéresse, faire des choses que je n'ai pas l'habitude de faire, essayer des trucs nouveaux !

Si je me suis coupé de tout ça aussi, c'est qu'évidemment, je ne me reconnais plus vraiment dans ce qu'il se passe sur Youtube. Je pense surtout que c'est parce que Youtube ne me correspond plus, il était plus en accord avec ce que j'étais il y a quelques années. What The Cut me faisait bien marrer, et en vrai, il n'y en aurait pas eu autant si ça n'avait pas marché et si ce n'était pas devenu mon travail.

A la base, c'était un truc pour faire marrer mon cercle d'amis, je n'avais prévu à aucun moment d'avoir une quelconque “carrière” sur Youtube, chose dont j'ignorais même qu'il était possible de faire à l'époque.J'ai toujours voulu faire des films, raconter des histoires, de la musique, tout ça, je vous en parle depuis toujours sans jamais vraiment le faire. What The Cut n'était qu'un délire parmi d'autres que j'avais pu faire avec des potes (certains d'entre vous ont déjà trouvé mes vieilles vidéos et certains autres vieux projets qui trainent sur internet), il se trouve que c'est accidentellement celui qui a changé ma vie.

Du coup, j'ai du m'intéresser à Youtube, voir comment ça fonctionnait, faire grossir ma communauté, l'entretenir, sortir beaucoup de vidéos et me construire une “carrière”, alors que ça n'a jamais été mon truc de faire ça.

Je suis quelqu'un d'assez introverti, de timide et qui ne parle pas énormément, d'un coup, je me suis retrouvé avec plein de regards et énormément d'attention, chose qui était grisante pour commencer, mais au final j'ai l'impression de m'être un peu fourvoyé dans tout ça et d'avoir mis de côté ce qui me plaisait vraiment.

Je m'en fiche des nombres, des algorithmes, des scores, alors pourquoi est-ce que ça m'a autant obsédé toutes ces années ? Pourquoi est-ce que passer un cap d'abonné est si important ? Je peux tout à fait le comprendre, mais c'est juste que ce n'est pas qui je suis, et j'ai l'impression de m'être menti à moi-même toutes ces dernières années.

Il y a plein de contenus qui ne m'intéressent pas, et dont pourtant je connais l'existence et que j'ai regardé avec attention, parce que c'est mon milieu, mon boulot. Et ce n'est pas normal. Les créateurs sont tous des gens différents, et le seul liant, c'est un site internet. Il n'y a pas beaucoup de points communs entre des gens comme Suricate, David Lafarge, DirtyBiology, EnjoyPhoenix ou le Joueur du Grenier (je ne parle pas du tout en terme de qualité, mais en terme de type de contenu), pourtant, ces gens font malgré eux tous partis du même milieu, sont comparés les uns aux autres.

Qu'est-ce qu'on s'en fiche qu'une vidéo d'untel a demandé beaucoup moins de travail qu'une d'un autre créateur, tout en faisait bien plus de vues ? Pourquoi les gens se sentent “en concurrence” ? Pourquoi est-ce que c'est quelque chose d'important ? Regarder une vidéo sur Youtube ne demande aucun investissement financier, contrairement à un produit culturel comme un livre, rien ne vous empêche de regarder les vidéos de 100 créateurs différents.

Je ne comprends pas en quoi toutes ces thématiques sont intéressantes, je ne comprends pas pourquoi on compare le travaille d'un let’s player à celui d'un réalisateur de court métrage, pourquoi on compare quelqu'un qui parle de science, à quelqu'un qui fait de l'humour ? Juste parce que les gens sont sur la même plateforme, et c'est idiot.

Youtuber avant d'être créateur, c'est hélas un constat qui revient de plus en plus. Les créateurs se formatent pour plaire aux algorithmes, pour faire grossir leur vues, et leur porte-monnaie, mais n'est-ce pas dommage d'emprunter une voie comme celle-ci pour se forcer à produire un contenu qui ne nous ressemble pas ? Avec en plus le risque que les vidéos deviennent totalement dénuées de sens si on les regarde des années plus tard. Le nombre de fois où je me dis “j’aurais pu mieux faire” si je ne m’étais pas forcé à correspondre aux canons de Youtube est bien trop grand.

Si tu veux faire des vidéos de toi en train d'ouvrir des cartes pokémon, fais le si ça te fait plaisir, si tu veux parler de l'histoire Allemande entre 1788 et 1852, fais le si ça te fait plaisir, si tu veux donner des conseils Make-Up, fais le si ça te fait plaisir !

Arrêtons d'avoir une échelle de valeur et un mépris qui n'a pas de sens, les vidéos d'EnjoyPhoenix ne sont pas pires, ni meilleures que celles d-E-Penser, elles n'ont juste pas de raisons d'être comparées. Le seul point commun c'est toujours Youtube, et ça ne reste qu'un hébergeur, et nous avons choisi celui-ci car c'est le plus gros, et c'est celui où nous avons le plus de chance d'être regardé, c'est tout.

Le Youtube Game n'existe pas parce que son existence même est absurde.

Youtube a tout de même changé ma vie, m'a permis de vivre de choses que j'aime faire, de me mettre enfin à des projets qui semblent plus que jamais réalisables ! Et c'est aussi grâce à vous, qui avez donné une chance à ce que je fais, et c'est en partie pour ça que je souhaite que le film soit disponible gratuitement sur internet, car c'est, entre autres, vous qui avez permis, sans même que vous le vouliez, la concrétisation possible d'un projet comme celui-ci, et probablement d'autres à l'avenir !

Je reste un profond défenseur d'internet, et de ce que ce dernier permet. Internet c'est moi, c'est vous, c'est tout le monde, chacun a sa pierre à apporter à l'édifice, tout le monde peut changer le visage du net.

Essayons d'en faire un lieu de diversité, où chacun fais les choses à sa manière et avec son bagage culturel, son vécu et sa façon de faire les choses.

Merci à vous de le faire vivre, et d'essayer de lui donner le plus de bon sens possible, bonnes fêtes de fins d'années ou que vous soyez, et à bientôt !

LOVE ! tl;dr

  • JLM : *balance que si BH s'était retiré lors de la présidentielle, il serait président et BH premier ministre DONC sous-entend clairement que le bordel actuel vient de la décision de BH de rester jusqu'au bout*
  • JLM, trois heures plus tard : LES MEDIAS ILS SONT MECHANTS ILS FOCALISENT SUR MA RELATION AVEC HAMON ET LE PASSE MOI JE VEUX JUSTE QUE TOUT LE MONDE SOIT COPAIN MAINTENANT

Je sais pas qui a vu les bêtisiers de Kaamelott mais il y a un moment dans l’épisode où la Dame du lac vient d’être bannie par les dieux et ils sont tous les deux avec Arthur dans son lit elle essaye de résoudre le problème et elle dit “ptetre qu’on pourrait aller au lac, vu que je suis la Dame du lac…” sauf qu’Audrey Fleurot se trompe et elle dit “ptetre qu’on pourrait aller au parc” alors ils se marrent tous les deux, et Alexandre Astier fait “Ah bah oui ! la Dame du parc !… Celle qui vend les churros…” et après ç’en est fini de leur concentration pour cette scène

Hey euh, c'est moi
Je sais que tu t'attendais pas à mon appel
je sais que
que tu voulais pas forcément entendre ma voix
en plus c'est pas franchement la plus
enfin tu sais la plus
laisse tomber
en fait tu sais tout ça sur moi et tu sais aussi que je suis pas franchement du genre à l'aise au téléphone
donc
excuse moi
en fait je t'appelais pour te dire que
attends y a un truc sur ma jambe c'est gênant
excuse moi
en fait donc oui je t'appelais pour te dire que j'étais
désolé
pour pas mal de choses en fait
faut que j'arrête avec mes en fait
mais en fait m'excuser d'avoir pris autant de temps pour t'appeler
j'osais pas franchement
parce que tu sais ils auraient tous dit que j'avais un problème
que j'étais malade
qu'il fallait que je me fasse soigner
et j'ai été
pas mal entouré ces derniers temps avec
ton départ
ils m'ont tous dit que je devais pas être tu sais
qu'il fallait pas me laisser avec moi-même
comme si
comme si leur présence allait changer quelque chose à ton absence
c'est
ma première soirée où je suis sans personne autour
et je réalise que maintenant qu'il n'y a personne je veux quelqu'un
et
ce quelqu'un c'est toi donc
je t'appelais en espérant
tu sais
tomber sur ta voix mais c'est raté
donc
je me retrouve face au vide
on m'a dit que t'étais plus

que c'était fini
et c'est un peu bizarre de le dire, que je le dise
en fait ça sonnait mieux dans la bouche des autres
j'ai pas su te sauver pas vrai
tu m'en veux je crois
non c'est sûr je le sais je te connais j'ai fini par
tu sais
savoir toutes ces choses sur toi
toutes ces choses qui font que je suis là aujourd'hui
à t'appeler
à essayer de retrouver ta voix tes mots
essayer de m'imaginer ton visage ton sourire tes lèvres violacées ton odeur de tabac froid ton teint pâle tes bras maigres ta peau tes poils qui se hérissent quand j'embrasse ton cou tes cheveux toi toi toi
j'essaye de te retrouver toi
et
j'y arrive pas
enfin bref
tu sais tout ça parce que
tu lis en moi comme si j'avais mon esprit tatoué en manuscrit sur le front
mais tu me manques
et ça je sais pas si tu sais
en fait je te l'avais jamais dit
je l'ai souvent pensé mais jamais dit j'osais pas
c'est pas trop mon genre de dire ça
donc ouais
tu me manques
tu me manques et de plus en plus parce que
même si ils réalisent pas que j'ai compris je sais que tu reviendras pas
t'as trop traîné aux bords des ponts des buildings
aux abords des boîtes de nuit de la drogue de l'alcool
des conneries
t'as trop flirté avec tout ça et
et
et tu m'en parlais mais je répondais pas je crois que
je me mentais à moi même
tout ça ça existe pas
ça existe pas
ça existe
ça
enfin tu sais
tu me manques et
je crois que c'est demain ton enterrement ou
après demain
j'ai plus conscience des jours qui passent mais
j'ai conscience que la maison dans laquelle je vis
t'y passeras plus jamais une seule seconde
que y aura plus jamais ta chaleur ton odeur que ton regard se posera plus
sur toutes ces choses que tu détestais parce que ça m'appartenait
toutes ces choses que tu adorais parce que ça m'appartenait
sur tout en fait
ton regard ne se posera plus sur rien du tout
parce que
tu sais
t'es plus là
t'as abandonné lâchement
tu crois que ça règle tout de se tuer pas vrai
ouais t'as refait le monde ça c'est sûr
t'as refait le mien
t'avais tout détruit pour tout reconstruire en plus beau et là
t'as tout détruit encore une fois mais tu laisses le chantier
un putain de terrain vague
euh
excuse moi je m'emporte mais
c'est vrai quoi tu savais que ça m'énerverait
enfin bref
je te vois demain
ou après demain enfin à l'enterrement tu sais
enfin non tu sais pas tu sais plus rien
c'est des conneries tout ça
puis tu me trouverais pathétique si tu me voyais t'appeler comme ça pour
essayer de retrouver un peu de toi
alors que t'es plus rien
t'étais déjà pas grand chose quand tu bougeais encore alors
maintenant que t'as mis fin à tes jours comme tu le disais si
poétiquement mais avec ta grosse voix
t'es plus rien du tout
mais
ce rien du tout me manque
mais c'est vrai que t'es plus là
même si ils réalisent pas que j'ai compris je sais que tu reviendras pas
je sais que tu t'attendais pas à mon appel
je sais que
que tu voulais pas forcément entendre ma voix
mais voilà tu me manques

Ils se sont coupés du monde, ils n'auraient peut-être pas dû. Ils ont remplacé leurs habitudes individuelles par des habitudes collectives. Par la suite, ils n'étaient plus que deux : deux contre l'humanité entière, seuls contre le monde qui continuait à tourner. Mais ça, ils ne le savaient pas. Je me demande même s'ils le savent aujourd'hui. A l'époque, ils s'aimaient. Avec le temps, ils ont fini par se haïr. Ils ont commencé à se créer des histoires, “à cause des autres” alors que c'était surtout de leur faute. Ils ne voulaient pas se quitter ou du moins, ils ne pouvaient pas. Ils n'y arrivaient pas. Ces deux personnes étaient accrochées aux souvenirs, aux petites habitudes qui réussissaient encore à leur donner un peu de joie. Je crois qu'ils avaient surtout peur de la suite, en fait… de leur vie après coup. C'était comme s'ils ne savaient plus vivre l'un sans l'autre.
Alors, séparés, plusieurs temps après, il a fallu réapprendre à vivre. A respirer. A revoir des gens, à en rencontrer après tant d'années. Il a fallu ne pas craquer devant chaque lieu nostalgique ou à l'écoute de certaines musiques. Il fallait être fort… Ne pas retomber dans les bras de l'autre. Se tenir à distance.
—  A
Encore une fois, tout est une histoire de personne accompagnée ou pas, surtout de personne souhaitant l'être ou pas, de personne qui a confiance en l'espoir… ou plus du tout.
Je connais une personne qui a choisi d'être seule mais accompagnée d'autres, cette personne je sais qu'elle est totalement détachée du reste du monde, du monde, et de sa propre vie.
Tu vois, il a suffit d'une seule personne, une seule, pour tout ruiner, pour casser la frêle personne qui s'était construit. Il n'en fallait pas beaucoup, il en fallait même trop peu, et c'est arrivé. Elle était toujours heureuse, mais tout le temps pessimiste, elle devait s'attendre à ce qui allait arriver, mais pas assez.
Et dans cette masse de pessimisme se cachait une touche, une toute petite touche, d'optimisme, encore plus fort que cela même : une touche d'espoir. La touche d'espoir n'était destinée qu'à une simple et unique chose, elle n'était optimiste qu'uniquement pour une seule personne, tu sais le mec qui l'a laissée dans ce sale état ? Non tu sais pas, évidemment.
On ne s'y attendait pas mais l'espoir n'a fait que la détruire.
Arrêtez putain, d'aller la voir et de lui dire de “garder espoir”, vous avez pas compris ? Vous l'avez pas vue s'écrouler ? L'espoir c'est destructeur, et je sais de quoi je parle.
—  les larmes au coeur

Il a longtemps hésité entre la chemise bleue et la chemise blanche.

Elle se dit : “J'aurais sans doute été plus jolie si j'étais passée chez le coiffeur. Et Louise avait raison, je n'aurais pas dû choisir cette jupe, je ne me sens pas à l'aise dans cette tenue.”

Il attend beaucoup de cette rencontre. C'est son ami Jacques qui a arrangé ce rendez-vous : “Tu verras, d'après ma cousine Louise, c'est une fille formidable, elle est drôle, intelligente, elle a beaucoup de charme et elle est, paraît-il, très bonne cuisinière.”

Elle ne voudrait pas passer pour une cruche. Elle a pensé à ce qu'il fallait dire et ne pas dire pour que cela se passe le mieux possible. Pendant des jours, elle a fait et refait les conversations dans sa tête.

Les choses ne se sont pas passées comme prévu. Elle n'a cessé de bégayer dès qu'elle ouvrait la bouche et de rougir dès qu'elle croisait son regard. Il parlait beaucoup trop, il l'écoutait à peine. Et, pour couronner le tout, la voiture est tombée en panne sur le chemin du retour : “Il me fait le coup de la panne ou quoi !”.

Il n'y eut pas de deuxième rendez-vous.

Bonjour,

Je voudrais moi aussi raconter ce que j’ai vécu chez une gynécologue, et qui n’était pas normal. J’ai habité très longtemps dans un désert médical. N’en déplaise à certains gynécos-obstétriciens haut-placés, non on ne peut pas changer de médecin dès qu’un ne nous plait pas : quand dans ta ville de Picardie il faut attendre 9 mois pour aller chez l’ophtalmo, qu’il n’y a plus de dermato, que tu attends 5 mois pour un rdv chez la gynéco ou qu’au mois d’août tu n’as plus de généraliste parce qu’ils sont en vacances, on fait comme on peut (alors oui, les urgences pour une gastro ou une angine c’est bête, mais à 40° de fièvre et quand je vomis mes tripes je ne prends pas la route pour trouver un médecin).

Bref, je suis donc allée chez une gynéco à 19 ans pour de l’info, et jamais depuis ma naissance je n’avais dû me faire examiner les parties intimes, ce que je comptais ne pas faire.

Dès le début j’ai dit que je n’étais pas là pour me faire inspecter le bas. Je me suis donc fait pourrire parce que je lui faisais perdre son temps et celle de ses patientes, que c’était irresponsable, etc. Par contre, elle n’a rien demandé des antécédents familiaux niveau cancers du sein et autres, et hypertension, alors que y en a plein… Elle m’a tellement engueulée que je n’ai pas osé me casser, et résultat, les quatre fers en l’air : une vieille femme imposante, on n’ose pas trop dire grand-chose. Donc TV obligatoire et évidemment non-consenti. Elle n’a pas pensé à me demander si j’étais vierge ou non, et donc ne savais pas que j’ai à peine connu les joies de la chose, un an auparavant pendant « l’entretien » ou en fait elle montrait tout son mépris. Donc un spéculum et une brute qui met sa main, ça fait super mal. Au début, pudique je cachais mes jambes (la bonne société apprend à ne pas montrer ses fesses à n’importe qui, mais dans les cabinets médicaux on doit tout oublier et se laisser maitriser) : grave erreur, étriers écartés d’un coup genre grand écart… Elle faisait le TV toujours de la même façon : elle essaie de rentrer sa main d’un coup, elle voit que ça ne passe pas, elle la plonge dans un pot de lubrifiant (où on voyait la poussière flotter et donc on partageait en plus les éléments de femmes passées avant…), et bim ! encore comme une brute. Autant dire que fait mal. J’ai eu un mouvement de recul, je me suis fait engueuler, réponse : je suis une chochotte, et c’est un examen, madame, ce n’est pas pour faire plaisir (donc pour être sûre que ça reste un examen désagréable, on le fait dans la douleur, bravo le féminisme). J’ai dû me cramponner à la table, j’avais les larmes aux yeux. Puis frottis imposé à 19 ans, toujours sans mon accord, douloureux et sans me prévenir, avec un spéculum en ferraille gelé introduit d’un coup et tourné et retourné. J’ai eu mal pendant plusieurs jours.

Puis les seins : elle tâtonne 5 secondes par sein, autant dire qu’elle ne va rien voir. Puis : « vous avez une légère asymétrie des seins, mais moi ça ne me dérange pas, c’est seulement esthétique, c’est les garçons que ça risque de gêner ». Une femme déjà qui en violente d’autres, reprend le dessus et se venge qu’on refuse de se plier à cet examen envahissant, et en plus te sort des choses pareilles, elle a mal choisi son métier. Je n’avais pas remarqué que j’étais de traviole avant, et après, merci bien la confiance en soi à 19 ans …

A 20 ans, j’ai besoin d’une contraception fiable : pilule imposée, alors que je veux sans hormones. Mépris et moquerie du préservatif : en riant elle me demande comment je fais attention à ne pas tomber, enceinte, que c’est n’importe quoi, qu’on tombe toujours enceinte, bah oui nous les jeunes on sait pas s’en servir. Etonnant alors, parce qu’après quelques mois je n’étais pas enceinte. Obligation d’examen : tu as essayé de te rebeller ? Bah il fallait pas !

A 21 ans : je demande des médicaments pour maux de ventre pendant les règles, je suis obligée de l’arrêter pour diarrhées très douloureuses. Sa réaction au rdv suivant : « ah tiens, vous avez l’estomac fragile, c’est vrai que c’est contre-indiqué », pas de demande d’antécédents à la prescription, alors que je savais que j’ai ce soucis-là. Je demande aussi une prise de sang parce que c’était fini avec mon ex- copain qui m’avait très sûrement trompée. Elle me demande si j’ai eu des comportements à risques … Euh ?? Pourquoi la faute sur les filles ???? Elle aurait pu se la fermer où demander ce qui m’inquiétait. Alors, je lui ai appris qu’on conseillait généralement les prises de sang dans ces cas-là.

A 23 ans : frottis obligatoire, encore une fois. Et chantage à la pilule : comme toujours, ordonnance une tous les 6 mois. Sachant qu’on a besoin de 6 mois pour avoir un rdv à 30 euros (à 60 si on attend que 2 mois). Je demande 12 mois, je n’y ai le droit qu’en partant à l’étranger, bah oui, mon utérus ne se détériore qu’en France. Soi-disant examen obligatoire pratiqué par tous les gynécos en cas de prescription. Juste avant, ma généraliste qui me suit pour autre chose depuis 15 ans, m’a proposé une pilule en me disant que je n’avais pas à me soumettre à un examen. J’ai tilté.

A quoi bon donner la pilule, censée nous libérer, si c’est pour nous obliger à revenir tous les 6 mois et écarter les jambes contre pilule ? Moi ça me fait penser à de la prostitution : on obtient quelque chose contre un élément dans le vagin… Asservissement de nos corps, bravo.

Puis j’ai rencontré une vraie gynéco. 1er rdv, je viens pour changer de contraception, elle m’a écoutée, conseillée, détaillé les différents moyens, fait de l’info, bref son job ! Et redonné une pilule sans examen. Puis elle a fait une écho pour des maux de ventre, elle était hyper douce, je n’ai rien senti ! Elle m’a traitée comme un être humain, une jeune femme qui s’assume, responsable et sait prendre des décision, genre la contraception.