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“Les femmes du sixième étage”

Les espagnoles, ça déboussole !!! Et là, Luchini avait vraiment besoin d'une “désorientation”… Faire le ménage, c'est parfois semer le désordre…

Que devient donc notre bourgeois coincé ? Un humain dont le rêve est d'avoir une chambre rien qu'à lui sous les toits de Paris (mais pas seulement…) ! Aller au bout de ses rêves (même les plus humbles) est souvent la voie la plus difficile à faire accepter, la voix la plus dure à faire entendre…

Moi, rien que pour revoir des mansardes parisiennes, je me paierai le ticket… et puis ce film a l'air léger et divertissant…

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Cent fois sur le métier… Un topos du proverbe mais qui s'applique particulièrement bien à François Ozon. Dans La Maison reprend ses thèmes favoris : destruction de la cellule familiale et dénonciation de l'hyprocrisie bourgeoise. J'ai toujours pensé que cette obsession avait un certain rapport avec son enfance…

Quoiqu'il en soit, Dans La Maison porte l'art du réalisateur à son sommet. Le scénario est très fin, très subtil et le jeu des acteurs, parfaitement nuancé. Kristin Scott Thomas est parfaite, comme toujours. Et le spectateur de s'égarer dans les sous-entendus, les rêves et la réalité. Et le final de le cueillir par surprise…

Il n'aurait manqué qu'une seule chose à mon bonheur : avoir droit à une séance privé. Les autres spectateurs ont profondément d'élégance durant la projection. Vous me direz qu'au XVIIIe siècle, on mangeait, on parlait, on se battait, on allait et on venait durant les opéras, les concerts et les représentations théâtrales… Mais est-ce une raison pour en faire autant au XXIe ?

Un après-midi chez Muray

(Je suis retombé, par hasard, sur cette petite ébauche d'un article que je comptais publier après avoir vu Lucchini lisant Philippe Muray au théâtre de l'Atelier, place Charles Dullin à Paris.)

Petite appréhension avant d’aller écouter Fabrice Lucchini lisant des textes de Philippe Muray. Un type qui lit sur scène, à l’heure de la digestion, voilà un pari risqué. D’autant que je ne connais rien de l’auteur, sauf que certains disent de lui qu’il est « un des plus grands » des dernières décennies et qu’on lui voue quasiment un culte dans la maison d’Elisabeth Lévy.

Mais qu’importe. Un dimanche après-midi pluvieux se serait de toute façon soldé par une sieste, prolongée par une longue et végétative contemplation de YouTube. Et puis… Il y a Lucchini, dont le jeu constipé ou exubérant selon les cas a toujours pimenté les films où je l’ai vu. Et enfin, il y a ma mère, instigatrice de cette sortie familiale au théâtre, qui a forcé mon père et mon frère à venir à Paris et dont l’enthousiasme ne souffrait aucune réserve. Mon frère… Ado bientôt majeur dont j’attends de voir ce qu’il dira des critiques les plus acerbes portées contre la société festive qu’il semble tant aimer.

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