exclut

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[…]
Le débat entre ceux qui affirment que l'univers a été créé par Dieu et ceux qui pensent qu'il est apparu tout seul concerne quelque chose qui dépasse notre entendement et notre expérience.
Autrement réelle est la différence entre ceux qui doutent de l'être tel qu'il a été donné à l'homme (peu importe comment et par qui) et ceux qui y adhèrent sans réserve.

Derrière toutes les croyances européennes, qu'elles soient religieuses ou politiques, il y a le premier chapitre de la Genèse, d'où il découle que le monde a été créé comme il fallait qu'il le fût, que l'être est bon et que c'est donc une bonne chose de procréer.
Appelons cette croyance fondamentale  accord catégorique avec l'être.

Si, récemment encore, dans les livres, le mot merde était remplacé par des pointillés, ce n'était pas pour des raisons morales.
On ne va tout de même pas prétendre que la merde est immorale !
Le désaccord avec la merde est métaphysique.
L'instant de la défécation est la preuve quotidienne du caractère inacceptable de la Création.
Deux choses l'une: ou bien la merde est acceptable (alors ne vous enfermez pas à clé dans les waters !), ou bien la manière dont on nous a créés est inadmissible.

Il s'ensuit que l'accord catégorique avec l'être a pour idéal esthétique un monde où la merde est niée et où chacun se comporte comme si elle n'existait pas.
Cet idéal esthétique s'appelle le kitsch.
C'est un mot allemand qui est apparu au milieu du XIXe siècle sentimental et qui s'est ensuite répandu dans toutes les langues.
Mais l'utilisation fréquente qui en est faite a gommé sa valeur métaphysique originelle, à savoir :
le kitsch, par essence, est la négation absolue de la merde ;
au sens littéral comme au sens figuré :
le kitsch exclut de son champ de vision tout ce que l'existence humaine a d'essentiellement inacceptable.“

[…]

Extrait du livre de Milan Kundera: "L'insoutenable légèreté de l'être”, éd. Folio, sixième partie/ chapitre 5, pages 356 et 357.

“Quoi de plus sot qu’une fidélité qui frustre ? La vraie fidélité consiste en cette promesse : demain je te donnerai autant qu’aujourd’hui. Voilà l’amour ! Surtout pas : je ne donne qu’à toi, je ne donne plus aux autres. L’amour parcimonieux, l’amour avare, l’amour qui exclut, est-ce encore de l’amour ? Par quelle incohérence la loyauté nous amputerait-elle ? Comment la société a-t-elle lié l’engagement à la chasteté en dehors du couple ? Constance et abstinence n’ont pourtant aucun rapport. Certains époux finissent par ne plus coucher ensemble : est-ce là de la fidélité ? Certains époux finissent par se haïr et se mépriser : est-ce là de la fidélité ? Pour moi, l’infidélité revient à oublier le serment d’aimer à vie.”

Les Perroquets de la place d’Arezzo - Eric Emmanuel Schmitt

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Découvrez les Mosos, ce peuple où les femmes décident de tout

Les Mosos sont une ethnie qui habite principalement au Sud-Ouest de la Chine, entre les provinces de Sichuan et de Yunnan. Cette ethnie n’est pas reconnue pas les autorités chinoises comme une minorité nationale, qui a reconnu la moitié du peuple, qui réside au Sichuan, comme des Mongols, et l’autre moitié, qui réside au Yunnan, comme des Naxis.

En réalité, du moins culturellement, les Mosos sont des descendants des Naxis et partagent la même langue avec les précédents. Cependant, ils sont un peuple unique en Chine pour des raisons précises, ils sont le dernier peuple matriarcal, et forment un groupe éthique doté de leur propre système culturel très particulier surtout pour leur vision de l’amour et de la relation intime.

Les femmes sont au centre de la communauté

Ils vivent autour du lac Lugu, qui serait né des larmes de la déesse Gemu, que tous vénèrent.

Depuis plus de 800 ans, ils ont les mêmes traditions , l’ordre social des Mosos est un matriarcat, ils sont «  matrilinéaire tous les enfants vivent auprès de leur mère, ( les enfants sont rattachés au groupe parental maternel et ils ne quittent jamais la maison familiale, qui les élève, leur transmet le nom et l’héritage qui se transmet de génération en génération aux filles. ),  matrilocale (les femmes sont au centre de leur famille et ne la quittent pas pour rejoindre leur conjoint après une union) elles  sont au centre de la vie des Mosos et gèrent le patrimoine familial, ce sont elles qui héritent du nom et des biens et  avunculaire  (la paternité des enfants est exercée par leur oncle maternel)  »

L’harmonie est leur principe de vie

Chez ce peuple le mariage n’existe pas, tout le monde est libre de vivre sa vie intime comme il le veut, et cela sans engagement, la tradition la plus connue des Mosos en Chine reste le 走婚  (la visite furtive ou le mariage ambulant). Les femmes ne se marient jamais, le mariage représente une menace à l’harmonie ; une valeur essentielle, l’harmonie passant avant toute chose, notamment l’argent. Les femmes auront plusieurs amants pendant leur vie, et la vie intime est extrêmement libérale  : les jeunes hommes marchent entre les maisons des jeunes filles le soir selon leur désir, mais ils n’habitent jamais chez la femme; souvent, l’identité du père de l’enfant est connue, mais le père est très peu présent.

Les amants s’appellent les azous dans la langue locale, ils appartiennent chacun à leur propre famille, tenue par la mère la plus âgée, et ne forment pas de foyer même après la conception de l’enfant. Pendant leur jeunesse, certains et certaines peuvent avoir jusqu’à des dizaines d’ajouts.

Être marié pour ce peuple, revient à se vendre dans une forme d’illusion : ils pensent qu’il est insensé de se promettre la passion éternelle, puisque personne ne sait de quoi demain sera fait.

Il n’y a aucune promesse, et aucune trahison

Les principes économiques d’une famille reposent sur tous les membres, tout le monde a un rôle à jouer, il est donc impensable qu’il quitte le foyer pour un amour qu’il peut de toute manière fréquenter à sa guise.

Un homme et une femme, tous deux amoureux, ne vont pas forcément dans le lit d’autres partenaires. Mais ils ne jugent pas nécessaire d’en faire une promesse, puisque celle-ci pourrait être brisée. Lorsqu’il y a séparation, elle se fait dans la douceur et le respect de l’autre. Chacun faisant en sorte que l’harmonie continue.

«  La mère dirige l’argent et l’oncle dirige les rites  » est un proverbe très connu, on y voit les traces d’une séparation de pouvoir.

L’amour sans interdit

La majorité arrive à l’âge de 13ans, on donne une chambre aux filles qui deviennent libres de découvrir les plaisirs charnels, mais peuvent prendre tout le temps qu’il faudra  jusqu’à ce qu’elles se sentent prêtes à devenir femmes.

Au début, elles ne sont pas obligées de révéler à la famille le nom de celui qui se glisse dans leur chambre. Mais lorsqu’elles tombent amoureuses, le partenaire est accepté au même titre qu’un ami de la famille, il pourra aider et s’occuper des enfants de celle qu’il aime, qu’ils soient de lui ou non.

La place de la mère, la chef du clan

Les pères biologiques ne sont pas contraints de rendre visite à leurs enfants. Chez ce peuple, ce sont les oncles qui détiennent le rôle de père. Ils traitent leurs neveux et nièces comme nous nous occuperions de nos propres enfants. Pour eux, il est donc essentiel que leur soeur ait une descendance.

Les oncles ont bien plus de droits que les pères sur leurs enfants. Lorsque la mère de famille meurt, c’est sa première fille qui la remplacera dans son rôle : elle aussi deviendra « Ama » ou « Dabou », selon le terme employé par les Mosos. Une « Ama » décide des tâches à accomplir quotidiennement et donne les instructions, tandis qu’elle s’occupera de la maison où vivent ses enfants et petits-enfants.

Transmettre les traditions aux générations futures

À la tombée de la nuit , toute la famille se réunit autour du feu qui brûle continuellement grâce à leur mère. Elle veille sur les siens et s’assure que sa première fille prendra, comme elle, son rôle à coeur. Il est important pour elle de savoir que son aînée prendra plaisir à s’occuper de sa famille, ici aussi l’harmonie compte. Parfois les filles destinées à remplacer leur mère auraient préféré étudier, mais les régions qui bordent le lac Lugu manquent cruellement d’enseignants qualifiés.

Dans la tradition, les femmes travaillent dans les champs pendant que les hommes s’occupent des enfants. Mais en dehors de cette mission, ce sont eux qui construisent  les demeures et gèrent les affaires extérieures au village. Certains d’entre eux sont choisis pour leurs aptitudes scolaires et, si leur mère accepte, ils sont envoyés au Tibet afin de recevoir une formation de Lama auprès de grands maîtres Bouddhistes. Ils reviendront plus tard pour devenir des chefs religieux.

L’art de s’aimer soi-même

Lorsqu’ils célèbrent les fêtes des ancêtres ou la nature, c’est l’occasion de danser et de séduire l’autre, sans se cacher. Personne ne viendra juger le choix d’un partenaire ni la manière de le séduire, souvent pleine de poésie par des regards attentionnés ou quelques chatouilles. Ils peuvent tous jouir librement de leurs passions et aiment concevoir le couple comme une relation basée sur l’amour et les relations intimes.

Que penser de ce modèle qui exclut la promesse de fidélité ?

Pourrions-nous accepter d’aimer en partagent et sans vivre aux côtés de notre bien-aimé ?

Nous qui voyons si souvent des divorces et des couples qui se déchirent , pourrions-nous prendre exemple sur les Mosos ?

L’harmonie de la famille qu’ils prônent et arrivent à établir, ne serait-ce donc pas la clé du bonheur ?

En Chine,Les Moso, dernier peuple matriarcal intact vidéo:

Cette société parfaite aux pieds de l’Himalaya est structurée sans père ni mari, mais pas sans oncle.

Les principes de vie Moso :
– pas de mariage : les enfants restent vivre chez leur mère toute leur vie.
– pas de paternité : les enfants sont élevés par les oncles, pas de complexe d’oedipe.
– tout passe par la mère : nom, propriété…
– l’intimité est libre : chacun est libre d’avoir (en secret) autant d’amants qu’il le désire, et de changer à volonté.
– ils vivent en communisme familial : la propriété appartient à tout le clan familial, il n’y a pas d’héritage.

Face au mondialisme forcé, que deviennent-ils ?…

Aujourd’hui, leur mode de vie est encore menacé. Le gouvernement chinois cherche par tous les moyens à le faire disparaître…par le biais de la finance. Le tourisme se développe dans cette région. Des prêts bancaires avantageux sont accordés aux couples mariés.
La propagande est aussi une arme redoutable : école, TV, cinéma, magasines…Le mariage est désormais un phénomène de mode chez la tribu8, contaminant 25% de leur population…

Références

1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Moso2. Les choix de la culture et de la vie, Zhong He Hua3. L’étude des Mosos par l’ADN, Dr. Wang Chuanchao, Laboratoire de Biologie, Université de Fudan/voyagerloin.com

2 - https://www.google.com/amp/sain-et-naturel.com/decouvrez-les-mosos-ce-peuple-ou-les-femmes-decident-de-tout.html/amp

(Via @ladeglingueereveuse)

Visiblement, il n’y a quasiment plus AUCUN magasin qui ne taille au-dessus de 40 et je trouve ça très triste que tous les magasins en viennent à privilégier des standards physiques de merde au sentiment d’être bien dans sa peau des gens, qui n’arrivent plus à trouver des vêtements mettant en valeur leur corps quelque soit leur morphologie.

Et après, on nous demande pourquoi on “ne veut pas” s’intégrer dans la société, mais bon, c’est la société elle-même qui exclut les gens qui ont un peu trop de fesses ou de seins parce que oups, vous n’êtes pas conforme à la norme, vous comprenez !

Marre de ces standards de merde et de cette société de merde.

Vos androgynes

J’en ai marre des modèles androgynes que vous linkez sur tumblr ça me donne envie de me taper la tête, de hurler, de me rouler en boule dans mon lit.

Vos modèles de l’«androgynie» sont centrés sur des physiques, indépendamment des identités et expressions de genre. Modèles hyper excluants: minceur/maigreur et épaules étroites et pas trop grand-e et visage fin/pointu et peau blanche ou claire et âge adolescent ou post-adolescent.

(Je viens de chercher “androgynous” sur Google Images et sur Tumblr, pour vérifier que je dis pas de conneries -> Envie de mourir un peu.)

Dans l’inconscient collectif si une personne est pas blanche JAMAIS ça viendra à l’esprit de la décrire comme androgyne.

Dans l’inconscient collectif si une personne est pas maigre JAMAIS ça viendra à l’esprit de la décrire comme androgyne.

Dans l’inconscient collectif si une personne est pas jeune JAMAIS ça viendra à l’esprit de la décrire comme androgyne.

Je continue?

Je sais pas si vous réalisez la violence de voir le terme qui veut dire «qui participe des deux sexes» réduit un cadre tellement excluant. Non mais c’est pas grave, c’est juste le seul terme un peu grand public et pas insultant dans lequel des personnes agenre/genderqueer/trans non-binaires pourraient se reconnaitre (même partiellement) et utiliser, et… il exclut 99,7% des gens concerné-e-s.

Ça me rend triste et je suis en colère et j’ai envie de pleurer.

Nan mais c’est pas grave hein. Quand ton genre n’existe ni dans les imaginaires cishétérosexistes ni dans ceux des LGBTQ+, boarf, eh, osef. Au moins il existe dans ta tête, c’est l’éclate, que demander de plus?