ethnographique

El abrazo de la serpiente (prix CICAE Quinzaine des Réalisateurs) : sorte d'Aguirre au coeur des ténèbres, l'étreinte du serpent est le récit ethnographique de la destruction de l'Amazonie par les occidentaux, dans une forêt originelle reconstituée. Deux époques qui se répondent et donnent cette impression intemporelle, une dimension mythique : magnifique.

L'Âge du faire, Hacking, travail, anarchie (2015) - Michel Lallement /// #maker #hacker #hacking

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De nouveaux lieux de conception, de production et de collaboration voient aujourd’hui le jour un peu partout dans le monde. Équipés de machines industrielles comme des plus récents équipements informatiques, les hackers inventent un nouveau modèle d’activité : le faire (make). À distance des exigences imposées par le marché et les grandes organisations bureaucratiques, les membres des hackerspaces et autres laboratoires de fabrication font du travail une fin en elle-même, sans que quiconque n’impose d’objectifs, de délais, de contraintes… Juste l’envie de faire pour soi.

Fruit d’une enquête ethnographique menée dans la région de San Francisco, là où les chantres de la contre-culture libertaire côtoient les entrepreneurs de la Silicon Valley, ce livre plonge au cœur du mouvement faire. Il en décrit les origines historiques ainsi que ses multiples impacts sur l’économie et la société. Michel Lallement a partagé la vie des hackers, les a regardé inventer, bidouiller et s’organiser au quotidien dans des communautés frottées, pour certaines d’entre elles, aux principes de l’anarchisme. Il les a fait raconter et expliquer leurs vie, leurs choix, leurs idées. …


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LA SUPERCHERIE DES RWANDAIS AU CONGO

LA SUPERCHERIE DES RWANDAIS AU CONGO
Les Banyamulenge en RDC, Une question sensible pour la sécurité du Kivu

Justin KAKULE

Lorsqu’en 1990 j’arrive à Bukavu pour une visite de famille, je découvre une population au phénotype différent de celui de Bashi. Ces gens qui habitent les collines de MIRHI et les sillons de KIDORO ne sont pas différents de ceux que nous appelons au Grand NORD, les Banyarwanda. Quand je revins à Bukavu 6 mois après le génocide d’avril 1994 au Rwanda, KIDORO est désert. Ceux qui, hier se disaient Zaïrois, sont rentrés à Kigali puisqu’ILS VIENNENT DE GAGNER. Je compris alors qu’ils n’étaient que des ZAI-RWA, comme on se plaisait d’appeler ces Réfugiés Rwandais au Zaire.
Quand, en 1996, LDK fait reparler de lui avec son ‘conglomérat d’aventuriers’ de l’AFDL , la carte ethnographique du ZAIRE, déjà bien fournie, s’enrichit d’un nouveau-né : les BANYAMULENGE. Qui sont-ils ?

A. Banyamulenge ou Rwandophone ?

Il suffit de poser cette question pour soulever une tempête de controverses. Dans le pays où les gens se définissent par le pays qu’ils habitent, les BANYAMULENGE sont, « les gens de Mulenge », un plateau du Sud Kivu. Mais pour beaucoup de Congolais se disant « authentiques », les Banyamulenge sont des étrangers, en l’occurrence des Tutsi émigrés du Rwanda, aujourd’hui répartis à travers les zones de Fizi, Uvira et Mwenga, au Sud Kivu, et par conséquent ne pouvant sous aucun prétexte se prévaloir de la citoyenneté congolaise. Les intéressés, évidemment, se rallient à l’opinion contraire, étayée par les travaux de nombreux historiens et anthropologues juges et parties comme Alexis Kagame, Manassé Ruhimbika, Patient Kanyamatsumbi, F. Rwamahina, Munyashongore, Jérôme Ngapangwa.
Dans « Kabila clone de Mobutu ? » , Euloge BOISSONNADE écrit : « Banyamulenge, une ethnie fantôme : les Banyamulenge sont en réalité des Tutsis venus du Rwanda entre 1930 et 1974. Ce sont donc des Banyaruandais immigrés au Zaire à une date relativement récente ».
Ce qui est sûr est que la quasi-totalité de ces gens ont le kinyarwanda comme langue qu’un petit nombre ne sait plus articuler à cause du temps qui s’écoule loin de la mère patrie et aussi par souci de se dissimuler parmi les populations autochtones du Kivu. Mais comme la nature est têtue, l’allophone libre entre le L et le R trahit une origine. C’est aussi pour le même souci que l’on a voulu créer l’ethnie des BANYABWISHA (les TUTSI du N-KIVU) . On se demande alors si ces peuples sont différents. En réalité, les Banyabwisha et Banyamulenge sont des rwandophones comme les Hutu, Tutsi et Twa. Mais alors, pourquoi privilégier ces expressions en lieu et place des autres universellement réputées ? N’y a-t-il pas éclipse d’ethnonymes ? J’espère que ceux qui veulent réécrire l’histoire vraie du Congo répondront à ces questions.
B. Comment les BANYAMULENGE sont-ils arrivés en RDC ?
Bien qu’il paraisse difficile de donner la date exacte de leurs migrations, on peut les situer dans le temps. Encore qu’ici les sources divergent selon qu’on est partisan ou non d’écriture de l’histoire par les vainqueurs.
Avant toute chose, il n’est pas superflu de rappeler que Mulenge est un village situé dans les hauts plateaux se trouvant dans la circonscription de la zone ou territoire de Fizi, province du Sud-Kivu. Les hauts plateaux qui surplombent la zone de Fizi et d’Uvira constituaient un espace vert et non habité avant les années 1959 et était sous le règne du chef LENGE, un chef coutumier de la tribu BAFULERU qui y habitait et était aussi propriétaire du groupement Mulenge.
L’histoire du mouvement migratoire des rwandophones sur le territoire congolais peut être subdivisée en trois périodes.
La période avant 1911
Avant cette date, l’immigration rwandaise est essentiellement sporadique et ne concerne que quelques familles isolées en quête surtout des pâturages. Toutefois, vers 1896, de nombreuses familles, fuyant la tyrannie et les représailles du roi MUSINGA, s’installèrent dans les territoires d’Uvira et de Fizi au Sud-Kivu.
La période entre 1911-1960
Cette période est caractérisée par une immigration massive des rwandophones sur le territoire congolais. Les principales vagues de cette immigration sont les suivantes :
– La première vague de 1914-1918 était constituée principalement de réfugiés fuyant l’extension du conflit sur les colonies allemandes d’une part, et de populations fuyant la terrible famine qui a sévi au Rwanda pendant cette période d’autre part. Cette vague fut installée dans les territoires de Rutshuru et de Masisi dans le Nord-Kivu. Une chefferie rwandophone fut même érigée. Elle fut confiée au Mwami Ndeze (Hutu), intronisé en 1920. Une partie de ces immigrants est allée s’installer aussi au Sud-Kivu dans le territoire Fuliira .
– La seconde vague de 1937-1945 était constituée d’immigrés venus dans le cadre de la MIB (Mission d’immigration Banyarwanda), créé par les Colons Belges pour désengorger le Rwanda peuplé pour engorger le Kivu non peuplé. Les nouveaux arrivants furent installés dans le territoire de Gishari dans le Nord-Kivu, où la politique de la MIB fut perpétuée par la MAGRIVI (Mutuelle des Agriculteurs de Vitsumbi) .
– La troisième vague de 1948-1959, constituée aussi d’immigrés de la MIB, fut installée dans les régions de Mushari, Bwito et Mokoto dans le Nord-Kivu. Vers 1959, une vague de tutsi rwandais crée un afflux de population dans la plaine de Ruzizi et sur la frontière entre le Rwanda et le Burundi. Les Colons Belges, craignant ainsi des éventuelles troubles au niveau de frontières, cherchent un endroit où déplacer les tutsi rwandais pour les éloigner. C’est ainsi que, pour éloigner les Réfugiés des frontières, les tutsi rwandais sont installés, avec l’accord du chef Lenge, dans l’espace vert de plateaux de Mulenge.
La période post-indépendance
Après l’arrêt définitif du programme d’immigration en 1957, cette période est caractérisée par une immigration rwandophone clandestine, est à l’origine des tensions foncières dans le Kivu. On doit noter aussi l’arrivée des plusieurs vagues de réfugiés fuyant les conflits interethniques entre Hutu et Tutsi, qui déchirent périodiquement le Rwanda depuis son indépendance. Jusqu’en 1994, cette immigration était constituée presqu’exclusivement des tutsi, fuyant les discriminations dont ils furent l’objet au Rwanda sous le régime Hutu.
Ce bref rappel historique sur l’immigration rwandophone au Congo nous permet d’établir qu’avant 1908, aucune communauté rwandophone n’était organisée en tribus sur le territoire du Congo, c’est-à-dire qu’avant cette date, les immigrés ne disposaient d’aucun territoire [c’est la raison pour laquelle aucune chefferie ne porte le nom d’aucune ethnie rwandophone] ni d’aucun chef ou Mwami qui fut connu par les autorités belges et les autochtones . On comprend pourquoi RUBERWA réclamera en vain un territoire reconnu dans l’actuelle administration dans le Sud-Kivu.
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On l’aura compris, ils sont arrivés au Congo que comme refugié ou comme travailleurs fuyant soit la famine de 1920 au RWANDA (le KAHORO) ou imposé par les Colons dans les endroits géologiquement riches. Dans les territoires de Fizi et d’Uvira on les appelait les “Banyarwanda” et ils les étaient, acceptant cette appellation sans aucune difficulté pour autant qu’ils étaient reconnus officiellement tels par l’administration.
Vers les années 1980-1985, les tutsi rwandais ne supportent plus l’appellation de “Banyarwanda” à chaque moment qu’ils sont appelés tels “Munyarwanda”, et se livrent à la bataille, d’abord dans le Fizi et en suite dans le territoire d’Uvira et ainsi de suite. C’est le début de l’appellation “Banyamulenge”, habitants de Mulenge, comme pour s’identifier à un congolais d’origine. Cette confusion, semée par les tutsis venus du Rwanda, crée, à plusieurs occasions des batailles entre les Bembe et les Fuleru, les tribus du territoire de Fizi et d’Uvira et les tutsis réfugiés rwandais.
C’est ainsi que cette psychose va gagner les immigrés tutsi venus du Rwanda en 1959, cherchant à s’imposer comme originaires de ”MULENGE” pour les tutsi rwandais, la seule façon de s’identifier aux originaires du Congo et de partir à jamais avec le nom “les Banyamulenge”, une tricherie basée sur l’escroquerie. Cette réalité historique demeure et ne peut être changé car la vérité est têtue “disent les congolais” par qui que ce soit.
Aujourd’hui la situation devient bien pire qu’avant car les tutsi rwandais, que ce soit ceux-là qui se disent Banyamulenge ou ceux-là qui se disent tutsi du Rwanda, tous ont pris des armes contre leurs hôtes congolais, pourtant, depuis les années1959, il n’y a eu aucun massacre causé par un congolais sur un réfugié tutsi rwandais vivant au Zaïre.

C. De la nationalité de BANYAMULENGE

Eu égard à tous cela, toutes les tribus du Congo se sentent ruées vers leur regard sur “la minorité tutsi agressive” venue du Rwanda, qu’elle s’appelle BANYAMULENGE OU BANYABWISHA. Voilà l’histoire, mais le CONGO a de textes fondamentaux ? Que disent-ils ? C’est la question de la nationalité qui est ainsi posée.
1. Période de l’Etat Indépendant du Congo (1885-1908).
La première loi sur la nationalité congolaise fut promulguée en 1892. Elle stipulait que ” La nationalité congolaise s’acquiert par la naissance sur le territoire de l’Etat de parents congolais, par naturalisation, par la présomption de la loi et par l’option “. Cette loi est entrée en vigueur après le recensement de 1910. Donc, tous les rwandophones immigrés après 1910 ne pouvaient pas se prévaloir de cette nationalité. Ils ont conservé leur nationalité rwandaise et étaient considérés par l’autorité belge comme des immigrants et étaient assimilés aux tribus autochtones. Par conséquent, ils ne pouvaient pas se prévaloir de la nationalité congolaise en tant que personnes appartenant aux tribus Hutu ou Tutsi établies au Congo.
2. Période coloniale (1908-1960).
Aucune loi sur la nationalité congolaise ne fut promulguée pendant toute la période coloniale. Par conséquent, tous les immigrés rwandophones installés au pays pendant cette période ont conservé leur nationalité rwandaise d’origine.
D’autre part, après la défaite allemande de 1918, le Rwanda et le Burundi, anciennes colonies allemandes, furent confiés à la Belgique comme territoires internationalisés par la Société Des Nations (SDN). En 1923, le conseil de la SDN avait interdit aux puissances administrant d’assimiler juridiquement les habitants indigènes de ces territoires à leurs nationaux (ou sujets) sauf par naturalisation individuelle sur demande de toute personne intéressée. Cette disposition a été reprise par l’ONU qui a succédé à la SDN. Donc, la Belgique n’avait pas le droit d’octroyer collectivement la nationalité congolaise à tous les immigrants rwandophones. Cet octroi devrait être individuel.
En conclusion, seuls les rwandophones et leurs descendants ayant introduit individuellement une demande de la nationalité congolaise auprès de l’autorité coloniale belge pouvaient s’en prévaloir.
3. La loi fondamentale de 1960.
D’aucuns affirment qu’au moment de l’indépendance du pays, la Belgique, par la loi fondamentale, aurait octroyé collectivement la nationalité congolaise à tous les rwandophones présents au Congo. Plusieurs objections peuvent être formulées à cette affirmation : qui a déjà prouvé l’existence de cet article de la loi fondamentale ? Et s’il existait, il aurait été rédigé par les Belges ; ceux-ci auraient-ils donc failli à leur engagement international en attribuant collectivement la nationalité aux rwandophones ? Et pourquoi les lois sur la nationalité congolaise promulguées ultérieurement n’y font-ils jamais référence ? Ce silence signifie que la loi fondamentale n’a jamais légiféré sur la question de la nationalité. Car si la loi fondamentale de 1960 avait octroyé collectivement la nationalité aux rwandophones, elle serait en flagrante contradiction avec les lois promulguées ultérieurement. Dans ce cas, ces dernières devraient d’abord l’abroger avant de définir les nouveaux critères d’attribution de la nationalité congolaise. Deux lois contradictoires sur la nationalité ne peuvent pas coexister.
4. Période post-indépendance jusqu’aux Accords de Lusaka.
Nous savons tous que, sous l’instigation de M Bisengimana , deux lois octroyant collectivement la nationalité congolaise furent promulguées sous le régime de Mobutu.
– En 1971, la première loi attribuait la nationalité congolaise à tous les rwandophones établis au Congo avant 1960. Cette loi fut abrogée une année plus tard par la loi de 1972.
– En 1972, la seconde loi attribuait la nationalité congolaise à tous les rwandophones établis au Congo avant 1951. Elle fut abrogée en 1981. Il faut préciser que l’abrogation de ces deux lois était motivée par des raisons strictement juridiques : elles étaient en flagrante violation de la Constitution.
En conclusion, avant les Accords de Lusaka, tous les immigrés rwandophones établis au Congo n’ont jamais acquis collectivement la nationalité congolaise. Seuls ceux qui l’ont acquise individuellement peuvent s’en prévaloir. Depuis 1981, la loi en vigueur dans notre pays s’oppose à toute acquisition collective de la nationalité congolaise.
5. Accords de Lusaka.
La nationalité des Banyamulenge a été toujours au centre des guerres d’agression dont notre pays est victime. La première guerre a été attribuée à la revendication de la nationalité congolaise par les Banyamulenge. La seconde guerre a été attribuée à la révolte de ces mêmes Banyamulenge contre le régime de LD Kabila. Il va de soi que la question de la nationalité des Banyamulenge est considérée comme une des solutions à la crise. Elle fut donc l’objet des négociations lors des Accords de Lusaka. La solution négociée fut stipulée au chapitre III à son paragraphe 16 en ces termes : ” Les parties réaffirment que tous les groupes ethniques et nationalités dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu Congo (présentement RDC) à l’indépendance doivent bénéficier de l’égalité des droits et de la protection aux termes de la loi en tant que citoyens “.
L’analyse de cet article révèle que pour bénéficier de la nationalité congolaise au terme des Accords de Lusaka, les groupes ethniques et les nationalités visés doivent remplir trois conditions :
1) Disposer obligatoirement des personnes établies sur le territoire de ce qui est devenu le Congo à son indépendance.
2) Disposer obligatoirement d’un territoire constitutif du territoire congolais au moment de son indépendance. Dans l’article, on a utilisé la conjonction ET et non Ou. L’emploi de cette conjonction change radicalement tout.
3) Cet octroi de la nationalité doit se conformer obligatoirement à la loi congolaise en la matière. La souveraineté du Congo a donc été respectée.
S’agissant des BANYAMULENGE, si la première condition est remplie, l’histoire montre qu’ils ne peuvent pas exiger la nationalité congolaise en se référant aux Accords de Lusaka car aucune chefferie ne porte le nom d’une tribu rwandophone (dans les Kivu, toutes les chefferies portent les noms des tribus ou des clans qui y habitent. Tous les rwandophones sont venus habités sur les territoires appartenant aux autres ethnies) ; et avant 1920, il n’existait aucun Mwami régnant d’origine rwandophone sur le territoire congolais. Et s’ils avaient un territoire, les Accords de Lusaka leur exigent, malgré tout, de se conformer à la loi congolaise pour obtenir cette nationalité. Donc, nous revenons à la case du départ. Et, par voie des conséquences, ils ne sont pas congolais.

D. Pour non conclure
L’escroquerie initiée par les tutsi rwandais dit “banyamulenge” ne passe pas, tout congolais est conscient de cette vérité historique malgré les efforts de quelques lobbys tutsi qui essaient de fausser cette vérité pour échafauder les mensonges dans l’objectif d’installer et de monter de toute pièce un tutsi rwandais en originaire de Mulenge. Certains auteurs (occidentaux) se sont laissé prendre sous l’étau des rwandais, pensant que réellement les Tutsi dit banyamulenge étaient victimes de la guerre. Ce sont par contre les congolais qui, après avoir hébergé les Tutsi comme immigrés venus du Rwanda, sont massacrés par leurs hôtes qui ont pris les armes.
En 1996 lors que Laurent Désiré Kabila commence la guerre, les déclarations des tutsi dit “banyamulenge” se succèdent, tantôt c’est la guerre de libération, tantôt la guerre de nationalité et plus loin c’est la guerre d’occupation. Cette confusion entretenue entre eux même est une preuve d’une initiative d’escroquerie. Sur le plan terminologique, si cela est leur cheval de bataille, la tribu dit “Banyamulenge” n’a jamais existé ni au Rwanda, ni au Congo. Pourquoi alors soutenir haut et fort une escroquerie montée de toute pièce ? Loin d’être partisan de l’un ou de l’autre partie, nous avons voulu retracer la vérité historique, qui ne peut être altéré par personne, qui aujourd’hui par le fait de vouloir l’effacer, cause des milliers de morts dans les Grands Lacs en général et au Congo, tout particulièrement. La question des BANYAMULENGE est-elle ainsi sensible pour la sécurité de l’Est du CONGO…
Sources
BOISSONNADE Euloge, Kabila clone de Mobutu ?, Editions Moreux, 1998.
De St MOULIN Léon, « Conscience Nationale et Identités Ethniques », in Congo-Afrique, n° 330, Kinshasa, décembre 1998.
KAJIGA Gaspard, « Cette Immigration Séculaire des Rwandais au Congo », in CEPSI, n° 32, Élisabethville, 1956
KAMBERE MUHINDO Léonard, Après les Banyamulenge, voici les Banyabwisha aux Kivu. La Carte Ethnique du Congo Belge en 1959, Editions YIRA, Kinshasa (disponible sur web : http:/www.congoforum.be/upldocs/Banyamulenge%20et%20Banyabwisha.pdf)
LEMARCHAND René, « Ruhimbika, Manassé (Müller). – Les Banyamulenge (Congo-Zaïre) entre deux guerres (préface de B. Jewsiewicki) », (recension) in Cahiers d’études africaines, 171 | 2003.
MBUGHEKI MULIGHAMIRIA, Problématique de la responsabilité civile e t pénale des mineurs affiliés aux groupes armés. Cas de l’extorsion chez les Mai Mai, UNIKIN, 2002-2003.
MIRINDI Pascal, D’où provient le terme “Banyamulenge” ? Analyse de l’escroquerie des émigrés Tutsi venus du Rwanda, Bukavu, Kivu-press, 2001.
VUNDWAWE Te Pemako Félix, A l’ombre du Léopard. Vérités sur le régime de Mobutu Sese Seko, Bruxelles, Editions Zaïre Libre, 2000.
WILLAME Jean Claude, Les Banyarwanda et les Banyamulenge, CEDAF, Bruxelles, 1997.
WISE KEN, une courte note sur les Banyamulenge, in L’Observateur de l’Afrique centrale, mars 2000.
Pour faire la guerre, il faut des militaires, pas des opportunistes
Source: http://jemery.blog.fr/2010/05/06/la-supercherie-des-rwandais-au-congo-8525618/

Jean Pierre Kandolo K.