et 25

youtube

The countdown is official on to the launch of The Carmilla Movie!! We’ve got a ton of happenings and shenans scheduled leading up to the big day on October 26th - here are the deets!!

* #CreateACreampuff – Let’s all spread the word about our amazing fandom - and get early access to the first 5 minutes of the movie!! http://www.createacreampuff.com

* Official Carmilla Movie Twibbon - Get The Carmilla Movie logo on your profile pic! Another way to show your love!  http://bit.ly/CarmillaMovie_Twibbon

* Carmilla @ New York Comic Con! (Thursday, October 5) Natasha and Elise are heading back to New York Comic Con for a special Carmilla Movie panel and autograph signing! If you can’t make it we’ll be posting the panel in the coming weeks right here on KindaTV - http://www.newyorkcomiccon.com

* Carmilla Cast Instagram Takeover! (October 16-20) All-week the Carmilla Cast is going to be taking over the @CarmillaSeries Instagram account! Check in each day to see who’s got control!!

* Exclusive Character Posters (October 23-25) We’re going to be launching very special character posters for The Carmilla Movie! Stay tuned!

* Sneaky Peeky Behind The Scenes Video (Wed Oct 25 @ 11am/et on KindaTV) We’re going to be launching a short behind the scenes video of the Carmilla Movie! For a longer behind the scenes featurette - make sure you purchase a bundle from http://carmillamovie.com

* THE BIG DAY! (October 26) The Carmilla Movie drops on VHX! To pre-order, the movie check out http://carmillamovie.com We are also excited that the Carmilla Movie is coming to the BIG screen! We’ve teamed up with Cineplex Events for special screenings in 30 Canadian cities. For more information check out http://cineplex.com/events

* Cast Live Tweet! (Monday October 30) Tweet along with some of the cast as they watch the Carmilla Movie together .. again!!

Important Upcoming Dates

(all within the next month)

Monday, June 12

  • Deadline for Clubs to request that a Player “waive” his “No Move” clause for purposes of Expansion Draft (5 p.m. ET)

Wednesday, June 14

  • Final possible day of the Stanley Cup Final

Thursday, June 15

  • First Buy-Out Period begins/Deadline for Clubs to ask Players with “No Move” clauses whether they want to be placed on Waivers for purposes of Buy-Outs prior to Expansion Draft (11:59 am ET).

Friday, June 16

  • Last day to place Player on Waivers prior to Expansion Draft Trade/Waiver Freeze (12 p.m. ET).
  • Deadline for Players to agree to “waive” their “No Move” clauses for purposes of Expansion Draft (5 p.m. ET).

Saturday, June 17

  • Commencement of the Expansion Draft Trade/Waiver Freeze for all NHL Clubs with exception of the Expansion Club (3 p.m. ET).
  • Commencement of Expansion Draft Signing Moratorium on NHL SPCs for all NHL Clubs with exception of the Expansion Club (3 p.m. ET).
  • Deadline for each Club to simultaneously submit its Protection List to Central Registry and the NHLPA (5 p.m. ET).

Sunday, June 18

  • Deadline for Central Registry to approve and simultaneously distribute the Protection Lists to all NHL Clubs (including the Expansion Club) and the NHLPA (10 a.m. ET).
  • Expansion draft list becomes available to public (about 10 a.m. ET)
  • Opening of the UFA/RFA Interview Period (only applies to Players who are available for selection in the Expansion Draft) for the Expansion Club only (10 a.m. ET).

Wednesday, June 21

  • Deadline for the Expansion Club to simultaneously submit its Expansion Draft Selections to Central Registry and the NHLPA (10 a.m. ET).
  • Official distribution and announcement of the Expansion Club’s Selections in conjunction with the 2017 NHL Awards presented by T-Mobile (8 p.m. ET).
  • Adidas jerseys to be released at NHL Awards show (8 p.m. ET)(!!!)

Thursday, June 22

  • Expansion Draft Signing Moratorium and Trade/Waiver Freeze are lifted (8 a.m. ET).

Friday, June 23

  • NHL Entry Draft 1st round (6 p.m. ET).

Saturday, June 24

  • NHL Entry Draft rounds 2-7 (9 a.m. ET).

June 25-30

  • NHL teams are allowed to interview potential UFAs, cannot discuss dollars

Saturday, July 1

  • Free agency begins

(thank you to this guy for compiling it)

Affaire Thomas “Fleur--Lunaire”

J’ai dû écrire ce billet une bonne centaine de fois dans ma tête sans jamais trouver les mots justes pour qu’on me comprenne. Cette nuit, je ne suis pas en état de l’écrire, car je crois qu’il faut témoigner d’une force d’esprit assez singulière, et je ne suis pas capable de la posséder aujourd’hui. Pourtant, j’ai promis. J’ai promis d’écrire tout cela, car j’ai promis de me charger de cette histoire qui sévit depuis trop longtemps ici. Ne m’en voulez pas des fautes, des incohérences, des maladresses… c’est une femme blessée et exsangue qui vous écrit.

Il y a quelques mois, plus précisément en mai dernier, un individu est venu me parler. Il s’appelle Thomas, plus connu sous le nom de romantique-lunatique, rebaptisé aujourd’hui fleur–lunaire. Nous nous étions parlés il y a de cela plus d’un an. A l’époque, j’étais en couple et tout allait mal avec mon compagnon – que j’ai quitté depuis. Thomas essayait de me persuader que cet homme était mauvais pour moi et qu’il fallait que j’arrête de me bercer d’illusions. Pour le coup, peut-être la seule fois dans sa vie, Thomas avait raison, mais ce n’est pas grâce à ses paroles que j’ai mis fin à ma relation. Je ne sais pourquoi nous avons cessé de parler ; toutefois, un an et quelques mois plus tard, Thomas est revenu. Ce jour-là, je me souviens, il a commencé à me parler de choses insensées qui me rendaient mal à l’aise. J’ai mis très vite fin à la conversation. Pour sûr, cet homme l’a mal pris, car après tout, c’est un homme qui se sent agressé dès qu’on ose se montrer honnête avec lui. Sûrement ai-je été trop brutale avec lui ; toujours est-il qu’il m’a bloquée et que, quelques heures plus tard, il est revenu pour me laisser un message bien spécifique. Je vous invite à lire ce billet.

Je me suis battue, vous savez. S’il y a une chose que je déteste par-dessus tout, c’est l’injustice. A l’époque, avec deux autres personnes que je ne citerai pas, nous avons eu dans l’idée de créer un blog qui regrouperait toutes les plaintes contre Thomas. Entre temps, une jeune femme venait me confier que, habitant près de chez lui, et suite à une affaire avec lui, elle avait déposé plainte contre lui, car il la harcelait. Au final, nous avons regroupé plus de 25 plaintes et cette histoire a été partagée bon nombre de fois. De nombreux individus, hommes comme femmes, avaient eu affaire à cet homme que j’ose, devant vous tous, qualifier de pervers narcissique.

L’une des personnes qui administrait le blog avec moi a décidé de s’en aller, car c’en était trop pour elle, et je la comprends. Cette histoire prend un tournant effrayant et il faut manifester de beaucoup de force mentale pour tenir. L’autre personne a tenté de raisonner ceux qui venaient prendre la défense de Thomas, mais c’en était assez. J’ai décidé de supprimer le blog, car je venais de vivre une histoire similaire dans mon université, et je ne pouvais le supporter. Au contraire de ce que Thomas clame haut et fort, ce n’est pas Tumblr qui s’est chargé de la suppression de ce blog, ni d’autres qui se moquaient de lui. Ce n’était pas un acte de faiblesse, nous étions seulement fatigués de l’ampleur de l’histoire et cet homme nous ruinait le moral. Nous avons abandonné et je vous demande pardon.

Moi, j’ai préféré laisser tomber, mais je n’ai pas oublié. Je n’ai pas pu oublier. De temps à autre, Thomas venait, en anonyme – bien sûr –, pour me dire des choses affreuses. Je vous invite à les lire ici, ici et encore  (vous en douterez, bien évidemment, et vous invite à lire ces deux billets de Thomas : ici et   – pas très futé, le Thomas). Je l’avoue, j'ai répondu. J’étais en colère. Je te méprise, Thomas. Oui, Thomas, je m’adresse bien à toi. Toi, caché derrière ton écran d’ordinateur ou de téléphone. Toi qui ne sors jamais. Toi que je n’ai jamais oublié, parce que les « êtres » tels que toi n’ont pas lieu d’être. Oui. J’ai du mépris pour toi, Thomas. Tu as fait tellement de mal à toutes ces femmes ; et oui, je parle pour elles, car j’ai leur confiance et je veux leur rendre justice. Que tu m’insultes, que tu parles de moi dans mon dos, que tu balances des rumeurs à mon sujet, que tu me harcèles anonymement, je m’en contrefous. Si j’étais la seule victime dans tout ton bordel, je l’accepterais. Pourtant, cela ne t’a pas suffi. Tu as préféré harceler des jeunes filles qui n’ont même pas la majorité, tu as préféré demander des photos intimes à des jeunes filles de 14 ou de 16 ans, tu as préféré dire à des suicidaires de finir leurs jours, tu as préféré manipuler des femmes en leur faisant sentir qu’elles étaient en tort, alors que c’est toi, toi, oui, toi seul, qui es en tort dans toute cette histoire.

Ce sera la dernière fois que je m’adresse à toi pour toutes ces femmes, mais je n’arrêterai jamais. Non, je ne cesserai PAS. Comme disait Zola, j’accuse ! J’accuse les hommes qui profitent de l’innocence des jeunes filles ! J’accuse ces monstres qui, comme toi, osent se prétendre « hommes » ! Vous n’êtes pas des hommes ! Vous n’êtes rien ! Vous n’êtes même pas humains ! J’accuse les pervers narcissiques, car c’est ce que tu es, misérable ! et les pervers narcissiques, je ne les connais que trop bien. J’ai le souvenir du lendemain de mon message qui te dénonçait suite à tes insultes, j’avais parlé de mon vécu (en l’occurrence, ici, de mes viols) et tu avais osé dire que tu n’y croyais pas. Qui es-tu pour émettre un jugement sur mon passé ? Qui es-tu pour juger ma vie ? Personne. Tu n’es personne, et tu ne seras jamais quelqu’un en restant caché dans l’ombre, en refusant de voir la vérité qui te fait violence.

J’ai été violée par deux pervers narcissiques. Si vous souhaitez en savoir plus, sachez que je détaille tout dans ce billet, suite aux mots touchants d’une jeune fille qui me les a adressés, et qui a subi les foudres de Thomas par la suite. Alors, oui, Thomas, les pervers narcissiques, je les connais très bien, et tu en fais bel et bien partie.

Bien sûr, tu nieras. Tu ne sais faire que cela, et je ne t’en veux pas. Quand on n’a pas de vie, il faut bien s’inventer une histoire et la propager sur le net ; ce que tu fais, en te faisant passer pour un homme amoureux des femmes, un homme malheureux, un homme torturé, un homme hypersensible, comme tu aimes tant te définir. Pour toi, les femmes sont des monstres, mais ne t’es-tu jamais demandé si c’était toi le monstre ? Cette question est rhétorique. Je sais très bien la réponse.

Oh, oui, tu m’écriras. Tu enverras tes sbires pour qu’ils me disent que je suis en tort, pour me dire que je suis une idiote. Mais je vais te dire une chose, Thomas : tout ce que tu pourras me dire, en essayant de me rabaisser, en essayant de me faire du mal, cela ne marchera pas, et tu sais pourquoi ? parce que toutes les choses que tu peux me dire, je me les dis tous les jours. J’ai tellement de colère envers toi. Je ne comprends pas comment on peut se montrer odieux. Tu répondras sûrement que j’ai manipulé toutes ces femmes ! Bien sûr que je sais manipuler, mais je ne suis pas comme toi ! Mes défauts, j’essaie de les travailler et je ne les utilise pas à mon avantage. Tu ne me connais pas, mais moi, je te connais ; et si je m’écoutais, je viendrais te dire que les pisse-froid comme toi, je les écrase comme des insectes sous mon talon. Cependant, je ne laisserai pas ma colère prendre le dessus, cela n’en vaut pas la peine, et ce ne serait pas donner justice à ces pauvres femmes qui essaient de se remettre de toute l’horreur que tu leur as fait subir.

Alors, bien sûr, je suis persuadée que certaines ont des torts et que tu as les tiens, mais cela ne t’excuse pas. Tu n’avais pas le droit de les manipuler, de leur dire de telles atrocités, de les faire passer pour des bourreaux, alors que c’est toi, l’abject « humain » que je dénonce. Qui peut se permettre de dire à quelqu’un de mourir ? Qui peut se permettre de dire à quelqu’un qu’il est idiot d’aimer ? Tu n’as pas le droit. Tu n’es personne pour te permettre de juger les autres, mais nous sommes nombreux à te juger, car on juge autrui par ses actions et non par ses jolis mots. Alors, arrête tes phrases toutes faites, arrête ta sensiblerie, arrête ton romantisme, arrête ta fausseté. Aujourd’hui, dans la nuit sombre, éclairée par le clair de lune, les gens savent, ou sauront.

Peut-être que mon billet aura des répercutions, autant positives que négatives, mais encore une fois, cela m’est égal. Tout ce que je sais, c’est qu’en France, ce que tu fais, est punissable par la loi.

Certains douteront de mon message, j’en suis certaine, et voici ce que je leur réponds, grâce à la coopération d’une demoiselle de 14 ans (oui, 14 ans !) :

Je tiens à préciser qu’il connaissait à peine cette jeune fille et qu’il lui a dit qu’il l’aimait. Peu de temps après, celle-ci a découvert le pot aux roses, nous avons parlé. Elle a voulu prendre ma défense et prendre la défense de toutes ces femmes également. Elle voulait parler pour elles, je trouve cela d’ailleurs très courageux.

Aujourd’hui, voici ce qu’elle a reçu de lui :

Allez-vous fermer les yeux longtemps concernant Thomas ? Moi pas. J’ai cessé de lui trouver des excuses et de l’excuser. C’est trop facile.

Suppléments de reblogs : ici, ici, ici, ici, ici et encore ici.

Je ne force personne à prendre mon parti. Je ne suis pas venue ici pour qu’on me dise : « Tu as tellement raison ! » ou qu’on me lèche le cul, parlons franchement. Je suis ici pour répandre une vérité, la seule vérité, qui sera forcément niée par les plus idiots. Si vous n’êtes pas capables de voir la vérité en face, ce n’est pas grave, vous pouvez continuer à parler à ce pervers narcissique autant que vous le souhaitez ; mais s’il vous arrive quelque chose, vous êtes à présent prévenu(e)s. Je ne force personne à me croire sur parole, mais je demande à quiconque lira ce billet de ne pas remettre en question le témoignage de ces pauvres femmes qui souffrent encore à l’heure d’aujourd’hui. Vous savez, cela leur a demandé beaucoup de courage de venir me parler et d’avouer qu’elles avaient été abusées par cet homme. On a trop souvent diabolisé les femmes, on a trop souvent diabolisé les hommes, mais en cinq ans sur Tumblr, je n’avais jamais rencontré un être aussi vil que Thomas.

Pour aider toutes ces femmes, je vous prie de bien vouloir vous rendre sur le blog de Thomas et de signaler son blog.

Je mettrai en ligne très bientôt un blog qui regroupe toutes les plaintes contre lui, anciennes comme récentes. Encore une fois, je n’incite pas à la haine, mais je vous demande de saisir l’ampleur de mes mots et de réfléchir.

Combien de temps allez-vous fermer les yeux ? Il y a, dehors, des monstres inqualifiables qui ne seront jamais dénoncés, parce que des femmes comme des hommes ont peur de les dénoncer. Et pourquoi ont-ils peur ? parce qu’on prend très rarement les plaintes au sérieux. 

Pour aider Tumblr, et pour aider la plateforme à retrouver une certaine sérénité, je vous en prie, signalez-le, et faites attention à vous. N’hésitez pas à venir me parler si vous en ressentez le besoin, et, s’il vous plaît, partagez ce billet.

Au XIXe siècle, un monde nouveau envahit le champ littéraire, certains motifs se hissant pour la première fois au rang de sujets dignes d’intérêt. La ville, la province, le peuple ne sont plus cantonnés au registre comique, les progrès de la Science aux manuels et aux essais des savants. L’individu s’affirme, en réaction à une évolution économique et sociale qui le dépasse ou l’écrase. « Le culte du moi » est de tous les genres littéraires. Le pessimisme se lit dans les œuvres des écrivains qui refusent de se conformer à l’ordre établi. Ils ont le sentiment d'être incompris et se sentent coupés du monde, malgré l’espoir suscité par les progrès collectifs. Ce mal de vivre ou « mal du siècle », chanté par Chateaubriand et les Romantiques comme Musset et Nerval, se prolonge avec le spleen de Baudelaire et, à la fin du siècle, chez les décadents et les symbolistes. Les romans réalistes n’y échappent pas non plus. Ainsi les courants littéraires s’entremêlent-ils plus qu’ils ne se succèdent, donnant lieu à des échanges féconds entre les écrivains. À ce titre, Baudelaire peut être considéré comme le poète capital, à la charnière du siècle comme des mouvements, romantique, réaliste, parnassien, décadent et symboliste.

Le 4 février 1857, Baudelaire remet son manuscrit à l’éditeur Auguste Poulet-Malassis associé à son beau-frère Eugène De Broise. Il y a là cent poèmes, le concentré de l’expérience poétique accumulée par l’auteur sur quinze années. La première publication, le sonnet À une dame créole, date de 1845 dans la revue L'Artiste. En octobre de la même année, le livre a été annoncé sous le titre Les Lesbiennes. Puis en novembre 1848, sous le titre Les Limbes. C'est finalement sous le titre des Fleurs du mal que paraissent en 1855, dans La Revue des Deux Mondes, dix-huit poèmes. De même que neuf autres poèmes, seront publiés en avril 1957 dans la Revue française. Le recueil définitif paraîtra le 23 juin 1857, après trois longs mois que Baudelaire consacre aux révisions sur épreuves. Le premier tirage (quelque 1000 exemplaires imprimés à Alençon) est mis en vente au prix de trois francs.

Les Fleurs du mal, connaissent un accueil mitigé, quand la presse ne se déchaîne pas pour en dénoncer l’immoralité. Le Figaro, en pointant du doigt les pièces les plus condamnables de l’ouvrage, parle de « monstruosités », si bien que le Parquet ordonne la saisie des exemplaires. Baudelaire et ses éditeurs sont poursuivis.

L’homme qui se présente le 20 août 1857, à l'audience de la 6e Chambre criminelle du tribunal correctionnel de Paris – celle des escrocs, des souteneurs et des prostituées – est un poète de trente-six ans, apprécié et reconnu de ses pairs, qui traine une réputation quelque peu sulfureuse. Déjà, en 1852, un journaliste du Journal pour rire avait cerné le personnage : « Charles Baudelaire, jeune poète nerveux, bilieux, irritable et irritant, et souvent complètement désagréable dans sa vie privée. Très réaliste sous des allures paradoxales, il a dans sa forme tout le style et la sévérité antiques, et des quelques rares esprits qui marchent par ces temps dans la solitude du moi, il est, je pense, le meilleur et le plus sûr de sa route. Très difficile à éditer d’ailleurs, parce qu’il appelle dans ses vers le bon Dieu imbécile, Baudelaire a publié sur le Salon de 1846 un livre aussi remarquable que les articles les mieux réussis de Diderot. »

D’une naïve bonne foi, Baudelaire s’imagine s’en sortir d’un non-lieu. Ses amis et connaissances, et pas des moindres, se sont mobilisé : certains publiant des articles élogieux, d’autres faisant jouer leurs relations. Mais c’était sans compter avec le rigorisme du Second Empire, porté par son moralisme intransigeant et son goût douteux pour l’art pompier et la littérature édifiante, ainsi qu’une censure omniprésente qui ne dit pas son nom. Le soir même, à l’issue du procès, qui n’a duré que quelques heures Baudelaire et ses éditeurs sont condamnés pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Baudelaire doit s’acquitter d’une amende tandis que six poèmes sont retirés du recueil. Pour comble, le poète, qui s’attendait à une « réparation d’honneur », est privé de ses droits civiques.

Baudelaire sort brisé par le verdict, qui redouble la condamnation familiale. Le sentiment d’injustice qu’il éprouve ne le quittera plus. Comment peut-il en être autrement ? Dans ce siècle où priment les valeurs bourgeoises, l’exercice de la poésie est considéré comme un violon d’Ingres. François Malherbe, pour qui « le poète n’est pas plus utile à l’État qu’un bon joueur de quilles », le déplorait déjà, trois siècles auparavant. Tout au plus taquine-t-on la muse, « à ses heures perdues », selon l’expression consacrée par Léon Bloy. Mais quand sonne l’heure des affaires, toutes ces « couillonnades », telles que les nomme par dérision le pamphlétaire, doivent être mises au rencard, sous peine pour le récalcitrant de passer pour un tire-au-flanc.

En 1857, au moment du procès, et donc de la parution des Fleurs du mal, Charles Baudelaire n’est pas le poète maudit que l’on présente à tort. Certes, il mène une vie de bohème, parfois excentrique, est en rupture avec sa famille bourgeoise, a dilapidé une bonne partie de son héritage, une fortune, au point d’être sous tutelle, alternant luxe puis pauvreté, il est couvert de dettes, a le goût des prostituées qui pour certaines deviennent ses compagnes… Mais il est critique d’art, domaine dans lequel il s’est imposé comme un des maîtres du genre. Il est aussi le traducteur de l’œuvre d’Edgar Allan Poe, qu’il salue comme un esprit frère du sien. Il est enfin très entouré, apprécié de ses amis écrivains, protégé même. Parallèlement, il a publié dans différents journaux plusieurs des poèmes qui figurent dans le recueil coupable.

La censure oblige donc Baudelaire à réaménager son œuvre. Ainsi, en 1861, la structure du recueil sera-t-elle remaniée et enrichie d’une trentaine de poèmes. Composé de six parties, il est traversé par les thèmes principaux qui laissent deviner les espérances déçues et les défaillances morbides du poète (« Spleen et Idéal » ; « Tableaux Parisiens » ; « Le vin » ; « Les Fleurs du mal » ; « Révolte » et « La mort »). Ces textes, largement autobiographique, Baudelaire les a vécu dans sa chair, au plus profond de son être. Son lyrisme cherche sans cesse à se démarquer du Romantisme qui a bercé sa jeunesse. Avant tout, il s’agit pour lui « d’extraire la beauté du Mal » des « provinces les plus fleuries de l’art poétique » foulées par ses prédécesseurs. À l’instar de Théophile Gautier, le « poète impeccable »  à qui sont dédicacées Les Fleurs du mal, l’art n’a d’autre téléologie que lui-même, le beau et l’utile ne font pas bon ménage : « La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de déchéance, s'assimiler à la science ou à la morale ; elle n'a pas la vérité pour objet, elle n'a qu'Elle-même. » Ainsi, des thèmes modernes sont sertis dans des formes anciennes comme le sonnet, selon l’idée que « l’irrégularité, c’est-à-dire l’inattendu, la surprise, l’étonnement sont une partie essentielle et la caractéristique du Beau ». Hanté par l’Idéal, symbolisé par l’ailleurs, le poète n’échappe pourtant pas à l’ennui. Le spleen envahit tout son être et le plonge dans une mélancolie saturée d’images mortifères. L’amour, clé de voûte du recueil, obéit aux mêmes postulations contradictoires. La passion sensuelle, incarnée par la ténébreuse Jeanne Duval se dispute l’amour spiritualisé, en la personne de Madame Sabatier, sans que jamais le poète n’atteigne la félicité. La mort devient alors la dernière espérance du spleenétique qui ne s’accommode pas de la médiocrité d’ici-bas, où les poètes sont traités comme des malfrats.

Baudelaire, né trop jeune dans un siècle trop vieux, a mené une vie à contre-courant des valeurs en cours. Il incarne à tout jamais le poète écorché vif, voué aux gémonies par ses contemporains, acclamé par ses successeurs : « Le vrai Dieu » selon Rimbaud, « le premier surréaliste » pour Breton ou encore « le plus important des poètes » aux yeux de Valéry. Janus de la poésie du XIXe siècle, dernier classique et premier moderne, il inaugure une nouvelle ère poétique, auquel ce procès, loin de le détruire, prend valeur de sacre. Et finalement, Les Fleurs du mal sont devenues un des plus grands classiques de la littérature.

Baudelaire n’a été « réhabilité » qu’en… 1949. Il faudra en effet cent ans pour que l’institution judiciaire mesure l’étendue du génie de Baudelaire, et qu’une loi du 25 septembre 1946 institue un nouveau cas de pourvoi en révision sur ordre du garde des Sceaux et ouvert à la seule Société des gens de lettres. Elle offre la possibilité de réviser les jugements ayant condamné un écrivain pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, partant de l’idée que l'appréhension par le public des écrivains évolue au gré du temps, et qu’il convient alors d’adapter le judiciaire au littéraire. C’est ainsi que le 31 mai 1949 la chambre criminelle de la cour de Cassation rendit un arrêt d’annulation du jugement de 1857, considérant que les poèmes « ne renferment aucun terme obscène ou même grossier ». Depuis, les six poèmes censurés peuvent être légalement publiés.

Daily inspiration. Discover more photos at http://justforbooks.tumblr.com

C'est le DELF B2 demain!!

Mon dieu j'ai changé la langue de mon portable d'italien à français, maintenant c'est vraiment tout ou rien. J'aurais vraiment profité de lire plus de textes d'un haut niveau (ils ont vraiment un style très différent??) avant l'examen mais bon. (Boh, j'ai encore tout le matin demain avant l'examen mais on peut seulement faire si tant.) J'espère vraiment que je puisse éviter de mélanger l'italien et le français demain (et surtout jeudi à l'épreuve orale!!) Il faut vraiment que j'aille au lit maintenant pour que je sois plein d'énergie demain! Souhaitez-moi bonne chance! 😬

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Man Walking Down The Stairs - Tom Cuppens

Masque Dan, Côte-d’Ivoire. Bois et pigments. H.  25 cm Anciennes collections Georges de Miré et Charles Ratton. Collection particulière © Archives Musée Dapper – Photo Mario Carrieri

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Taylor Swift's New Single Was Most-Played Song on U.S. Radio Friday

Taylor Swift’s new single, “Look What You Made Me Do,“ is off to a predictably fast start, according to Nielsen Music. On the song’s first full day of airplay Friday (Aug. 25), it was the most-played and most-heard song across all U.S. terrestrial radio stations monitored by Nielsen Music.

On Friday, "Look” garnered 4,228 plays – ahead of the day’s second-most-spun track, Charlie Puth’s “Attention,” with 4,067 detections. “Look” also earned 27.3 million audience impressions, ahead of the tune with the second-largest audience, DJ Khaled’s “Wild Thoughts,” featuring Rihanna and Bryson Tiller, with 19.98 million.

For comparison’s sake, the most-heard song on U.S. radio in the week ending Aug. 20 was “Wild Thoughts,” with 137.76 million impressions.

The first day of airplay for "Look What You Made Me Do” benefited from hourly play across an array of radio stations – following other superstar releases like Lady Gaga’s “Perfect Illusion,” Britney Spears’ “Make Me” and Adele’s “Hello.”

It’s expected that “Look” will debut on the Pop Songs airplay chart dated Sept. 9, reflecting airplay spins on mainstream top 40 radio in the tracking week ending Aug. 27. (Meaning: It will debut from a little more than three days of airplay.) The song also likely already has garnered enough airplay audience to enable a bow on the next all-format Radio Songs chart, which ranks the tracks with the most audience impressions for the week.

Further, the track could also debut from only airplay on the Sept. 9-dated Billboard Hot 100 chart, which ranks the week’s biggest songs based on a blend of airplay, sales and streams. The Hot 100’s tracking week for airplay runs Monday through Sunday each week, while the chart’s sales and streaming week runs Friday through Thursday. So, “Look” could arrive on the next Hot 100 from only airplay, as the song made its sales and streaming debut at midnight ET on Aug. 25 – the first day of the sales and tracking week of the Sept. 16-dated Hot 100.

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Mickey’s birthday is this Saturday, and we’ve received the best gift: an exclusive clip from the new Mickey Mouse short, “The Birthday Song,” which debuts tomorrow on YouTube ahead of its broadcast premiere on Mickey’s big day. Throughout the day on November 18, Mickey Mouse shorts will air every half hour on Disney Channel, beginning with the premiere of “The Birthday Song” at 9:25 a.m. ET/PT.

In the brand-new short, Mickey is celebrating his big day and his friends are planning something special. When Minnie Mouse loses the notes to Mickey’s birthday song, she embarks on a mission to recover them and save the festivities. Executive Producer and Supervising Director Paul Rudish tells D23 that the Mickey Mouse team could relate to her excitement and determination to create an unforgettable birthday gift for Disney’s brightest star.

“One of the fun aspects of making ‘The Birthday Song’ was being able to tell a story about Mickey’s birthday from another character’s point of view, specifically Minnie Mouse,” says Rudish. “Her struggles and delight to create something unique and special for Mickey, his very own birthday song, often mirrored our crew’s journey while making the short. From the quest to write a new, bouncy birthday song to navigating the comic calamity of musical notes rampaging through a party, we strived to express our own feelings of warmth and joy for Mickey and give him the ultimate birthday present.”

Enjoy this exclusive clip from “The Birthday Song” now, and watch the short in its entirety beginning tomorrow. And be sure to join the fun on your own social media, using #HappyBirthdayMickey.

anonymous asked:

Ya un truc que je voudrais bien comprendre c'est pourquoi nos séries télévisées c'est tellement de la merde parfois (ya une ou deux pépites d'or quand même de temps en temps faut pas exagérer hein, mais quand même)

Salut anon!

Apparemment, c’est dû au manque de liberté laissé aux auteurs…et à tout le système de la production française en général. Les chaines sont très (trop) présentes et des gens qui n’ont rien à voir avec le pôle créatif veulent décider de tout en se basant sur des études de marché bidons, études au cœur desquelles la fameuse “ménagère de moins de 50 ans” et les “18-25 ans” sont rois. Regarde Kaamelott par exemple. J’avais lu un interview de Astier un jour et c’était de la folie tout ce que M6 voulait lui faire changer. En gros…“on adore ce que vous faites…mais vous devez tout changer” : les décors et les costumes étaient trop sombres (pas viable d’un point de vue marketing pour un programme court d’access au prime time), l’humour n’était pas assez familial, ça n’allait pas plaire aux annonceurs, le langage de Léodagan était trop fleuri, etc…Astier a tenu bon et ça a été un carton mais pour UN Astier qui a réussi, combien de mecs dont les projets sont tombés à l’eau?!

Le problème qu’on a en France, en plus du manque de liberté laissé aux auteurs et des acteurs qui surjouent comme s’ils étaient sur scène à la Comédie Française, c’est qu’on on tente de faire des remakes foireux de séries US alors que lorsqu’on fait du franco-français original et bien c’est pas si mal (la série Dix-pour-cent ou même Un village français par exemple, c’est loin d’être honteux) et puis on s’emmerde avec des études marketings de merde. J’avais rencontré une fille dans une soirée qui était costumière pour la TV, elle avait collaboré à tous types de programmes courts pour M6, TF1, la TNT, etc. Elle devait se battre tous les jours avec la prod car il fallait que les acteurs portent des couleurs vives, TRÈS VIVES. C’est pour ça que dans Nos chers voisins et Scènes de ménage par exemple, les couleurs sont aussi criardes et ridicules. C’est un « happy factor » (et mon cul c’est du poulet), il parait que le public adore ça! Quand tu entends ce genre de trucs, tu comprends pourquoi on est dans la merde et qu’on a que 2 bonnes séries par an.

Et ne me lance pas sur la mort de ce qui était mon genre de production française préférée: les séries en costumes. On est bons pour ça, c’est notre truc! Les mousquetaires, les intrigues de cour, les adaptations de classiques avec des frous-frous! Mais non, faut qu’on fasse de la série familiale de merde avec des costumes à la con!! Voilà, ça y est!! Je suis énervée!! AH MAIS!!

VOILA EXACTEMENT!! BON JOURNÉE ANON!

seuraavan kerran kun on lemmikkiä adoptoimassa, vois päivittää somet ja viestitellä ihmisille silleen

“perheenlisäystä tulossa :)“

ja sit venaa pari tuntia kun kaikki on ihan ?????? kunnes sit vihdoin päästää ihmiset tuskistaan ja laittaa eläinkuvan päivitykseen. karvalapsi paras lapsi

C'est la première fois que j'écris mes pensées. Mais ce ne sont pas de simples pensées qui ont fusé dans mon esprit l'heure passée ; ça fait quatre mois que tout cela traverse mon esprit. Ça concerne ma vie, la vie que j'essaie de mener depuis maintenant 19 ans.

Je n'ai jamais su retranscrire mon histoire, alors je sais pas trop par où commencer ici. J'écris tout ça pour mettre mes pensées sur papier, quelles soient enfin au clair parce que c'est brouillon là-haut. C’est brouillon là-haut mais c’est brouillon ici aussi, et si vous avez pas envie de lire un pavé comme ça, je vous pardonne.

Depuis quelques semaines je me suis mise à regarder, à écouter des vidéos, à lire certaines personnes qui avaient des ondes positives. Des mots qui ouvrent les yeux, qui font réfléchir et qui foutent une claque dans la gueule. Et aujourd'hui, en ce 25 août je me suis dit qu'il était temps de vivre. J'ai envie de changer de vie. Alors oui vous allez me dire que j'ai seulement 19 ans, que je n'ai rien vécu. Honnêtement, j'ai l'impression d'avoir vécu sans vivre.

Pendant quelques années, je me suis effacée. Je voulais le plus possible disparaître. J'étais déjà timide et réservée, depuis toute petite, toutes les personnes que je croisais le disaient “Elle est réservée Anaëlle, on n’entend pas le son de sa voix”. C’est dans mon caractère, alors ça n’a pas été compliqué pour moi d’aller dans l’ombre.

“J’ai peur que vous vouliez vous effacer. Parce que moi quand je vous regarde, je n’ai que cette vision d’une jeune femme au visage éteint, qui ne dégage aucune lumière” - une psychologue, décembre 2015.

C’est vrai que je ne devais pas être belle à regarder. Durant cette période je pleurais constamment, mon visage était fermé, et je faisais encore du mal à mon corps. Les autres me rongeaient, mais le lycée allait bientôt se terminer, le bac était en juin de l’année suivante.

J’ai…comment dire, souffert de mon adolescence. Mon physique ne leur convenait pas, j’étais celle qui ne disait rien à personne ; la victime idéale. Je ne suis pas ici pour raconter ces quatre années de collège et mes trois années de lycée. Mais en résumé, je peux dire que j’ai passé pas mal de nuits blanche à pleurer et à me demander ce que j’avais fait aux autres pour que je subisse tout cela. Aujourd’hui je peux y répondre : je ne leur ai rien fait, ça n’a jamais été de ma faute.

Si vous avez lu certains de mes mots ailleurs, je pense que vous aurez pu remarquer que habituellement je sais mieux manier les mots, ici je me mélange et je perds mes moyens. Parfois il y a tellement de bordel autour de moi et dans ma tête, que j’étouffe.

Je ne suis pas guérie, et honnêtement je ne sais si je pourrais en guérir un jour. Mais ça fait 47 jours aujourd’hui que mon corps n’a plus saigné. Je ne fais plus de crise de boulimie. Par contre pour mon hypersensibilité on y repassera…je prends tout à cœur et je pleure beaucoup mais au fond c’est pas grave.


Vous devez maintenant vous dire qu’il n’y a pas de positif et qu’elle en avait parlé au début alors elle nous ment. Ça arrive. Mais d’abord je voulais m’excuser d’être maladroite. Et j’y pensais toute à l’heure, si on venait à me demander qui je suis, je ne saurais pas répondre. Je ne sais pas qui je suis, mais je pense que je vais me construire grâce aux moments que je vais oser vivre par la suite.

Revenons au point de départ. Il y a notamment les vidéos de @tendrebatard qui m’ont faite réfléchir. D’ailleurs si tu lis ça, ta vidéo Le Plateau, c’est la meilleure vidéo que j’ai pu voir, réellement. Mais il n’y a pas que lui, j’en ai parcourus pas mal d’images, de vidéos, de mots. Je vous mets une vidéo ici, à vous d’aller voir ou non mais il parle à ma place, il a tout dit.


Je ne peux pas dire que j’ai vécu une phobie sociale, parce qu’au fond je ne sais pas ce que c’est. De l’anxiété sociale ? Je n’en sais rien. En tout cas, j’avais peur des autres. Peur de n’importe qui. Du boulanger, du fleuriste, du jeune qui passe à côté de moi, des filles de l’autre côté de la rue. L’anticipation du mal-être que je pouvais renvoyer. Il y a deux ans j’étais incapable de mettre les pieds dans une boulangerie, de demander des conseils à un vendeur, d’aller dans un bar, de passer un appel. J’avais peur de, de l’appréciation que la personne allait se faire de moi. Et pourtant la personne qu’est-ce qu’elle s’en fout de moi. Je suis simplement quelqu’un qui va passer et elle en verra d’autres dans la journée, elle aura déjà oublié mon visage. Mais j’avais peur. Peur de recevoir encore des moqueries. Aujourd’hui j’y arrive. J’arrive à commander un verre au bar, j’arrive à parler à un vendeur dans un magasin. J’ai fait des putains d’efforts, j’ai pleuré, j’y ai réfléchi à deux fois mais je suis sur le bon chemin.

Pour ce qui est des relations avec les autres, je sais pas trop. Quand c’est virtuel ça va, je gère de mieux en mieux. Mais en vrai, j’arrive pas à aller vers les autres. Ça peut paraître absurde mais parfois quand je vois quelqu’un que je connais pas, je me dis que je pourrais aller le voir et lancer une conversation. Mais non, parce que je ne saurais pas quoi dire, et puis cette personne qu’est-ce qu’elle en aurait à faire de moi. Je manque cruellement de confiance en moi, c’est affolant. J’y travaille. Je crois que j’ai été bousillée par le passé, je me reconstruis.

Quand je suis dans mon appartement, toute seule, je me retrouve confrontée à moi-même, et j’aime pas ça. Parce que je pense à des milliards de choses, je me pose des milliards de questions ça en devient insupportable. Parfois j’ai juste envie qu’on me prenne dans les bras et qu’on me dise que ça va aller. J’ai pas ce sentiment d’appartenance, d’exister, d’être là et que quelqu’un soit heureux de ma présence.

Je suis perdue dans ce que je vous raconte, mais, à partir de demain je vais commencer ma nouvelle vie. Je pense que je vais me casser la gueule, mais je me relèverais, quelques temps après. Vous pourrez suivre mon évolution, moi et mon vague à l’âme. Moi et mes incertitudes. Moi et mes larmes. Moi et mes sourires. Moi et mes photos. Parce qu’Anaëlle sans photos, c’est pas Anaëlle. Moi et mes yeux pleins d’étoiles. Moi et mes yeux vides. Moi, et moi.

PS : merci.

Opinion plus ou moins controversée, mais… Les adultes ne devraient PAS coucher avec des mineurs, même ceux ayant atteint la fameuse “majorité sexuelle”. Bon je compte pas les cas genre “ j'ai 18 ans mon mec en a 17” hein, mais plus les cas “j'ai 16 ans mon mec en a 25, 26, 29”. J'ai justement 25 ans, et à l'adolescence, je sortais avec des types nettement plus âgés, beaucoup plus expérimentés, en demande d'actes que je ne connaissais même pas, et je réalise désormais combien ces relations sont déséquilibrées, par essence, même si on n'abuse pas physiquement du mineur, même si le mineur semble consentant, une personne de 20-30 ans, et plus évidemment, ne devrait pas entretenir de relations intimes avec un adolescent. En sortant finalement avec un “ gamin ” de mon âge, j'étais nettement plus heureuse, et ce n'est pas un hasard.