era: heartbreaker

Amy
Ryan Adams
Amy

Amy by Ryan Adams

I don’t know why I let go 

I want to be your friend 

Flowers grow through my window and I love you again 

Oh I love you oh 

When you laid me down into your beautiful garden 

Flowers in the love of my arms 

It’s God shining through to me I guess 

It’s God shining through to me I guess 

Oh, I love you Amy 

Do you still love me? 

I go to the places where we used to 

I feel sad 

I am out here looking for you 

Si le Doggybags nouveau peut-être jugé exceptionnel, ce n'est pas seulement à cause de sa qualité … C'est parce que c'est Katsuni, l'une de nos fierté nationale, qui l'a co-écrit avec Run (l'auteur de Mutafukaz et le boss du Label 619, il y a vraiment des gens qui ne le connaissent pas ?). 

A l'instar des autres épisodes de Doggybags, l'ouvrage est composé de trois actes distincts. Cependant, cette fois-ci, ces trois parties se partagent le même personnages et sont chacune écrites par Céline Tran (Katsuni pour ceux qui ont vraiment du mal à suivre) et Run.

Ce personnage commun aux trois récits, c'est HeartBreaker A.K.A Celyna (à qui Katsuni prête son image), une femme s'étant tourné vers le porno pour enfin s'affirmer aux yeux du monde mais pour qui l'expérience va mal tourner … elle va être transformé en vampire (quand je vous disais que ça allait mal tourner). 

Les trois actes s'axent autour de la renaissance de Celyna en tant que vampire, du sauvetage d'une jeune fille qui traverse les même choses qu'elle, et enfin de la victoire sur le mal de HeartBreaker.

Les trois histoires sont véritablement palpitantes et réussissent à mêler avec brio action débridée, gore, et réflexions sur le parallélisme existant entre le statut de vampire et d'actrice X (à ce titre, les textes de Céline Tran venant étoffer l'ouvrage sont bien écrit et particulièrement intéressants). Le lecteur s'attache très vite à Celyna et à la Cité des Anges désormais creuset du vice et de la perversion.

Graphiquement, Maudoux et Singelin sont fidèles à eux-mêmes et livrent des prestations exemplaires. Le travail de Guillaume Singelin étant parfaitement adapté à ce genre de récit et d'ambiance. Quant à Jérémie Gasparutto, qui vient ici faire ses premiers pas dans l'univers crasseux de Doggybags, son trait est parfois bancal et légèrement brouillon par moment mais sa mise-en-scène est tout simplement merveilleuse (notamment lors des phases de combat).

La première incursion de Céline Tran dans le monde de la BD est donc franchement réussie. L'album est sublime tant sur le fond que sur la forme. Néanmoins, le récit ne fait qu'introduire le personnage de HeartBreaker et appelle véritablement à une suite. On a plus qu'à espérer !