envahissement

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19 juin 2015:
Les BLOBBY BOYS d’Alex Schubert (zinepolice) envahissent la France !
L’édition complète de tous les épisodes de BLOBBY BOYS et FASHION CAT, maintenant disponible en français en librairie et sur la boutique en ligne Misma: http://www.misma.fr/?BLOBBY-BOYS

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June 19, 2015:
The BLOBBY BOYS by Alex Schubert invade France !
The “complete” edition of all episodes of BLOBBY BOYS and FASHION CAT are now available in french in all bookshops and on the Misma Online Shop:
http://www.misma.fr/?BLOBBY-BOYS

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@frontnational je vous contacte au sujet de l'immigration, peut-on parler du VRAI problèmes qui n'est ni les noirs ou les arabes mais les Nosferatis qui envahissent nos quartiers, côtoient nos femmes et nos enfants, ils sont à tous les coins de rues, volent les emplacements des autres Pokémon, la France ne respire plus, elle perd son identité et ses couleurs bleu blanc rouge au profit du bleu et du violet de ses vampires dangereux et malsains suceur de démocratie et de diversité, quel est votre position sur ce sujet ?

(PS : Je ne suis pas ABSOLUMENT PAS raciste, j'ai moi-même un ami Nosferati de très haut niveau parfaitement intégré que j'utilise pour les combats en arène)

Grand discours sur comment les arabes/musulmans/magrébins/pas de chez nous, nous envahissent et ne font pas l'effort de s'intégrer.
- Moi : oui, oui tu as raison *d'un ton sarcastique* d'ailleurs moi j'en sais pas mal sur la question d'envahissement ! Mon père est né en Algérie.
Silence, je le vois un peu paniqué du genre “oh merde, mais comment j'ai pas vu ça avant.”
- Moi : bah oui il est pied noir alors autant te dire que dans ma famille, les gens qui foutent les pieds chez les autres sans s'intégrer ça nous connaît !
Et j'ai continué en lui disant que c'était bien facile de se baser sur des discours fascisant de merde sans reconnaître que les champions de l'envahissement ça reste les européens blancs mais que ça ça choque personne.

Comme souvent le matin je lis les articles plus ou moins merdiques du parisien en ligne, je lis les commentaires aussi déposé par des vies bien vides.

Habituellement les commentaires sont si cons qu’ils en sont drôles, je capture l’image et je l’envoi à un pote et souvent la matinée commence par un sourire.

Ce matin la l’article parle d’un jeune graffeur qui s’est tué dans une rame du RER A. Son nom, son pseudo , n’est pas précisé. Je suis quand même touché par la nouvelle, d’un jeune inconnu qui est mort.

Je regarde les commentaires et la je ne rigolerais pas comme les autres matins … les messages postés m’envahissent de haine. Des messages sur les graffitis, sur les tags, les « jeunes d’aujourd’hui » Comment en apprenant la mort d’un jeune, aussi brutalement une personne peut elle poster spontanément des horreurs sur internet, sans penser que ça pourrait être son fils, son frère, et la peine que la nouvelle procure à tout ses proches.

Plus tard j’ai appris que le jeune en question était l’auteur de ces 4 lettres qui jalonnent mes journées de travail : MOKA .

Je les ai tellement vu que jusque la j’avais imaginé quelqu’un de beaucoup plus vieux derrière ces 4 lettres et surtout derrière cette omniprésence sur mes lignes.

J’ai découvert ensuite le visage de MOKA sur la superbe page que sa mère lui a dédié sur internet. J’ai pu me rendre compte du degré de sa passion.

J’aime imaginer à longueur de journée qui se cache derrière les lettres, mais en fait je ne veux jamais le savoir, je veux continuer à imaginer des histoires qui sont sans doute à mille lieux de la réalité.

J’aurais aimé ne jamais en savoir plus sur Moka, malheureusement la terrible nouvelle a fait tomber le masque. J’ai une grosse pensée pour sa mère avec qui j’ai échangé quelques messages et photos et sa soeur également , ainsi qu’a tout ses proches.

Ca fait un an, et quand je relis les commentaires sur les articles de presse, je me dis qu’il y aura toujours des vies tristes et sans passion pour venir cracher sur celles des autres, pour dire qu’un jeune n’avais qu’a pas peindre pour ne pas se tuer, qu’un supporter n’avait qu’a pas faire 1500km aller retour dans la journée pour ne pas se tuer, qu’un journaliste n’avais qu’a pas aller dans un pays dangereux et j’en passe.

Tout le monde meurt, mais certains oublient de vivre avant.

En relisant tout ces commentaires je ne peut m’empêcher de penser à la chanson de Renaud “les Charognards”.

« je vois la France entière, du fond de mes ténèbres.
Les charognards sont là, la mort ne vient pas seule,
j’ai la connerie humaine, comme oraison funèbre,
le regard des curieux comme unique linceul »

20/11/2016 (un peu en vrac, désolée ...)

Je supporte plus le monde qui m’entoure. Je me supporte plus moi-même.
Je vomis ma tristesse, mon âme écorchée. Je vomis ma solitude. J’ai le ventre en vrac à cause de ce vide pesant et envahissant. J’ai la tête pleines d'idées noires à cause de ces sentiments n'ayant pas atteints la personne voulu. J’ai le cœur bien lourd, bien trop. Je suis fatiguée, assommée par tout ça.

deboulonneurs.org
Le Manifeste - Soutien aux déboulonneurs

La publicité, légitime en tant qu’activité informative, s’est muée en un système de harcèlement en perpétuelle expansion, mettant en œuvre des procédés toujours plus contraignants et envahissants. Pour piéger les individus, la publicité fait fi de toute déontologie et n’hésite pas à bafouer les lois (par exemple, un tiers des panneaux sont illégaux [1]). Sous couvert de liberté d’expression… d’une minorité d’annonceurs, elle impose à toute la population son idéologie antisociale (compétition, domination, accumulation).

  1. Le système publicitaire monopolise toujours plus l’espace public : rues, transports, cinémas, stades, musées, universités, écoles. Il parasite les activités culturelles et pervertit les manifestations sportives. Antidémocratique, il favorise les annonceurs les plus puissants.
  2. Les médias financés par la publicité sont condamnés à une course à l’audience, perdent leur liberté éditoriale et s’interdisent de critiquer les annonceurs, sous peine de voir se fermer le robinet à finance. Ainsi deviennent intouchables les industries qui font le plus de publicité (agro-alimentaire, automobile, nucléaire, pétrochimie, grande distribution, loisirs et tourisme, cosmétiques).
  3. Le système publicitaire sacrifie la santé et l’écosystème au commerce. Il occulte les conséquences sanitaires (mauvaise alimentation, obésité, anorexie…) et se moque du principe de précaution (nucléaire, produits chimiques, organismes génétiquement modifiés [OGM], téléphones portables…).
  4. Il incite à la surconsommation, au gaspillage, à la pollution et fait souvent l’apologie de comportements irresponsables et individualistes. En entretenant la convoitise et la frustration, il est source de surendettement, de délinquance, de violence pour les plus démunis.
  5. Il déshabille femmes, hommes et enfants comme un proxénète, propage des modèles artificiels et uniformes, et entretient le culte d’une perfection physique et d’une éternelle jeunesse, engendrant – notamment chez les personnes handicapées, malades ou âgées – le sentiment d’être rejeté.
  6. Il réduit l’existence à la consommation, les fêtes à des opérations commerciales, l’imaginaire et les idéaux à des arguments de vente.
  7. C’est le consommateur qui paie la publicité (en moyenne 500 euros par an et par personne), car, tel un impôt caché, le coût des campagnes publicitaires est répercuté sur le prix des produits achetés.
Color your life

Si le monde est couleur, il n’en va pas de même au niveau vestimentaire, tout du moins dans nos contrées - car suivant où l’on se place géographiquement parlant, on appréhende ça avec beaucoup de différence.

Ici, les gens sont un peu comme les chats, ils voient la vie en noir et blanc (plus souvent en gris d’ailleurs). Les teintes neutres envahissent la rue comme pour se fondre dans le décor. C’est drôle de voir comme les comportements s’inversent au cour des siècles. Alors que les coloris sourds étaient réservés aux paysans et ouvriers, les nobles se vautraient dans les couleurs chatoyantes . Il faut dire aussi qu’ils ne bossaient pas trop ceux là. Le monde du travail rime t-il obligatoirement avec austérité ? Sans doute, en tout cas avec profil bas c’est sur. Pour s’afficher en couleur il faut avoir une bonne dose de confiance en soi. Forcément, ça détonne puisque ce n’est pas la norme. Une vendeuse de chez American Apparel me disait l’autre jour, alors que je cherchais un legging satiné violet (!) qu’ils avaient laissé tomber la couleur car ça ne se vendait pas, non pas parce que les gens n’aimaient pas mais parce qu’ils n’osaient pas !!! C’est dingue non ? Ils ne placent tout de même pas leur niveau d’audace très haut ! Changer de région et quitter son boulot pour monter des chambres d’hôtes, ça c’est du risque, partir 1 an faire le tour du monde, ça c’est du risque, se teindre les cheveux en violet, ouais ok c’est du risque mais acheter un pull vert !!!!!???? WTF -

Je crois que le problème c’est que les gens ont peur…peur du regard des autres…peur de l’opinion des autres…”et si je passais pour une ringarde !”, “et si c’était moche”, “et si”, “et si”, avec des si ma tante s’appellerait mon oncle et on n’a jamais plus l’air d’une cloche que lorsqu’on n’est pas connecté à soi même. Lorsque je vois des nanas arborées certaines pièces qu’on voit un peu partout comme les Susanna par ex, avec un ballet dans le c.. toutes lisses et proprettes, je me dis “mais t’as rien de rock’n’roll ma chérie, ce n’est pas toi ça, je ne suis même pas certaine que ça te plaise vraiment, alors pourquoi ? Trouve ta voie, trace ton fillon euh sillon ;-))”. Donc si tu aimes la couleur, portes en, si t’aimes pas, bah va vivre au Danemark ! ah ah si si je suis vachement tolérante, je vous jure, mais j’suis moqueuse, j’avoue !

Franchement c’est pas beau ?

Mais, fou d'une heure ou de dix mille, l'un comme l'autre est à présent dans le même mal : dans une même inexplicable mer,  un mer agitée omniprésente, dont il ne peut sortir, partout ondulante, une façon d'être mer lui-même autant que dans la mer ou traversé de mers, une mer de choses, du temps, de l'espace, monde nouveau à trop de variables, où l'idée est dans la houle, où l'observation et le jugement sont dans la houle, et simultanément dans de menues et presque imperceptibles, imprécises variations-ondulations qui abondent, qui surabondent, qui harcèlent l'esprit, l'empêchent de sortir du phénomène “ondes” où tout vacille, oscille, est tumulte inouï, sans frontières, sans délimitation, envahissant tout, mais qui demeure secret et impondérable, saccades appelant saccades, tumulte qui rend tout tumultueux et rend agité et pousse à s'agiter, à s'agiter pour s'agiter, et fait déraper et glisser l'esprit dans d'incessantes dérives.
—  Henri Michaux “Chaos. Tragédie de l’intensité. Visions intérieures. Visions hallucinatoires.” (extrait) in Connaissance par les gouffres