envahir

Je veux t’aimer sans m’agripper,
T’apprécier sans te juger,
Te rejoindre sans t’envahir,
T’inviter sans insistance,
Te laisser sans culpabilité,
Te critiquer sans te blâmer,
T’aider sans te diminuer!
Si tu veux m’accorder la même chose,
alors nous pourrons nous rencontrer et nous enrichir l’un l’autre
—  Virginia Satir

Se défaire de la rage qui nous entoure … Trouver enfin ce petit coin de repos , pour se laisser envahir par les rêves …

Tu vois la situation où toi tu satures, mais qu’en plus tu dois faire la psy pour tes potes qui ont vraiment besoin de parler mais qui finissent par t’envahir complètement ?  Bah c’est la merde. 

Laisser le vide l’envahir, se perdre pour mieux absorber les mémoires du cinéma qui sont inscrites dans les murs de Paris comme autant de stimuli à la métamorphose.
—  La nuit de Pierre Perrier

Prendre l’avion n’a pas toujours été facile… J’ai du trouver des feintes pour ne pas me laisser envahir par la peur avant le décollage. Un des moyens a été de dessiner et écouter de la musique en même temps. Ceci est un dessin de sketchbook au moment du décollage… Je vais en faire un poster en Riso A2. Y a-t-il des intéressés ? #fichtre #drawings #dessins #lepoulailler #illustration repost from @lepoulailler (à Rotterdam City Center)

Avez vous déjà sentie une vague de spleen vous envahir, et vous submerger, a tel point qu’on ne sait plus dans quelle sens nager pour sortir la tête hors de l’eau. Ça, arrive, a tous, une fois dans la vie, si ce n’est plus pour certains, je vais donc retourner me réfugier sous ma couette et dormir, me laisser emporter par le sommeil, a mon réveil, tout ira mieux.

Elle m’écrit un poème que je ne lirai pas

C’est un poème sur sa voix dans ma tête

Un poème qui a les mots durs comme de la roche

Un poème sur ma sensation de perte, de vide même les deux pieds encré dans le plancher

Agrippés à tout ce qu’il y a de plus solide, je tangue tout de même de tout les cotés

C’est un poème sur l’emprise qu’elle m’habite, sa capacité à m’envahir

De m’enlaidir, m’affamé, me mentir, me gaver

C’est un poème sur le traumatisme d’un corps trop gros pour les yeux

D’un corps trop vieux trop vite

Un poème pour décrire ce qui ne se dis pas

Ce qui se vomis sans vraiment comprendre pourquoi

Un échec de vers, de prose, de je-sais-pas qui s’enlignent dans la gorge

Des lignes de coke transformé en ligne de doigts

Mal placé, en d’sous du nez

Bouché après bouché, trois doigts, deux, pour les rejetés

”Penses-y pas. Tu vas être fière après ça.”

C’est des phrases lourdes de réalité paumé

De fausses innocence, des mots laids d’fausses appartenances

Sans perfection, pourtant

C’est pas fautes de l’avoir cherché

Les doigts usés

Dans ma gorge y’a des cicatrices pour en témoigner

C’est un poème sur les courbes qu’on arrive pas à s’accepter

Des courbes de femmes sur un corps de femme

Du mot femme qui sonne comme d’la cacanne

Qui donne des mauvais frissons dans l’dos

Qui se reflétait trop dans le miroir jusqu’à faire mal

C’est un poème sur les yeux que je me suis bandé

Un ruisseau de larmes sur le visage de ma mère que j’ai fait coulé

Sur l’expression de marbre de mon père

L’incompréhension de l’insoutenable légèreté que mon corps s’est déjà porté

De l’incomparable fierté qui l’a accompagné

C’est un poème sur les miroirs barricadés

Des taches sur mon corps, corps de femme que je n’ose plus voir dénudé

C’est un dégoût permanent avec lequel il faut deeler

C’est un poème qui brule la peau, qui fais même pas du bien à écrire

Qui sert à rien, qui vague comme un gros fardeau

C’est les jours comptés sans rien avaler

Le démesuré du reflet qui m’est projeté

Les bras que je cherche où enfin me blottir

Mais le vide qui ne fais que retentir

C’est les soirs où j’ai pas voulu me mettre à la table

Les soirées où la réalité m’a rattrapé

Mon corps qui m’en a voulu pis qui s’est bloqué

C’est un poème sur mes doigts qui s’usent

Qui agissent trop vite, sans prendre le temps

Qui brise ma voix pis mes cordes vocales

C’est un poème qui porte des mots qui s’empêchent de parler

L’incommensurable fatigue des cernes trop prononcés

Le froid qui colle à la peau, des cheveux qui se mettent à tomber

Les regards qui se tournent pis qui en disent trop d’leur émotion

C’est ma capacité à l’autodestruction

C’est un poème sur la violence que porte mes mains sans que personne n’y concède rien