encombrement

2015 - Pyjama party

C'est une construction massive. Datant de l'occupation romaine, surélevé sous le règne de Louis le Grand, ce viaduc traverse toute ma banlieue. Ses piliers sont démesurés, suffisamment gros pour masquer une petite voiture. Qui a voté l'installation d'un feu tricolore à cet endroit ?
Surgissant derrière le magnifique bloc de pierre centenaire, d'un même élan, elle m'a refusé le feu vert et la priorité à droite. Bloquant mon scooter contre le trottoir, elle a fait un petit geste énervé pour me signifier son agacement. Encombrant la circulation, j'ai incendié la conductrice qui continuait de secouer sa main pour me faire dégager de son trajet.
Reprenant ma respiration entre deux vociférations, j'ai laissé le temps à l’ado assise à côté de sa mère de glisser quelques mots.
- Han… Mais c'est le père de Clémentine ! C'est chez elle que je suis invitée à dormir demain soir.

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Encombrement de la circulation

La société Tunisie Autoroutes Informe dans un communiqué rendu public, jeudi, que la circulation sur l'autoroute A1 reliant Tunis à Hammamet, connaîtra un encombrement aigu le samedi 02 et le dimanche 03 avril 2011.
http://www.cibletrade.com/tunisie_news/dossier_7286_encombrement_de_la_circulation_sur_l_autoroute_tunis_hammamet.html

circulation sur l'autoroute Tunis/Hammam

La société Tunisie Autoroutes Informe dans un communiqué rendu public, jeudi, que la circulation sur l'autoroute A1 reliant Tunis à Hammamet, connaîtra un encombrement aigu le samedi 02 et le dimanche 03 avril 2011.
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Quand ce soir tu t’endormiras
Loin de moi, pour ta triste nuit,
En songe pose sur mon bras
Ton beau col alourdi d’ennui.
Jette vers moi ce qui t’encombre,
Défais-toi des mornes pensées,
Je les ramasserai dans l’ombre
Comme une glaneuse insensée,
Ivre d’amour, et qui dénombre
Des roses, des lys, des pensées… 


Poème de l’amour; Anna de Noailles

Photo source cosy-as-can-be

2015 - Amoureux

J’ai passé des années à serpenter entre les grand-mères, à éviter les poussettes, à louvoyer entre les voitures mal stationnées, mais après tout ce temps, j'ai enfin été embauché.
Je viens d'obtenir un poste au service d'encombrement des quais de gare et je travaille très sérieusement pour avoir une promotion au secteur d'engorgement des trottoirs parisiens.

4

POST-SCRIPTUM 122

LONGING FOR THE PAST: THE 78RPM ERA IN SOUTHEAST ASIA
Dust-to-Digital DTD-28

GREEK RHAPSODY (INSTRUMENTAL MUSIC FROM GREECE 1905-1956)
Dust-to-Digital DTD-27

C'est un débat que relaye de temps à autre le magazine The Wire. David Toop s'en est fait écho à propos des réalisations du label Numero Group, tandis que Simon Reynolds y revient régulièrement, s'interrogeant donc sur cette question essentielle : celle du devenir de la musique et de son histoire, aujourd'hui métamorphosés en gigantesques archives. Simon Reynolds en a même tiré un livre discutable, néanmoins passionnant : Retromania. A vrai dire, c'est surtout à l'histoire du rock qu'il s'intéresse, histoire qu'il compare à juste titre à un encombrant placard plein à craquer. C'en est même à ce point, qu'en ces dispendieux coffrets dont l'industrie du disque nous abreuve en permanence depuis quelques années, il ne voit que métaphoriques cercueils, “pierres tombales où le vieil enthousiasme se cache pour mourir.” Voilà qui est sans appel ! Ce qui est reproché au coffret, c'est principalement son caractère indigeste (on y croule notamment sous les notes de pochette voire les inédits), le rock n'étant d'ailleurs pas seul visé (et encore n'est-il pas question des prises alternatives qu'alignent à la queue leu leu nombre d'anthologies).

Tout ce qui touche de près ou de loin aux musiques ethniques des premières décennies du vingtième siècle fascine, probablement par ce qu'on en ignore beaucoup, et que l'occasion d'en être rassasié est enfin offerte, sans compter que l'amateur de supports phonographiques voit dans cette aubaine une occasion de s'ouvrir à de nouveaux horizons. Un compilateur spécialisé a qualifié ce genre d'albums-anthologies (comme on dit album-photos) “d'instantanés d'un monde disparu”, slogan vendeur dans lequel charmes du passé et exotisme opèrent à plein, constituant depuis quelques années une source de ravissement à laquelle succombent discophiles en quête d'inouï.

En matière de musiques à caractère ethnique, le label américain Dust-to-Digital, animé par Steven Lance Ledbetter (un collectionneur accro aux 78-tours), est passé maître depuis qu'il a édité l'exceptionnel Goddbye, Babylon en 2003, objet à caractère unique ayant - à titre anecdotique - tiré des larmes à Neil Young lui-même, et que l'on trouve - soit dit en passant - assez facilement à la revente en ligne. Tout ce qui attendait d'être exhumé ou à nouveau relayé recueille désormais les louanges unanimes de la critique ; on parle même ici et là de Dust-to-Digital comme d'un service d'utilité publique. On s'émeut d'ambiances d'époques révolues, on écoute chez soi bien au chaud des chants de mendiants du bout du monde, on revit des conditions d'écoute d'autres temps où s'ajoutent craquements et patine du shellac poussiéreux, on célèbre des mémoires sauvés du vent et laissant entrevoir de vastes continents engloutis dont on ne soupçonnait pas l'existence. Si le futur s'échafaude fort du passé, celui-ci ne saurait être que désormais radieux ! Simon Reynolds a priori en doute : “Jusqu'à quel point est-il possible ou désirable de préserver et de se rappeler de tout ce qui existe ? Tout comme il est nécessaire aux individus sur les plans existentiel et émotionnel, l'oubli est peut-être salutaire, voire même essentiel au salut d'une culture.” C'est possible, mais pas sûr non plus : voilà une question épineuse à laquelle Dust-to-Digital a choisi d'opposer, sans recul critique particulier, un optimiste “Allons-y”, préférant offrir à ce qui risquait de disparaître un devenir digital, prétexte à protéger un patrimoine culturel inestimable. Ce qui aura indéniablement été le cas de quelques coffrets sortis ces dernières années par cette enseigne : par exemple Goodbye, Babylon ou Fonotone Records: Frederick, Maryland (1956-1969) (ce dernier étant par contre assez dur à dénicher à un prix correct).

Parmi les derniers en date, les somptueux livres-boîtes (ou l'inverse) consacrés à la Grèce et à l'Asie du Sud-Est (Cambodge, Laos, Thaïlande, Malaisie, Birmanie, etc.) enchanteront tout amateur de ce genre d'entreprise, vu la documentation accumulée, faite de textes d'éminents musicologues et de cartes postales d'époque reproduites en pleines pages dans d'épais ouvrages (quand on aime, on ne compte pas). Difficile toutefois d'évoquer ces musiques sans en être une sommité, musiques auxquelles l'on reconnaîtra cependant des vertus pour le moins dépaysantes ; un son dont on avait oublié qu'il existât et qu'aucun savoir-faire ne saurait aujourd'hui reproduire à l'identique ; et des ambiances que, par endroits, l'on pourrait qualifier de psychédéliques (à quand un ouvrage, qui, au lieu d'aborder une énième fois la sphère anglo-saxonne entre 1966 et 1973, envisagerait le psychédélisme d'Hildegard von Bingen à nos jours, tout en accordant une place de choix aux musiques électroacoustiques, minimales, mais aussi ethniques ?)

Plaisir garanti à l'écoute de ces deux coffrets, hors interrogations (futiles ?) sur le recyclage du passé.

( David Toop, par ici :

http://merzbow-derek.tumblr.com/search/david+toop )

Il n'y a pas plus encombrant que les choses laissées par le temps dans un étage de la mémoire. (Les gens disent un coin de la mémoire, moi je sais que c'est un étage car il y a tant d'objets qui se sont entassés et qui attendent un signe pour dégringoler et venir encombrer ma vie actuelle.)
—  Tahar Ben Jelloun, L'enfant de sable.
2

Si à un moment dans la vie tu souffres, prends les choses en main, vas voir la mer ou quelque chose que tu trouves beau. Trouves toi une passion. Vas marcher dans la rue, et regarde ce qui t’entoure, et ce que la vie pourrait t’apporter d’autres. Si un jour tu souffres, c’est pas grave, vas voir le reste du monde pour t’encombrer l’esprit de jolies idées. Il ne faut pas tomber dans le piège d’une nostalgie, c’est la force qui doit l’emporter

3

Un coup de cœur pour…
…”La petite casserole d’Anatole” d’Isabelle Carrier, éd. Bilboquet, 2009.

Anatole traîne derrière lui une petite casserole rouge qui l’encombre, l’empêche d’avancer mais fait de lui un être différent voire exceptionnel. Il aimerait bien sûr s’en débarrasser pour être comme les autres. Jusqu’au jour où “une personne extraordinaire” comme lui, lui apprend à se débrouiller avec sa petite casserole. 

C’est avec beaucoup d’intelligence et d’humour qu’Isabelle Carrier file la métamorphose de cette casserole traînée pour nous expliquer la différence, comment mieux la comprendre et par dessus tout apprendre à rester soi-même.

Les dessins aux crayons de couleurs jouent le jeu de la simplicité pour un album tendre et sensible sur le comment vivre avec les autres, sur le handicap, avec nos petites ou grandes casseroles !

21-06-15

Un jeu de boules a lieu dans une pièce encombrée de meubles et d’objets posés à terre. Le cochonnet roule, au milieu de ce capharnaüm, à l’autre bout de la pièce avant de s’immobiliser. A moi de jouer : la boule en main, j’allonge le bras en clignant de l’œil gauche après avoir repéré un couloir direct pour atteindre le cochonnet. Je prends un peu de temps pour viser. Je tire. Je tarde un peu trop avant de lâcher la boule et mon bras en fin de mouvement l’entraîne complètement de travers. Ça ne valait pas le coup de prendre autant de précaution avant de tirer… La boule rebondit plusieurs fois sur les obstacles qu’elle rencontre dans une trajectoire complètement improbable qui l’amène même à embarquer le cochonnet avec elle. Mes partenaires sont écœurés devant tant de chance. A chaque rebond, sa vitesse s’accroît. Ce n’est plus une boule de métal, mais une boule de caoutchouc, emportée dans sa course folle !

Soleil II

Combien de longues années

Combien de temps l’ai-je ignoré

Cette chose qui m’encombre

Et qui n’était que mon ombre


Parce que je vivais dans la nuit

En matière noire indéfinie

Sans Soleil pour dessiner mes ombres

Sans Soleil pour voir que tout est sombre


Et bien que tout le ciel fut noir

J'allais mieux que l’on ne puisse le croire

Ne connaissant que la misère

Sans comprendre la lumière


J’étais reine dans mes ténèbres

De ma peau à mes vertèbres

Mais une fois que mes yeux ont vu le jour

Je ne peux vivre sans amour

Je lance entre les branches de la rive et les touffes de jonc, avec d’autant plus de sûreté que je m’en fous ; le corps, quand on le laisse libre, ne se trompe pas. J’en pique trois belles, dont l’une d’au moins quatre cents grammes, le long des Grandes Pièces, un parcours difficile à cause des ronces qui encombrent les rives. Alors que je mets la dernière dans mon panier, sur un lit d’orties, la mécanique se dérègle. Je vois la chatte de Germaine. La crevasse salée, la source ; le frottement des muqueuses sur le bec d’une selle de vélo – elle sera tout échauffée en descendant. Une goutte baveuse en bas des petites lèvres.

Maimaine, ma grande, ma nourrice, ma mère, ma soeur, mon seul amour (et le Temps, lui-même, butera sur l’impossibilité de me faire démordre qu’il fut le seul). Maimaine, tes hanches de péniche, ton ventre à craquer sous le tablier bleu ou la robe de bal – et mes douze ans tout neufs.

—  André Hardellet
Lourdes Lentes

anonymous asked:

Cigarettes. Bières. Araignées. Cave. Voisine. Terrasse. Tequila. Mauvaise. Citron. Étoiles. Étoiles.

Voisine moche. Très moche. Sauf de dos. Peut-être. Ça reste à voir. Voisine encombrée. Voisine délaissée.

Je suis une fée. L’être surnaturel qui traverse ton existence d’un battement d’ailes, essaimant l’égarement, cacophonant tes pensées d’un délicat fou rire. Je crois que je suis une fée mais à peine posée, à peine la poussière d’étoiles retombée, ma condition de jeune femme banale encombrée de sa chair et de ses maladresses m’est rappelée. Mes habits de honte pèsent lourds, salis de l’illusion fugace de ma magie. Quand pourrai-je t’enchanter ?

Attelage gouvernemental : Et ces ministres « encombrants » ?

Attelage gouvernemental : Et ces ministres « encombrants » ?

Depuis un certain temps, trois ministres du 3ème gouvernement d’IBK font parler d’eux. Si les deux premiers, Tièman Hubert Coulibaly et Sada Samaké, de la Défense et de la Sécurité sont taxés d’être « incompétents » pour remplir leurs missions, le troisième, Dr Bocari Tréta du Développement rural est plutôt indexé par certains producteurs d’être de mèche avec les fournisseurs d’engrais de…

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DESIGN

2013-2014 BEDDO

Projet Professionnel

Demande :

« On n'avait pas le moindre meuble, on pique-niquait dans le séjour, on mangeait quand on avait faim, on ne dormait pas de la nuit si ça nous chantait. On s'était juré de ne jamais tomber dans la routine, de ne jamais se coucher ou se lever à la même heure. On vivait sur ce matelas. »
L’étrange histoire de Benjamin Button, de David Fincher

Comment repenser le lit de manière à ce qu’il s’adapte aux nouveaux
comportements d’un couple en appartement ?

Axe choisi :

Esthétisme épuré, sobre s’inspirant des Japonais en privilégiant la vie au sol.

Proposition :

  • Répond à une évolution des modes de vie en offrant un espace de détente et de travail.
  • Les moyens sont simples pour passer de l’un à l’autre : Les éléments indispensable sont à portée de main, dossier qui devient une table de chevet (support pour travailler) et rangements et permettent de ne pas être encombré par d’autres gros meubles.

  • De plus, le fait d’avoir un lit assez bas permet d’avoir la vue dégagé.

Support :

Modélisation 3D.

Photos : Lady Gaga : pourquoi s’encombrer d’un pantalon ?

Vous en avez assez de voir Lady Gaga en bikini ? Pourtant elle n’a pas fini de vous montrer ses fesses. Sa nouvelle mode : la culotte par-dessus le collant …
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