encombrement

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Encombrement de la circulation

La société Tunisie Autoroutes Informe dans un communiqué rendu public, jeudi, que la circulation sur l'autoroute A1 reliant Tunis à Hammamet, connaîtra un encombrement aigu le samedi 02 et le dimanche 03 avril 2011.
http://www.cibletrade.com/tunisie_news/dossier_7286_encombrement_de_la_circulation_sur_l_autoroute_tunis_hammamet.html

circulation sur l'autoroute Tunis/Hammam

La société Tunisie Autoroutes Informe dans un communiqué rendu public, jeudi, que la circulation sur l'autoroute A1 reliant Tunis à Hammamet, connaîtra un encombrement aigu le samedi 02 et le dimanche 03 avril 2011.
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2015 - Amoureux

J’ai passé des années à serpenter entre les grand-mères, à éviter les poussettes, à louvoyer entre les voitures mal stationnées, mais après tout ce temps, j'ai enfin été embauché.
Je viens d'obtenir un poste au service d'encombrement des quais de gare et je travaille très sérieusement pour avoir une promotion au secteur d'engorgement des trottoirs parisiens.

Day 101 to 102 : Jakarta

Partis de l’aéroport de Singapour, surement l’un des plus beau du monde, nous avons rejoins celui de Jakarta l’un des plus encombrés.
Et pour cause cette immense ville, la plus grande du pays, génère l’un des plus gros trafique d’Asie.

Cette impressionnante métropole est également l’une des plus embouteillée du pays. Il nous faudra plus d’une heure pour relier l’aéroport à notre hôtel, pourtant situé à une dizaine de kilomètres l’un de l’autre.
Pour cela nous avons préféré utiliser les transports en commun, beaucoup moins cher et tout aussi efficaces que les taxis. Le bus nous ayant déposé à la gare centrale, nous avons finis le trajet grâce à un transport que nous ne connaissons que trop bien : le tuk-tuk !

Qu’on se le dise, malgré l’immensité sur laquelle s’étend la ville, il n’y a pas grand chose à faire pour nous touristes. Mais rassurez-vous, nous avons tout de même trouvé de quoi satisfaire notre soif de curiosité.

Les visites furent facilitées par leur proximité (tous les monuments se trouvent dans un rayons assez réduit).

Nous avons débuté par l’incontournable Mosquée d’Istiqlal, qui n’est autre que la plus grande d’Asie et la troisième du monde en terme de capacité, puisqu’elle peut accueillir 120 000 fidèles lors des grandes cérémonies. (Nous qui trouvions celle de Delhi gigantesque….. ! )

Cet édifice religieux fut bâtit dès 1961 et sa construction durera 17 ans, afin commémorer l’indépendance du pays. D’ailleurs istiqlal signifie tout simplement «indépendance» en langue arabe.
Si cette mosquée à tant d’importance c’est parce que l’Indonésie est le premier pays musulman du monde avec environ 87% de sa population croyante.

Signe de la multiculturalité du pays mais surtout de la coexistence qui y règne, nous avons poursuivi nos visites par celle d’un lieu de culte chrétien : la cathédrale Sainte-Marie

Et pour cause, celle-ci se trouve tout simplement de l’autre côté de la rue, en face de la mosquée ! Une bonne leçon de respect mutuel…

Après ces deux visites remplies de spiritualité, nous nous sommes dirigés vers le Monumen Nasional (abrégé Monas), qui est le symbole du pays.

Cette tour haute de 137 mètres a également été érigée en mémoire de l’indépendance du pays. Elle se situe au centre de la place Merdeka, la deuxième plus grande place publique du monde.

Malheureusement pour nous, l’accès au monument était impossible le jour de notre visite et nous avons du l’observé de derrière les grilles de la place. Nous en avons d’ailleurs profité pour nous faire quelques copains … ou plutôt ce sont eux qui sont venus se faire des copains ! Tous très sympathiques en tout cas !

En conclusion, cette ville nous a surtout marqué par son ambiance que nous qualifierions de mélange parfait entre le fourmillement de l’Inde et la douceur de la Malaisie.

De plus, comparée à toutes les capitales que nous avons pu découvrir, les habitants de celle-ci sont bien plus souriants et accueillants.

On a hâte de découvrir la suite…

A très vite,

Doria et Vincent

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POST-SCRIPTUM 122

LONGING FOR THE PAST: THE 78RPM ERA IN SOUTHEAST ASIA
Dust-to-Digital DTD-28

GREEK RHAPSODY (INSTRUMENTAL MUSIC FROM GREECE 1905-1956)
Dust-to-Digital DTD-27

C'est un débat que relaye de temps à autre le magazine The Wire. David Toop s'en est fait écho à propos des réalisations du label Numero Group, tandis que Simon Reynolds y revient régulièrement, s'interrogeant donc sur cette question essentielle : celle du devenir de la musique et de son histoire, aujourd'hui métamorphosés en gigantesques archives. Simon Reynolds en a même tiré un livre discutable, néanmoins passionnant : Retromania. A vrai dire, c'est surtout à l'histoire du rock qu'il s'intéresse, histoire qu'il compare à juste titre à un encombrant placard plein à craquer. C'en est même à ce point, qu'en ces dispendieux coffrets dont l'industrie du disque nous abreuve en permanence depuis quelques années, il ne voit que métaphoriques cercueils, “pierres tombales où le vieil enthousiasme se cache pour mourir.” Voilà qui est sans appel ! Ce qui est reproché au coffret, c'est principalement son caractère indigeste (on y croule notamment sous les notes de pochette voire les inédits), le rock n'étant d'ailleurs pas seul visé (et encore n'est-il pas question des prises alternatives qu'alignent à la queue leu leu nombre d'anthologies).

Tout ce qui touche de près ou de loin aux musiques ethniques des premières décennies du vingtième siècle fascine, probablement par ce qu'on en ignore beaucoup, et que l'occasion d'en être rassasié est enfin offerte, sans compter que l'amateur de supports phonographiques voit dans cette aubaine une occasion de s'ouvrir à de nouveaux horizons. Un compilateur spécialisé a qualifié ce genre d'albums-anthologies (comme on dit album-photos) “d'instantanés d'un monde disparu”, slogan vendeur dans lequel charmes du passé et exotisme opèrent à plein, constituant depuis quelques années une source de ravissement à laquelle succombent discophiles en quête d'inouï.

En matière de musiques à caractère ethnique, le label américain Dust-to-Digital, animé par Steven Lance Ledbetter (un collectionneur accro aux 78-tours), est passé maître depuis qu'il a édité l'exceptionnel Goddbye, Babylon en 2003, objet à caractère unique ayant - à titre anecdotique - tiré des larmes à Neil Young lui-même, et que l'on trouve - soit dit en passant - assez facilement à la revente en ligne. Tout ce qui attendait d'être exhumé ou à nouveau relayé recueille désormais les louanges unanimes de la critique ; on parle même ici et là de Dust-to-Digital comme d'un service d'utilité publique. On s'émeut d'ambiances d'époques révolues, on écoute chez soi bien au chaud des chants de mendiants du bout du monde, on revit des conditions d'écoute d'autres temps où s'ajoutent craquements et patine du shellac poussiéreux, on célèbre des mémoires sauvés du vent et laissant entrevoir de vastes continents engloutis dont on ne soupçonnait pas l'existence. Si le futur s'échafaude fort du passé, celui-ci ne saurait être que désormais radieux ! Simon Reynolds a priori en doute : “Jusqu'à quel point est-il possible ou désirable de préserver et de se rappeler de tout ce qui existe ? Tout comme il est nécessaire aux individus sur les plans existentiel et émotionnel, l'oubli est peut-être salutaire, voire même essentiel au salut d'une culture.” C'est possible, mais pas sûr non plus : voilà une question épineuse à laquelle Dust-to-Digital a choisi d'opposer, sans recul critique particulier, un optimiste “Allons-y”, préférant offrir à ce qui risquait de disparaître un devenir digital, prétexte à protéger un patrimoine culturel inestimable. Ce qui aura indéniablement été le cas de quelques coffrets sortis ces dernières années par cette enseigne : par exemple Goodbye, Babylon ou Fonotone Records: Frederick, Maryland (1956-1969) (ce dernier étant par contre assez dur à dénicher à un prix correct).

Parmi les derniers en date, les somptueux livres-boîtes (ou l'inverse) consacrés à la Grèce et à l'Asie du Sud-Est (Cambodge, Laos, Thaïlande, Malaisie, Birmanie, etc.) enchanteront tout amateur de ce genre d'entreprise, vu la documentation accumulée, faite de textes d'éminents musicologues et de cartes postales d'époque reproduites en pleines pages dans d'épais ouvrages (quand on aime, on ne compte pas). Difficile toutefois d'évoquer ces musiques sans en être une sommité, musiques auxquelles l'on reconnaîtra cependant des vertus pour le moins dépaysantes ; un son dont on avait oublié qu'il existât et qu'aucun savoir-faire ne saurait aujourd'hui reproduire à l'identique ; et des ambiances que, par endroits, l'on pourrait qualifier de psychédéliques (à quand un ouvrage, qui, au lieu d'aborder une énième fois la sphère anglo-saxonne entre 1966 et 1973, envisagerait le psychédélisme d'Hildegard von Bingen à nos jours, tout en accordant une place de choix aux musiques électroacoustiques, minimales, mais aussi ethniques ?)

Plaisir garanti à l'écoute de ces deux coffrets, hors interrogations (futiles ?) sur le recyclage du passé.

( David Toop, par ici :

http://merzbow-derek.tumblr.com/search/david+toop )

Quand ce soir tu t’endormiras
Loin de moi, pour ta triste nuit,
En songe pose sur mon bras
Ton beau col alourdi d’ennui.
Jette vers moi ce qui t’encombre,
Défais-toi des mornes pensées,
Je les ramasserai dans l’ombre
Comme une glaneuse insensée,
Ivre d’amour, et qui dénombre
Des roses, des lys, des pensées… 


Poème de l’amour; Anna de Noailles

Photo source cosy-as-can-be

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
—  Charles Baudelaire, Spleen 
2015 - Pyjama party

C'est une construction massive. Datant de l'occupation romaine, surélevé sous le règne de Louis le Grand, ce viaduc traverse toute ma banlieue. Ses piliers sont démesurés, suffisamment gros pour masquer une petite voiture. Qui a voté l'installation d'un feu tricolore à cet endroit ?
Surgissant derrière le magnifique bloc de pierre centenaire, d'un même élan, elle m'a refusé le feu vert et la priorité à droite. Bloquant mon scooter contre le trottoir, elle a fait un petit geste énervé pour me signifier son agacement. Encombrant la circulation, j'ai incendié la conductrice qui continuait de secouer sa main pour me faire dégager de son trajet.
Reprenant ma respiration entre deux vociférations, j'ai laissé le temps à l’ado assise à côté de sa mère de glisser quelques mots.
- Han… Mais c'est le père de Clémentine ! C'est chez elle que je suis invitée à dormir demain soir.

À l’heure du théâtre (à la ville, à la ville)

…Miss popeline, mazette, mais moi j'existe aussi…
JLM, Extraordinaire voodoo, Toboggan


Lisette entra sans bruit dans la grande salle du théâtre, chercha du regard un regard qui comprendrait en voyant ses bras bien encombrés, la raison de sa présence, mais personne ne se retourna au premier rang ni ne fit signe depuis la scène. Elle réalisa combien il faisait noir là où elle se tenait mais garda le sourire dans la pénombre. Ce n'était pas tout à fait une répétition à ce moment-là, elle le comprit vite, c'était une recherche encore, une discussion. Une voix au premier rang dit  :
- Reprends à partir de “j'ai bravé ma peur” s'il te plaît.
- J'ai bravé ma peur, moins pour vous rejoindre au plus tôt qu'en espérant ainsi vous montrer que je pouvais apprendre à dominer mes émotions…
- Arrête, là. Vous entendez ? ça ne va pas du tout ça. Il faut que je modifie mon texte, je ne m'étais pas entendue écrire ça, c'est impossible. Essaie plutôt ça : montrer que je pouvais dominer mes émotions. Sans dire apprendre. Tonio, tu commences.
- Qu'avez-vous fait ?
- J'ai bravé ma peur, moins pour vous rejoindre au plus tôt qu'en espérant ainsi vous montrer que je pouvais dominer mes émotions…
- Non. Toujours pas, ça cloche. Pire, c'est faux. On y perd l'expression double de sa volonté d'apprendre et sa conscience de l'importance d'être maître de soi. (silence) Ah je suis bien tentée de lui faire dire les choses à l'envers. C'est une femme à voyager en transatlantique. Au temps qui joue pour elle, elle croit que le risque n'existe pas, non seulement le risque physique de disparaître mais, et parce qu'elle aime se dissimuler dans le couloir spatio-temporel d'une traversée où il ne se passe presque rien, où elle ne fait rien face à l'infini du ciel, de l'océan et de la nuit, tout se dilue et surtout elle-même, donc à l'arrivée, elle naîtrait ; neuve.
(silence)
Lisette ne bougea pas, respirait même à peine, de crainte que les housses protégeant les vêtements dont elle avait les bras chargés ne crissent les unes sur les autres. Elle voyait les regards incertains qui étaient échangés sur scène; au premier rang la femme qui avait parlé tapotait son crayon en mesure sur la table tout en regardant les feuilles éparses devant elle ; un homme la regardait intensément, assis à ses côtés. Le silence persistait, Lisette l'interpréta tout de suite en terme de consternation.
Les vêtements empilés sur chacun de ses bras pesaient de plus en plus, et cela allait de pair avec sa joie déclinante de voir déboussolées les histoires délicates qu'elle avait imaginées en cousant et réparant les costumes qu'elle rapportait aujourd'hui. Elle ne savait pas le sujet de la pièce, elle s'était imaginé des tas de choses devant le nombre de chemisettes en linon, alors qu'il n'y avait que deux acteurs là-bas sur la scène. La femme était très grande, bien trop grande pour la longueur des jupes en doupion crème du plus beau costume féminin. Ce morceau de texte inachevé qu'elle venait d'entendre puis l'évocation brutale d'un vent humide sur la coque peinte d'un paquebot juraient horriblement avec son échancrure bouillonnée de roses. Et elle qui croyait avoir œuvré pour le compte d'une femme mystérieuse, une femme généreuse et assurée dont elle avait fini par entendre la voix quand elle lui aurait confiée sa robe (alors qu'elle faisait seulement pour elle-même et à voix basse, la liste des choses à faire sur la robe), il faudrait en défaire la ceinture pour redonner de la longueur à ça, cette pleureuse qui jouait les héroïnes névrosées ? Quelle déception.
Elle faillit tout lâcher, de surprise, quand on lui toucha le bras sans qu'elle ait entendu quelqu'un approcher. Une voix douce lui dit tout bas à l'oreille :
- Venez poser ça dans les loges, je vous aide, donnez, suivez-moi.
Lisette quitta le théâtre lestée de nouveaux travaux de couture, de beaux travaux, elle avait de la chance à vrai dire, elle le savait. Ce soir elle jouerait les yeux fermés à donner leurs noms aux tissus, le lendemain elle aurait des personnages partout dans l'atelier et bientôt des préférences, un ennemi juré dans le faux brocart c'est sûr, une timide camarade dans le zénana bleu qu'elle avait tout de suite repéré, et tout à réparer pour le compte de la femme mystérieuse, sa robe longue en velours dévoré, parce qu'elle était rouge, aussi rouge que le rideau du théâtre qu'elle venait de quitter sans l'avoir rencontrée.


Isabelle Sancy

Soleil II

Combien de longues années

Combien de temps l’ai-je ignoré

Cette chose qui m’encombre

Et qui n’était que mon ombre


Parce que je vivais dans la nuit

En matière noire indéfinie

Sans Soleil pour dessiner mes ombres

Sans Soleil pour voir que tout est sombre


Et bien que tout le ciel fut noir

J'allais mieux que l’on ne puisse le croire

Ne connaissant que la misère

Sans comprendre la lumière


J’étais reine dans mes ténèbres

De ma peau à mes vertèbres

Mais une fois que mes yeux ont vu le jour

Je ne peux vivre sans amour

2

Si à un moment dans la vie tu souffres, prends les choses en main, vas voir la mer ou quelque chose que tu trouves beau. Trouves toi une passion. Vas marcher dans la rue, et regarde ce qui t’entoure, et ce que la vie pourrait t’apporter d’autres. Si un jour tu souffres, c’est pas grave, vas voir le reste du monde pour t’encombrer l’esprit de jolies idées. Il ne faut pas tomber dans le piège d’une nostalgie, c’est la force qui doit l’emporter

Nulle part ailleurs

Télé, radio, journaux, ils passent tous à la programmation d’été. Plus de fun, moins de sérieux, plus de plume, moins de plomb !  A l’Echo, on a décidé de doubler la mise.

Un numéro juillet-août à la carte. Sans cryptogramme ni code confidentiel. Vous piochez dans la page qui vous convient au moment voulu. Le collectionneur, lecteur-abonné, retrouvera ici le principe estival annuel du journal. Vous démontrez, sans se forcer, qu’il n’est pas nécessaire de partir de l’autre côté de la planète pour passer un bel été. Il suffit juste de connaître son environnement… et la Rive droite de Bordeaux a du coffre !

Bordeaux, là où il fait bon vivre et bon travailler dit-on, est devenue destination européenne préférée. Aïe ! nos quartiers vont s’embourgeoiser, nos plages s’encombrer, nos quais déborder … du mascaret à la bataille de Castillon, les visiteurs, les promeneurs, les vacanciers vont se marcher sur les pieds.

Bordeaux est une terre de bon vivre. Les sondeurs sont-ils seulement déjà venus à Bordeaux et le palmarès ne va-t-il pas provoquer la tentation… amenant par cars entiers le monde venu de l’autre côté de la planète pour constater qu’ici, oui, il fait bon vivre.

Pourquoi je vous écris tout ça ? pour motiver vos envies, exciter vos papilles et bousculer vos principes. Je me ravis de savoir que Bordeaux, dont le développement économique s’est pourtant construit sur la traite négrière, soit aujourd’hui ainsi reconnue, cette ville qui englobe tant de communautés différentes aux cultures éclectiques !

B comme Brassage, B comme Bon vivre, B comme Ben-tu-vois-on-peut-vivre-ensemble, B comme Bon été à tous !

Paula Serrajent

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Un coup de cœur pour…
…”La petite casserole d’Anatole” d’Isabelle Carrier, éd. Bilboquet, 2009.

Anatole traîne derrière lui une petite casserole rouge qui l’encombre, l’empêche d’avancer mais fait de lui un être différent voire exceptionnel. Il aimerait bien sûr s’en débarrasser pour être comme les autres. Jusqu’au jour où “une personne extraordinaire” comme lui, lui apprend à se débrouiller avec sa petite casserole. 

C’est avec beaucoup d’intelligence et d’humour qu’Isabelle Carrier file la métamorphose de cette casserole traînée pour nous expliquer la différence, comment mieux la comprendre et par dessus tout apprendre à rester soi-même.

Les dessins aux crayons de couleurs jouent le jeu de la simplicité pour un album tendre et sensible sur le comment vivre avec les autres, sur le handicap, avec nos petites ou grandes casseroles !

Jour 4 (GMT) : l'autre côté du mirroir

Nouvelle première pour moi, conduire à l'envers.
C'est pas tant la conduite à gauche qui me perturbe, mais l'intérieur inversé de la voiture, j'ai du mal. A quoi me sert ma main gauche d'habitude ?

On arrive tout de même sans encombre à notre B&B, un des milliers qui existent dans le coin. C'est parfait, dans un super cadre, les collines verdoyantes, les murs en pierres, et bien sûr le soleil!

Pour finir la journée, en deux heures en ville : un très bon resto, de la guiness, un pub avec musique live et en bonus l'Irlandais le plus authentique du monde (imaginez un irlandais qui a vécu toute sa vie au pub, ben c'est lui).

Bref, un condensé d'Irlande qui annonce de belles choses, surtout des paysages magnifiques!

Je lance entre les branches de la rive et les touffes de jonc, avec d’autant plus de sûreté que je m’en fous ; le corps, quand on le laisse libre, ne se trompe pas. J’en pique trois belles, dont l’une d’au moins quatre cents grammes, le long des Grandes Pièces, un parcours difficile à cause des ronces qui encombrent les rives. Alors que je mets la dernière dans mon panier, sur un lit d’orties, la mécanique se dérègle. Je vois la chatte de Germaine. La crevasse salée, la source ; le frottement des muqueuses sur le bec d’une selle de vélo – elle sera tout échauffée en descendant. Une goutte baveuse en bas des petites lèvres.

Maimaine, ma grande, ma nourrice, ma mère, ma soeur, mon seul amour (et le Temps, lui-même, butera sur l’impossibilité de me faire démordre qu’il fut le seul). Maimaine, tes hanches de péniche, ton ventre à craquer sous le tablier bleu ou la robe de bal – et mes douze ans tout neufs.

—  André Hardellet
Lourdes Lentes

Maman, j'ai peur.
Mes larmes lavent
Mes joues, fais moi un souris.

Maman, j'ai mal au cœur.
Est ce que c'est grave ?
Est ce que ça se guéri ?

Maman, c'est quoi le bonheur ?
Je ne sais plus ce que c'est.
Je sais plus si ça existe.

Maman, épargne moi ces horreurs.
Peux tu panser mes plaies,
Comme avant que ma joie se désiste?

Maman, quelle est cette ombre ?
La mort s'est immiscée dans mon esprit
Elle me crie de venir avec elle

Maman, la souffrance encombre
Maintenant toute ma vie
Une rengaine sempiternelle…

Maman, viens vite !
Pourquoi ce brouillard de voix
Sifflantes dans ma tête ?

Maman, pourquoi mon cœur se délite ?
Mon âme se noie
Dans l'épanchement des blessures que je regrette.

Maman, qui suis-je devenue ?
Un gris reflet m'a usurpé
Dis moi que ça ne me ressemble pas.

Maman, pourquoi ai-je déchu ?
Pourquoi suis-je engluée
Dans ce sang qui coule de mon bras ?

Maman, peux tu encore faire quelque chose pour moi ?

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Les bénévoles REMPART 2015 (groupe 1) sont arrivés !

Quelques clichés d’ambiance illustrant la bonne arrivée, hier soir, de l’ensemble des volontaires venu contribuer aux travaux sur le château de Termes. 

L’installation des tentes s’est faite sans encombres, puis vint l’apéritif de bienvenue et le repas partagé avec les membres de l’Association de Sauvegarde du château de Termes, la structure accueillante labellisée REMPART, renforcés des Termenais concernés par la mise en valeur du château.

Autour de la saucisse cuite sur le grill, divers plats cuisinés par les habitants et membres ASCT ont offert une grande variété de mets et de saveurs à notre dizaine de vaillant-e-s volontaires. Une façon de se remettre du voyage, et de prendre de l’énergie pour les 2 semaines de travail prévues.

Du travail en matinée, bien entendu, mais aussi du temps pour les loisirs, la sieste, la découverte, les après-midis.

Bientôt, les premiers reportage sur site, sur le chantier “pierre sèches” surtout, avec en parallèle l’avancée des archéologues, lesquels sont également arrivés.

A suivre !

#rempart2015termes

« Lorsque l’on pense ferraille on pense directement poubelle, déchetterie,…on ne pense pas œuvre d’art ! »

Nous sommes mercredi, il est 17h. Il fait très chaud, même à Montreuil. J’essaye de trouver un peu de fraîcheur au Bistrot du Marché. Je me désaltère, regarde les autres se désaltérer, ça me fait du bien. Et puis, placée au croisement des grandes portes fenêtres, je profite de l’air un peu plus frais. Je regarde cette place, la Place du Marché, encore bien encombrée. Tables, chaises, voitures, vélos, camions, on a encore du mal à s’imaginer que dans quelques jours, cette place sera transformée en théâtre vivant. Dans quelques jours des artistes magiciens viendront envahir la place. Et ces artistes, ce sont les sculpteurs sur métal, qui à partir d’un tas de ferraille vont produire des œuvres d’art. Préparez-vous à vivre un moment de poésie incroyable.

C’est sur cette même place que j’ai eu la chance de rencontrer il y a deux semaines le chef d’orchestre de tout cela, l’organisateur de ce Symposium de Sculpture sur Métal, Mourad Habli. Il a très humblement répondu à mes quelques questions.

Le Blog de Nestor: Tout d’abord qu’est-ce qu’un Symposium ?

Mourad Habli: Un Symposium c’est une rencontre culturelle, en l’occurrence entre sculpteurs autour d’un matériau qui est la ferraille. Je me suis déjà procuré la ferraille. Chaque sculpteur aura son propre matériel et la ferraille sur place pour pouvoir réaliser sa sculpture. On va travailler en tout 24 heures. Ce sera lundi 6, mardi 7 et mercredi 8 juillet. Le premier jour on travaillera 10 heures, de 10h jusqu’à 20h, le mardi également, et le mercredi nous auront 4 heures pour finir avant d’assister au vernissage organisé par la ville.

Et cette ferraille, elle était destinée à quoi ?

Cette ferraille était certainement destinée à la compression et ensuite à passer dans une entreprise qui le transforme en barres de fer pour la construction. Nous on ne recycle pas la ferraille en d’autres matériaux, on la recycle en sculpture. C’est une belle façon de recycler ! En Tunisie, je suis président d’une association pour l’art environnemental. Mon objectif est de faire un lien entre une entreprise de ferraille et un espace vert. Lorsque l’on pense ferraille on pense directement poubelle, déchetterie,…on ne pense pas œuvre d’art ! L’année dernière nous avons réalisé un symposium à huit clos, cette fois nous sommes à découvert, nous partons à la rencontre du public. Les gens ne se rendent pas compte du travail caché derrière la sculpture. On ne sait pas d’où ça vient, on a du mal à comprendre. À Montreuil, les gens pourront voir les sculptures prendre vie à partir des tas de ferraille.

Et les sculpteurs, qui sont-ils ?

Parmi les 7 sculpteurs, il y a des profils très variés. Par exemple Michel, c’est un sculpteur sur métal pur et dur. Il est ingénieur de formation et s’est reconverti après 2 ans à l’école Boulle. Stéphane, lui, a fait l’Ecole des Beaux-Arts de Dijon, il est tailleur de pierre, sculpte sur métal depuis 2 ou 3 ans. Il y aura également des Montreuillois, comme Michel Prskawiec et Sophie Pariente. L’Egypte et le Sénégal seront également représentés avec les sculpteurs Waleed Elsaid et Pape Demba Ndao.

Et toi dans tout ça ?

En 2002, j’ai eu mon diplôme de gestion hôtelière et touristique à Tunis, d’où je viens. Ensuite j’ai fait une académie privée de sculpture et entre 2004 et 2006 j’ai fait des recherches pour faire des sculptures. En 2006, j’ai créé mon propre atelier en Tunisie et depuis j’y travaille mes sculptures sur cuivre, acier, ferraille ! J’adore l’idée de pouvoir sublimer la matière. Lorsque les fournisseurs découvrent ce qu’on a fait de la ferraille, ils n’en croient pas leurs yeux. Et puis prochainement j’ai un beau projet personnel, une exposition en septembre au Grand Palais ! C’est prestigieux. Il s’agit de l’exposition « Le Banquet » organisée dans le cadre du Salon des Métiers d'Art et de la Création par les Ateliers de France. J’y représenterai le Tunisie. En ce moment je suis en train de créer pour cet événement.

***

Lundi, mardi ou mercredi prochain, ne ratez pas ce beau moment avec des artistes étonnants ! Allez à leur rencontre et soyez curieux. Ils sauront vous accueillir. Et pour ceux qui ne peuvent vraiment pas, séance de rattrapage au jardin de la bibliothèque Robert Desnos, où les œuvres seront exposées jusqu’au 31 août 2015.

Récapitulatif du programme :

Lundi 6 juillet :

- 8h-10h : Mise en place des ateliers et réception de la ferraille.

- 10h-20h : Production de sculptures.

Mardi 7 juillet :

- 8h-20h : Production de sculptures.

Mercredi 8 juillet :

- 8h-12h: Finition des Sculptures.

- 12h-16h : Mise en place de l’exposition sous la Halle.

- 18h : Vernissage de l’exposition et apéritif à l’honneur des participants.

Merci encore à Mourad Habli pour cet entretien.