encombrement

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Voici ESPOO, mon projet de diplôme pour l’école Estienne ! C’est un roman graphique de 130 pages, fruit de cette seconde année ! Je suis diplômé !


ESPOO raconte l’histoire d’un personnage qui revient chercher un objet dans sa maison d’enfance. En arrivant les paysages ont changé, les échelles sont différentes, la ville est moins charmante, les bois moins avenants… quelque chose ne tourne pas rond dans ce voyage qui devait se passer sans encombres. Sans affaires, avec pour seuls repères les souvenirs flous de son passé, c’est grâce à l’aide de Tapio, Tuulikki et Ursula que le héros va accomplir le but de sa venue et au final grandir un peu.


Produit en 2 exemplaires pour l’école avec une couverture à rabats imprimée en blanc sur Rivoli 120g.
Second tirage prévu cet été !

Les accessoires indispensables de vos vacances (2)

Les lunettes d'agent secret vous permettent de sonder les pensées et arrières pensées de toutes les personnes qui entrent dans votre champ de vision. Vous pourrez ainsi désormais éviter tout compagnon de voyage encombrant. La paix est assurée, enfin !

  • sous le joug: under the yoke/rule
  • l’ourdou: language Urdu
  • promouvoir: to promote
  • un ouvrage: work (syn: travail)/ work as in “work of art/literature”
  • reprendre: to recapture/ to take back/ to resume
  • bâillonné(e): gagged/ muzzled/ silenced
  • Ensemble, nous nous ferons entendre: Together, we will make ourselves heard/ Together, we will speak out.
  • faillir faire: to almost do
  • une balle: a bullet
  • inconscient(e): unconscious
  • arracher: to snatch/ to tear away (in this context, it’s figurative, such as “I was torn away from my family”)
  • éparpiller: to scatter
  • verrouiller: to bolt/ to lock
  • très lié avec: very friendly with/ very close to
  • dévaler: to hurtle down
  • franchir: to get over (an obstacle)/ to cross (a river or line)
  • entasser: to pile up (objects)/ to cram together (people)
  • givré: nuts, as in “he was completely nuts!”
  • épais(se): thick
  • une bâche: a sheet of canvas
  • claquer: to flap (as in a flag flapping in the wind)
  • poussiéreuse/poussiéreux: dusty
  • un(e) dirigeant(e): a (political) leader
  • friandise: sweet
  • un mouchoir: a handkerchief
  • un hayon: a tailgate
  • pencher: to tilt/ to lean
  • serrer: to grip tightly, to squeeze
  • effondrer: to collapse
  • jaillir: to gush out
  • la lâcheté: the cowardice
  • apitoyer: to move to pity (like to move somebody to pity somebody)
  • un augure: an omen/ an oracle
  • un fusil: a rifle/ a gun
  • une sucette: a lollipop/ a pacifier (like for infants)
  • tenter: to try to tempt
  • un berger/ une bergère: a shepherd/ a shepherdess
  • scander: to chant
  • épargner: to save (money/ time/ energy)
  • la honte: the shame
  • anéantir: (literally) to annihilate or wipe out/ (figuratively) to destroy (as in hopes/dreams)
  • défaire: to take down/ to dismantle/ to undo
  • ériger: to erect (as in a monument), or make something a principle or law
  • accablé(e): overwhelmed
  • au demeurant: moreover
  • belliqueux/belliqueuse: agressive or warlike
  • déchiqueté(e): jagged/ jagged-edged
  • la coupole: the dome
  • sans encombre: without mishap/ without incident
  • survenir: to occur (of an event)/ to arrive (of a person)
  • la bourgade: the township
  • le congé: the holiday/ the time off
  • naguère: formerly/ not long ago
  • semé de: riddled with (as in “riddled with troubles/worries”)
  • accroupi(e): squatting/ crouching down
  • ensevelir: to bury
  • un pèlerinage: a pilgrimage
  • le béton/ en béton: (literally) the concrete/ (figuratively) concrete (as in a solid alibi or argument)
  • le crépuscule: the twilight/ dusk
  • un grillon: a cricket
  • un coq de bruyère: a grouse
  • un pivert: a green woodpecker
  • âcre: acrid/ pungent 
  • délabré: dilapidated/ broken down
  • une rizière: a paddy field
  • la prunelle: the pupil (of the eye), can be used idiomatically as in “Il tient à elle comme à la prunelle de ses yeux”, meaning “She is the apple of his eye”
  • une ordure: filth/ scum/ an obscenity
  • le sol: the ground/ the floor/ the soil
  • le robinet: the tap/ the faucet
  • remplie de monde: full of people
  • un roseau: a reed
  • amer: bitter
  • berceau: cradle/crib
  • un écureuil: a squirrel
  • se bagarrer: to fight/ to have a fight
  • pleurnicher: to snivel/ to whine
  • désarticuler: to dislocate
  • chevelure de jais: jet-black hair
  • châtain mat: dull brown (hair)
  • nez épaté: flat nose
  • lasser: to weary/ to tire
  • riant: pleasant/ cheerful
  • têtu(e): stubborn
  • une veuve: a widow
  • taquin(e): teasing (as in “Il est taquin” meaning that the subject, usually a child, often teases/annoys others)
  • la raillerie: the mockery
  • se méfier de: to be wary of
  • s'attabler: to sit at the table
  • épris de: in love with
  • la milice: the militia
  • infructueux/infructueuse: fruitless
  • quiconque: whoever/ anyone/ anybody
  • gambader: to skip about
  • grimper: to climb

C'est trop cool, parce que je relis/réecris mon roman, et il est un peu trop court, mais il y a une tonne de mini sous-intrigues à développer, qui, sans encombrer l'histoire principale, peuvent l'enrichir, et c'est trop cool, j'ai l'impression de découvrir mon propre livre.

Je le faisais avec maladresse, mais c'est parce que je l'aimais. On est toujours maladroit avec les gens qu'on aime. On les écrase, on les encombre avec notre amour. On ne sait pas y faire
2017 - Lettre morte

Au cours de l'entretien, faire planer le doute. Peut-être ce candidat pourra t-il servir de figurant ? Pendant que le gros de la troupe passe l'examen d'embauche, laisser passer du temps sans donner d'informations.
Une fois le poste pourvu, c'est lui qui vous recontactera.
Surtout ne pas répondre.
Au bout de plusieurs semaines, promettre des nouvelles et ne pas en donner.
À ce stade, l'encombrant aura compris tout seul.

« La vie ! Vous n'avez pas d'autre parole à la bouche. Vous avez donné aux Européens –et aux autres– une vie piteusement matérialiste dont tous les politiciens de votre acabit en éliminent la morale et la dignité. Vous lui avez fait cadeau, à une échelle géante, de la drogue et du sida ! Jolie, votre vie… Lorsque vous avez rempli leurs intestins, leur avez donné des voyages auxquels ils ne comprennent rien, apporté une télévision qui les abêtit, vous croyez les avoir régénérés. Vous les avez noyés dans un confort matériel qui a annihilé des siècles de vie spirituelle.
[…] Ce qui compte, c'est ce qui est au-delà, c'est Dieu, un Dieu qui manifestement aujourd'hui vous encombre puisque dans la lettre même de votre journal, vous le déclarez forclos ! Alors, vos prêtres syndicalistes, vos prêtres ouvriers ? Vous voyez les résultats. En cinquante ans, la France a perdu la foi; ses églises sont vides; sur la nappe de l'autel, on trouve des crottes de souris, et le vin de vos burettes est aigrelet de ne jamais avoir servi ! Le seul chemin où votre clergé devrait vous conduire, c'est celui du Paradis. Le reste –un éclair dans l'existence– n'était qu'un détail. Vous avez raté le reste. Et vous voudriez que nous vous félicitions ? »

Léon Degrelle, interview dans le journal “La Vie”

La semeuse


“La semeuse de l'oubli est venue cette nuit
Belle de suie dans sa cape de broderies
À point de cris à l'aube noire indéfinie
Me dire son incompris sur la couche de ma vie

La semeuse du temps est venue un instant
Entre sa main et ses gants une caresse d'enfant
Aux lisières des vents le soupir lancinant
Ce masque d'avant et ses larmes maintenant

La semeuse du soir est venue pour me voir
Visite du dernier espoir au glas de l'au revoir
Me fallait il y croire et ne guère percevoir
Ballet illusoire d'une augure sans gloire

La semeuse d'ombre est venue en ma pénombre
Nuancée de sombres et saveurs de décombres
Sans fards ni encombres j'ai aperçu un nombre
Voile qui obombre ? Un rien en surnombre

La semeuse de mort est venue encore
Élégante fumée d'or et un soupçon de remords
Secrètes aurores au son d'un autre accord
Mélodie d'alors et qu'enfin m'emporte le sort.”
©Gisèle-Luce de Christian-James

Est-ce que j'ai le droit de dire que nous on a pas chaud là-haut on est juste au top ? Aussi aujourd'hui je suis allée à la fête de la musique de la station avec des collègues et j'étais tellement stressée que j'ai eu mal au ventre longtemps et que je suis rentrée chez moi tôt pour être seule et me recentrer. Parce que ça faisait beaucoup de gens beaucoup d'inconnus et beaucoup de bruit et beaucoup de conversations à trouver et puis je trouvais pas ma place alors je me suis dit je vais aller à my place. Et ça me fait du bien de moins écrire ici je me sens mieux je m'encombre moins

Jeanne Cherhal - Rachel

Rachel, Rachel,
Si les p'tits cochons te mangent pas
Rachel, Rachel,
Il en restera p’t-être pour moi

Je suis tout seul dans ma maison
Le chien dort sur le paillasson
La grosse horloge distille le temps
Très lentement, trop lentement
Les objets familiers
Soudain me sont étrangers

Rachel, Rachel,
Si les p'tits cochons te mangent pas
Rachel, Rachel,
Il en restera p’t-être pour moi 

L'amour, tu sais, ça prévient pas
Ça vous arrive avec fracas
Ça vous r'tourne comme un vieux manteau
Avant qu'on ait courbé le dos
Ça fait mal, c'est banal
Parfois c'est très bon aussi

Rachel, Rachel,
Si les p'tits cochons te mangent pas
Rachel, Rachel,
Il en restera p’t-être pour moi   

Cette chose en moi, c'est encombrant
Ça me remplit tous les dedans
Mais en même temps, c'est stupéfiant
J'ai l'impression d'être vivant
D'être un grand bateau blanc
Plein de rires et de chants

Rachel, Rachel,
Si les p'tits cochons te mangent pas
Rachel, Rachel,
Il en restera p’t-être pour moi 

Tu vois, j’ suis complètement cinglé
J’ me prends pour un bateau doré
Qui roule en Méditerranée
Vers des rivages ensoleillés
Y a des îles azurées
Et des beaux marins bronzés

Rachel, Rachel,
Si les p'tits cochons te mangent pas
Rachel, Rachel,
Il en restera p’t-être pour moi 

Quand j'ouvre mes yeux fatigués
Par les insomnies de l'ennui
Je vois ma table tout encombrée
D'un amas de feuilles griffonnées
Dans le ciel un orage
Je voudrais être avec toi

Rachel, Rachel,
Si les p'tits cochons te mangent pas
Rachel, Rachel,
Il en restera p’t-être pour moi 

Pendant ce temps, toi, tu es là-bas
Avec un marin dans tes bras
L'orage, sûrement, tu t'en fous
Car il est grand et beau et doux
Le monde s'est arrêté
Pourquoi donc il tournerait ?

Rachel, Rachel,
Je voudrais être les p'tits cochons
Rachel, Rachel,
Et te manger tout en entier

Aller assieds-toi, regarde-moi dans les yeux, fume ton teuteu, arrête de trembler, dis pas que c’est le café, maintenant je vais te dire tes quatre vérités, multipliées par 20, vieille tarée :

T’es jamais à l’heure, tu finis jamais en pleurs, t’es détestable, un peu instable, tu dis jamais des choses gentilles, tu traites tout le monde de fragiles ou de brindilles, t’as l’ambition d’un fils de pute, tu fuis toutes histoires sentimentales avant que ça débute, t’es sensible malgré ce que tu dis, t’aimes bien foutre la zizanie, tu passes ton temps à fuir ou à sourire, tes « je t’aime pas » sont les plus sincères des « je t’aime », tes vieux te surnomment « petit phénomène », tu réponds pas souvent aux sms, tu préfères envoyer des vents par dizaines, pour te prouver que tu pèses, tu manges pour seize, tu ne connais que la baise, et t’hurles à tout le monde “j’te baise”, t’as un caractère plutôt singulier que les autres s’évertuent à changer, tu débarques souvent de nulle part, sans crier gare, on te demande tout le temps de répéter, tu sais pas articuler, tu fais que balbutier, ou dire d’innombrables merdes à chier, tu te sens tout de suite à la maison chez les autres, t’as pas trop la dégaine d’un apôtre, plutôt celle d’un clodo, avec un avenir qui vole pas bien haut, tu connais par cœur tes amis, et les gens aussi, tu les cernes facilement, sans encombrement, tu insultes tout le monde d’enculé ou de nègre, mais ton compte en banque est bien maigre, tu sais pas parler sans hurler, tu finis souvent par errer dans les rues éméchée, à manger un tacos avec tes negros, défoncés, à parler comme des afros, t’aimes bien l’expression « qui aime bien châtie bien » mais t’aimes pas ceux qui font les malins, tu t’entêtes à emmerder ceux qui te tiennent tête, laissant ceux qui veulent ta gentillesse, comme des bêtes, t’es capable de grandes preuves d’amour, tu crois en l’amitié pour toujours, avec ces amis qui te laissent toujours des bleus mais qui te laissent toujours taper dans leur beuh, t’exprimes jamais ce que tu ressens, sauf quand t’écris, c’est bien le seul moment, où t’oses enfin être sincère à toi-même y laissant un peu de haine couleur crème, tu passes ton temps à mépriser les gens, par simple divertissement, c’est plutôt difficile d’avoir ta confiance, mais quand t’y repenses, une fois accordée, t’avances les yeux fermés, t’as déjà dépanne 400balles, et t’es déjà allée chercher au commissariat, un trou de balle qui n’avait que toi, après s’être bagarré dans la rue, après avoir trop bu, t’attires souvent les emmerdes, mais tu répares les amitiés avant qu’elles se perdent. Bref, tu sais même pas, malgré tous les claquements de porte, pourquoi t’as encore des gens qui te supportent, mais moi je vais te le dire pourquoi sale conne, c’est parce-que malgré tout petite pochtronne, tu ne joues pas l’hypocrite, tu dis ce que tu penses tout de suite, tu accordes à peu de personnes ton attention, mais si par malheur elles l’ont, tu ne fais pas semblant, tu t’évertues à leur décrocher un sourire qui montrent leurs dents  et pour le peu de personnes que tu aimes, tu es capable de choses surhumaines, et pis aussi, parfois, les gens ont l’ambition de t’enlever ta haine, celle qui t’as rendu inhumaine, celle qui te pousse à tout rejeter, persuadée qu’un jour on va t’abandonner, comme on l’a déjà fait, quand tu étais encore bébé.