en double

Lettre d’amour à vos défauts

J’en ai marre. Marre de voir tous ces corps parfaits, fins et élancés, lisses et uniformes, droits et ciselés, sans poils, sans nuances, sans relief.

Donnez-moi du vrai, de l’authentique, du naturel, du différent. Je veux des corps imparfaits, des corps libres, des corps sans gêne et sans honte, des corps doux et des corps rêches. Des grands dadais et des minus, échines courbées, voûtes glissantes, plats artistiques.

Donnez-moi des cheveux fous, mous, éparses et clairsemés, des crinières outrageusement léonniennes, des crânes chauves, petits cailloux au soleil, des couleurs à faire pâlir un arc-en-ciel. Des nez cassés, des trompettes, des péninsules, des pifs épatés et épatants. Des sourcils broussailleux, disparus, irréguliers, des poils libres faisant le pont entre vos yeux, ou des fresques sous vos arcades. Des yeux mornes, borgnes, aveugles, rouges, ivres d’indépendance, des binocles en loupe, des culs de bouteille, des longues-vues pour lorgner l’avenir. Des lèvres fines comme la dentelle, pulpeuses guimauves, des sourires de traviole, des fossettes gourmandes, des moustaches coquines. Des dents du bonheur, des chicots d’autres couleurs, des incisives de cheval, des canines à bouffer le monde, un zozotement, un bégaiement, pour faire durer le plaisir. Des taches de rousseur à consteller nos vies, des barbes irrégulières pour contrer l’ennui, des cernes à bercer le monde, des doubles mentons en tours de cou. Des oreilles décollées pour s’envoler, assez grandes pour ne jamais atterrir, des lobes sans envergue ou des garages à boucles.

Donnez-moi des seins mous, fermes, poitrines gonflées ou délicates, tombantes glycines ou petits hérissons curieux, duveteux entre-deux.

Donnez-moi des chaires épaisses, des peaux grêlées, des épidermes cabossés. Je veux des jeux de piste entre vos cicatrices, vos vergetures de tigresse, vos grains de beauté, votre acné, vos points noirs et votre sébum, lire votre histoire, déchiffrer vos ans, apprendre à vous connaître sous mes doigts. Donnez-moi des couleurs improbables, des bleus, des bosses, de la cellulite, des océans de souplesse, des montagnes osseuses, des fossés de rides, des plaines lisses de tendresse et des forêts poilues de désir.

Donnez-moi des petits bedons, des bras en soupe, des aisselles peuplées sans complexe, des coudes secs, des mains de travailleur, de fées, uniques, des doigts jouant en infériorité numérique, boudinés, fins comme des spaghettis. Laissez-moi voir des poignées d’amour, des culs à bâtir le monde, des fesses raplapla, des fions tout ronds. Des cuisses charnues, jumelles, des genoux cagneux, des mollets rebondis, des chevilles frêles ou de solides antes vives, des pieds plats canard, courts mignons ou longs d’envie. Des orteils saucisses, courbés, recroquevillés, ongles incarnés, clairsemés de poils, berceaux de corne, clopin-clopant, jambes empêchées, béquilles et fauteuils filants, le courage résilience.

Des cons débordants, des lèvres rouges, des abricots jeunes, mûrs, vifs, secrets. Des pubis velus, femme, sauvages. Des triques tordues, à géométrie variable, timides ou fières.

Donnez-moi des corps imparfaits. Ils me sont parfaitement désirables.

≠ CONCOURS TERMINÉ ≠

Les gagnants ont été annoncés.

J'ai ces deux bracelets en double, je souhaite faire plaisir à quelqu'un, histoire de faire sourire quelqu'un quelque part avec ces messages d'espoir.

Règles:
⚫1- me suivre ( AELNAUTE )
⚫2-reblogguer cette photo en m'identifiant.
⚫3- rajouter en légende ce que représente Fauve≠ pour toi.
⚫4- rajouter aussi pour quel bracelet tu joues

⏺Je tirerai au sort les 2 gagnants le 08/04/17. (Soit, tu as un mois pour participer.)
⏺Le concours est lancé sur mon Instagram aussi. Tu peux y participer (si tu as Instagram) pour avoir un peu plus de chance de gagner.

🔽Des câlins

letspivot said: jeg kom over nytt på nytt kategorien på ao3 (????) og måtte ta en double take. “haha det er sikkert bare noen morsomme gen fics” tenkte jeg, og klikka på den. ÅNEIDA. full on omegaverse og mpreg var det visst. leste ikke videre fordi kun dette var mer enn nok informasjon…. lett traumatisert rn om jeg skal være helt ærlig #cursedimage

omg… 😣

John Galliano for Christian Dior in Musée des Arts Décoratifs. Ensemble Shéhérazade. Haute couture printemps-été 1998. Ensemble du soir Kimono inspiré des Ballets russes, ligne pyramide, à grand col cheminée en velours de soie, applications, broderies et incrustations de cristaux Swarovski. Robe longue fourreau en double satin.

anonymous asked:

Since his b-day is about to end, how about Tsuburaba getting random gifts from other classes hcs? I'm pretty sure Kaminari is the type to be friends with everyone and also Kirishima so I was thinking if anyone would give him gifts besides his class!

Tetsutetsu would probably tell Kirishima that he’s looking for a gift for Tsuburaba and Kiri would tell Denki, who has seen Tsuburaba a couple times and thinks he’s cute so now he wants to buy him something to break the ice

they buy him different balls from different sports and just give them all to him, Tsuburaba is confused but they are cute so!!

[afterwards] Sen: okay which one do you like, I pick the yellow one he looks like he likes holding hands, you have the red one

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istadris  asked:

Every time I see a post about how gay Phoenix and Edgeworth are I'm like "nah that's just fandom overreacting they can't have that much subtext" and I won't know until I manage to watch or play the games. They're really that into each other?

I think they reached a level where it’s not even subtext anymore and they dont even try to make it seems so 

they’re just

idek they’re so married

Saw a drama being filmed today! May or may not be in the background of the shot eating pastries…we’ll see. XD

This is the drama my friend and I saw (So Jin was filming along with her stunt double): https://en.wikipedia.org/wiki/The_Idolmaster_KR

La fantasmagorie bureaucratique, cette oisiveté affairée qui la caractérise, ces êtres doubles qui en sont les exécutants, gardiens, aides, messagers, qui vont toujours par deux comme pour mieux montrer qu’ils ne sont que les reflets l’un de l’autre et le reflet d’un tout invisible, toute ces chaînes des métamorphoses, cette croissance méthodique de la distance qui n’est jamais donnée comme infinie mais s’approfondit indéfiniment d’une manière nécessaire pour la transformation du but en obstacles, mais aussi des obstacles en intermédiaires conduisant au but, toute cette puissante imagerie ne figure pas la vérité du monde supérieur, ni même sa transcendance, figure plutôt le bonheur et le malheur de la figuration, de cette exigence par laquelle l’homme de l’exil est obligé de se faire de l’erreur un moyen de vérité et de ce qui le trompe indéfiniment la possibilité ultime de saisir l’infini.
—  Maurice Blanchot, L’Espace littéraire, Gallimard, 1955