elle rouge

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LET THE DRAMA UNFOLD - models: Alecia Holtz, Georgia Fowler, Hedvig Palm, Zlata Semenko - photography: David Bellemere - styling: David Vandewal - hair: David Von Cannon - makeup: Rie Omoto - manicure: Geraldine Halford - Elle March 2017

  • featured designers: Moncler Gamme Rouge - Alberta Ferretti - J.W. Anderson - Ann Demeulemeester - Dolce & Gabbana - Olivier Theyskens - Ralph Lauren Collection
  • footwear: Christian Louboutin - Malone Souliers x Adam Lippes - Brother Vellies - Fausto Puglisi
Et on était en train de boire tranquille. On jouait aux cartes, et d'un coup, elle a éclaté en sanglots. Elle était souriante et en l'espace de 2s, les larmes ont dévalé ses joues et pendant dix bonnes minutes elle a pas arrêté. C'était une situation embarrassante, personne pouvait rien faire, alors on l'a laissé pleurer et quand elle s'est calmée on a recommencé une partie de cartes. 
En rentrant on a pris le métro tu vois. Il était bondé de gens complètement saouls qui chantaient comme des cons. Elle riait parce qu'un mec s'est cassé la gueule en sortant de la rame. Deux stations plus tard elle s'est foutue à chialer. Devant tout le monde. Et moi j'savais que si je la prenais dans mes bras ça allait être pire, alors je l'ai juste regardé se vider de ses larmes.
Et puis quand on est rentré chez elle, elle a pris sa douche. J'regardais la télé tranquille en attendant qu'elle finisse. Je crois qu'elle a cru que je l'entendrais pas chialer avec l'eau qui coule, mais elle a pas arrêté. Elle a allumé la douche, et elle a chialé. En sortant elle a souris comme si de rien n'était et encore une fois elle a éclaté en sanglots encore. Alors je l'ai laissé dormir tranquille et je suis rentrée chez moi. 
Quand je suis arrivée tout à l'heure, c'était 17h, j'ai ouvert la porte et elle m'attendait en haut des escaliers. Elle avait les joues rouges et les yeux brillants. Elle avait pleuré, encore, c'était sûr. Elle pleure tout le temps, elle arrête pas de chialer, elle dit jamais rien mais elle chiale. Je sais pas quoi faire. Elle est détruite. 
J'essaye même pas de la faire rire, j'essaye même plus de lui dire que tout s'arrangera. Elle a bien trop peur de ne jamais plus être heureuse. Il est parti, elle a dit. Elle a dit qu'il reviendrait pas, qu'elle avait peur qu'il soit parti sur un malentendu pour ne plus jamais revenir. Elle arrête pas de dire qu'elle sera plus jamais heureuse et qu'elle sait pas quoi faire. Alors elle pleure. Et quand tu lui dis que son bonheur ne dépend que d'elle, elle t'insulte et te dit de rouler un joint. Quand tu lui dis qu'elle l'oubliera, elle tape un cul sec de vodka en te disant de fermer ta gueule. Je crois qu'elle a raison, elle l'oubliera pas, et sans lui elle ne sera plus jamais heureuse. C'est même pas un deuil qu'elle tente de faire, elle pourra jamais.
—  jemetais

Films watched in 2016.

TOP 10 BEST MOVIES RELEASED IN 2016.

1. American Honey (Andrea Arnold, 2016)

2. Certain Women (Kelly Reichardt, 2016)

3. The Neon Demon (Nicolas Winding Refn, 2016)

4. Elle (Paul Verhoeven, 2016)

5. Fuocoammare (a.ka. Fire at Sea) (Gianfranco Rosi, 2016)

6. Black Mirror: San Junipero (Owen Harris, 2016)

7. Julieta (Pedro Almodóvar, 2016)

8. Toni Erdmann (Maren Ade, 2016)

9. Aquarius (Kleber Mendonça Filho, 2016)

10. La tortue rouge (a.k.a. The Red Turtle) (Michael Dudok de Wit, 2016)

J'ai l'impression d'être un enculé.


Elle me manque. Elle me manque tellement. Je pense sans arrêt à son sourire. Un peu bancale, comme son esprit. Elle était déjantée, surtout camée. Elle avait les yeux rouges, explosés. Ils brillaient, ses yeux. D'amour, que je pensais. J'repense à son corps qui bougeait devant mes pupilles charmées.Elle dansait sur mes genoux, bouteille à la main. Fond de blues, rock, rap, ses courbes me rendait fou. J'étais dingue d'elle. J'étais prêt à changer pour elle. Elle était ma douce adrénaline.


Maintenant elle n'est plus là. Elle s'est barrée avec mon coeur en guise de trophée. J'me sens vide. Trahi. Meurtri. Joint sur joint, clope sur clope. Le nez irrité à force de sniffer, la peau déchirée à force d'être coupée. Sans elle, j'suis une loque. J'baise des pucelles énamourées. J'les fais saigner, j'déchaîne ma haine sur elles. Et je pense à toi. Elles ont beau chialer, j'ai pas de regrets. Et je les jette. Je détruis des coeurs, parce que je sais pas comment réparer le mien. Je fais du mal parce que je veux pas souffrir seul. Gros connard, âme désastreuse.


J'ai l'impression d'être un enculé. Je suis un enculé.


Je suis un enculé ?

rouge écarlate.

jamais, dit-elle.
il y a dans ses expressions, son regard, quelque chose. vous ne savez pas le nommer. il y a dans ce mot, une force qui vous bouleverse. elle prend une grande inspiration, vous regarde. elle ne dit rien. il y a dans ses yeux, une vague d'émotions, que vous ne connaissez pas. le vent frôle ses cheveux. ils caressent votre joue. silence, puis un bruit. celui d'une vague, qui se fracasse contre la Terre. dans ce désespoir fuyant, vous fermez les yeux, entendez, écoutez, les hurlements d'une Nature que vous ne connaissez pas. à la fin, vous ouvrez vos yeux, puis vous la voyez. elle est là, toujours là.
elle pleure. devant ces larmes, vous approchez votre main, et essuyez ses larmes. elle ne réagit pas, elle pleure toujours. vous lui demandez pourquoi. elle vous répond qu'elle entend le dérèglement de la Nature, de votre cœur. elle inspire, expire. puis continue, en disant que vous ne pouvez pas entendre votre peine, que vous êtes comme les gens. aveugles. vous ne rétorquez pas, vous entendez, avec grand regret, une vérité dans sa voix qui vous transcende. elle rajoute, après ce silence.

- c'est triste, d'être vous.

cette phrase se termina en même temps qu'une vague. dans vos battements vous sentez, l'écho de la tristesse, grandir en vous. sur votre peau, vous sentez quelque chose, de mouillé. vous approchez votre main.
vous pleurez.
rien en vous ne vous indique pour quelle raison. rien ne sort de votre bouche, aucun son, aucune parole. le vide. elle vous contemple, puis dit.

- vous êtes beau, lorsque votre tristesse touche votre visage.

elle se tait. dans votre état de tristesse, elle embrasse vos lèvres. elles sont jointes, votre cœur frôle la crise, le désastre. vous sentez vos larmes se perdent dans votre baiser. elle retire sa bouche, vous regarde et pleure.

- vos lèvres, ont le goût des éclats de sanglot.

vous ne dites rien, vous êtes bouleversé. vous pleurez, et voyez qu'elle tremble. vous lui demandez si elle a froid. elle répond que non, que c'est le Monde, qui la déchire, que c'est votre main dans la sienne qui érafle son âme.
le vent se lève, le soleil se couche, il devient rouge écarlate. elle le regarde, et crie que le ciel saigne, que c'est l'arrivée de la Nuit qui le tue. elle pleure, ses tremblements sont de plus en plus fréquents. elle ajoute qu'elle doit s'en aller, que la nuit égorge son être, qu'elle est tellement ébranlée par celle-ci, qu'elle meurt à chaque fois. elle se lève, puis s'en va. vous essayez de retenir sa main, dans un dernier effort. sa main vous échappe.
elle n'est plus là.
vous partez.

#39

Elle porte du rouge à lèvres, elle dit qu'elle n'a jamais été très douée en maquillage.
Elle a des collants noirs, une jupe rouge, des talons qui font “clac clac” dans la rue. Elle dit bonjour aux gars qui entretiennent le parc, et elle regarde de travers les gosses pleurant et criant, qui mériteraient des “calottes” comme elle dit, c’est comme ça.
Toujours très chic, avec un goût pour la décoration et la mode, pas forcément du goût de tout le monde. Elle aime les gens qui réussissent, les gens qui bossent.
Elle déteste tous ces portables qu'ont les jeunes, et encore plus les fumeurs. “Tout ça c'est de la drogue de toute façon”. Ces jeunes accro aux réseaux sociaux, on se fait harceler dessus, c'est tellement mauvais, et puis les politiciens mettent le bazar avec ça… C'est de la manipulation“.
Elle méprise les sites de rencontre et internet et regrette l'époque où les jeunes allaient au bal pour rencontrer d'autres jeunes.
Il y'a cette obsession du vent aussi. Dès qu'elle porte le regard sur l'extérieur elle dit “ohlala regarde moi ça, même la glycine, regarde comment elle bouge ! Ce vent… Ce vent…” En 5 jours elle me l'a dit une bonne vingtaine de fois. Je ne trouve pas qu'il y'ait tant de vent que ça, mais bon… D'après elle c'est à cause de la tempête de 1999, il y'a beaucoup plus de vent depuis ça. C'était pas comme ça avant il parait.
A vrai dire, je n'avais que 4 ans, je ne peux pas te dire si il y'avait plus de vent ou moins que maintenant. Mais je l’écoute, et j’acquiesce.
C'est ma grand mère. Je l'aime quand même.

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Peste Noire

La France Bouge  - Par K.P.N. (Chant De L’action Française)

Hardi! France d'abord!
Français mieux vaut la mort, que l'esclavage
Gloire à qui tombera!
Tous à l'ouvrage! La France renaîtra.

Non, non! La France bouge, elle voit rouge!
Non, non! Assez de trahisons.

Être insolent tais-toi!
Voici venir le Roi, et notre race
Court au devant de lui
Vil à ta place! Notre Roi nous conduit.

Une, deux! La France bouge, elle voit rouge!
Une! deux! Les Français sont chez eux.

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Léo Ferré - La chemise rouge

Oui elle est rouge… et ce n'est pas tout…
Si vous saviez ce qu'elle est et d'où elle vient…
Tenez touchez !
De la toile…
De la toile ?
Mais c'est une voile !
De la corde…
De la corde ?
Mais taillée dans la miséricorde…
De la soie…
Je fais des vers… Mais pas de soie !
Du fil ?… du satin ?… du nylon ?…
Mais non mais non…
Cette chemise-là c'est bien mieux que cela
Écoutez bien asseyez-vous… Écoutez bien…
Cette chemise-là… Cette chemise-là…
C'est de la poésie

Un jupon de la lune
Quand le soleil malin lui a mangé le ciel
Le chagrin d'une dune
Quand une épave y cherche un regard fraternel

C'est de la poésie

Jehanparnasse || Canon Era || Angst&Fluff || 1.8k

The unrest grows stronger in Paris as the days go by, and Montparnasse can’t escape his nightmares.

Paris was in flames. The towers of smoke had seeped into the sky like ink saturates everything it touches. There were no heavens left, only darkness. Montparnasse was dashing from one building to the other, elbowing the frenzied crowd of passers-by to make his way through. He breathed in a cloud of smoke, setting his lungs ablaze. He didn’t stop. He wouldn’t leave without him. He couldn’t leave without him.

“Jehan? JEHAN?” he called, looking for a hint of read hair amongst the herd of heads.

His shouts barely covered the screams of the swarm. Panic always sparked something in mankind, an animalistic urge to scream and fight for the scraps of their lives. What was bred in the bone was always bound to come out, no matter the wealth or manners. Beggars and bourgeois alike were rushing past Montparnasse, fleeing the eye of the hurricane like beasts, trampling the weaker ones on their passage. “Safety” was not where he was headed. He was swimming against the current to find the source of the havoc. He was there, Jehan was there, he could feel it.

The dead bodies had started to pile up on the cobbles, making it hard to walk, but at least most of the shrilling crowd was behind him now. Montparnasse looked ahead. The buildings burnt to ashes had led him to a square. It had been paved with bodies. That’s where he saw him.

Keep reading

Ching Shih 

 1775-1844 

 Femme pirate des mers de chine, la plus connue et crainte de son temps. Remarquée alors qu'elle était prostituée, Elle s’enfuya et se maria avec Cheng I, pirate chinois dirigeant la flotte du drapeau rouge. Elle accéda rapidement à la tête de cette flotte sans cesse grandissante qui comptait 200 bateaux à son arrivée pour atteindre le nombre de 1600 à l'apogée de sa carrière. Femme pirate impitoyable, elle régna sur son équipage d'une main de fer, n’hésitant pas à faire décapiter tout déserteur mais aussi quiconque osait violer les prisonnières en captivité. Femme d'affaire zélée, elle réussit à négocier la dissolution de la flotte du drapeau rouge moyennant une somme astronomique pour l'époque et en bonus un titre aristocratique décerné par décret impérial.

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Phantom of the Opera first editions take four. [x] [x] [x] (aka welcome to my continued exploration of what you can find in the catacombs of eBay)

Well, let me clarify. This is not a first edition of Phantom itself. Rather it is a first edition of one of Leroux’s primary sources for writing Phantom.

This is a copy of Le roi Fialar, which was a collection of Scandinavian poetry, translated into French prose by Hippolyte Valmore in 1879. Included in this volume was a French translation of “Den første sorg,” or “The First Sorrow,” a poem written in 1836 by the Norwegian poet, Andreas Munch. This poem started out, “Den lille Lotte tenkte på alt og ingenting,” or “Little Lotte thought of everything and nothing.” Sound familiar? :D

This is the text that Gaston Leroux worked from to create Daddy Daaé’s story of Little Lotte, as well as his tale of the king on the mountain lake.

For a link to a translation of the original poem, click here.

To read more about the symbolism of the original Little Lotte poem, “Den første sorg,” click here.

The credit goes to the amazing Operafantomet for bringing this poem to the attention of the Phandom.

First of all, note the similarities here between Andreas Munch’s  translated poem, “Le lac de la montagne” (“The Mountain Lake”), and Daddy Daaé’s tale of the king on the mountain lake.

As always, these translations are written by Caitlin Freeman, copyright © 2014.

MUNCH: Un soir, j'étais assis dans une petite nacelle sur une de ces eaux tranquilles et profondes qui s'ouvrent comme un œil brillant de pleurs au milieu des monts de la Norvège.

(TRANSLATION: One evening, I sat in a little rowboat on one of those lakes, placid and deep, which open like an eye shining with tears amidst the mountains of Norway.)

LEROUX: Un roi s’était assis dans une petite nacelle, sur une de ces eaux tranquilles et profondes qui s’ouvrent comme un œil brillant au milieu des monts de la Norvège…

(TRANSLATION: A king sat in a little rowboat on one of those lakes, placid and deep, which open like a shining eye amidst the mountains of Norway…)

But the pièce de résistance is Leroux’s use of Munch’s “Den første sorg,” here translated as “Le premier chagrin d’un enfant,” or “A Child’s First Sorrow”:

MUNCH: La petite Lotte pensait à tout et ne pensait à rien. Oiseau d'été, elle planait dans les rayons d'or du soleil, portant sur ses boucles blondes sa couronne printanière. Son âme était aussi claire, aussi bleue que son regard.

Elle câlinait sa mère, elle était fidèle à sa poupée, avait grand soin de sa robe et de ses souliers rouges; mais elle amait par-dessus toutes choses un petit oiseau que son père avait pris sur la neige, à Noël.

(TRANSLATION: Little Lotte thought of everything and nothing. Summer bird, she soared through the golden rays of the sun, wearing her springtime wreath on her blonde curls. Her soul was as clear and as blue as her eyes.

“She doted on her mother, she was devoted to her doll, she took great care of her dress and her red shoes; but she loved above all things a little bird that he father had captured on the snow at Christmas.”)

LEROUX: “La petite Lotte pensait à tout et ne pensait à rien. Oiseau d’été, elle planait dans les rayons d’or du soleil, portant sur ses boucles blondes sa couronne printanière. Son âme était aussi claire, aussi bleue que son regard.

“Elle câlinait sa mère, elle était fidèle à sa poupée, avait grand soin de sa robe, de ses souliers rouges et de son violon, mais elle aimait, par-dessus toutes choses, entendre en s’endormant l’Ange de la musique.”

(TRANSLATION: “Little Lotte thought of everything and nothing. Summer bird, she soared through the golden rays of the sun, wearing her springtime wreath on her blonde curls. Her soul was as clear and as blue as her eyes.

“She doted on her mother, she was devoted to her doll, she took great care of her dress, her red shoes, and her violin, but she loved, above all things, when she fell asleep to listen to the Angel of Music.”)

Thus one can see how Leroux both drew inspiration from and adapted Munch’s translated poetry to create Christine’s backstory, as well as her character arc with Erik, in The Phantom of the Opera.

Il y a quelques jours, une amie est venue me parler de ses problèmes. Je suis une porte ouverte à mes amis, je ne juge pas et je suis une bonne oreille. Parfois je suis de bon conseil. Ce qui est drôle, c'est souvent pour des histoires de coeur.

J'ai pris ce jour là conscience de beaucoup de choses sur la façon dont une fille voit son célibat, une vision très différente de la mienne.

En effet, si je pense à trouver une fille pour vivre à deux, vivre des moments ensemble, recevoir de la tendresse, et espérer une vie à deux basée sur une confiance mutuelle ; elle voit la même chose, mais cette solitude l'a mise dans un état des plus minables.

Sa confiance en elle a été ébranlée au plus profond et elle se dépérit. Elle a toujours été avec quelqu'un, surfant de relation en relation sans jamais s'arrêter depuis qu'elle est ado, et maintenant, à 25 ans elle n'a jamais été aussi seule.

On habite tous les deux au même étage et nos balcons sont communicants, elle m'a souvent vu assis sur mon balcon a regarder l'horizon mon casque sur les oreilles et les yeux rouges. Et elle a été une des personnes qui m'ont le plus aidé pendant ma transition de “je l'aime encore” à “j'en ait plus rien à foutre”.

Maintenant, je la vois là, devant ma porte pleurant, et me demandant si j'ai du temps libre pour discuter.
Je ne suis pas méchant, et vu que c'est une fille en détresse, et pire encore ! Une amie, je ne pouvais pas la laisser sur le pas de ma porte et continuer mon film sans avoir des remords.

Et là ça a été le déballage. Elle m'a dit qu'elle n'était pas assez belle pour les mecs. Que si elle était seule, c'est parce qu'elle est trop dure à vivre, qu'elle en demande trop. Les mecs ne peuvent pas apprécier une fille comme elle après tout, elle est trop compliquée. Jamais elle n'arrivera à fonder un foyer comme ses parents, et surtout, elle ne pourra plus jamais aimer.

J'ai été assez choqué. Qu'une battante comme elle finisse dans un tel état, je ne comprenais pas. Alors je me suis mis à parler. Je ne me rapelle pas trop parce que mon cerveau était en mode automatique, mais je pourrais le répéter à toute fille qui ressend ça.

Je pense qu'avoir été la génération Disney nous a mis dans la tête beaucoup de valeurs et d'idées reçues sur l'amour. Le coup de foudre, les princes et les princesses c'est dans les contes de fées, et jusque là on est d'accord.

Mais finalement, c'est quoi l'amour ? C'est deux personnes qui sont en même temps les deux meilleurs amis du monde, des amants, des confidents, des meilleurs potes qui partagent les mêmes délires et qui veulent finir leurs jours ensemble.

Et ce genre de relation, ça se construit. Ce n'est pas avec le mec que tu vas trouver à trois grammes dans une boîte de nuit que tu vas réussir à bâtir ce genre de sentiments réciproques.

Non, c'est en faisant des rencontres en dehors de chez toi, en sortant, en rencontrant du monde, sans chercher ton futur amour chez tout mec que tu vas croiser, mais plutôt en te faisant des amis. Chez ces personnes là, tu verras, tu as beaucoup à apprendre. Et qui sait ? C'est peut-être un de tes meilleurs amis qui deviendra ton futur mari.

Et sache une chose, tu te trouves laide. Ce n'est pas un point de vue objectif. Tu vois ? Je suis sur que quand tu marches dans la rue, un mec comme moi, assez réservé en apparence quand il est isolé va t'appercevoir et trouver que tu es la plus belle chose qu'il a vue de sa journée.

Ne te fie pas seulement à ton jugement. Il est critique, c'est bien, il te permet de te tirer vers le haut, mais n'oublie jamais une chose, c'est dans le regard des autres que les vérités sortent.

Sache que, quoi qu'il arrive, un jour, quelqu'un va entrer dans ta vie et pour cette personne tu seras la personne la plus belle, la plus intelligente. Et même mis face au fait accompli, il retournera vers toi, parce qu'il t'aime.

Le célibat n'est pas une fatalité. Ca me soûle de mon côté, mais pour être honnête, j'y suis habitué. Parce que je ne me donne pas les moyens de faire ce que j'ai dit plus haut, et que pour le moment mon boulot passe avant toute chose.

Ce que je viens de taper frénétiquement n'est que mon humble opinion. Je ne suis pas le meilleur du monde. Loin d'être le plus beau, le plus intelligent, j'ai aussi mes défauts. Mais j'ai été aimé. Et je sais ce que c'est que d'être vu dans les yeux d'une autre et de se rendre compte qu'on est tout pour elle. Et réciproquement.

Même si tu as eu des échecs, sache que rien n'est définitif. Tu es jeune, loin, TRES loin d'être moche, et tu trouveras cette personne qui te donneras son coeur sur un plateau. Et tu n'hésiteras pas à le faire de ton côté.

Le célibat n'est pas une fatalité, et tu vaux plus que ce que tu veux te laisser croire.