douches-froides

J'ai couché avec une fille l'autre fois.
Et, dans ma chambre il y a une lampe sur pied. Que je voulais allumer. Et elle, non. Elle voulait qu'on reste dans le noir.
Le scénario cliché à l'infini. Quelqu'un veut allumer la lumière, mais pas l'autre. Pendant que je n'allumais pas la lumière avec regret, j'ai un peu réfléchi la fraction d'une seconde ;

De cette lumière que tant de femmes ne veulent pas allumer. Alors que leurs corps sont si beaux. Naturellement. Même s'ils ne sont pas parfaitement minces, ou parfaitement bronzés, ou parfaitement lisses. J'aurais voulu lui dire. Que je m'en fichais. De sa cellulite. De ses rondeurs. De ses 4 poils mal épilés. Que je m'en foutais. Qu'elle était parfaite, pareil. Qu'elle n'avait pas à s'excuser, comme elle s'est excusée, de son corps. Que ca me brisait le cœur. Que je voulais pas. Que je voulais boucher mes oreilles. Et crier et pas l'entendre s'excuser. S'excuser d'être elle-même physiquement. Qu'est-ce qui lui prenait?

Mais, c'a ma pris tellement d'années moi-même pour vouloir allumer la lumière, c'a m'a pris tellement d'heures d'entraînement, de douches froides pour avoir une belle peau, de produits contre l'acné, d'alimentation saine, de confiance si lentement et durement gagnée, que je ne lui ai rien dit de tout ça. Ca m'a pris tant de temps de ne pas m'excuser de mon corps. Et, j'ai encore tant de rechutes-de-confiance-corporel, même si on me complimente souvent sur mon corps. J'avais pas l'impression que quelques mots allaient être suffisants. Quelques mots n'auraient jamais été suffisants pour moi. J'avais pas l'impression que c'était le bon moment pour insister avec la lumière. De mettre cette pression inutile.

Parfois, j'me demande ce que la société fait aux femmes
Ce que les femmes font aux femmes
Ce que les hommes font aux femmes
Ce que l'on se fait à nous-mêmes ;

Pour qu'on ai si peur d'allumer la lumière. Pis qu'on ai si peur de s'voir nue pis d'se faire voir nue? J'aurais tant voulu qu'on laisse la lumière.
Parce que les femmes sont si belles.

— 

Sophie Levasseur

Dans un dilemme constant, incorruptible, entre le concret et l’abstrait, le réalisme et la rêverie, le visible et l’impossible, les mathématiques et l’improbable, le banquier et le poète, les biens matériels et l’esprit, l’économie et l’art, le rangement soigné et le chaos non planifié, le comptable et l’artiste… Qu’on me foute la paix et qu’on m’apporte une bière froide qui coulera comme une douche froide sur mes embarras!
—  G.T.”// Les Étoiles Diluées

Douches Froides (aka Cold Showers), Antony Cordier (2005)

If I had to pick one genre of films, I’d probably pick coming-of-age stories. Not that I like all of them, but it’s just a category that I’m especially drawn too. Douches Froides is a good film, it’s not great but has a strong storyline and delivers it well. Mickael is at the end of his last year of high school, that time where everything seems to be ending and beginning all at once. The film does a great job in dealing with that duality which it makes it an interesting watch. The only real problem is that despite the fact that I’m not all that much older, I wasn’t emotionally invested to any of the characters, I couldn’t find it in myself to really care.

Douche froide du jour; mon prof de philo démissionne pour faire le tour du monde en nomade avec sa femme. C'est un rêve devenu réalité pour lui, il était mignon lorsqu'il l'a annoncé, le regard avide d'aventure mais un faciès de tristesse ainsi qu'une boule au ventre de peur de nous décevoir.
On restera en contact quoi qu'il arrive, on s'est échangé nos coordonnés et trouvé un moyen de communication, il veut donner accès à ses péripéties à travers sa chaine Youtube et les réseaux sociaux qu'on lui a créé.
Une fête d'adieu sera organisée dans son château avant qu'il ne mette en vende sa propriété, whisky et cigares seront de fête. Je vais en profiter pour lui emprunter quelques comics.
Ça a été un excellent professeur, un des ceux qui inspirent les générations futures et obligent le respect. J'en garderai d'excellents souvenirs.

L’alcool c’est PAS de l’eau.


Oh que non, je vais vous raconter deux anecdotes de ma vie qui sont pas super marrantes. J’en rigole maintenant mais sur le coup pas du tout et le lendemain non plus. L’alcool c’est dangereux surtout quand on est jeune, quand on veux tester ses limites. On est pas conscient de tout ce qu’on fait, ça peut être grave. Buvez avec modération comme dirait la télé !

1 ère anecdote : Je devais avoir 18 ans j’étais à la fac, une copine fête son anniversaire chez elle. Je retrouve plusieurs amis dans la soirée, certains que j’avais arrêter de côtoyer. On fait des jeux d’alcools pour s’amuser, pour être ensemble. Évidement je perds je bois ! Souvent .. Les jeux se finissent et je me retrouve dans la cuisine avec 2 amies a moi dont une ou l’on s’est pas vue depuis un moment, sous l’effet de l’alcool je lui dis que je l’aime, que c’est une super pote ect. C’est mignon, pour fêter ça on décide de prendre un shot ! A partir de shot c’est devenu noir. (Ce que je vais vous raconter à partir de ce moment m’a été raconter après coup ou alors j’ai des souvenirs très flous car c’est un peu le trou noir). Je m’écroule contre le frigo, j’ai pas assez éponger comme on dit du coup l’alcool est trop fort. On me met dans le lit, je vomis, j’arrête pas de vomir. On me met dans la douche sous l’eau froide pour que je reprenne un peu mes esprits mais non, je ne suis pas consciente, de rien. J’ouvre les yeux que parfois et je retombe aussi tôt dans le noir. Mes amis appellent un médecin, il ne veux pas venir. Ils appellent donc l’ambulance, on me transporte dans l’ambulance. On me demande mon âge et mon prénom je dis mon prénom et je me trompe sur mon âge. J’entend les sirènes de l’ambulance. Puis plus rien. Je me réveil quelques heures plus tard, je me retrouve dans un lit que je ne connais pas, un endroit que je ne connais pas. Je me demande ce qu’il m’arrive. Puis je percute j’ai du m’évanouir je crois, je suis à l’hôpital je me rendors. Puis j’ouvre les yeux et je vois mes parents : mes parents me disent : Bravo t’es fière de toi ? Je suis incapable de sortir un mot de ma bouche, incapable de bouger. Je me rendors. Je me réveil encore je vois un médecin il me demande si je me souviens de mon prénom je dis oui, de ma date de naissance je dis oui, je le lui dis. Il me demande comment je me suis retrouvée là .. je ne sais pas. Il me dit vous avez fait un coma éthylique.. vous êtes fière de vous ? Puis je m’endors de nouveau. Encore. Je me réveil une nouvelle fois j’ai à peu près ma tête cette fois ci, j’entends un homme hurler à côté de moi derrière le rideau qui nous sépare. Je porte une blouse et le plus humiliant une couche. J’ai soif, ma tête tourne. J’essaie de regarder l’heure au loin je n’y arrive pas. J’ai envie d’aller aux toilettes, d’où le principe de la couche. Même pas en rêve je me fais dessus. Je décide de me lever, je me lève et là je sens une aiguille me transpercer le bras.. je suis perfusée. Je prend donc la poche de perfusion et j’essaie de trouver des toilettes. Après 15 minutes de recherche j’en trouve enfin. Puis je reviens dans mon lit. Je vois en passant l’heure 5h00 du matin. Puis j’attends dans mon lit. Je me dis que quelqu’un va venir me voir. Personne. Je me demande quand est ce que je vais partir et comment. Est ce que mes parents vont venir me chercher ? J’ai du gâcher la soirée à laquelle j’étais. Je vomis, toutes les 10 minutes dans des sacs. C’est horrible. Puis j’entends la voix de ma mère. Enfin ! Je regarde l’heure : 7h50, une dame vient me donner mes vêtements je ne retrouve que mon pantalon et un tee shirt qui n’est pas à moi. Ma mère me dit que j’ai vomi sur le mien. Je n’ai pas de chaussures. Je quitte l’hôpital sans chaussures, avec du vomis sur mon pantalon, décoiffée. Misérable. On me dit mon taux d’alcoolémie. Je me suis dis ma mère va me déglingué ! Mon père n’en parlons pas. Rien de tout ça … ils ont eu tellement peur pour moi, car oui on peut mourir d’un coma éthylique, on peut aussi perdre la mémoire à cause d’un coma éthylique. C’est grave. Dangereux. Je me suis fais peur à moi même, à ma famille, à mes amis. J’ai tellement des amis géniaux que ces amis continue à me parler, ils font même parti des meilleurs amis que j’ai maintenant. Ils ne m’en ont pas voulu. Et ils m’ont redonner mes chaussures 😂

2eme anecdote : Soirée en appartement avec plusieurs amis, la boite est à quelques mètres. On boit, pas mal. Personnellement je me sentais fatiguée et vu ce qu’il m’était arriver j’y allais molo. Mais mes 3 verres m’ont suffit. On marche jusqu’à la boite. Et à partir du milieu du trajet j’ai plus aucuns souvenirs je me rappel même que je suis rentrée en boite. Je pars aux toilettes et je reviens et là tu as un groupe de filles qui me prend par le bras et qui me disent : viens avec nous. Je les regardent et je me sauve ! Ça m’a fait peur, j’aurai bu un verre de plus ça se trouve je serai partie avec elles. Je retrouve mon groupe d’amis et je demande de boire de l’eau, on me rapporte 3 verres d’eau, je me sens un peu mieux. On décide vers 5h30 de partir de la boite. On se retrouve sur le port on se pose et là une voiture s’arrête au près de moi et mes copines, des garçons nous parlent, nos copains arrivent en courant et on se retrouve mêlée à une embrouille avec d’autres gens qui arrivent ! La police arrive, je vais les voir croyant qu’ils étaient venus pour nous mais non. L’alcool est redescendu très vite. Mais j’ai eu peur, que ça parte plus loin, plus violent ! Sous l’emprise de l’alcool j’étais en incapacité de faire grand chose. Je me rappel avoir pleurer après coup. Cela aurait pu être grave. Si je n’étais pas avec mes amis qui sait ce qui aurait pou m’arriver. Les pertes de mémoires c’est pas top je vous assure.

Voilà, je ne suis pas fière de ses deux anecdotes, maintenant quelques années après j’arrive à en rire. Mais sur le moment et sur les jours d’après croyez moi que je me suis remise en question. Quand vous sortez buvez modérément, sortez avec des gens biens il faut que vous ayez confiance en eux. J’ai fais cet article pour montrer le chemin à ne pas suivre. Pour alerter les jeunes sur le désastre de l’alcool.

Je vous adore déjà ..

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La vie de Pikelo

Originally posted by dabgerous-girl

“C’est vous la responsable, vous l’avez suivi.”

Bonjour,

Après plusieurs mois d'hésitation, je décide de faire le pas et de vous envoyer mon témoignage. J'ai été victime d'un viol il y a un peu plus d'un an, à l'âge de 20 ans. J'avais suivi cet homme le temps d'une soirée pour une petite expérience sexuelle : je lui avais dit que j'étais vierge, et que je ne souhaitais que des préliminaires histoire de découvrir petit à petit la sexualité, mais c'est allé beaucoup plus loin, et il m'a forcé à des pénétrations péniennes. Il m'a violé et humilié par la suite. J'ai porté plainte cinq jours après les faits dans un commissariat de Paris. Les policier-es qui m'ont accueilli pour la main courante ont été très bien. Par contre, pour le dépôt de plainte au département de police judiciaire, ce fut autre chose. Trois/quatre jours après mon dépôt de plainte, il y eut la confrontation ; les policiers en charge du procès verbal m'ont dit devant l'homme qui m'a violé : “ c'est vous la responsable, vous l'avez suivi”, “vous avez besoin d'une douche froide”, “il ne vous a pas violé, il a juste été un bourrin” mais aussi le fameux ““Pourquoi vous avez porté plainte, à part pour avoir les soins médicaux ?”.

Ce fut une terrible épreuve, surtout lorsqu'on entend des personnes nier ce que l'on a vécu. Le dépôt de plainte a été classé sans suite par manque de preuves. J'ai lâché mes études, fait une dépression mais j'ai essayé de m'accrocher. Je reprends mes études l'an prochain, avec à côté pleins de projets féministes et intersectionnels à concrétiser que j'avais laissé tomber dû au viol, etc.

Merci à vous, à votre projet et démarche.

Je vous remercie.

Bonne soirée !