diurnes

Écureuil roux ou écureuil d’Eurasie _ Red squirrel or Eurasian red squirrel _ (Sciurus vulgaris) _ Rongeur arboricole, diurne de la famiille des Sciuridés - Sciuridae.

Pixabay _ 2040481 _ CC0 Public Domain _ ♥ _ LuidmilaKot      

Prc

http://precieuse-damenature.tumblr.com/

Sketch desing for Diurne, my old nightcross child
I forget almost everything on his design and i remember throwing the only drawing of him to the trash TnT

I’ll do him on digital when i go home again or idk
It’s hard to draw where i am right now, i have my computer but it’s not comfortable

crépuscule.

Le crépuscule. Le retour de la nuit.

je ne saurais expliquer ce sentiment que je ressens lorsque la nuit fait son retour. lorsque les rayons trop forts du soleil s'éteignent petit à petit pour changer de côté du monde. une certaine mélancolie, douce je dirais, m'envahie.

c'est lorsque le blanc devient noir que la vie est plus jolie.

j'ai le cœur qui palpite, c'est un peu trop grand pour être expliqué, ou encore compris. je vacille, je tangue vers le monde des songes. et puis les odeurs, oui, ces odeurs et ces bruits nocturnes: la liberté, le mystère, les fleurs endormies, le vent frôlant les branches des arbres. nos regards se posent dessus, sur ce monde endormi, presque trop livide. ces chansons, qu'on écoute la nuit, sont plus puissantes, plus vivantes, les notes hurlent, nous foutent des gifles. même lorsque le son n'est pas au maximum, peut-être que le minimum est le maximum la nuit ? je ne sais pas.

un cri, celui du silence.

c'est dans cette chambre, où mes livres, mon maquillage, mon miroir, mon armoire, mes affaires, mon manque d'air sont, que je peux contempler la tragédie de la nuit. j'envie ces artistes, qui peuvent peindre la fatalité de leur réalité tragique, ou encore les écrivains qui romancent leurs histoires pour en faire quelque chose de beau, car moi, je vis dans un profond silence, dans une inaction totale. je laisse le temps aller, sans essayer de le rattraper.

Paradoxe.

Je pense que la vie n'est qu'une successions de malheurs, avec certaines pauses (le Bonheur) éphémères. Enfin, ceci est lorsqu'on vit le jour. vivre la nuit est autre chose. La vie est inversée, donc ce serait une succession de bonheur, avec certaines pauses (le malheur). Je trouve cela joli comme concept. Mais un peu contradictoire. La vie nocturne serait-elle la même que la vie diurne? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que je préfère la vie, la nuit que le jour. Sûrement parce que, lors de ces moments-là, la solitude est moins pesante. Car oui, le jour, lorsque je suis dans le métro, à une terrasse de café ou encore dans un magasin, lorsque je vois ces gens, ensemble. Je me sens terriblement seule, c'est une douleur différente, je prends conscience de l'aspect pathétique de ma misérable vie.

Tous les soirs, quand je me mets au lit, une moitié de moi s’efface pour faire place à une autre. Le moi du jour s’endort. Le moi de la nuit s’éveille. Ce n’est pas un rendez-vous : c’est une relève. Le veilleur diurne passe la main au veilleur nocturne sans qu’ils se soient dit un mot. L’un retourne, à travers la nuit, vers un jour oublié. L’autre se tourne vers un jour qui doit naître. Les deux sentinelles qui gardent un même destin et se relaient, ne veulent pas se connaître. Elles se tournent le dos.
—  Roger Bodart / Approches des vérités qui bougent