dire films

Ma se soltanto per un attimo potessi averti accanto, forse non ti direi niente ma ti guarderei soltanto.
— 

Francesco De Gregori

(via rosarossadinverno)

Sto cercando di dire che capisco com'è sentirsi piccoli e insignificanti, quant'è umanamente possibile e come può far male in punti che neanche sapevi di avere dentro di te. E non importa quante volte cambi taglio di capelli, o in quante palestre ti iscrivi o quanti bicchieri di Chardonnay bevi con le amiche. Vai lo stesso a dormire ogni sera, riesaminando ogni dettaglio e chiedendoti dove hai sbagliato, come hai fatto a non capire e come diavolo hai potuto pensare di essere tanto felice in quel momento. Ti capita anche di convincerti che lui capirà cosa ha perso e busserà alla tua porta e dopo tutto questo, per quanto a lungo la storia possa durare, vai in un posto lontano e conosci persone che ti fanno sentire di nuovo viva. E finalmente i pezzettini della tua anima si rimettono insieme. E tutta quella confusione, tutti gli anni della tua vita che hai sprecato.. alla fine come per incanto svaniscono.
—  L’amore non va in vacanza
Cosa bisogna fare quando non puoi dire niente a nessuno per non creare casini, ma non sai che fare e nemmeno cosa stia accadendo di preciso, ma sai, dentro di te, che qualcosa di molto, molto fottutamente brutto sta succedendo?
—  Freddie - Skins
Un mio buon amico, una volta mi ha detto che solo perché la gente ti tratta da malvagio o da orco o anche da sfigato, non vuol dire che tu lo sia. La cosa che importa di più è quello che pensi di te stesso, se c'è qualcosa che davvero vuoi o qualcuno che davvero vuoi essere; allora l'unico ostacolo sei tu. Quello che intendo è che ognuno di voi è di ostacolo a voi stessi.
—  Shrek
Une liste de films

@foxcloon demandait des recommandations de films et @verdinoir m’en avait demandé aussi je crois. Si jamais ça vous intéresse ?

Du coup je vous présente une liste de recommandations cinématographiques hautement subjectives par Juliette.

Les enfants du paradis de Marcel Carné (meilleurs films français de l’histoire de l’humanité, chaque miliseconde de ce film est superbe)(François Truffaut est d’accord avec moi)
Shadows de John Cassavetes (Un film experimental qui se veut loin des studios d’Hollywood -l’histoire de la création de ce film est super marrante-, inspiré par la nouvelle vague et le néoréalisme italien, avec en plus un thème très social sur le racisme ordinaire)
Les septs samouraïs d’Akira Kurosawa (Ou le château de l’araignée qui est génial aussi, j’aurais pu t’en citer pleins de Kurosawa mais c’est mes deux petits préférés)
Bonjour de Ozu (un autre très grand monsieur du cinéma japonais mais une esthétique très différente de Kurosawa, avec beaucoup plus de place pour le vide)
Furyo de Nagisa Oshima (superbe musique de Ryūichi Sakamoto, super prestation de David Bowie. Il existe une version du thème principal du film chanté par David Sylvian -Qui est aussi le chanteur du groupe japan <3 <3 #NewWave #Néoromantisme)
Symbol de Hitoshi matsumoto (ce film est frustrant, il n’a aucun sens, mais il est fascinant. Un OVNI)
Les ailes du désir de Wim wenders (Superbe, là j’ai rien à dire, ce film est superbe. Gros plus pour la scène musicale avec Rowland S Howard)
Jour de fête de Jacques Tati (Tati, grand maître du cinéma sans parole, ce film est super drôle)
Levianthan de anderi zvaguinstsiev (un cinéaste russe contemporain qui parle beaucoup de la situation de la Russie à travers des thème assez universaux, aussi une certaine recherche sur le thème du père et de la filiation)
Papermoon de Peter Bogdanivich (très joli film sur l’enfance, ça m’a fait pleurer, mais c’est pas forcement triste)
Phantom of the paradise de Brian DePalma (culte. Tout. Est. Culte. les plans, l’histoire, les musiques. Assez Malsain, réécriture de faust, de Dorian Gray, du fantôme de l’opéra. Le meilleur Depalma pour moi)
El espíritu de la colmena de Victor Ericé (superbe métaphore et critique du franquisme + reflexion sur l’imagination et l’enfance.)
La prisonnière du désert de John Ford (un western ultra classique, parce que John Ford oblige, mais qui sur certains points fait preuve d’une grande modernité et d’un sous-texte plus humaniste que d’autres.)
Inside Llewyn davis de Joel et Ethan Coen (Si tu aimes bien l’ambiance folk de NY dans les années 60 type Dylan, Baez etc… ils ont réussi à rendre cet univers très froid, le traitement est super intéressant, et les reprises sont folle.)
JSA de Park Chan Wook (C’est un de ses films les moins violent, et un de ses premiers. Si la violence ne gène pas, je conseille aussi la trilogie de la vengeance, et son dernier Mademoiselle qui est vraiment fou)
Loin des Hommes de David Oelhoffen  (une belle adaptation d’un roman de Camus avec Viggo Mortensen et Reda Kateb qui sont fabuleux)
The machinist de Brad Anderson  (culte, malsain, un super scénario, une image superbe et complexe dans des tons très froids, un personnage super crédible. Le genre de truc qui te retourne la cervelle et te tient en haleine)
Tokyo Tribe de Sion sono (ce fim est horriblement mauvais, je l’adore. Cinema bis)
Brazil de Terry Gilliam (une très très libre relecture de 1984 de Orwell, je dirais que c’est le film majeur de Gilliam pour moi. On retrouve son univers à la fois très coloré, artificiel et super oppressant.)
Carol de todd haynes (c’est d’une douceur et d’une beauté fabuleuse, très beau traitement d’une histoire d’amour entre deux femmes avec un traitement de la couleur super intéressant pour faire penser aux photographies de l’époque. Très belle métaphore de la photo pour figer l’inconstance de l’être aimé)
l’échelle de jacob de Adrian Lyne (ce film est assez malsain et tripant, film culte de cinéma bis avec un sous texte sur la guerre)
Donnie Darko de Richard Kelly ( !!!! culte!!!, la BO est fantastique, le scénario complètement tordu à base d’univers parallèles et de voyage dans le temps qui laissent sur le cul.) (Est ce que j’ai dis que la B.O était absolument fantastique ??)
C.R.A.Z.Y de Jean-Marc Vallée (un film que je porte dans mon coeur, un personnage principal qui grandit, dont on suit les péripéties, et qui évolue au fil de la musique. BO de ouf aussi)

Pride de Matthew Warchus (Un feel good movie avec tout de même un sous-texte social super important dans l’Angleterre de Tatcher.) (en vrai j’ai l’air calme mais je pleure j’aime ce film ptn) 

A single man de Tom Ford  (Ce film est beau ptn, et c’est triste aussi. Colin Firth jtm)
The blues brothers de John Landis (culte, culte, culte alerte film culte.)
Control de Anton Corbijn (il est photographe à la base, l’image est absolument superbe, /!\Attention c’est triste c’est sur la vie de Ian Curtis.)
Take shelter de Jeff Nichols (le thème de la filiation est très présent chez Nichols, ainsi que le thème de la folie/premonition (surtout dans ce film) qui termine par te perdre aussi. Un énorme wow pour Michael Shannon qui est fabuleux) (je conseille aussi midnight special, si tu aime bien les films de sf des années 80-90, type rencontre du troisième type ou le cinéma de John Carpenter.) (je te conseille toute la filmo de Nichols, c’est l’amour de ma vie ce gars)
La mort en direct de Bertrand Tavernier (sorte de dystopie avec une réflexion sur l’image et la pulsion scopique. Romy Schneider, est un argument à elle toute celle, tout comme Harvey Keitel. Assez glaçant)
Les demoiselles de Rochefort (C’est culcul je sais MAIS ils ne faut pas s’arrêter à ça ! c’est un film En-chanté. Je conseille aussi fortement Peau d’âne.)
La belle et la bête de Cocteau (Et aussi Orphée) (Jean Cocteau, je te défendrai toute ma vie <3 c’est vraiment beau, poétique. Et puis Jean Marais quoi ahah.)
La Isla Minima de Alberto Rodriguez (un film espagnol récent -2015 je crois- qui fait énormément penser a True détective, que ce soit dans les thèmes, dans l’esthétique ou dans le duo de personnages. Bon film policier)
Cesar doit mourir des Frère Taviani (j’adore ce qu’ils ont fait dans le traitement du noir et blanc et de la couleur, en plus le texte de Shakespeare s’adapte bien au milieu carcéral. Ce ne sont pas des acteurs mais des vrais prisonniers.)
La mouche de David Cronenberg (Culte. Si tu ne connais pas Cronenberg, si tu ne connais pas ce film mais que tu es une personne courageuse, je te conseille de pas manger avant/pendant.)
The bubble de Eytan Fox (un joli film, sur une histoire d’amour entre un palestinien et un Israélien)
La planète sauvage de René Laloux ( Wowowowow, un des meilleurs films d’animation français -et Tchécoslovaque-, ce truc est fou, et un poil dérangeant mais vraiment superbe. La BO fait penser à du pink floyd, on comprend pourquoi.)


Et voila, à bientôt dans les salles obscures !

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21h.

Plus personne ne semble réclamer d'eau, ni d'histoire, ni de banane (oui c'est l'heure de toutes les fantaisies)
Vous vous coulez dans le canapé avec volupté.
Un petit être fantômatique, pâle et agité, apparaît derrière la porte vitrée.
“PAPA MAMAN J'AI OUBLIE DE VOUS DIRE UN TRUC TRÈS IMPORTANT.”
(Vos antennes de stress se dressent et commencent à grésiller.)
“J'AI OUBLIE DE VOUS DIRE QUE LE FILM QUE J'AI VU C’T APRES-MIDI AVEC L'ECOLE C’ ÉTAIT UN FILM CORÉEN.”

Lo chiamavano Jeeg Robot, di Gabriele Mainetti (2015)

OKOKOK, questo è grosso. Incominciamo subito che non si sta nella pelle.

Tempi nostri. Enzo Ceccotti (Claudio Santamaria),un'emarginato della società, sopravvive come può rubando e facendo lavori sporchi; durante uno di questi furti è costretto a nascondersi nel Tevere (bleah), immergendosi in alcuni fusti dalla dubbia provenienza. Tornato a casa, scopre di aver acquisito una forza e una resistenza sovraumana, e, naturalmente, usa subito i suoi nuovi poteri per derubare. Ripreso dalle telecamere di sorveglianza, diventa subito famoso e oggetto delle attenzioni dello Zingaro (Luca Marinelli), un criminale che vuole diventare temuto da tutti (e per questo inizierà cercando di lavorare con dei camorristi). In tutto questo, Enzo inizia a proteggere Alessia (Ilenia Pastorelli), la figlia non troppo sana di mente di uno degli sgherri dello Zingaro, sospettata da quest'ultimo di nascondere il carico di droga che doveva arrivare dai camorristi.

Allora, è una piccola premessa, striminzita striminzita, che dovrebbe darvi il sapore della storia; qui c'è tutto, c'è il supereroe che ancora non sa/non vuole esserlo (ricordate Spidey?), c'è il liaison dato dalla ragazza indifesa (e decisamente con problemi), e c'è un villain di altri tempi, ma con tutto un sapore moderno (non vuole diventare potente, lui vuole diventare FAMOSO!)… e quindi dovremmo fermarci qui, e dire che finalmente abbiamo anche noi abbiamo il supereroe italiano?

Eh no, cazzo! Questo film è molto di più! Mainetti va ben oltre la formula (e di questo Grant Morrison ne sarebbe fiero), proponendo un'ambientazione di borgata, tipico dei film romani; questo non è stato fatto per dire “ecco qua, il film romanaccio”, ma per dare verosimiglianza e identità a tutta questa vicenda; quante volte avete visto un film sui supereroi e avete identificato dove vivevano, com'era l'ambiente in cui sono cresciuti? Questi dettagli qui invece sono presenti E soprattutto importanti per poter dire: questo supereroe ha agito così e cosà perché è vissuto e cresciuto in questo tipo di ambiente, e così via.

La formula di borgata regala così spessore all'intera pellicola, ma non si ferma qui: questo film è coraggioso nel presentare i due “comprimari” che renderanno l'eroe quello che è, ovvero Alessia e lo Zingaro. La prima è rappresentata in maniera inaspettata da una ex Grande Fratello (all'inizio direte: sì vabbé è facile, quasi ridicola, poi voglio vedere quando arriverete alla scena del proiettore se penserete la stessa cosa), sbozzando in maniera perfetta il personaggio irsuto e misantropo di Enzo Ceccotti; mentre, per quanto riguarda Luca Marinelli (che vi consiglio, anzi, vi obbligo a rivedere nell'ultima pellicola di Caligari, “Non essere cattivo”), ovvero lo Zingaro, è quello che alla fine dà la scintilla vitale a questo supereroe delle periferie, grazie alle sue violenze sì insensate, ma sempre in scala con quello che lui rappresenta in pellicola.

Per completare il tutto, vogliamo metterci: il cavalcare nella maniera più saggia e misurata tutta una serie di riferimenti pop italiani, dal Jeeg Robot alle canzoni italiane anni 80 che tanto hanno definito quell'epoca, e “meme italiani” (fare il bagno nel Tevere per prendere i superpoteri is the new prendersi i raggi gamma); inquadrature azzeccate e scene che, nonostante il bassissimo budget per un film del genere, sono sempre state all'altezza del genere che volevano “omaggiare”; una colonna sonora presente solo nei momenti giusti, e mai onnipresente; e per finire quella pochissima post produzione che identifica molto i film italiani, ma che alla fine ho terribilmente apprezzato.

Qualcuno potrebbe dire che “Lo chiamavano Jeeg Robot” sia un omaggio ai film dei supereroi; io invece dico che questa pellicola sia cresciuta ben oltre l'omaggio, andando a costruirsi una sua identità ben definita: pulp, gretta, di periferia appunto; non ha paura di andare oltre gli stereotipi, e anzi se di stereotipi deve lavorare, ci cala pesante come un macigno, perché se questo è un film di fantasia, si deve avvicinare sempre più possibile alla brutta realtà a cui si riferisce.

Andate oltre al romanaccio e fatevi un favore, guardate il più bel trionfo del cinema italiano arrivato nel 2016. Ho già scordato la Marvel.

Padri e figlie.
Dovreste vedere questo film.
Dire che mi sono emozionato è poco.
Il senso di vuoto, l'assenza più totale di sentimenti, la paura dell'abbandono, l'Amore, il vero Amore, la perdita, l'assenza, la voglia di correre, rincorrere, dimostrare.
Il diritto di Amare.
Il diritto di essere Amati
Ma soprattutto, la voglia di dire: io voglio te nella mia vita, per sempre.
—  Dandi

Ciao, come stai? 
Spero bene, salva, guarita. 
Non lo so, non lo posso sapere, nessuno lo puó sapere. anche tu dici così. Dici che nessuno puó capirti, che se ne fregano lì fuori. E hai ragione. Ma io ci voglio provare.
Perchè? Perchè sto perdendo tempo? Perchè tu sei una persona che merita, sei un piccolo angelo tu.
Magari stai bene, sei felice, hai uno di quegli amori tra le braccia, che ti sorride, ti prende e ti porta via, ti fa dimenticare tutte le lacrime, gli squarci che sentivi. Uno di quegli amori che ti porta via dal buio, ti salva, ti porta al sicuro. Magari hai uno di quei sorrisi luminosi, quella gioia spensierata. 
E brilli e ami, ami e brilli. 
Magari invece no. 
è da un po’ che non stai più bene, hai perso la luce. È da un po’ che vedi alberi accesi, decorazioni natalizie, fuochi d’artificio, ma tu resti spenta. E come fa un angelo a vivere, se non brilla? 
Non hai un posto da chiamare casa, non lo trovi il tuo posto, 
la vita ti scorre addosso, a volte contro, a volte incontro, ma tu non la senti. Vivi da lontano, ogni cosa ti ferisce, ogni cosa ti passa oltre. Attraversi la strada senza guardare, le cuffiette nelle orecchie, poi magari incontri qualcuno, fingi di non vederlo, cambi strada, lo senti ridere. Magari pensi rida di te. Se ti parlano sorridi e annuisci, ma non senti realmente le tue risposte, le loro domande. Prendi l’autobus e non sorridi più quando vedi qualcuno correre da lontano e poi salire. Prendi la metro e non t’importa chi hai davanti, non immagini più le loro vite. Ti limiti ad abbassare gli occhi, pensi “sicuro mi vedono brutta”. 
Mangi senza voglia, vorresti essere magra come quella ragazza di scuola, magari quel ragazzo ti amerebbe. Magari tu stessa
ti ameresti. 
E poi ci sono i tuoi amici, no aspetta, chi sono? Sono quelle facce diverse, sempre fatte, dagli occhi rossi, che fumano per noia, per confondersi, che si fanno due tre ragazze senza sapere il nome, che sono i vestiti che indossano.
chi sono quelle ragazze imbrattate di trucco, che camminano storte sui tacchi, come struzzi, telefoni nuovi più grandi di loro, croci ovunque, nemmeno andassero in chiesa. 
Chi sono tutti loro, con una birra e un pene in mano per moda? Non lo sai. Hai provato a essere come loro, ma non ci riesci. Non sei tu quella. Allora magari gli sorridi, provi, fingi che ti piace e ridi forte, per confonderti, poi torni a casa e ti butti sul letto. 
Magari prendi la lametta, qualcosa che possa ferirti, perchè non ci credi che non vivi più, ti fai del male perchè ti odi, perchè non sei uguale agli altri, perchè non riesci ad accettarti, perché pensi che nessuno ti accetterà mai, perchè non pensi di meritartela questa cazzo di vita, perché non credi di valere la pena, di esserne all’altezza. E ci sono quelle lacrime che ti scuotono tutta e tu tremi, tremi da capo a piedi e urli, quasi urli, con tutti quei singhiozzi e le lacrime ti cadono addosso, come pioggia, come lampi, tuoni e vorresti fermarti, tu vorresti, vorresti spegnerti, addormentarti e invece continui a singhiozzare, a chiedere “Perchè? Perchè? Perchè”. 
A volte piangi urlando un nome, uno solo, magari il suo, e non ti fermi più e la gola, oh, la gola. Quanto brucia la gola. E poi le lacrime, il trucco andato, le macerie sul viso e vorresti nessuno ti vedesse in quelle condizioni, nessuno ti consolasse, non ti fidi di nessuno, perchè ognuno può farti male, ma vorresti allo stesso tempo che arrivasse qualcuno, ti abbracciasse e in silenzio ti raccogliesse da quei cocci. Ma sai cosa, non puoi sempre aspettare, sperare arrivi qualcuno, devi andargli incontro. Devi aprire gli occhi, cercarlo. 
Magari è il tuo vicino di casa che soffre di insonnia e tu non lo sai, magari è la ragazza della metro che si taglia e si nasconde, magari è la ragazza che va nella palestra vicino casa tua, il barista, il bambino piccolo che mangia il gelato, la cameriera di un albergo. Non sei sola. Non sarai mai sola. Fuori da qui, dalla tua casa, ci sono persone esattamente uguali a te.
Non puoi continuare a farti del male, a ferirti, a sputare contro lo specchio, a odiarti. Alzati, come hai sempre fatto, ma alzati senza una lametta in mano. Alzati lentamente, se ti lanci troppo in fretta crolli subito all’indietro, sai, si tratta di gravità. Metti un piede dopo l’altro, aiutati, vai a tentoni se ti serve, ma sempre a testa alta. Alzati con un libro, con una matita nera, un profumo, un diario segreto, un ipod, un paio di calze, un paio di tacchi, un lucida labbra, un sorriso, in mano. 
Alzati, metti la musica, quel cantante che ti salva, corri nella doccia e canta, canta quella canzone, si la tua preferita, canta fino a perdere la voce, asciugati, vestiti bene, vestiti bella, 
i tacchi alti, il tuo vestito preferito o le converse e la maglietta che ti piace tanto. 
Truccati, mettiti il profumo, fatti bella e corri davanti allo specchio. Ecco. La vedi quella ragazza, quella che si è appena rialzata, massi, un attimo fa, quella che non si deve fare del male, la vedi? La vedi com’è bella? Vedi anche tu un angelo? Lo devi vedere per forza. E non lo vedo solo io. Non lo vedi solo tu. Sei bellissima e nessuno vorrebbe vedere sciupata una tale meraviglia. Sorridi. Ora stai ancora meglio. A cosa serve farsi del male, piangere più forte? A nulla. Sei una forza della natura, tu. Sei una ragazza che merita il meglio, quindi vattelo a prendere. Lui non ti ama? Fa male, é vero, ma sei così incredibile che ti basterà voltarti per vedere quante persone ti hanno notato. Ti basterà aprirti, schiuderti a poco a poco. Ti hanno ferita e hai paura, hai così paura, ma cos’è la paura se non qualcosa da superare? Cos’è un ostacolo se non qualcosa da saltare? Riesci a stare in piedi. Sei capace di lottare per te stessa. Sei capace di rialzarti. Sei capace di fare tante cose. 
ad esempio scrivere, ami scrivere, o ascoltare la musica, leggere, chiamare quella persona e dirgli che ti manca da morire, urlarglielo con tutto il fiato, correre fuori e inseguire i tuoi sogni, dipingere, vedere un film, cucinare, dire al tuo professore di filosofia che è un genio, che ami la sua materia. Puoi scappare dalla tua migliore amica e dirle che non la riconosci, che ti senti sola, passare uno di quei pomeriggi che non avevate da tanto. Puoi abbracciare i tuoi genitori, che ti vedono e non ti capiscono, non fanno domande, ma che ti accoglieranno, loro ti amano. Puoi fare davvero un milione di cose, tu, da sola, puoi decidere di alzarti, asciugarti le lacrime e ricominciare. Tu puoi ricominciare. Prendi in mano la tua vita, non una lametta, trascinala in salvo, apri il tuo cuore, anche se hai sofferto, sii capace di abbracciarti, di volerti, di vederti bella. Vai lì fuori e affronta le tue paure, sconfiggile, sconfiggi i demoni, tu ne sei capace, sei un angelo, resisti. Resisti, non cadere e se cadi, rialzati, fatti forza, tu sei forte. Non è mai troppo tardi per prendere in mano la tua vita e portarti in salvo, non è mai troppo tardi per ricominciare, per sperare. Lo sarà, sarà tardi davvero, quando smetterai di crederci. Di sperare. Tu sei una scintilla, sei ancora una piccola scintilla, ma ogni fuoco prima di divampare è stato una piccola scintilla. 
Ricordatelo, ricordati che tu, piccola scintilla, tu vali la pena, vali la pena più di qualunque ragazza omologata lì fuori.