dermatologue

Rendez-vous Baretta

Un été qui s’obstine à ne pas l’être, un été qui ne se ressemble pas. Comme s’il avait atteint son point d’incandescence dès les premiers jours, puis s’était abstenu de distiller ses indices. Retour à la case départ. J’ai donc gardé la chambre tout l’été. Un été convalescent. L’été appartient à l’enfance. Un été occupé à préparer la rentrée.
Dès le 28 août prochain, je serai au Musée des moulages de Saint-Louis, y établirai mon campement du moment. À ma table, au rez-de-chaussée, avec les bustes et portraits des dermatologues du XIXe siècle qui me surplomberont. Cette fois-ci, je me présenterai dans l’habit du rapetasseur, tisseur de lieux communs. Entouré de livres, de cahiers. L’occasion de transposer l’Abri Durif dans le musée-bibliothèque de Saint-Louis. Au pays des merveilles, des astra et des monstra. Par la peau, pénétrer ce morceau de ville dans la ville. Un musée dans un hôpital : double hétérotopie. Tel un automate, je m’y rendrai chaque matin, me donnerai des tâches à faire : recopier à la main sur des fiches bristol les citations du jour que je glisserai dans des enveloppes. J’apprendrai par cœur certaines ; d’autres, je les oublierai aussitôt. J’écrirai au marqueur sur des Post-it des dates, des noms, des mots, qui me serviront de pense-bête en vue des promenades que je proposerai dans l’enceinte de l’hôpital chaque jour à 13h. Certains jours, il n’y aura personne ; j’accomplirai seul ce rituel. Parlerai aux arbres, aux pierres. J’accomplirai ici les mêmes tâches que celles que je me donne quand je ne sors pas de mon abri. J’éprouverai alors « la situation liminaire du fou » : « s’il ne peut et ne doit avoir d’autre prison que le seuil lui-même, on le retient sur le lieu du passage. Il est mis à l’intérieur de l’extérieur, et inversement. »
Ce n’est qu’au contact des visiteurs que je m’animerai, sortirai du soliloque. À ceux qui le souhaitent, je proposerai des moments de conversation à l’intérieur du musée. Des lectures studieuses de l’été, je verrai bien ce qui remontera à la surface. Sorte de passager clandestin dans les soutes du musée, artiste de la faim. Dans la salle des moulages sera diffusée la pièce sonore que j’ai réalisée cet été avec mon neveu. De façon aléatoire seront égrenées les légendes des moulages présentés dans le vitrines, avec quelques coupes, des bruits de vie quotidienne, des bribes de phrases : « Pas un jour sans », « Je n’ai plus de surface », « Tout est intime », « Je suis séparé »… Et la citation d’Antonin Artaud mise en exergue des lettres que j’ai écrites à Jules Baretta : « Le corps sous la peau est une usine surchauffée, / et dehors, / le malade brille, / il luit, / de tous ses pores, / éclatés. »

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