de gracieuse

Hanging Egg Chair (fauteuil œuf suspendu)

Nanna Ditzel, 1959

La plupart d'entre nous connaissent la silhouette du Hanging Egg Chair de Nanna Ditzel, oval ouvert au tiers, souvent équipé de jambes, flottant gracieusement dans les airs au coeur d'une propriété romantique. Il faut dire qu'il a été beaucoup photographié et figure dans de nombreux films des années 60. Créé en 1959, soit un an après l'Egg Chair  de Arne Jacobsen, le Hanging Egg Chair de Nanna Ditzel a été ovationné par la critique et a reçu de nombreux prix à travers le monde.

Quand ce matin une cliente arrive devant l'étal et me dit :
-“ je veux ça.”
Je réponds donc :
-“ BONJOUR, oui mais quoi ça ?” En insistant sur le bonjour et que l'autre elle me réponds :
- “sois gracieuse petite conne. ”

▪ heu pardon ??!! Autant vous dire que c'est parti plutôt loin , jusqu'au moment où le poussin est intervenu sinon je crois que j'aurais fini par la gifler ! ▪

♙ HARDIN WILLIAM GREEN ; ΑΦΕ.

𝖒𝖞 𝖓𝖊𝖎𝖌𝖍𝖇𝖔𝖚𝖗 𝖙𝖔𝖑𝖉 𝖒𝖊 𝖙𝖍𝖆𝖙 𝖎 𝖌𝖔𝖙 𝖇𝖆𝖉 𝖇𝖗𝖆𝖎𝖓𝖘 

☾ HIS STORY : La possession démoniaque : une invention, une foutaise, une sombre légende pour les hommes horrifiés à la simple prononciation du terme « démon ». Pourtant, ce n’était guère une sournoiserie imaginée il y a de cela des années pour effrayer les jeunes bambins, à la tombée de la nuit. Ce n’était pas une toile mensongère tissée de toutes pièces par les croyants pour soumettre à leur cause les plus récalcitrants. Une réalité, voilà ce que c’était — une réalité qui se développait depuis des siècles, et qui ne cessait de s’alimenter, enracinée dans le cervelet des plus preux. Tirant ses racines du latin « possessio » ce nom féminin aux multiples définitions ne s’arrête guère à la frontière de l’acquisition d’un simple objet ; et si un être humain pouvait en témoigner, c’était bel et bien ce cher Hardin William Green, jeune homme fort fascinant, aux charmes délicats et au caractère indomptable. Adepte en la matière, il pourrait aisément vous écrire une thèse à ce sujet et démystifier les impies, les sceptiques, les incrédules et les ignorants. Nul doute qu’en lui posant la question, il serait à même d’éclaircir l’esprit embrumé d’une quelconque personne, en lui détaillant dans une légèreté étonnante les phénomènes diaboliques ; le garçon pourrait même illustrer ses propos, lui, l’instrument du démon. Pourtant, à sa naissance, rien ne présageait un tel avenir. Venu au monde un vingt-et-un juin de l’année 1999, plus précisément le jour du solstice d’été, son arrivée sur cette terre fût longue et tant attendue. Ses parents, Freddie et Louise Gibbins désiraient cet enfant plus que tout au monde, à tel point que leur seul objectif était de procréer, d’enfin engendrer une progéniture pour assurer leur lignée, mais plus encore, découvrir les bienfaits de la paternité. Cependant, ce n’était point une tâche facilement accessible pour le couple, marié depuis près de dix ans. Anéantie à l’annonce du médecin, la révélation fût brutale, une lame qu’on lui enfonçait en plein cœur, qu’on remuait, réitérant ce même geste avec vigueur. Complexe était d’achever ses grossesses, ce sont des fausses couches à répétition qu’elle encaissait, sans jamais abandonner, sans jamais se résigner. Des dizaines d’échecs, où l’enfant souhaité peinait à atteindre les deux premiers mois du processus. Dans un filet de sang épouvantable et incommodant, la descendance Gibbins disparaissait, s’échouait entre les cuisses gracieuses de Louise. Chaque foetus qui tentait de se développer dans son organisme se détruisait entièrement et se consumait intégralement. Alors, la jeune femme se demanda perpétuellement ce qui pouvait bien clocher chez elle, pourquoi son corps n’était-il pas apte à porter un enfant qu’elle aspirait tant à avoir au creux de ses bras ? Aucune réponse n’était en mesure de faire fuir son chagrin, qui fleurissait chaque jour. Et, si la possibilité d’adopter leur faisait de l’oeil, il était hors de question pour eux de lâcher prise. Un enfant légitime, possédant le sang vif des Gibbins, c’est ce qu’ils convoitaient. Le corps de Louise se transforma radicalement au cours du mois de novembre de l’année 1998, deux ans après leur dernier échec cuisant. Un mois s’était écoulé depuis leur dernier ébat — un acte ô combien aimant, dans lequel les silences avaient parlé plus que les mots ne pouvaient le faire. Était-ce là de la magie ? Leur amour sincère et mélancolique avait-il créé cet enfant, qui se développait convenablement et avec plus de vivacité ? C’est en tout cas ce que voulait croire Louise et Freddie, qui vouaient leur dernier espoir sur cet enfant. Les mois s’écoulaient sans que la progéniture ne mourût prématurément, un signe mais surtout une aubaine pour les futurs parents. Pourtant, la vérité était tout autre et assurément obscure ; en effet, un simulacre se dissimulait derrière cet enfant, qui n’était point une offrande de Dieu, mais bel et bien une supercherie : le fruit de l’adultère. Les deux concernés taisaient ce secret, si bien qu’il en était devenu un simple souvenir, une entorse aux règles sacrées du mariage, sans grande importance. En vérité, en découvrant suite à un énième rendez-vous chez le médecin que la cause de ses souffrances, de son irrépressible désir de maternité jamais exaucé n’était autre que la faute de son mari, incapable de procréer convenablement, elle se sentit terriblement affligée. Ne désirant guère accabler son époux d’un chagrin incommensurable de la découverte de cette atroce révélation, elle s’enterra dans un mutisme effroyable. Des semaines s’écoulèrent sans qu’elle n’offre un geste affectueux à son tendre mari, éprouvant une haine profonde envers cet homme qu’elle aimait pourtant éperdument. Freddie, se sentait complètement impuissant et ne comprenant pas la source de la tristesse et du mépris de sa femme, c’est à son meilleur ami qu’il se confia. William, cet homme puissant et arrogant, aux traits somptueux. Une amitié créée depuis de nombreuses années, pourtant, William Aaron Green n’était guère un homme comme les autres. Adepte d’un culte religieux très ancien et assurément perverti, c’est à ce cher Lucifer qu’il offrait son existence, lui vouant une adoration sans aucune faille. Les Green, famille satanique de génération en génération, perpétuaient leur secte. Famille richissime et promise à un avenir noir et terriblement obscur, c’est avec le Diable qu’ils pactisaient. Dès lors, en faisant face au chagrin de son fidèle ami, qui n’avait jamais accepté de se pencher sur l’esprit vif et pernicieux de ce dernier, pas même sur ses pratiques sombres, William prit les choses en main. Pourquoi ? Parce qu’il le pouvait. Parce que le pouvoir était tout ce qu’il convoitait, et qu’un murmure lui avait été susurré à l’oreille, une nuit. Ce n’était point un acte de générosité pour panser les plaies du couple, mais bel et bien pour son propre plaisir, pour cette secte qu’il affectionnait. Certain que ce petit serait apte à le rejoindre en temps voulu, il décida d’accomplir son dessein pour cet être diabolique qu’il idolâtrait. Une nuit d’automne, l’homme pénétra à l’intérieur de la demeure des Gibbins, dans un silence sépulcral, dans une discrétion fine et délicate. Louise, qui peinait à trouver le sommeil depuis des semaines, était installée sur l’un des tabourets de la cuisine, devant une tasse de thé, les larmes brillantes coulant sur ses pommettes délicieuses, terminant leur course dans la boisson chaude de la jeune femme. Désespérée, c’est au seigneur qu’elle adressait ses prières, sans se douter un seul instant qu’il allait lui répondre par la présence étonnante de William. Alors que ses plaintes s’intensifiaient, la main puissante et froide du satanique se déposa contre son épaule, semblable à une caresse faite à l’océan. Étrangement, ce n’est pas de la crainte que ressentit Louise à cet instant, mais bel et bien de la reconnaissance. Quand, soudain, elle détourna son visage pour apercevoir l’intrus, elle comprit aussitôt ce qu’elle devait faire. Non sans une légère réticence, cependant. « Nous devons le faire, Louise. Si tu veux devenir mère, tu dois offrir cette trahison ». Touchée en plein coeur, la jeune femme ne put refuser et décliner cette offre que lui offrait sur un plateau d’argent l’ami de son précieux mari. Alors, pendant que Freddie dormait paisiblement dans la chambre conjugale, les deux traîtres s’accouplaient sur le divan. Sans aucun sentiment, sans le moindre attachement ; leurs corps s’épousaient péniblement pour donner vie à ce désir. Cette nuit-là fut assurément longue et atroce pour Louise, qui faisait défaut à sa promesse, qui rompait ses voeux, trompant son époux à l’endroit même où il appréciait s’installer. Mais au diable les remords, quand elle découvrit le test de grossesse positif, quelques semaines plus tard. Autant dire que Freddie, qui pensait indéniablement être le géniteur de cette progéniture, était aux anges. Jamais ô grand jamais la jeune femme ne révéla à son époux l’origine de cet enfant qui grandissait convenablement. Le couple s’épanouissait face à cette grossesse, à tel point que les dépenses fusaient pour accueillir ce bambin dans un cadre doux et aimant. William, qui épiait d’un oeil attentif la famille s’agrandir, était quelque peu envieux à l’égard de cet enfant, qui était le sien. Cependant, il ne pouvait réclamer son dû avant d’être certain des qualités obscures de l’enfant. Dès lors, il décida de rester dans l’ombre, acceptant ce rôle de parrain que lui offrait son ami. De cette façon, il était en droit d’observer le petit tout au long de sa croissance. Le jour de la naissance, il était même présent à la maternité, ne voulant pour rien au monde rater cet événement, que la secte attendait avec impatience. Ne dissimulant aucun secret à sa charmante épouse, Victoria, elle était également curieuse de découvrir cet enfant, qui semblait être un élément indispensable pour glorifier leur culte. Un autre enfant était d’ailleurs en route, au moment même où Hardin vint au monde. Une procréation bien dissemblable de l’acte d’Hardin, mais qui s’avéraient être à la fois sa cousine, et sa soeur, bien qu’aucun lien de sang ne les unissait. En grandissant, les deux enfants qui portaient des racines lourdes et douloureuses, tissèrent un lien puissant, que personne ne pouvait comprendre. Élaborant un langage pour qu’ils puissent se comprendre, il était complexe de les séparer, et si l’un se faisait réprimander, l’autre ne tardait pas à prendre parti, voire même à se venger, en inventant des tours ingénieux, des ruses malicieuses, si bien qu'il était étonnant qu’ils en soient les créateurs. Tout au long de son enfance, Hardin portait les marques de son géniteur. À commencer par son second prénom, celui de son père mais également celui de son sang. Une attention toute particulière pour William, qui était conscient des droits qu’il pouvait avoir sur le garçon, qui accumulait d’étonnantes prouesses. À trois ans, le petit lisait déjà, assemblant les mots avec finesse. À sept ans, il connaissait déjà les rouages de la vie, et ce que la mort signifiait. Attiré par cet autre côté, c’est dans les livres qu’il se plongeait, à la recherche de détail concernant cette fatalité. William, ne cessant de prendre ce petit en vacances, trouvait quelque chose d’unique chez cet enfant. Contrairement à ses parents, notamment à sa mère, il n’éprouvait aucune réelle empathie. Sa conduite était étrange et parfois incompréhensible. Son cervelet était empli de désirs inavouables. Néanmoins, les adultes étaient un frein à sa croissance. À douze ans, le garçon réclamait déjà son premier ordinateur, chose que ses parents refusaient de lui offrir. « Tu es trop jeune, Hardin » ; et à chaque refus, c’est dans une colère noire qu’il rentrait, n’appréciant guère qu’on le considère de cette façon, lui qui réfléchissait différemment des autres. Alors, face à cela, face à ce refus catégorique de laisser son fils, sa chair et son sang se développer tel qu’il le souhaitait, William décida de s’en mêler, le Noël qui suivit. Un cadeau, un seul de la part de son parrain, contenait un ordinateur portable. Autant dire que le faciès des parents changea du tout au tout face à cette découverte. Une querelle éclata au sein du trio, et alors que William s’apprêtait à révéler la vérité à Freddie, d’une part pour lui faire du mal, d’une autre pour se faire entendre, Louise accepta l’attention, laissant au jeune enfant la possibilité de s’enfermer dans ce vaste monde virtuel. Dangereux était de laisser un enfant dans cette spirale irréversible. Mais, les parents n’avaient aucun souci à se faire sur la santé de leur enfant — tout du moins, il n’était guère en danger, il était plutôt le bourreau. Aux prémices de l’âge adulte, le garçon parcourait les forums, jusqu’à ce qu’il crée le sien. Adepte en termes de technologie, notamment grâce à l’aide de son cher parrain, il pût se camoufler aisément derrière un pseudo introuvable, à l’ombre de toutes représailles. En se retrouvant, souvent, en vacances chez William, il avait découvert de nombreux ouvrages sataniques dans la bibliothèque de son parrain. Dans ces oeuvres, il découvrit d’innombrables choses qui en feraient frémir plus d’un, or, Hardin n’était point terrorisé ; a contrario, le garçon était fasciné par toutes ces pratiques. Attiré par la mort, chose inexplicable, il convoitait l’expérience. Comment pouvait-on mourir ? Le sacrifice, par exemple. Ainsi, sur son propre forum, sur une discussion qu’il avait ouverte, des jeunes en perdition, des jeunes en dépression venaient se confier, pensait trouver conseil. Ce fut tout le contraire, lui qui était censé les aider à s’en sortir, les enfonçait. La solution ? Le suicide. Il trouvait plaisir à aider ces jeunes à mourir. Par de simples mots, derrière sa webcam, l’adolescent permettait à ces adolescents de trouver la paix, dans la mort. Chose étonnante, il ne le faisait guère pour eux, mais pour lui. Son don de convaincre lui procurait un pouvoir divin, développant son arrogance innée. Cependant, et sans le savoir, son parrain était au courant de son petit secret. Ayant dissimulé un virus sur son ordinateur portable, William se tenait au courant des faits et gestes du garçon, fier de ce petit prodige. Plus l’adolescent grandissait, plus il satisfaisait William, qui désirait le soumettre à sa secte. Néanmoins, si le garçon poursuivait ses efforts sur son propre forum sans que ses parents ne se rendent compte du monstre qui vivait sous leur toit et qu’ils élevaient depuis seize ans, ils savaient pertinemment que William désirait faire entrer Hardin dans sa secte, chose qu’ils considéraient comme atroce pour leur enfant. À diverses reprises, des querelles éclataient, opposant le clan des Green face à celui des Gibbins. Effrayée à l’idée que son époux apprenne la vérité sur l’origine de la naissance d’Hardin, Louise décida de convaincre Freddie de déménager, pour éviter que William ne s’approprie le garçon une fois sa majorité atteinte. Un lien s’était établi entre les deux hommes, à tel point qu’il réclamait son parrain et sa précieuse amie. Prenant peur, le couple mis en vente la maison, commença à faire leurs cartons pour fuir cet homme mauvais. Contre cette idée, l’adolescent décida de se rebeller. Lorsque la colère fusait, il devenait véritablement incontrôlable et si une personne comprenait cela et savait comment le contenir, ce n’était autre que William. Lui seul voyait en lui une noirceur exploitable pour la secte. Alors, une nuit de décembre où la neige coulait à flots, il s’aventura dans le garage des Gibbins dans l’optique de trafiquer la voiture du couple. En agissant ainsi, William savait pertinemment que la mort les attendrait, mais il n’en avait que faire. Son fils, son sang se devait de le rejoindre, pour accomplir son dessein. Sans tenir mot de ses intentions au garçon, il détruisit cette famille sans une once de remords. Les parents, se rendant à un dîner quelques jours avant Noël pour célébrer la mutation de Freddie, perdirent le contrôle du véhicule. Louise, occupant la place du passager, fût tuée sur le coup, lors du choc brutal de la voiture s’échouant dans le ravin. Freddie, lui, décéda de ses blessures à l’hôpital. L’enfant, qui était de sortie ce soir-là avec des amis, fut contacté par la police. En apprenant cette terrible nouvelle, le garçon éprouva un léger chagrin. Lui qui pensait ne jamais ressentir une telle peine, était quelque peu troublé par cette nouvelle. Les deux personnes qui lui avaient offert tant d’amour venaient de mourir, et il savait que trop bien ce qu’était la mort : une fatalité. Le chagrin fut cependant de courte durée ; placé sous la tutelle de son parrain, c’est avec cette famille qu’il trouva réellement sa place. C’est ici, qu’il se sentait à son aise. Dans cette famille, avec son parrain pour repère, Hardin parvint à se développer. Néanmoins, pour intégrer cette famille, le garçon dût offrir quelque chose à la secte. Pour intégrer les siens, il devait donner de sa personne, chose qu’il accepta sans broncher. Après tout, son parrain l’avait couvert. En découvrant le secret de son filleul, il ne l’avait pas dénoncé. Pourtant, c’est des dizaines de familles que l’enfant avait détruites, poussant des adolescents à se donner la mort, pendant qu’il observait. Face à la caméra, il avait observé ces personnes mourir, agoniser. Alors, il avait une dette envers son parrain. Sans savoir que ses parents avaient trouvé la mort à cause de lui, sans savoir qu’ils partageaient le même sang, sans savoir que Blair, qu’il considérait comme sa soeur, n’était autre que le fruit du démon. En apprenant cette découverte, des années plus tard, il n’en était pas réellement effrayé. Les secrets de cette famille étaient tellement abominables qu’il s’en était accommodé. Après tout, lui, il offrait bien son corps à des entités plus ou moins dangereuses. Il était le passage, entre la vie et la mort. Il devenait l’instrument, l’objet de ces entités, afin qu’ils puissent se matérialiser. Lui aussi, il était sombre. Son existence était emplie de secrets, et le plus étonnant c’est qu’il appréciait cela. Il convoitait cette double vie. Être possédé par des monstres ne le faisait guère sourciller ; en dépit de tous les crimes qu’il exerçait, il n’avait que faire des répercussions. Sa famille était ici, sa place demeurait ici, auprès des siens, sans même le savoir. Fier de ses prouesses, William laissa la possibilité au garçon de découvrir le monde à sa guise. Affecté plus qu’il ne le pensait par les possessions, son âme devenait plus noire à chaque passage ; sa violence amplifiait et cette dégradation de l’âme était au goût de la famille. Même Blair appréciait observer la complexité de son âme, et les changements d’humeur qu’il cautionnait quand un démon pénétrait son organisme pour agir en suivant, apparemment, les exigences de Lucifer. N’étant plus ce petit enfant destiné à déménager à des lieux de ses racines, n’étant plus ce petit être tant désiré et attendu, Hardin prit une décision radicale, en changeant son nom de famille. Ses défunts parents étaient aux abonnés absents dans l’esprit du petit prodige. Promptement, son enfant s’évapora, tout comme le souvenir douloureux de ses parents. Hardin William Green, tel fût son nouveau nom, sa nouvelle existence, vouée à suivre les instructions du Diable. Satanique en herbe, il appartenait entièrement à cette famille américaine puissante. Et ce, pour son plus grand bonheur. Jouissant de cette nouvelle identité, et de sa liberté, il n’en était pas moins un adolescent pour autant. Passant son temps libre sur divers forums de jeux vidéo, il se lia d’amitié avec un certain Trevor, aussi habile que lui pour manier la manette. Une année entière s’écoula sans que jamais il ne cesse de converser à travers l’écran avec ce jeune garçon. Ayant tous deux le même âge, en décrochant leur diplôme et leur entrée à l’université, ils décidèrent de participer à un festival, l’occasion de se rencontrer pour la toute première fois. Avant cela, Hardin n’avait jamais quitté Wichita, endroit où il avait vu le jour et où sa vie avait basculé. Alors, quitter son cocon pour rejoindre une personne inconnue aurait pu rebuter William. Ce fut tout le contraire : « Profite, mon grand. Découvre la vie. Mets ton talent à ton propre service et découvre qui tu es ». Sans demander son reste, l’adolescent s’échappa de cette ville meurtrie. C’est à l’aéroport, au Canada, que les deux jeunes se rencontrèrent et nul doute que leurs folles soirées passées derrière leur écran sur leurs jeux vidéos n’étaient rien comparé à ce qui les attendait. Possédant le permis depuis peu, le fils Green récupéra la progéniture blonde et ensemble, ils prirent la route jusqu’au festival. En chemin, deux jeunes filles faisant de l’auto-stop attirèrent leur attention. Les deux adolescentes aux courbes endiablées se retrouvèrent rapidement dans le véhicule. Autant dire qu’il était complexe pour eux de laisser sur le bord de la route des beautés aussi somptueuses ; leur libido avait parlé et ensemble, ils se rendirent au festival. L’amitié se créa d’elle-même. Des esprits sombres, un goût prononcé pour la violence ; ensemble ils transgressaient les lois. En arrivant sur les lieux des festivités, le petit groupe se retrouva dans un cabanon d’ores et déjà occupé par une rousse, dénommée Ashley. La troupe, à présent au complet, pouvait nuire. Sans même connaître plus que le prénom de chacun, Hardin, Trevor, Mina, Elsie et Ashlee firent des ravages. Des adolescents, tous dissemblables, imaginèrent un scénario assurément abominable pour rendre ce voyage plus jouissif qu’il ne l’était déjà. Alors, la brillante idée fleurissait, et chacun s’attribuait un rôle, voulant participer à cette ruse inqualifiable. Jetant leur dévolu sur une adolescente innocemment prude et chétive, ils ruinèrent deux vies, ce soir-là. Leur proie, répondant au nom d’Anna, devait se faire dépuceler. Elle qui ne connaissait pas les délices de la vie, se devait d’apprendre. Et, autant dire que la manière dont elle apprit l’existence de l’acte sexuel n’était pas pour lui plaire. Cotton, son frère, pourrait vous expliquer à quel point elle est à présent détruite — à moins qu’il ne soit mort, mais cela, personne n’est en mesure de le confirmer. Tout débuta par des paroles balancées, pour rire, sûrement. Sauf que la blague juvénile se dégrada. Ashlee s’attribua le rôle de convaincre la victime ; elle devrait la conditionner pour qu’elle écarte les cuisses plus facilement — tout du moins, pour qu’elle ne soit plus maître de son corps. Trevor, quant à lui, avec sa belle petite gueule passerait pour le garçon qui accepterait de la dépuceler ; son rôle était de loin primordial. Sans son charme, Anna fuirait. Et, fort heureusement, ses fossettes gracieuses eurent gain de cause. Sauf que, pour rendre la chose d’autant plus amusante, Elsie décida que ce ne serait pas un, mais plusieurs hommes qui s’occuperaient de la gamine. Autant découvrir le sexe sous différents aspects, n’est-ce pas ? Grâce à une drogue achetée à la volée, elle rendit les garçons incapables de se contrôler, avec l’aide de Mina. D’autant plus qu’en affirmant qu’elle voulait que ce soit brutal et pour que cela, elle les repousserait, il était aisé de comprendre le comportement des hommes. Ne pouvant refuser une telle proposition, ils se ruèrent dans la chambre — lieu où se déroulerait toute l’action. Cependant, la demoiselle en question était toute autre. Elle aussi droguée, ne pouvait se défendre convenablement. À la merci de ses hommes, ses supplications n’eurent aucun effet, si ce n’est de rendre les garçons encore plus désireux de se l’approprier. La honte fut grande pour la demoiselle, qui subissait un viol en réunion. Mais le plus honteux dans l’histoire, c’est que pendant que la gamine était violée, Hardin filmait toute la scène — sans se gêner d’observer en détail. Enregistrant sur son précieux téléphone cet abus, il était totalement diverti et comblé de cette supercherie. Tout comme ses camarades, des rires s’extirpaient de ses lèvres. Malheureusement, les choses tournèrent mal à l’arrivée de Cotton, le frère bien-aimé, cherchant sa soeur depuis près d’une heure. En débarquant dans la chambre, en faisant face à cette abomination, il tenta de tout arrêter. Éjectant les hommes au-dessus de sa petite soeur chérie, il ne manqua pas de retenir le faciès des manipulateurs qui avaient organisé tout ceci. Alors qu’Anna agonisait sur le sol, et que les violeurs comprenaient enfin l’ampleur de la situation, Cotton lui, tentait de se faire entendre. D’après lui, tous finiraient en prison. Et la preuve se nichait dans le téléphone d’Hardin. L’enregistrement avait capturé le viol mais également les plaisanteries des adolescents, qui s’attribuaient tout le mérite de cette supercherie. Quittant la tente en criant de toute sa voix ce qu’il venait de se passer, c’est dans une colère noire et profonde que pénétra Hardin. Ne désirant guère aller en prison, et n’appréciant point le répondant du garçon, il se jeta sur lui, dans une rage incontrôlable. Les coups fusèrent : le visage tuméfié, Cotton devenait méconnaissable. Inconscient, le faciès en sang, Hardin ne pouvait s’arrêter. Pourtant, l’adolescent n’était pas possédé. Jamais il n’avait ressenti une telle rage — une telle haine à l’égard d’un individu qu’il ne connaissait même pas. Grâce à ses camarades, il put enfin se libérer de cette violence, mais le mal était fait. S’ils restaient ici, ils finiraient tous en prison. En entendant les sirènes des ambulances se rapprocher, grâce aux violeurs qui avaient préférés prévenir les pompiers plutôt que de fuir, la troupe s’échappa. Pourtant à plein poumon, dans une chevauchée expéditive, ils filèrent hors de cette ville, sans jamais se détourner. Cotton était-il mort ? Ils n’en avaient aucune idée et ne désiraient point le savoir. Tout ceci était derrière eux. Un secret les liait à jamais : car si l’un d’eux flanchait, tous seraient inculpés. Alors, ils se firent une promesse. Ensemble, ils restèrent quelque temps, échappant aux forces de l’ordre. Pendant un mois, ils vagabondèrent dans différentes villes, avant de prendre la décision de rentrer chez eux. De toute évidence, les autorités ne connaissaient point leur identité et ne remonteraient pas jusqu’à eux. Se promettant de garder contact, tous se séparèrent. Hardin, niché dans son 4x4, retourna à Wichita. Quelques semaines plus tard, il fût accepté dans l’institut Helton, tout comme ses camarades. L’amitié qu’ils avaient créé les avait poussé à se rendre au même endroit. Mais, était-ce vraiment à cause des liens qu’ils avaient tissés, ou pour garder un oeil sur les faits et gestes de chacun ? Une chose est sûre, Hardin n’était pas un jeune homme à contrarier. Tenir sa langue, tel était ce qu’il réclamait. Après tout, il n’avait certainement pas envie de décevoir son parrain : lui, le passage, l’instrument du démon. C’est un être sibyllin, parfois insaisissable et assurément indomptable ; tentez de l’irriter, et il vous sera complexe de continuer de respirer. 

HIS BACKGROUND : Hardin est originaire de Wichita dans le Kansas. Il est âgé de dix-huit ans et est un étudiant en sciences occultes, option paranormal. C'est aussi un adhérent du club de football.

☾ HIS RELATIVES : Blair est sa soeur adoptive • Marty & Trevor sont ses meilleurs amis • Lilith est sa meilleure amie • Kira & Romee sont ses anciennes petites-amies • Robin, Ashlee, Opaline, Clara, Sacha, Winoma, Reese, Ambre, Reese & Juliet sont ses anciennes conquêtes • Ashlee, Mina, Trevor & Elsie sont des amis avec qui elle partage un secret • Elsie est son béguin • Dexter est un ami pour le moins spécial • Tanner est un garçon qu’il exècre.

“De Gracieuse” 1912 frocks, probably worn by the young ladies on Titanic for dinner

I never dream with old times, but i did. I was getting prepared for evening by 3 or 4 maids, i guess i was late and my mother kept telling me: “You see, this is not aceptable, the hostess late for the reception of the guests”, and she took my corset and started to lace me and i was not breathing anymore, i was wearing a petticoat that had a huge lenght, it was almost in my ankles, and then i worn a beautiful white dress that i had.It felt really heavenly.