de benoist

What is the greatest threat today? It is the progressive disappearance of diversity from the world. The leveling-down of people, the reduction of all cultures to a world civilization made up of what is most common. It can been seen already how from one side of the planet to the other the same types of construction are being put up and the same mental habits are being ingrained. Holiday Inn uniformity and Howard Johnson are the templates for the transformation of the world into a grey uniformity. I have travelled widely, on several continents. The joy which is experienced during a journey derives from seeing differentiated ways of living which are still well rooted, in seeing different people live according to their own rhythm, with a different skin colour, another mentality-from recognizing they are proud of their difference. I believe that this diversity is the wealth of the world, and that egalitarianism is killing it. For this it is important not just to respect others but to keep alive everywhere the most legitimate desire there can be: the desire to affirm a personality which is unlike another, to defend a heritage, to govern oneself in accordance with what one is. And this implies a head-on clash with a pseudo-antiracism which denies differences and with a dangerous racism which is nothing less than the rejection of the Other, the rejection of diversity.
—  Alain de Benoist, Vu de droite
Notre monde devenu liquide...

“La mer est une étendue uniforme , la négation des différences , des limites et des frontières . Elle est un espace d'indistinction , l'équivalent liquide du désert . N'ayant pas de centre , elle ne connaît que des flux , et c'est par là qu'elle s'apparente à la globalisation postmoderne . Le monde actuel est un monde "liquide”, qui tend à abolir tout ce qui est “terrestre ”, stable , solide , constant, différencié .Le commerce lui-même , comme la logique du capital , est lui aussi fait de flux . L'uniformité que réalisent la globalisation et le commerce relèvent de la logique"maritime" : le monothéisme du capital est fils de la logique de la Mer , et ce n'est pas un hasard si le capitalisme s'apparente avant tout à la piraterie .“

A.de Benoist

L’homme virtuel...

Implosion du sens dans les médias. « Nous sommes dans un univers où il y a de plus en plus d’information, et de moins en moins de sens ». les médias sont devenus « une gigantesque force de neutralisation, d’annulation du sens ». L’information, contrairement à ce que l’on croit, est une sorte de trou noir, c’est une forme d’absorption de l’événement ». Implosion du social dans les masses. Les sociétés occidentales sont d’abord passés de la caste à la classe, puis de la classe à la masse. Aujourd’hui les masses ne sont pas aliénées, mais opaques : recherchant le spectacle plus que le sens, elles se transforment en « majorités silencieuses » qui absorbent l’énergie sociale sans la réfléchir ou la restituer, qui avalent tous les signes et les font disparaître elles aussi dans un « trou noir ». L’homme devient lui-même un « pur écran » qui absorbe tout ce que distillent les réseaux. La machine, autrefois, aliénait l’homme. Avec l’écran interactif, l’homme n’est plus aliéné, mais devient lui-même partie d’un réseau intégré. « Nous sommes dans l’écran mondial. Notre présent se confond avec le flux des images et des signes, notre esprit se dissout dans la surinformation et l’accumulation d’une actualité permanente qui digère le présent lui-même ». L’homme virtuel est un « handicapé moteur, et sans doute aussi cérébral ». « L’écran interactif, explique Baudrillard, transforme le processus de communication, de relation de l’un à l’autre, en processus de communication, c'est-à-dire de réversibilité du même au même. Le secret de l’Interface, c’est que l’Autre y est virtuellement le Même […]. On est passé de l’enfer des autres à l’extase du même, du purgatoire de l’altérité aux paradis artificiels de l’identité ». « L’image de l’homme assis et contemplant, un jour de grève, son écran de télévision vide, vaudra un jour comme une des plus belles images de l’anthropologie du XXème siècle ». 

 Jean BAUDRILLARD cité par A. de Benoist, « Jean Baudrillard, sociologue de la séduction », Georges Sorel, Paris, Nouvelle Ecole, n°57, 2007, p. 114.