dans les rue de paris

Au 11 rue Nicolas Chuquet, dans le 17e arrondissement de Paris, se trouve la médiathèque Edmond Rostand où je travaille. Et DANS la médiathèque, se trouve le fonds PHOTO : 3500 livres, des revues, des DVD uniquement sur la photographie, qui tous, peuvent être empruntés gratuitement (à ce titre, ce lieu est unique à Paris). Amis photographes parisiens, je ne saurais trop vous encourager à venir vous y cultiver un brin…

Nuage de points

Déjà, quand nous marchons dans les rues de la ville, nous déambulons dans les artères des morts, puisque les noms attribués aux rues sont les noms de morts ayant fait de leur vie une œuvre, quelque chose de mémorable. Aussi, quand nous franchissons le seuil d’un cimetière, nous percevons que nous entrons dans un espace autre, un contre-espace, un espace où sont sédimentés des temps, des découpages de temps, ce que Michel Foucault nomme des «hétérotopies». Le cimetière est l’autre lieu par excellence, séparé de l’espace des vivants, situé hors l’espace de la ville proprement dite, qu’entre-temps la ville est venue insérer. Une enclave, un enclos, une succession de seuils. La promenade est d’abord une pratique, une activité solitaire, que l’on ne se regarde pas faire, un espace à soi, un moment que l’on s’accorde, un pas de côté qui implique une autre temporalité, d’autres pensées, un trajet qui nous éloigne de la frénésie quotidienne, qui exige de nous une attention flottante, un rythme comme ralenti. Nombre d’écrivains et de penseurs s’adonnent à la promenade qui entre dès lors dans leur processus d’écriture. «Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose» répond Nietzsche à la déclaration de Flaubert : «On ne peut penser et écrire qu’assis». Il est vrai que les pensées qui nous viennent en marchant sont parfois plus vives que celles que l’on voudrait coucher par écrit à sa table de travail. L’état d’esprit que suppose la marche fait naître des images, des pensées : elles nous traversent, nous les accueillons et les affinons au fur et à mesure de notre déambulation ; celles-ci se mêlent à nos observations du paysage alentour, aux éclats de conversation, aux bruits qui nous enveloppent. Au flâneur, «la ville s’ouvre comme paysage et l’enferme comme chambre», relève Walter Benjamin dans son Livre des passages : «Les Parisiens transforment la rue en intérieur.» Si Paris, aujourd’hui, ne ressemble plus au Paris - «capitale du XIXe siècle» - qu’il a connu lors de son exil, son ouvrage est une mine d’observations dont nous pouvons faire un usage fécond. Notre usage de la ville a été cependant fortement modifié ces deux dernières décennies par l’apparition du téléphone portable dans nos vies, car depuis, nous sommes sans cesse en veille et surveillés, isolés et coupés de notre environnement immédiat. Nous sommes devenus moins attentifs à l’espace que nous arpentons quotidiennement, ainsi s’estompe la frontière entre espace public et espace privé. Lors d’une promenade collective, nous sommes comme un nuage de points, une pluralité de points de vue. Ici, point de vie et point de vue se recoupent. Sont hors de portée point de vue du ciel et point de vue du sol, seul un écrivain comme Faulkner peut faire entrer dans une même phrase plusieurs points de vue, dont celui du mort. Il revient alors à chacun d’imaginer cette diffraction des points de vue qui rend compte du présent qui est le nôtre. Encore un pas, et la grille de lumière s’ouvre.

Scandale... Les fesses de Simone de Beauvoir ont-elles été censurées dans les rues de Paris ?

“Je sors de répétition avec un goût un peu amer sur le bout de la langue, parce qu’aujourd’hui, en 2017, on censure une paire de fesses et on laisse vivre les images publicitaires vulgaires et putassières pour vendre une bagnole, un soutif, des yaourts ou un adultère sur internet », a-t-elle soulevé.

Il faut bien le dire, il n'est pas question ici de n’importe quelle « paire de fesses » 

« Il s’agit d’une des figures les plus brillantes de son temps, qui s’est battue pour faire entendre la parole des femmes, de toutes les femmes, qui s’est battue pour qu’on ait le droit de sortir de nos cuisines, réfléchir, voter, travailler, avoir un compte en banque, choisir ou non d’avoir des enfants »


Simone de Beauvoir, donc.


Contacté par nos soins, le service de communication de JC Decaux a tenu à préciser que, pour être installée dans la rue, une affiche doit d'abord passer par un comité de déontologie.

Mais parfois les démarches peuvent être plus longues : pour la photographie choisie par Camille Lockhart, la direction juridique de JC Decaux doit s'assurer d'avoir les droits d'utilisation et de reproduction.

Si problème il y a, la société d'affiche serait mise en porte-à-faux, et non l'auteur du spectacle.

Et parce que c'est un cliché qui touche à l'image de la personne, l'ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, ndlr) doit donner son aval quant à l'utilisation du cliché.

À ce jour, la procédure est toujours en cours et la photographie n'a pas été censurée.

Espérons que cet accès de colère fasse pencher la balance en sa faveur. 

- @ladeglingueereveuse

Ma mère m'a regardé toute a l'heure avec les larmes au bord des yeux et m'a dit : “ ça aurait pu être toi. ”
Ça aurait pu être moi, vous, vos parents, vos amours, ou vos frères
à la terrasse d'un café avec vos amis en buvant un verre,
ou bien avec la mort au rendez vous, inscrite sur les modalités d'une place de concert.
Estimation d'un pouls cardiaque de l'horreur, 129 morts, 129 soupirs dans l'arrêt d'un cœur.
Je n'ai pas les mots.. Je ne veux pas les avoir. Aucune expression pour témoigner l'absence qui résonne partout dans ma ville aujourd'hui, et du deuil ancré sur chaque visage des passants dans les rues de Paris.
—  13/11/2015. 

embrasse ma peau embrasse mes lèvres mon cou ma nuque mon dos passe tes mains dans mes cheveux et dis moi que tu m'aimes en me regardant dans les yeux laisse ton coeur battre contre le mien
mon amour
ce soir cette nuit c'est toi et moi contre le monde dans les rues de Paris et je sais que la pluie tombe et je sais que tu as froid mais mon amour, toi et moi on est au dessus de tout ça, rappelle toi comme tu m'as souri le premier jour et rappelle toi comme c'est joli l'amour quand on est Nous

francetvinfo.fr
Harcèlement de rue dans le quartier Pajol à Paris : le maire du 18e reconnaît "des difficultés"
Le maire PS du 18e arrondissement de Paris, Eric Lejoindre, reconnaît "le sentiment d'insécurité" dénoncé par les femmes autour du métro La Chapelle. Mais pour lui, ce n'est pas "le coeur du sujet", et le "phénomène" est plus "global".

Quand ça touche les femmes, ce n’est jamais le “coeur du sujet”.

Un An à Paris (A Year In Paris) [listen]

une collection de mes chansons françaises préférées, parfaite pour se promener dans les rues de Paris

a collection of my favorite songs in french, perfect for strolling through the streets of Paris 

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i. Un an à Paris // Boggie
ii. Ava // Coeur de Pirate
iii. Comme çi, comme ça // Zaz
iv. Dernière danse // Indila
v. Vive le Swing // IN GRID
vi. On Ira // Zaz
vii. Quelqu'un m'a dit (Cover) // Paola Bennet
viii. Place de la République // Coeur de Pirate

5

Artist on Tumblr

Sophie Photographe | on Tumblr (France) - Les Animaux dans les rues de Paris

Sophie is a French photographer working in Paris. Since 2010, Sophie sticks her animal portraits in Paris, to create fun and intriguing situations. She thoroughly prepares each installation. The animal must find his place in space, the neighborhood, the street… A walking elephant, an owl landed on a cable, a giraffe coming out of the door… the images  are perfectly integrated into the detail of the urban environment. The city, architecture, and decor appear to the viewer along with the strange animal is distinguished… On the streets of Paris, Sophie works as “installation” ephemeral fusion between art and life. At the corner of an intersection, the art is meant to operate by surprise in everyday life. By altering the conditions of perception, awakening attention, the street becomes a decoration. And this moment of doubt the audience is part of the decor. Installations Sophie lead the public to question the process of contemplation in a particular non-formal context, and ephemeral. Sophie raises a fundamental question with humor: the place of animals in our society. Reposition their images in our daily lives is a militant act which suggests a little more to their condition of being alive. As if the animals came back to haunt our cities to see what we have made ​​these urban cities where we’ve driven them out…

Sophie’s Animals on the streets of Paris has been included as part of Centre Pompidou Hors pistes 2012 (ref. interview). © All images courtesy of the artist

[more Sophie Photographe]

3h47

Elle était là à boire, seule, dans les rues de Paris. Elle souriait, riait, valsait, titubait, tombait, se relevait et ainsi de suite. L'alcool s'infusait dans son sang, son cœur s'emballait, une euphorie s'installait dans son corps. Elle était belle à en crever. Elle dansait, encore et encore. Jusqu'au moment où ses jambes la lâchèrent. Elle resta comme ça. La tête baissée. Elle attrapa son téléphone portable, composa un numéro (celui d'un jeune homme, sûrement le bien-aimé), elle trembla, un frisson parcouru son corps devenu pâle et livide. Elle prit la bouteille et s'enfila deux-trois gorgées puis appuya sur le bouton “appeler”.

Une première sonnerie.
Une deuxième.
Une troisième.
Une quatrième.
Une cinquième.
Une sixiè…

“Vous êtes bien sur le répondeur du 06… Veuillez laisser un message après le bip sonore.”

*bip*

- Alors, euh, c'est encore moi. Ça doit être le vingtième message que je te laisse. Tu dois en avoir marre. Bon, je suis un peu éclatée, alors pardonne-moi si parfois je suis incohérente ou si tu ne comprends pas ce que je dis. Il faut que ça sorte. Alors tu sais, je t'aime encore. Même beaucoup trop, ça me bouffe de l'intérieur. J'ai l'impression de crever tous les jours. Je suis assaillie par tous ces souvenirs de nous, de toi. Mon quotidien est imprégné de toi, je te jure. C'est pas possible. C'est pathétique. Ça fait plus d'un an bordel. Ça fait plus d'un an que nous deux c'est fini, que tu as refais ta vie, pendant ce temps-là moi j'me fous en l'air, sans toi c'est plus pareil. Je deviens pathétique, je suis de plus en plus instable, je déraille complètement. Avec toi c'était plus simple, j'avais une accroche, quelqu'un, t'étais mon Quelqu'un. Maintenant je suis seule. Je sais que c'est pathétique de te dire ça, surtout un an après. Mais tu me manques… Voilà. Je t'ai tout dis. Je t'aime encore et ça me tue.

La jeune fille raccrocha, but encore quelques gorgées et se releva.
Il était 3h47 du matin et elle errait seule dans les rues de Paris loin du garçon qu'elle aimait.

«Up to Me» / 2015

Milan et Nola ont vingt ans et se sont promis de s'aimer jusqu'à la mort. C'est pour ça qu'ils sautent ensemble d'un pont un soir de juillet. À l'asile psychiatrique où on les a conduits, ils font la connaissance d'un vieux schizophrène qui se prend pour le danseur Nijinsky et qui dansera son dernier ballet avec eux, en cavale dans les rues de Paris. De pont en pont, de rue en rue, sur le macadam et sur l'eau de la Seine, Milan poursuivra sa quête et essaiera de comprendre la mystérieuse disparition de Nola.