dans le parc

Dans le parc aux lointains voilés de brume, sous
Les grands arbres d’où tombe avec un bruit très doux
L’adieu des feuilles d’or parmi la solitude,
Sous le ciel pâlissant comme de lassitude,
Nous irons, si tu veux, jusqu’au soir, à pas lents,
Bercer l’été qui meurt dans nos cœurs indolents.
Nous marcherons parmi les muettes allées ;
Et cet amer parfum qu’ont les herbes foulées,
Et ce silence, et ce grand charme langoureux
Que verse en nous l’automne exquis et douloureux
Et qui sort des jardins, des bois, des eaux, des arbres
Et des parterres nus où grelottent les marbres,
Baignera doucement notre âme tout un jour,
Comme un mouchoir ancien qui sent encor l’amour.
— 

Albert Samain - Dans Le Parc…

huffingtonpost.fr
BLOG - Il faut regarder cette photo de vacances pour comprendre que c'est un morceau d'histoire
Ils sont marrants ces gamins non?

Bien sur on remarque tout de suite le grand, celui qui est debout à gauche. Le clown de la bande. On l'imagine rigolard et bravache, on se dit qu'il n'a pas dû pouvoir s'empêcher de faire le con durant la photo, que quelques instants sérieux et tranquilles, c'était déjà trop pour lui.

J'aime bien le petit teigneux boudeur accroupi juste à côté. Lui j'ai l'impression de le connaitre. C'est exactement mon fils, quelques décennies plus tôt. Il a dû souffler, ronchonner, il ne voulait pas être sur la photo, il devait trouver tout ça stupide. On l'a surement prié, supplié ou menacé pour qu'il consente à prendre place dans le groupe mais même installé, il a gardé son air buté et goguenard, il reste en appui sur ses mains, prêt à s'enfuir. Mon fils, vous-dis-je. Qu'est ce qu'il devait être chiant!

Les 7 jeunes adultes du fonds, ceux qui sont étroitement collés les uns aux autres, ce sont les “éducateurs”. Ils sont sérieux, protecteurs. Celui de droite, avec sa coupe courte, je pense que les enfants devaient lui avoir trouvé un surnom, et je paierais cher pour savoir lequel. Il devait être le casse-pieds, le rabat-joie, celui qui rappelle les règles, celui qui fronce les sourcils et dont on se moque, sitôt qu'il a tourné les talons. La jeune femme en blanc, au milieu, celle qui a l'air douce et gentille, j'imagine que c'est vers elle que les gamins se tournaient quand quelque chose n'allait pas. Elle a dû en essuyer, des joues mouillées, des nez morveux. Elle a dû en consoler, des petits blessés aux genoux écorchés, des premiers émois amoureux déçus, des désespérés de ne pas voir leur parents, des nostalgiques de la maison…

Le petit brun à grosse frange au 2ème rang et dont on ne voit que les yeux ne s'est pas mis là par hasard: il se cache, il n'a pas envie qu'on le remarque. C'est un gamin timide et anxieux. Il n'aime pas ce camp, il est mal à l'aise avec les autres enfants, sa mère lui manque. Il a toujours été de nature inquiète mais depuis qu'il est là, c'est pire. Il pisse au lit. Ni les moqueries ni les menaces n'y font rien. Tous les matins il se réveille dans sa désolante flaque. Alors, de toutes ses forces, le soir il lutte pour ne pas s'endormir. Il reste le plus longtemps possible les yeux ouverts. Il pense à sa mère, à l'école, à son chien, à quand il rentrera… c'est pour ça qu'il a les yeux cernés, à force de livrer chaque nuit ce combat inégal face au sommeil.

J'adore le gamin du milieu, le maigrichon qui est torse nu et dont on ne voit pas le visage. Il n'a pas pris la peine de mettre une chemise, lui son truc c'est la baignade, les plongeons, la natation; il apprend le crawl, il fait des progrès, il se dit qu'à la fin de l'été il battra tout le monde à la course. Il faut juste qu'il arrive à souffler par la bouche sans avaler de l'eau. Alors, il est resté en slip de bain et il a hâte de retourner dans l'eau. Impatient, dissipé, il n'a pas pu tenir en place pendant la séance et la photo l'a immortalisé ainsi, le visage tourné. On ne saura jamais s'il riait, s'il se faisait engueuler ou s'il tirait la langue aux éducateurs.

J'aime bien aussi la petite tout à droite. Elle a mis sa jolie robe à carreaux, elle a lissé ses cheveux, elle regarde sagement l'objectif. C'est surement une bonne élève. Je l'imagine concentrée, appliquée tirant un peu la langue quand elle écrit son prénom sur son cahier à carreaux. Son sourire est timide, son regard est grave. J'aimerai savoir à quoi elle pense. Peut-être entrevoit-elle en une fraction de seconde la collision entre le présent, léger et joyeux de l'enfance (après tout, c'est un camp de vacances) et le futur qui arrive, terrible et épouvantable (après tout, ces gamins sont juifs)

Les 44 enfants et les 7 éducateurs seront envoyés à la prison de Montluc de Lyon, et ensuite à Drancy et à Auschwitz, où ils seront, pour la plupart gazés, certains serviront de cobayes à des expériences médicales. Le plus jeune, avait 4 ans.

D'eux, il ne restaient pas grand chose pour se souvenir, juste une stèle à leur mémoire, dans un parc, dans le 7ème arrondissement de Lyon.

Elle a été brisée et arrachée dans la nuit du 6 au 7 aout.

4

En mettant toutes ces photos ensembles ça fait presque un AU x) (oui je commence à avoir beaucoup trop de photos d’eux sur mon disque dur :P)

A l’origine j’avais fait ce petit dessin pour répondre à @vacroniste sur le chat et puis c’est devenu ça xD Donc voilà je le mets là :P 

La version gif en bonus :

Keep reading

La valse d'Emmanuel et Manuel (et de Prisu.)

Emmanuel Valls

Et Manuel Valls

Emmanuel valse

Et Manuel valse

Eh Manu ! Elle valse

Et ma nue, elle valse

Em, à nu, elle valse

Emma, nue, elle valse

Je voulais pas partir et j'oserai jamais te dire le pourquoi en te regardant dans les yeux parce que j'suis encore une gamine et que les mots me font peur.

Quand je me mets à regarder toutes les photos de mon portable à 3h du matin, avec une des playlists déprimantes de payetoncelibat en fond musical.

Je me suis caché la tête dans les mains parce que l'humidité me grimpait dans les orbites à cause de ces foutues pensées, et ça, j'aurais préféré crever plutôt que de le montrer.
—  Valérie Tong Cuong, “L'atelier des miracles”
2

L’affiche de César qui le suit au gré de ses bureaux successifs !!

Je pleure.

(Je pleure d’autant plus que dans le post d’headcanons AU Bisounours sur leurs goûts cinématographiques respectifs, j’ai dit qu’EM était sans doute fan de la Trilogie Marseillaise. Boum. Headcanon confirmed. Once again.)

cy-lindric replied to your postThe thing I’m regretting a lot lately, is that I’m…

J'ai fini hier, ça m'a renversée wooo (ce serait mieux avec des femmes qui font des trucs mais le reste était 100% fait pour moi 😂)

OMG mais non ! Trop drôle qu’on le lise en même temps ! et tu m’étonne que ça te plaise ahahah ! J’en suis au tout début du 2e tome et heureusement que ça bouge un peu parce que je commençais à m’ennuyer sec. Après je sais pas si la traduction perd un peu l’écriture de base (sûrement) mais j’ai trouvé le bouquin en Lozère et je l’ai ramené alors je fais avec xD (mais sinon sur le papier ça me parle trop laisse tomber)

Perso je suis pas très patriote, donc j'ai juste regardé le défilé militaire, comme tous les ans.J'ai trop la flemme d'aller en ville pour voir les feux d'artifices.  L'hommage à Nice avec la fanfare était pas mal.

Ah et j'avais I’m Afraid Of Americans en tête pendant tout le défilé, c'est sympa.

J'aimerai que tous les profs qui m'ont dit que je n'arriverai pas à grand chose avec mon “jemenfoutisme” et mon manque de travail, que ceux qui m'avaient dit que je n'avais aucun style d'écriture, ceux qui m'avaient mis sur une chaise dans le couloir parce que je foutais le bordel, ceux qui ne croyaient pas en moi, ceux qui connaissaient toujours pas mon prénom après une année entière, ceux pour qui j'étais un fantôme parmi 30 élèves, et ceux pour qui j'étais juste une paumée… Oui, eux, j'aimerai qu'ils voient qu'aujourd'hui je suis autonome, que j'ai construit ma vie, que certes j'ai pas tenté mon bac et mes études mais ça a été un choix que j'assume dorénavant (ne jamais fuguer à l'autre bout de la France pour une fille odieuse, même si elle a de beaux yeux bleus), que certes j'ai pas le meilleur métier du monde mais que pour le moment il me correspond, et que j'écris des bouts de texte sur tumblr qui parlent un peu aux gens apparemment.

Les lycéens qui liront ça, le lycée c'est pas la fin, c'est pas insurmontable comme j'ai pu le penser parfois, c'est pas votre vie en jeu. Tout est amplifié. C'est pas ça la vraie vie. Mettez en veille votre pression parfois, déconnectez de temps en temps ça vous fera du bien. Des câlins à tous. Et du courage.