dan mur

Hier je me suis écroulé. J'ai fondu en larmes à 23h. J'étais sur le rebord de ma fenêtre. Je regardais les étoiles et je les trouvaient jolies. J'voulais être avec elles. J'ai pleuré pendant 1h. J'arrivais plus à m'arrêter. J'en pouvais plus. J'avais mal aux yeux et aux joues. J'avais froid et tellement mal à mon genou. J'avais mal au cœur. J'avais du mal à respirer. Et je le cherchais. J'avais besoin de lui. Mais j'voulais pas le déranger. Alors j'ai attendu que ça passe. J'étais comme y'a 6mois. Je voyais flou. J'avais qu'une envie c'était de crever. J'voulais plus exister. Vers 00h quand j'ai commencé à me calmer jme suis mise dans mon lit. Jme suis allongé et c'était reparti… Je pleurais encore. Je comprenais pas comment je pouvais avoir encore des larmes après une heure passé sous les pleures. Jme suis calmé il devait être 1h du matin.. j'ai très peu dormi j'en pouvais plus. J'voyais mon ciseaux qui m'appelais mais j'ai rien fait. J'ai même pas taper dans un mur. J'ai attendu que ça passe… J'avais plus de larmes. J'étais vide. Sans émotions. J'avais besoin d'lui. D'ses bras. Mais comme à chaque fois j'ai fini dans mes draps mouillé par les larmes.
—  unefilleperduetplus

Embrasse-moi avec tes lèvres gercées. Laisse-moi te clouer contre le mur dans une allée sale, sur les rebords de fenêtre des boulangeries. Je m'en fous. Envoie-moi des sextos gênants en public, alors que mon portable est dans la main de quelqu'un d'autre. Envoie-moi des photos de toi nue, te mordant la lèvre du bas. Laisse-moi mordre ton cou et laisser des suçons qui restent violets encore une semaine après. Nourris le silence avec des orgasmes, j'ai faim comme un ogre. Laisse-moi toucher les parois de tes cavernes sacrées. Quelque chose en moi attend une éclipse. Une obscurité qui se coince entre les poumons, qui m'empêche de voir qui je suis au fond. Je veux enfoncer profondément mes dents dans chacune de mes coutures et arracher le tout avant de délivrer ce que je contiens dans la prison de mes tendons. Alors guide-moi en toi. Frotte ma lampe assez fort pour que le matin ne nous éblouisse pas. Je m'en fous. Peut importe si ta langue est une lame et que je suis du coton. Je m'en fous. Touche la douceur du néant à gauche de mon corps. Je te jure qu'il n'y a rien ici.

Il s'est effondré sous mes yeux. Je lui ai demandé de parler, de s'expliquer, il a relevé la tête et ouvert la bouche, doucement.
“Je… Je lui ai dit que je l'aimais… Les plus beaux mots que j'ai jamais dit, une putain de déclaration mec j'te jure. J'croyais qu'on était ensemble moi, j'croyais qu'elle attendait que ça. J'lui ai avoué mes sentiments, j'lui ai tout balancé putain tout, j'lui ai dit que tout ce que je voulais c'était être avec elle, qu'elle était importante, tellement importante. Tu sais ce que c'est aimer quelqu'un toi, tu peux bien deviner ce que j'ai pu lui dire. Je l'aime, j'ai jamais aimé quelqu'un comme je l'aime elle. Putain quelle connasse.
-Quoi ? Qu'est-ce qu'elle a fait ?”
Il a foutu un coup de poing dans le mur avant de répondre. Je l'ai regardé, interloqué, mais j'ai pas noté. J'pense qu'il avait pas besoin de ça.
“Elle… Putain quelle conne… Elle m'a laissé parler, elle m'a bien laissé m'humilier puis elle s'est mise à rigoler. Elle s'est foutue de ma gueule ! Elle en avait rien à faire de ce que je lui ai dit ! Elle s'en battait les couilles que je l'aime ou pas, comment j'ai pu croire qu'elle en avait quelque chose à foutre cette connasse ! Elle a explosé de rire et elle s'est barrée bordel de merde !!”
Il refout un coup de poing dans le mur, les larmes dévalent ses joues, je le regarde. Je reste immobile. Elle l'a brisé je crois bien.
“Casse tout sauf la télé, chiale un bon coup, j’m'en fous. Mais après tu te lèves, tu vas te mettre tes pompes et on sort bouffer un grec. Et c'est pas négociable.”

Il a secoué la tête, et il a foutu un coup de poing dans le mur. Mon cadre photo préféré est tombé et s'est cassé.
Ah, qu'est-ce que je ferais pas pour ce con…

Lettre ouverte à Jean-Christophe Cambadélis et Stéphane Le Foll

Messieurs je doute que vous lirez ce texte, mais j’ai besoin d’écrire ce qui va suivre et d’exprimer mon mécontentement, et même, oui, ma colère, suite à la parution de votre ébauche de plateforme en vue des élections législatives de Juin 2017.

J’ai voté pour mes premières élections présidentielles cette année et j’ai voté Benoît Hamon avec la plus grande des convictions, et ce, dès les primaires ouvertes, pour ses idées, son programme et les valeurs résolument à gauche qu’il a su défendre bec et ongles durant cette campagne présidentielle, malgré votre soutien soutiré du bout des lèvres et des rapprochements avec Emmanuel Macron à n’en plus finir. Benoît Hamon, par ce qu’il a défendu et continuera de défendre, m’a redonné foi en la politique, une politique et sa classe qui, à 21 ans, m’avait déjà écœurée au point de m’y intéresser sans enthousiasme et avec la certitude de ne jamais voir un renouvellement des candidats et des idées aux scrutins électoraux, quels qu’ils soient.

J’ai voté Benoît Hamon, je l’ai défendu. J’ai milité pour sa campagne, parfois à en perdre le sommeil vu l’ampleur de la tâche à laquelle nous faisions face. J’imagine que vous, vous ne l’avez pas perdu le sommeil, à vous frotter les mains des sondages toujours plus pessimistes, jour après jour, sur le candidat de votre parti. Moi qui m’était toujours dit que je ne m’engagerais jamais pour un parti, encore moins le vôtre après les valeurs « droitisées » que vous avez défendues pendant ces cinq dernières années, et même depuis plus longtemps, j’ai pris ma carte au Parti Socialiste avec l’espoir de participer au renouveau d’une entité qui se meurt dans sa forme actuelle ; un renouveau incarné par Benoît Hamon, revenu aux véritables notions socialistes que vous avez oubliées. Ne vous leurrez pas sur les nouveaux adhérents au Parti Socialiste et au Mouvement Jeunes Socialistes de cette campagne. Une majorité certaine l’a fait pour Benoît Hamon, pour cette gauche enfin retrouvée à travers sa campagne, pour un optimisme et un espoir renaissants. Pas pour vous.

A la suite du premier tour, nous étions tous unanimes à gauche, peu importe le parti, pour dire qu’il fallait dès lors voter massivement aux législatives pour offrir une véritable opposition de gauche lors des cinq prochaines années. Nous voici deux semaines plus tard et vos propositions, oubliant sans concession Benoît Hamon et ses idées comme s’il n’avait été qu’un intermède insipide, sont tout simplement inacceptables et irresponsables. Inacceptables car par le rejet de Manuel Valls aux primaires de la « Belle Alliance Populaire » (mais là encore je crois que vous ne savez sans doute pas ou plus ce que veulent dire ces mots), les électeurs de gauche ont exprimés tout leur refus de cette aile droite qui gangrène le Parti Socialiste depuis trop longtemps. Irresponsables car par cette plateforme législative, vous ne faîtes preuve d’aucune remise en question quant aux résultats de cette élection présidentielle et du quinquennat qui s’achève. Il faut aujourd’hui être aveugle pour se dire qu’avec un score de 6,3% pour un parti historique et important du paysage politique français, le Parti Socialiste se porte au meilleur de sa forme. Il est tout à fait facile à comprendre que l’étiquette PS ne fait plus recette auprès d’une grande partie de la population que vous avez déçue et ce, même si le fonds de commerce était pour une fois différent de ce à quoi nous, citoyens, étions habitués. Vous-même le déclarez : le Parti Socialiste est mort. Alors pourquoi vous entêter dans la même direction qui vous a conduit dans le mur aujourd’hui ? Avec votre attitude, tout ce que vous allez réussir à faire c’est devenir un parti de seconde zone, un En Marche bis mais en « plus socialo » et vous n’inspirerez que du dégoût aux électeurs de gauche d’abord, mais à l’ensemble des électeurs aussi. En fait, vous me dégoûtez déjà.

Franchement, chapeau bas. Vous avez tenu un peu plus d’un mois avant que je ne sois une nouvelle fois déçue par la politique et à un âge aussi jeune que le mien, je trouve ça d’une tristesse effroyable. Ce que votre stratégie pour les élections législatives révèlent, c’est que vous n’écoutez tout simplement rien ni personne. Vous n’écoutez pas vos électeurs et vous écoutez encore moins la jeunesse qui s’est donnée sans compter tout au long de cette campagne avec un engagement sincère et honnête dont vous devriez vous inspirer. Nous arrivons aujourd’hui aux portes d’une société et d’un monde à bout de souffle, déjà faits à l’idée de payer le prix de vos erreurs et de celles des générations précédentes, certains de vivre moins bien que nos parents ou grands-parents, déjà préparés à vivre dans l’instabilité avec la précarisation du travail et des politiques d’austérité qui mènent toujours plus loin dans la pauvreté.  

Alors oui, je suis en colère, dégoûtée même. Je ne me sens pas trahie, non, nous commençons à avoir l’habitude avec vous malheureusement, mais tellement déçue et indignée par votre comportement. Une indignation telle que j’ai envie de crier tant vous bafouez les principes défendus par les électeurs de Benoît Hamon, un candidat, je vous le rappelle, choisi et élu par les électeurs de gauche qui ont exprimés leurs espoirs, leurs envie d’une nouvelle direction pour le Parti Socialiste. Mais vous préférez vous asseoir dessus et jouer amis-amis avec Monsieur Macron. S’il vous plaît tant, allez donc le rejoindre ouvertement et laissez donc la reconstruction d’un vrai parti de gauche à ceux qui en ont vraiment envie et qui n’ont pas oublié les véritables valeurs socialistes et les combats qu’elles doivent mener.

A l’heure où la montée de l’extrémisme se fait plus forte à chaque élection, il est du devoir de tous, et de vous en particulier, de ne plus tricher avec les français. Que vous décidiez de quitter le PS pour rester fidèle à vos convictions – si elles existent encore – cela ne vous sera pas reproché. En revanche, que vous tentiez de jouer sur les deux tableaux sans vous mouiller, d’être, au final, des hypocrites, vous pouvez être certains que le peuple de gauche s’en souviendra et ne l’oubliera pas. Il est temps d’arrêter d’être dans la confusion. Aujourd’hui, rien n’est plus important que la clarté, sans quoi le populisme et la manipulation n’en seront que plus forts. Alors je vous le demande sans concession messieurs : changez la plateforme législative en vous tournant vers Benoît Hamon et ses idées ou annoncez enfin la couleur à vos électeurs, qu’ils prennent ainsi leurs disposition et qu’ils reportent leurs votes sur les autres partis de gauche.

Je veux un tour en moto à toute berzingue et sans casque avec mes longs cheveux qui me balancent des coups de cravache. Je veux la vitesse et la sensation du cuir sur ma peau. Ne plus jamais m'arrêter, foncer dans le mur et crever en princesse avec une dalle commémorative à faire pleurer les ménagères.
—  Astrid Manfredi, La petite barbare

Je croyais en l’amour qui dure toujours, aux « je t’aime » qui résonnent dans les murs, à toutes ces promesses que l’on tient et que l’on garde jusqu’au bout.

AUJOURD'HUI ET DEMAIN

Ainsi je soutiens, pétrifié, le
lointain, où je t'emmenais.

Lavés
d'une pluie de sable les deux
trous à la limite inférieure du front.
A scruter,
tu y trouves de l'ombre.

Battu
de marteaux soulevés en silence,
l'endroit
où l’œil-aile m'a frôlé.

Derrière,
creusée dans le mur,
la marche
où le souvenir est accroupi.

Ici
se distille, avec le don des nuits,
une voix
dans laquelle tu puisses boire.

—  Paul Celan - Grille de parole
Appel aux dons.

Salut salut. C'est encore moi. Je déprime vraiment. J'en peux plus. J'ai plus aucine confiance en moi. Hier sur la route je me disais que si je finissais dans le bas, côté, dans un mur ou dans un arbre, au moins ça s'arrêterait et ça iraot mieux. Je le ferais pas, bien sûr que je le ferais pas. Je sais que beaucoup trop de gens tiennent à moi pour faire une connerie pareille.

Vous êtes les seuls à qui je l'avoue. Alors j'aurais un service à vous demander: envoyez moi pleins de messages, de commentaires, de tous ce que vous voulez, pour me rappeler pourquoi je suis la et à quoi je sers.

Je répondrais pa forcément, mais ca me donne toujours quelque chose à quoi me raccrocher quand vous faites ça.

Voilà, pitié, aidez-moi j'en peux plus.

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PORNOPOLIS est un manifeste pour une métropole érotique.

Ce Projet de Fin d’Études s’inscrit dans la continuité du travail de Mémoire effectué en amont et traitant des apports du magazine Playboy en termes d’architecture et de design sexuel et genré dans les années 1950 à 1970 aux États-Unis. 

En abordant les thèmes de la sur médiatisation des images sexuelles dans nos médias contemporains ainsi que de l’omniprésence des prothèses numériques dans notre intimité, le projet propose une certaine quantité d’utopies sexuelles, des pornotopies, dans des espaces cachés de l’architecture publique chinoise. En tant que métropole mondiale, Shanghai est un terrain de jeu idéal pour une telle expérimentation sociale et spatiale profitant d’une quantité impressionnante d’influences diverses, du capitalisme effréné occidental au rapport introverti et caché dans l’intimité chinoise. Le centre commercial Bailian New Era situé dans le district de Wujiaochang a été choisi comme principal laboratoire d’expérimentation de ces théories en raison de son importante double peau existante. Invisible de la rue tout comme de l’intérieur du mall et abritant quelques programmes résiduels, elle est au centre d’un puissant imaginaire lié à l’invisible, au caché, à l’interdit. Cette double peau et l’imaginaire qui lui est associée sont utilisés pour y développer une série de pornotopies touchant une mutlitude d’aspects du sexe et du plaisir humain de manière plus générale : sex shop, strip club, spa et bains, restaurant gastronomique, cabaret burlesque, peep shows, clubs gay et LGBT, club échangiste, boutique de lingerie fine, librairie et cinéma érotique… 

En accord avec la culture chinoise, PORNOPOLIS suggère plus qu’il ne montre, dévoile, effeuille un équipement banal du consumérisme de masse. Seuls les initiés sont avertis des profondeurs schizophréniques et sulfureuses de la double peau dans laquelle ils sont happés par des procédés de miroirs coulissants, de parois molles et organiques, de fausses portes, de cabines à double fond, de rideaux, de murs labyrinthiques…
Ce dispositif pornotopique s’enroule autour du volume parallélépipédique du mall en un labyrinthe géant. Au-delà de son aspect provocateur et décadent, PORNOPOLIS s’applique à aborder des thématiques et des champs de l’architecture peu théorisés, à vocation philosophique et sociologique.

Alors pourquoi mettre en relation sexe, genres, urbanisme et architecture ?
Cette question n’est pourtant pas le propre de nos sociétés contemporaines puisqu’elle a déjà été abordée notamment dans Le Pornographe ou La Prostitution réformée (1769) de Restif de La Bretonne, dans lequel il imaginait réformer la prostitution à Paris en créant des maisons closes autogérées en dehors des enceintes de la ville afin de protéger la population de la propagation de la syphilis. La place de l’érotisme en métropole est une vraie question lorsque l’on observe aujourd’hui un renvoi des pratiques du sexe en dehors de ses murs ou dans les quartiers les plus marginalisés en raison de l’embourgeoisement des centres-ville, alors même que les panneaux publicitaires affichent des images au contenu explicitement sexuel. Comment, dans ce contexte, explorer la piste d’un érotisme urbain qui tendrait à rendre la ville moins hypocrite dans son rapport au corps et au genre ? A ce sujet, on constate une forme évidente de domination masculine sur la rue - liée aux modèles patriarcaux des sociétés occidentales hérités des années 1950 (date qui correspond entre autres à l’essor du modèle capitaliste au niveau mondial) -, qui fait ainsi de l’espace urbain un domaine genré et source de conflits liés aux pulsions.


PORNOPOLIS tend à réconcilier villes et sexualités en proposant des pornotopies libidinales génératrices de plaisir urbain. Il ne s’agit toutefois pas d’un projet de solutions mais bien d’interrogations ouvertes, dont les principales pourraient être « Que faire du sexe en ville ? » et « Est-il juste d’en architecturer les plaisirs ? ».


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PORNOPOLIS is a manifesto aiming to bring an erotic dimension to our cities and our connection with them.

Its  main purpose is to urbanize the industry - and in a larger scale, the practice - of sex in order to decomplex hidden spaces in chinese architecture and turn them into an alternative and erotic metropolis. This Graduation Master Project is closely linked to my Graduation Master Thesis done earlier on my last year in architecture school. This thesis deals with the contributions of the Playboy magazine in terms of sexual and gendered design and architecture during the 50’s and the 70’s in the USA. By treating themes like media coverage on sexual imagery in our contemporary media and the ubiquity of digital prosthesis in our intimacy, this project presents several sexual utopias (pornotopias) taking place in hidden spaces of chinese architecture.


Shanghai is an ideal playground for this urban and social experimentation as it is one of the biggest metropolis in the world undergoing several influences, from occidental capitalist standards to traditional uses in their intimacy. The Bailian New Era mall in Wujiaochang district has been especially chosen as the principal laboratory of an alternative and erotic Shanghai due to its hidden second skin. Invisible from the street as well as from the inside of the mall, we develop several types of pornotopias touching every aspect of sex, from soft to hard : sex shops, spas and saunas, a love hotel, a burlesque cabaret, gay and LGBT night clubs, swingers clubs, a gastronomic restaurant, an erotic library, a brothel… According to chinese culture, PORNOPOLIS suggests more than it shows and only insiders are advised of the schizophrenic depths of the mall. Entering the pornotopic spaces through different processes (moving mirrors, soft and organic walls, rabbit holes leading to wonderland…), pornotopias’ architecture is thought as a giant maze twisted around the principal parallelepipedic volume of Wujiaochang’s Bailian New Era.

The imaginary of this invisible second skin and all the fantasies related to that particular space are used to question our relation to sex in an urban context. Which place are we giving to sex related activities in our cities when we today assist at the criminalization of the prostitution or the removal of places dedicated to sex (sex shops, brothels…) from our city centers to the suburbs, far from our eyes ?
Beyond its provocative an decadent aspect, PORNOPOLIS deals with contemporary thematics within the fields of architecture, philosophy and sociology which are generally less theorized.
So why relating sex, genders, urbanism and architecture ?
This question is not only related to our contemporary societies but has, on the contrary, been already theorized. The place that eroticism takes in our metropolises is a real question when sex shops and sex workers are removed from the gentrified city centers whereas ads with sexual content are spreading in the streets.
In this context, how can we explore the possibility of an erotic urbanism which will transform our cities to less hypocrite organisms when it comes to body and gender ?

PORNOPOLIS is not a project for solutions. It is on the contrary a project of questions, which could be « What to do with urban sex ? » and « Is it relevant to architect pleasure ? »


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Clémentine Dufaut

Projet de Fin d’Etudes_septembre 2016_domaine Architecture, Ville & Territoire_directrice d’études : Anne Jaureguiberry_Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg