dan katz

anonymous asked:

Hi! I was wondering if you had suggestions for resources or links, artists, etc. for those of us who for whatever reason never went to summer camp but would still like to listen to/learn the songs. Similarly, do you have any suggestions for ways to learn songs to sing at home, either on Shabbat or just as everyday songs of praise? (I sing a lot when I'm alone and/or when I'm happy, so this would be a good thing to know!) Thanks!

Hi there!


What a fun question!

Here is a list of songs sung in URJ camps, NFTY events, Mitzvah Corps programs, and NFTY programs during Tefilla and song sessions! Any links with an *, you can assume are more popular than the rest! Enjoy!

PJ

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T.V. Tropes in Hannibal: Anyone Can Die 

A story wherein anyone, even important characters, can be killed - often without their death being truly meaningful, or heroic 

As was the case for Franklyn, Abel Gideon, Abigail Hobbs, and Beverly Katz - though the latter’s death was arguably quite heroic

Violences & réalisme en fantasy

Il y a quelques jours, j’ai critiqué un roman de fantasy de Gabriel Katz, s’inscrivant dans un contexte médiéval. L’on m’a reproché de critiquer un réalisme culturel qui serait représentatif de l’époque du Moyen-Âge. Ces dernières années, ce débat a été au centre des critiques avec l’œuvre écrite et audiovisuelle de George Martin, Le Trône de Fer. Les violences envers les femmes, et surtout le viol, y sont justifiées au nom d’un sacro-saint réalisme de l’époque médiévale. Quelques mots sur le sujet.

Le Moyen-Âge s’étend grosso-modo entre la chute de l’Empire Romain en 476 av. J.-C. et la Réforme Protestante débutée en 1517. La période s’étend donc sur mille ans et il est peu aisé de faire des généralisations sur la situation des femmes partout en Europe. Cependant, l’on peut dégager certaines constatations. Selon une amie diplômée en Histoire :

« La noble était respectée grâce à son lignage. Si elle était malmenée, sa famille la défendait. Surtout que les nobles dames avaient souvent un rang plus élevé que leur époux. Mais il fallait aussi qu’elle reste à sa place de femme. T’es gentille, t’es belle, tu t’habilles bien mais pas trop. [Par rapport au viol], tu le dis toujours à ton mari. Riche ou pauvre. Les femmes nobles n’étaient jamais seules avec un homme. On ne prend pas le risque que l’héritier soit le fils d’un amant. [Selon toute vraisemblance, donc] le viol viendrait uniquement de son mari. Dans les campagnes, les femmes et les filles pouvaient être violées par des soldats, ou les jeunes hommes non mariés. Le viol était rarement puni. Souvent, on s’arrangeait, en échange d’argent, parfois. [Mais seulement dans le cas des] paysannes de bonne famille. La misérable, elle ne parle même pas. Elle sait que ça ne servira à rien. »

Le viol, entre autres violences, était quelque chose dont on ne parlait pas et qui était toléré en temps de guerre ainsi que sur les domestiques. On le reconnaissait surtout lorsqu’on pouvait « le prouver » avec des violences physiques visibles. Certes, dans la vie civile, lorsque le viol était reconnu, il était considéré comme grave : le châtiment était la pendaison. Cependant, c’était un acte considéré au même titre que la luxure et l’adultère et il apportait le déshonneur sur la femme qui en était victime.

C’est alors un constat en demi-teinte. Cependant, certaines femmes bénéficiaient d’une certaine protection et le viol était tout de même mal vu. Oui, les violences envers les femmes étaient réelles. Elles l’ont toujours été, dans la majorité des sociétés. Mais à la question « Est-il bien réaliste pour toi de systématiquement brutaliser les femmes quelle que soit leur classe sociale, sans nuance, dans les œuvres de fantasy ? », mon amie répond :

« Mais la fantasy n’a pas à représenter cette idée. Le viol n’est pas automatique dans un univers médiéval. Ça ne va pas de pair. […] Après, il y a une part d’incertitude dû au manque de ressources et d’informations. Mais on ne peut pas être aussi catégorique. »

Et c’est justement cette incertitude qui remet en question les codes misogynes de la fantasy. C’est la culture du viol qui pousse les auteurs à utiliser le viol et les violences comme un outil de construction de leurs personnages féminins, pas l’Histoire. Ne systématiquement construire les femmes que comme des êtres opprimés, violentés est un symptôme d’une société qui perçoit la femme comme un être destiné à être brutalisé et dont l’histoire ne peut être valide que si elle inclut des violences genrées. Cette tradition misogyne écarte des possibilités de narration qui pourraient émanciper la femme des moules dans lesquels on ne cesse de vouloir la placer.

Certains demanderons : faut-il alors invisibiliser les violences qui ont été faites aux femmes à travers l’Histoire ? Mais la fantasy ne reflète pas l’Histoire. C’est une invention littéraire qui prend pour décor une époque floue de l’Histoire s’étendant sur mille ans et dont nous avons, au final, peu d’informations. Comment pouvoir prétendre au réalisme ? Le problème qui se pose alors est celui de la représentation.  Le réalisme en fantasy est ce que l’on en fait. Violenter les femmes n’est pas réaliste. C’est misogyne.

Merci à @p0is0n-ivy pour son intervention. Coeur sur toi.