crachers

moodboard - la jeunesse emmerde le front national 

C'est dur mais ça se confirme
J'en reste sans voix
Ton bleu chavire au marine
La france me déçoit 

Début de siècle avorté
La majorité
Peut tomber bien bas

C'est l'urne qui va parler
Adieu les idées
J'en frémis déjà

Ma france tu me fatigues
Tu me fatigues
Tu me fatigues
Tu me fatigues
Ma france

Bon. Honnêtement, je suis pas contente de voir qu’on se tape dessus, à blâmer ceux qui vont voter blanc, ceux qui sont mélanchonnistes, ceux qui ont voté Hamon, ceux qui sont abstentionnistes. J’aime pas m’exprimer sur la politique parce que j’arrive jamais vraiment à me concentrer mais y’a une sorte de culpabilisation qui circule sur Tumblr, qui est pourtant un site que j’aime et ça me fait mal et surtout: ça me fait CHIER.

Perso j’ai voté Mélanchon, parce que quitte à avoir un programme utopiste qui casse des briques, je me suis dit pourquoi ne pas y croire, pour une fois ? D’habitude je suis prudente, je me méfie, je vote dans le tiède pour pas prendre trop de risques. Et quand je dis “pas trop de risque”, je parle bien de l’avenir de la France, de MON avenir dans la France; et non pas de savoir qui allait me taper sur les doigts pour mon choix de vote ou quoi. Cette fois-ci j’en avais marre, parce que vous voyez, se faire cracher dessus dans le métro par un connard qui vous hurle dessus en vous demandant si vous êtes “d’origine sauce samouraï”, bah c’est pas la meilleure expérience. Et j’ai eu peur.

Pour la première fois en 21 ans, alors que pourtant le racisme ordinaire je le connais trop facilement, j’ai vraiment peur. 

J’ai peur parce que peu importe ce que disent mes papiers, mon visage dit que je ne viens pas d’ici. J’ai peur parce que depuis quelques temps, quelques années, la violence envers la communauté asiatique augmente - pas par une “crainte” des autres, enfin, pas vraiment, mais par le confort de la dominance. Parce qu’il est communément admis qu’un asiatique, ça a beaucoup de fric et ça ouvre jamais sa gueule. J’ai peur parce que depuis l’été dernier et Liu Shaoyo, je ne me prends plus seulement du dédain hypocrite de la part des gens que je croise dans la rue, mais je suis aussi harcelée ouvertement pour des désirs fétichistes de la part d’hommes blancs, ou insultée. Les gens ne se cachent plus pour nous balancer des “si t’es pas contente retourne en Chine voir si t’es mieux”.

Je suis jeune, je suis d’origine chinoise, je suis artiste indépendante et je suis une fille qui vit en France depuis sa naissance, depuis  21 ans, en 2017. Et j’ai peur.

J’ai voté Mélanchon autant parce que je croyais à son utopie et que je veux y croire, je veux l’espérer. Mais malgré la force de mes souhaits et de mes principes qui me disent de ne pas céder au simple mouvement de voter “contre” quelqu’un plutôt que “pour” un programme, une vision, je ne voterai pas blanc.

Je ne voterai pas blanc parce que je ne suis pas aveugle et que je n’ai pas de privilèges pour me protéger. Je ne voterai pas blanc parce que c’est rêver que de se dire que le malheur n’arrive qu’aux autres. Je ne voterai pas blanc parce que j’ai peur et que ma peur d’avoir mon droit de vivre en France ne devrait pas être blâmé comme une faiblesse. 

J’ai 21 ans, j’ai peur, et je ne voterai pas blanc.

Les mains sales, je suis la nausée de Sartre. Le cri du Munch. Je suis la folie de Van Gogh, le surréalisme de Dali et le rationnel mutisme de Magritte.
Je suis la liberté de Jackson Pollock l'insaisissable de Frida Kahlo quand Brel pleurait qu'elle était belle.
Je suis l'Étrangère de Camus que tu fuis comme la peste.
Je suis la vie, et comme Céline, je voyage au bout de la nuit.
Je suis la passion frénétique de Rimbaud et de Verlaine, l'instabilité sentimentale épique de Baudelaire.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse.
J'ai cherché à me plaire et je me suis trouvée dans les vers.
J'ai préféré les épines aux roses, et je me suis faite saigner dans la prose.
Avec Vian j'irai cracher sur vos tombes et saluer Châteaubriant qui racontait les mémoires de ses trombes.
Et on tuera tous les affreux lorsque Bukowski arrêtera de boire pour être heureux. Le désanchantement de Nabokov quand Lolita cessera de séduire de jolis vieux.
Je suis l'absente, l'absente qui plane au dessus du Pont Mirabeau d'Apollinaire. Je suis celle qu'Hugo accuse, l'indifférente. Un personnage romanesque de Flaubert.
Car j'ai été et je ne cesse d'être.
Car je suis et c'est déjà assez.

Ecrit le 23/08/2015 à 03:00.

Bon, sur le vote utile Macron pour battre l’extrême-droite…

Je déteste Macron, je peux pas voir son programme, ni sa tronche. Mais. Je suis féministe, je suis antifa, je suis anti-homophobie, je suis anti-racisme et j’en passe. Je refuse que mon pays soit gouverné par Le Pen. Et si je le fais, c’est pas pour moi, personnellement. Moi, on s’en fout, j’irai dans la rue, j’irai gueuler contre tous ces salauds qui veulent la fin des droits fondamentaux pour toute une partie de la population française, j’ai 21 ans, mes convictions sont faites, je connais mes droits et je peux me battre pour. 

Je le fais pour la petite fille qui n’aura plus le droit de rêver d’être autre chose qu’un objet désirable à la merci de son mari et une femme au foyer. Je le fais pour le petit garçon qui se fera traiter de “sale pédé” à l’école et se fera cracher dessus et tabasser par ses camarades. Je le fais pour tous ces gamins non-binaires qui s’entendront dire qu’ils sont des anomalies et qu’ils doivent être soignés. Je le fais pour les enfants pas blancs ou musulmans qui se feront démolir à la sortie de l’école. Je le fais pour les enfants qu’on reconduira à la frontière, qu’on ne laissera pas entrer sur le territoire, qu’on ira assassiner chez eux en les bombardant.

Je le fais aussi pour les adultes, bien entendu, mais c’est aux générations qui viennent qu’on devra rendre des comptes dans 20 ans. Vous avez demandé à vos parents ce qu’ils ont fait le 21 avril ou à vos grands-parents ou arrière-grands parents ce qu’ils ont fait pendant la Seconde Guerre Mondiale? 

Pensez à ce que vos enfants, vos neveux, vos nièces, les enfants qui grandissent, qui naissent aujourd’hui vous demanderont dans 20 ans et faites selon ce que vous voudriez leur répondre. 

Trois choses :

- Si vous habitez dans une ville assez grande pour avoir une boîte de nuit LGBT, il y a des chances pour que cette ville ait aussi au moins un café, ou un restaurant ou même peut-être une librairie LGBT (ou LGBT-friendly). Cherchez-les ! Soutenez-les ! Ce sont des lieux importants.

- Bien que, notamment pour des raisons historiques, certains clubs LGBT soient encore aménagés pour faciliter des rencontres sexuelles, la plupart sont juste des boîtes de nuits, aussi variées et pas plus sexualisées que les boîtes “normales”.

- Les clubs LGBT, même lorsqu’ils sont des espaces hautement sexuels, ne sont pas des lieux de perdition. Arrêtez avec ça.

Ma Saint Valentin ? Je la passerai seule, surement dans mon lit, peut être je chialerai, peut être je dormirai, je sais pas. Je regarderai les snaps des gens en me disant que moi je suis seule comme une merde et que personne m'aime. Forcement j'aurai aimé la passer en couple, je vais pas cracher dessus, même si c'est le genre de “fête” que je trouve un peu idiote, mais la passer seule ça fait jamais trop plaisir, et plus les années passent moins ça fait plaisir…
Blabla blasé

J’crois que vous vous rendez pas compte de la fatigue que j’accumule, de la pression que je garde en moi, des émotions que j’encaisse, de mon état borderline qui ne s’améliore pas des masses, du stress que j’emmagasine, des événements qui se déroulent autour de moi qui me rendent pas forcément joie totale. 
Et malgré ça je reste ici, j’aide une dizaine de personnes par semaine. Alors je râle pas hein, je pourrai ne pas le faire, et je ne demande ni remerciement, ni ovation, je le fais parce que ça me fait plaisir, parce que j’ai toujours ce besoin en moi, d’aider les autres. Je ne demande rien en contre partie. Mais juste, n’essayez pas de me descendre 6 pieds sous terre avec des remarques que vous pensez qu’à moitié (parce que vous n’y arriverez pas, dans l’état où je suis, y’a pas grand chose qui me touche). T’es plein de haine ? Va la déverser ailleurs que sur mon Tumblr. Parce que c’est clairement pas le bon endroit. Ici c’est un lieu de liberté, tout autant pour moi que pour certaines personnes. C’est notre cocon. Et je veux que ce soit un lieu de respect pour les uns et les autres. 

A partir de ce soir, je ne prendrai même plus le temps de publier vos conneries. Tu pourras baver, me jalouser, me cracher dessus, ou même m’envoyer des menaces de viol comme j’ai pu en recevoir, ça ne sera plus sur mon Tumblr, parce que c’est te faire gagner, c’est perdre du temps pour un connard/une connasse (oui c’est tout ce que tu es). Alors si je vois des trucs de ce genre, en anonyme, dans mes questions, je supprimerai direct et je bloquerai ton adresse IP. 


A bon entendeur, 

Bonne soirée

Aël


On entend parler crise, on entend parler économie, on entend parler de Fillon et on entend parler Fillon, on entend parler Trump, Macron et ta mère le Président. On voit tout les jours des pubs de parfums, de voitures à la télé, des pubs d'assurances, de pompes funèbres, des pubs pour mourir, pour tous crever. On part tout les matins au boulot, trimer sur des machines dont on ne connaît pas le nom pour fabriquer les pompes de « monsieur » le PDG puis de attention « monsieur » Hollande. On écoute toute la journée des connards qui ont raté leur putain de vie nous expliquer la nôtre. On passe un quart de nos journées dans les transports en commun à ne parler à personne parce que lui, dans le coin, est gros, parce que l'autre, là, à gauche, à une tâche de ketchup sur son tee-shirt, parce que la grande blonde, juste là, elle porte une jupe et des talons et parce que cette gamine de dix-sept ans se balade avec un gosse au bout des doigts. On mange gras dans les fast food alors ce soir à la maison on mangera une salade achetée dans un sachet plastique qui finira probablement dans ce putains d'océan qui ne peut pas se nettoyer tout seul, ah bon ? On emmène nos enfants dans des cirques voir des lions squelettiques danser et des éléphants à moitié mort sous le coup des crochet, à moitié fou sous le poids de la séquestration. On les emmène dans des zoos voir des ours polaire sous trente cinq degrés. On répète à nos gosses de finir de manger parce que soit disant « y'a des enfants en Afrique qui crèvent de faim » ah oui ! Puis nous même on gaspille, on fout tout ces cadeaux de la nature dans des sacs en pétrole qui finiront dans le, je cite « septième continent ». Puis on est accro à la nicotine, à la bouteille de vin à quatre vingt euros en rentrant de nos journées fatigantes, on est juste accro à l'argent dans ce fascisme consommant. On pleure la mort de Steve Jobs, mais pas pour celle du petit chinois de huit piges qui a fabriquer notre putain d'Iphone pour un dollar le jour. On a peur de la fonte des glaces, on flippe, mais on prend notre voitures tout les jours pour aller faire nos courses à l'épicerie d'à côté. On entend nos beaux et honnêtes politiques français  pleurer la collaboration de la France avec le grand Adolph, puis c'est vrai, eux mêmes, à la même époque, ils auraient sûrement été à la hauteur de leur mots, c'est évident. Ensuite on vote la merveilleuse Lepen pour la fermeture des frontières, pour que la France soit pépère, sans arabes, ah non, excusez moi, sans terroristes. On fait des amalgames chaque semaine, l'Islam c'est Daesh puis les migrants c'est le chômage français « ils nous volent notre travail, ils piétinent nos racines », pourtant ils fuient juste nos putain de bombes françaises.

Mais qui sommes nous, nous petits gens du peuple à regarder le 20h, à croire les médias et à se laisser dicter nos vies dans une routine dégueulasse ? Je veux dire, qui sommes nous pour rester à genoux, qui sommes nous pour ne pas nous lever contre l'injustice, l'inégalité et nos frères qui meurent de l'autre côté du globe? On en arrive à un temps où les policiers nous jettent des matraques dans le cul parce qu'on est bronzé, un temps où des monstres à la kalash, tuent au bataclan, en Palestine, sur terre et au nom de Dieu ! Aujourd'hui on est arrivé à ce temps où seul importe la couleur de l'argent, ou tu es mis dans une case si tu t'habilles en h&m ou bien en Gucci. On tient une bien belle société dis donc, et on est nombreux à être dégoutté dans notre confort entre antidépresseur et alcool, on est nombreux à cracher sur les rois depuis notre canapé en cuir. Et on est nombreux à vouloir faire comme ceux qui s'aiment en donnant des crayons dans les orphelinats, en distribuant des kits premier secours en Syrie, en offrant des conserves dans les bidonvilles argentins.

On est nombreux je vous dis, beaucoup plus que ces connards.

©letempsnaimerajamais

anonymous asked:

Hi ! Do you know the writer Boris Vian ? His books are a little treasure ! My favorite is l'écume des jours, you should look it out if you don't know him !

hey! 

i’m a lit major, you bet i know borian vian! if some of you don’t, l’écume des jours is indeed his biggest hit and was made into a movie a few years ago - if you know about jacques tati or like wes anderson, you’ll enjoy it! he was into surrealism and a pessimist (he got sued for j’irai cracher sur vos tombes - i’ll go spit on your graves), liked jazz and basically didn’t give a fuck.

Originally posted by linnamalinna

Putain. C'était clairement du foutage de gueule en vrai. Le mode amitié imbrisable et toute ces conneries c'était du vent pour toi en fait. Encore une fois j'ai été la meuf pas trop chiante avec qui tu pouvais t'occuper. Je suis sûre que parfois tu croyais presque que c'était pas du mensonge. Au fond peut être que t'étais juste revenu pour pas qu'on te reproche de m'avoir abandonné. Mais maintenant que je vais bien, ça a été facile de me cracher à la gueule sans remors hein ? Parce que moi même si je t'en veux je continue à tenir énormément à toi, au moins autant que je te déteste, mais toi, toi ça t'as fait ni chaud ni froid de me perdre. Parce que t'es comme tout le monde t'en as rien à faire de ma gueule. Et moi pendant ce temps je continue à avoir mal quand les gens te critique, et regretter l'époque où je trouvais ça fusionnel entre nous. Je suis en colère tu vois. Contre toi, mais surtout contre moi. Pour toute la douleur que j'ai enduré au nom d'une amitié qui n'était même pas importante à tes yeux.

putain il est quatre heures du mat’ et j'emmerde l'opinion publique, j'emmerde les riches et leur argent, ceux qui écoutent les médias, ceux qui sont aveugles, égoïstes et perdus dans leur train train. j'ai envie d'les foutre dans la rue, pour voir combien de temps ils tiennent ses connards. j'aimerais tellement leur cracher dessus pendant qu'ils font la manche, ou pire : après la sérénade habituelle “bonjour madame, peut être auriez-vous une petite pièce pour aider?” passer devant et ne pas les regarder, comme ils ont fait. et puis le “p'têtre un gros billet? ou un sourire c'est gratuit” et sans réponse tracer ma route, les considérer comme des moins que rien. j'emmerde ces gens qui voient des gamins sur les pavés et qui les laissent dormir dans un coin sombre la nuit. j'emmerde les religions, ces trucs qu'ont servi qu'a nous diviser alors qu'au fond on est tous liés, qu'si nos vibrations allaient toutes dans l'même sens l'humanité serait rétablie. j'emmerde le politicien qui va être un pantin pendant des années, tout ça pour avoir l'argent et la sécurité à vie. j'emmerde celui qui tue ses gosses mentalement, l'éducateur qui laisse les mômes se battre aux foyers, et j'emmerde les gamins qui ont pas compris que ça servait à rien de voler ceux qui sont comme nous sans parents dans l'instant. j'emmerde leurs usines, qui détruisent la terre, mère qui a tant à nous offrir. j'emmerde les racistes, les fachos, ceux qui rejettent les autres, ils s'rendent pas compte qu'ils se rejettent eux mêmes. j'emmerde les dealers qui mettent mes potes accros à la came juste pour s'remplir les poches, c'est des gamines paumées mais eux n'ont plus rien à perdre. j'emmerde ceux qui torturent, qui violent, qui tuent, qui frappent, ceux qu'ont jamais fait face à la vie sans leurs poings devant la tête.
j'ai les nerfs quand j'sais que les rothschild a une fortune qui s'élève à 2 billions de dollars. comment c'est possible qu'on en soit arriver la ? avec une telle somme on résoud tout, absolument tout. et pourtant on le fait pas. ça m'dégoute.
Je ne pense qu'à une chose, la retrouver. Goûter encore cette indicible sensation, le plus vite possible. Je risque d'en cracher des oiseaux par le nez ? Il faudra me réparer le cœur souvent, et alors ? On me le répare depuis que je suis né ce truc. Je suis en danger de mort ? Peut-être, mais je suis en danger de vie si je ne la revois pas, et, à mon âge, je trouve ça encore plus grave.
—  Mathias Malzieu

anonymous asked:

Salut salut, je venais chercher un peu de réconfort par ici... On va pas se mentir, la soirée d'hier était pas terrible, non seulement pour le résultat mais aussi parce que je me suis faite cracher dessus par des amis mélenchonistes puisque j'avais voté Hamon... Apparemment c'est ma faute si "on est passés à ça de la 6e République et d'un vrai programme social" et "plus personne ne vote pour ses convictions c'est débile tu es une naïve idéaliste". C'est mon vote mon choix merde...

Ton vote, ton choix, parce que… youhou, la démocratie ?