cour*

oh dang yuri kuma arashi is finally available on crunchyroll!!

i’ll be frank: yka isn’t like, the BEST show (in short: good ideas, flawed execution, needed two cours, show doesn’t start getting good till episode 3) and it’s Ikuhara Kunihiko at his Ikuhara Kunihiko-est, for all the good and bad THAT suggests, but i’m still fond of it for the deep themes, the weird artsy-metaphor shit, and the surprisingly heartfelt message and conclusion. plus the art direction and especially THE SOUNDTRACK is fucking phenomenal

it’s definitely not everyone’s cup of tea, but i suggest giving it till the end of episode 3 to see if you wanna stick with it (it’s only twelve episodes). i think this series might end up surprising some people

BONUS!!


Ikuhara went directly to acclaimed yuri mangaka Morishima Akiko to be the character designer for YKA. both artists have been fans of each other for a long time and were delighted to work together (Ikuhara himself said he wouldn’t have ‘felt right’ working on a series about yuri without having Morishima on board)

as such, Morishima drew and wrote the YKA manga all on her own, basically making it entirely her creation- while the characters and names are the same, the story/setting/characterization is VERY different. if you decide the YKA anime isn’t your cup of tea, or if you enjoy it but wish some things were handled differently, the YKA manga might be for you!

SUPER MEGA DEATH BONUS ROUND


if you like the ideas and themes of YKA but don’t like the execution or characters, play We Know The Devil. yes, i’m completely serious. the two properties are absolutely totally unrelated, but WKTD is like everything i enjoyed about YKA but much more polished, well-thought out, and satisfying, so i almost always have to bring up the latter whenever i talk about the ideas of the former. honestly, whether you enjoyed Yuri Kuma or not, play We Know The Devil. i’m not even going to tell you why, cause the less you know going in, the better. you can get it on Date Nighto or Steam

@soubidou et bien je me suis posé la question, mais en fait, vu que j’ai pas cours le lundi après-midi, le mercredi matin, le jeudi avant 16h et le vendredi, je peux travailler là et le week-end xD

Parce qu’en fait, j’avance dans mes séries le soir entre 22h et 2h du matin généralement (Si on peut appeler ça avancer, vu que je suis toujours en retard dans tout et que je commence toujours de nouvelles séries haha)

Contre la Barbarie, recueil d’articles et d’essais publiés par Klaus Mann entre 1926 et 1948 en est un exemple aussi significatif qu’éprouvant.

De Klaus Mann, fils aîné de Thomas Mann, on a surtout retenu son plus célèbre roman, Mephisto, et cet héritage encombrant qu’il n’a jamais réussi à dépasser. Mais ne voir dans Klaus Mann qu’un romancier mineur, fils d’un génie, serait grandement sous-estimer celui qui a été l’un des plus fins analystes politiques de son époque.

Klaus Mann, bien plus que son père ou que la très grande majorité des intellectuels européens, a compris les dangers du nazisme bien avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Dès mars 1933, la famille Mann au complet, poussée par Klaus et sa sœur Erika, quitte l’Allemagne. Déchu de sa nationalité l’année suivante, Klaus est naturalisé thèque, puis endosse la citoyenneté et l’uniforme américains au cours des dernières années de la guerre. Condamné à une vie d’exil, il n’a jamais cessé de dénoncer le nazisme et les dangers d’un nationalisme à tout va, tout en conservant son intégrité politique et morale. En dépit des tourments auxquels il a assisté, jamais Klaus Mann n’a renié ses valeurs, et a fait de sa vie un combat de tous les instants contre la barbarie et pour la liberté.

La prescience qui habite les textes qui composent ce recueil semble, à posteriori, presque incroyable. Il y a en effet une admiration teintée d’un sentiment de gâchis à la lecture de ces textes dans lesquels Mann, dès 1930, anticipe la Seconde Guerre Mondiale et les dangers de l’indifférence européenne face à la montée du nazisme. Que Klaus Mann prône la nécessité d’une éducation « au service de la paix » et pas seulement « contre la guerre », ou qu’il exhorte Stefan Zweig à ne pas voir dans la montée du national-socialisme la révolte bien normale de la jeunesse, le lecteur est saisi d’un sentiment d’urgence face à ces articles.

Car lire Contre la Barbarie est une expérience éprouvante, presque effrayante.

Et pour cause. Chacun de ces textes, en particulier ceux rédigés au cours de la première moitié des années30, peut s’appliquer mot pour mot au contexte politique actuel, fût-il national, européen ou international.

Klaus Mann y parle, dès 1930, du malaise de cette jeunesse qui, désabusée par un système politique auquel elle ne croit plus, préfère se tourner vers le radicalisme. Le problème du chômage de masse est abordé à de nombreuses reprises, de même que celui de la révolte contre l’Europe de Genève, celle des administrations et de la bureaucratie. Plus loin, c’est la question du gouffre grandissant entre le peuple et les élites qui est posée, aux côtés de la haine que beaucoup nourrissent à l’égard du système et des journalistes.

Ce sont les mots de Klaus Mann. Radicalisation, chômage, élites, système, Europe, presse… Autant de termes qui paraissent étrangement familiers dans la France, l’Europe, le monde de 2016.

Privés de leur date de publication et du nom de leur auteur, la quasi-totalité de ces textes pourrait être publiée aujourd’hui même. Chacun, ou presque, de ces essais, peut s’appliquer mot pour mot à la situation actuelle.

Et que ces textes, écrits il y a plus de quatre-vingts ans, soient d’une telle actualité dans le monde de 2016, ne peut qu’inquiéter.

Klaus Mann, dans l’Allemagne, dans l’Europe des années 30, exhorte ses lecteurs à une lutte de tous les instants contre le rigorisme, fût-il social ou politique, et lance un appel désespéré pour la tolérance.

En 2016, ces mises en garde sont plus que jamais d’actualité.

Mais nous disposons d’un avantage non-négligeable sur l’Europe des années30 : nous connaissons la suite de l’histoire. Nous savons quelles ont été les conséquences de cette institutionnalisation de la haine, de la violence et du radicalisme.

Dans un contexte actuel plus que fragile, c’est à nous de tout mettre en œuvre pour que l’histoire ne se répète pas. Plus que jamais, il semble nécessaire de (re)lire Klaus Mann.

https://bovaryste.wordpress.com/2016/12/08/contre-la-barbarie-klaus-mann/