constellatio

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http://georgebarnett.bandcamp.com/track/constellations-beautiful-earth

On the road. Dans la nuit. Les paysages défilent. La lune et les étoiles vont aussi vite que nous. Mon échappée belle. Je m’en vais vers la liberté. On s’en va vers la liberté. On se l’était promis. On en pouvait plus, c’était le bon moment.

« ça y est. » On voyait la mer. On y était presque. Plus que quelques minutes et je pourrais sentir mes chaines se détacher. Voilà, c’est bon. Je referme la porte et à nous deux nous déferlons sur la plage. On courait, comme si notre vie en dépendait. Les seuls flics qui nous pourchassaient étaient les contraintes. On savait que fuir n’était pas la solution, mais on avait besoin d’une pause. TEMPS MORT QUOI ! Alors on a couru les larmes aux yeux et une fois arrivée sur la plage je me suis écroulée. Ma terre promise. J’empoignais le sable avec tellement de force que j’en souffrais. Des larmes, des respirations rapides, des cris. De la joie, du soulagement, c’est tout ce que cela m’inspirait.

« Oui, ça fait du bien. » A t-elle dit dans le silence nocturne.

Je me suis allongée, et mes larmes se stoppèrent. Elle prit ma main, me releva et nous avancions vers la mer. Le bout du monde. C’est froid, mais qu’importe ? Ça remet en place les idées. On est loin. Sorties du bocal à poissons. On pourra pas rester éternellement là, va bien falloir replonger. Mais on avait besoin de reprendre de l’air. Parce que nous on est pas des poissons. On est pas fait pour vivre là dedans. On a besoin d’espace ! Pour courir, sauter, s’élancer, tourner, danser : se défouler. Et lorsque la force nous manque : s’allonger, regarder les étoiles et attendre.

Mon plus grand rêve.