comptoir

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MOINEAU essuie les verres derrière le comptoir – “feutre-craie”, 2015.
Dessin d'après nature sur l'ardoise à menu d'un restaurant du centre de Châlons-en-Champagne, pendant le premier “Week-end de la bande dessinée indépendante” l'année dernière.
Au-dessous, l'ardoise complète, avec les dessins de Papybic, Jim, Lolita, Lolmède (portrait de Papybic en bouchon de champagne), Jérôme Gorgeot, Grégory Mahieux, Olivier Hudson.
Le second week-end du même genre, c'est en ce moment à Châlons, Maison Clémangis, rue Nicolas Durant. Si vous y passez, dites-leur bonjour de ma part.

anonymous asked:

Dans cinnhamon bourges, le quel des deux est le plus matinal ? C'est quoi leur routine du matin ?

  • Ils ont tout les deux appris à être matinaux avec la politique. Mais d’entre les deux, c’est AM qui a le plus de mal, qui veut toujours grappiller quelques minutes. S’ils sont en retard, c’est souvent de la faute d’AM, qui n’en a rien faire tandis que BH est stressé parce qu’il n’aime pas vraiment être en retard (mais en même temps il ne peut pas en vouloir bien longtemps à AM).
  • Quand ils n’ont aucune obligation par contre, ils aiment traîner au lit, prendre le temps de se réveiller, le premier qui se réveille aime bien regarder l’autre dormir (ils ont toujours des sourires attendris, caressent doucement les cheveux de l’autre et son visage).
  • Il peut leur arriver d’être joueurs de bon matin. C’est presque devenu un jeu pour eux, de voir comment ils peuvent titiller assez pour réveiller et essayer de s’enfuir pour faire lever l’autre.
  • Leur routine quand ils travaillent c’est BH qui va d’abord dans la salle de bain tandis qu’AM prépare le petit déjeuner, car BH est assez rapide pour se préparer. Ils déjeunent ensemble, sans radio, sans télé, rien, c’est leur moment et BH fait la vaisselle et nettoie pendant qu’AM va dans la salle de bain. Il est très long. Chaque détail compte avec lui. S’il est vraiment trop long, BH finit par ouvrir la porte et tirer AM hors de la salle de bain, peu importe s’il a finit ou pas.
  • En vacances (ou un jour ils décident de ne pas aller à l’AN), ils traînent au lit, ils sont long à préparer leur petit déjeuner car ils s’arrêtent toute les deux minutes pour flirter, pour s’embrasser, bref de vrais gamins. Quand ils ont finis de manger, BH met les dessins animés et AM qui est toujours un peu choqué, amusé et intéressé à la fois.
  • AM boit du thé, BH du chocolat chaud. Ils aiment couper en tranches leur reste de pain de la veille et le faire griller au grille-pain et le manger avec du beurre et de la confiture (les confitures faites maison d’AM pendant l’été).
  • Même si BH arrive à se lever plus facilement qu’AM il a toujours la tête dans le sac et il fera sûrement une sieste dans l’après-midi.

Février. J’ai passé quatre jours à Barcelone à reporter des notes de médecins sur un diaporama Powerpoint et à tracer des figures vectorielles de recherche fondamentale. 

J’ai peu mangé. Un soir, ivre, j’ai griffonné un poème dans le hall de l’hôtel, que j’ai réécrit au propre trois jours plus tard, à Paris, dans la salle d’un restaurant chinois, sans que cela ne le rende plus lisible. Je déambulais dans les couloirs, le ventre tout à la fois noué par une crainte du lendemain flottante et surexcité par le décor : j’étais alors là où jamais je n’étais d’habitude. Dans ce même hall était diffusé Palerme-Rome, la serveuse du bar avec qui je discutais a soudain accouru vers l’écran de télévision, la main devant sa bouche, en suspens, alors qu’un joueur venait d’être violemment blessé, puis elle est revenue calmement derrière son comptoir, et nous avons repris notre conversation, en anglais et en espagnol, sur la variété des cocktails de gin, dont nombre de bouteilles vides s’étalaient derrière elle. 

Je suis monté au dixième étage pour tenter de voir la piscine et l’autre bar de l’hôtel, qui étaient fermés ; le lendemain, au moment de repartir à l’aéroport, je me suis rendu compte qu’ils étaient situés au onzième. De ma chambre, je pouvais voir la tour Agbar de Jean Nouvel s’illuminer la nuit tombée et se recouvrir de couleurs. En y remontant, un autre soir, j’allumai la petite télévision, un modèle du début des années 2000, et tombai sur le direct d’un discours de Donald Trump, images qui m’apparurent sur le moment comme des archives assez anciennes d’une époque révolue, tant cette période chaotique de la seconde moitié des années 2010 prenait un air de déjà-vu – on était très vingtième siècle, en ce moment, me dis-je. 

En salle de réunion, très sérieux, les pieds sur la table, un médecin a dit à son collègue : si tu veux tester ton microbiote, tu gonfles un préservatif et tu le glisses dans le rectum.

“Vas-y, c’est une histoire de nana!”

23h20, je vais au commissariat (de Besançon) pour porter plainte pour agression sexuelle (arrivée plus tôt dans la soirée). Je me retrouve devant une grille. Je sonne à l'interphone. Au bout de 10min un policier me répond “Oui j'écoute”. Je lui explique que je viens porter plainte pour agression. Très froidement il me dit “Oui ben agression c'est vague, il faut préciser! Si c'est agression physique il me faut un certificat médical”. Au bout de 10min de bataille à pleurer à l'interphone pour qu'on me fasse rentrer afin que j'explique ce qui s'est passé, on m'ouvre enfin. Je me dirige vers le policier derrière son comptoir d'accueil, il prend une chaise et la met devant lui, s'appuie dessus et me parle d'un air extrêmement blasé et désinvolte : “Bon alors expliquez-moi”. Je lui dis que je me suis faite agresser et que j'aimerais porter plainte. Il me répond en colère “Oui ben je vous ai dit que c'était vague il faut des précisions là!” En pleure, je craque : “Un homme a voulu m'emmener pour me violer ça vous va?!” Sa réponse : “Ouh là. Vous voulez faire appel à une femme? J'appelle ma collègue?” Je réponds : “Non, je pense que même si vous êtes un homme vous êtes tout à fait capable de comprendre.” Finalement j'avais l'air de l'ennuyer alors il va chercher sa collègue : “Vas-y, c'est une histoire de nana!” balance-t-il. Heureusement, sa collègue a bien voulu prendre ma plainte et m'écouter. À la fin de mon entretien avec elle, on va à l'accueil pour chercher le numéro du service de l'hôpital que je dois appeler pour faire un bilan physique et psychologique suite à l'agression. Elle demande à son collègue le numéro et lui répond d'un air fier : “Ah ben tiens c'est con, on l'a pas!”. Sa collègue avait l'air habituée à son attitude, elle ne lui a pas répondu et m'a donné le numéro. 

Le 19, j'embrasse Carine, j'embrasse Raphaël, j'embrasse Julie, j'embrasse Françoise, je salue Bassam derrière son comptoir, j'embrasse Djib, j'embrasse Barry, je salue Emmanuel, je salue Dan, j'embrasse Albane.
—  J’embrasse pas mal
Le 16, j'embrasse Carine, j'embrasse Julie, je salue Stéphane, je salue un autre Stéphane en traversant, je salue en passant Bruno sur son vélo, je salue Gwenaël, j'embrasse Cécile, je salue Nadia derrière son comptoir, j'embrasse Raphaël, je salue Albane sur le trottoir d'en face, je salue Fred derrière sa vitrine, je salue Carmen, j'embrasse Françoise, j'embrasse Anouk, je salue Richard, je salue Jacques, j'embrasse Béatrice, j'embrasse Alex, j'embrasse Djib.
—  J’embrasse pas mal

anonymous asked:

favorite chill places to hang out in paris ?

- Quartier Latin has a lot of nice bars with live (jazz) music
- the Montmartre neighborhood around the Sacré-Coeur is very cozy and artsy at night
- this specific bar named Le Comptoir Général !!!! my fav place to be it’s filled with culture and great people and great vibes 💛(and they have a1 cocktails)

Pondy pondy chérie

Alors voilà, on arrive sur les traces de notre histoire, de la France, des comptoirs, de la belle vie française à l'indienne et tout ce qu'il s'en suit.
Pondy : ex comptoir français, seule ville conçue selon les habitudes françaises (plan quadrillé, nom de rue en français), un lycée français, des bars, des restaurants, tout comme chez nous en ajoutant quelques vives couleurs des bougainvilliers, des tuktuk, des saari et des maisons peintes en multicolore.

Pondy : petite ville indienne de 700 000 habitants, qui hormis ses différents quartiers plus ou moins paisibles (musulman, français, tamoul, hindou), à tout d'une ville indienne aux odeurs aguichantes et à un nombre un peu trop important d'habitant sur une même surface.
Nous flânons donc entre ces différents quartiers, en passant par le célèbre ashram de Sri Aurobindo et sa fabrique de papier, par le market et bien sûr par une petite boutique de fabrication artisanale sur mesure de indian chlaquette.
Même si l'imagination peut être parfois bien plus charmante que la réalité voici quelques preuves du contraire dans ce si beau pays.