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L'ESS envisage de déclarer forfait pour la Coupe

Après avoir menacé de se retirer du championnat de Ligue 1 suite à des soupçons de pressions arbitrales après le match contre l'EGS Gafsa, l'Etoile envisage désormais de déclarer forfait pour la demie-finale de Coupe de Tunisie.
http://www.tunisie-presse.com/sport/dossier_436_ess+envisage+declarer+forfait+pour+coupe.html

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Contrôle immigration de la Police de l’Air et des Frontières. Bruit sec d’un cachet. Visages fermés, regards froids et impersonnels. De l'anémie dans la voix. Un sourcil haussé, à peine surpris.

- Dites donc … il est très mal en point votre bouquet.

Je laisse glisser mon regard sur mes roses flétries, aux pétales noircis et raidis par le temps. Suis-je ridicule ? Non. Un souvenir, que je jette sur le chariot qui roule vers le tapis bagages. Quelques feuilles sans vie s’en détachent, froissées ; déjà plus rien ne reste de ce pays que quelques souvenirs, ce bouquet mort, des photos qui rient dans ma clé USB, et l’étiquette colorée qui flotte sur mon sac de voyage, dérivant au loin, sur le carrousel sans bruit.

Contrôle douane, rien à déclarer, bagages éventrés. Au hall du terminal des arrivées internationales, mes yeux se perdent partout, dans la foule. Sur les frimousses. Dans les parfums embrouillés. La façade vitrée des restaurants. Les petites robes d’été. La porte des toilettes.

Mais à quoi bon, puisque personne n’est là ? Personne est pris dans les embouteillages. Toujours en retard. Comme d’habitude comme personne.

Un ultime regard sur l’affichage électronique. Les numéros des vols et les noms d’aéroports clignotent. Les derniers lambeaux d’un voyage qui s’achève.

La clé de l’éternité (n°13)

Elle lui raconta.

Le corps d’Aldéric n’était pas encore froid que des rumeurs avaient couru sur la reine. Certains n’avaient jamais cessé de l’appeler la Rouge des Malesaigues. Les anciens, surtout. Le royaume des Malesaigues leur avait pris un bras, une jambe, un frère, un fils. Il avait englouti dans ses marécages leur jeunesse tout entière. Le mariage princier qui avait mis fin au carnage n’avait pas effacé l’ardoise. Les plus meurtris n’avaient pas oublié ce qu’ils avaient perdu. Patient, le feu couvait sous la cendre. Il n’attendait que le moment propice pour se déclarer.

Et ce moment était venu : la mort du roi ne semblait pas naturelle. Il avait joui jusque-là d’une santé excellente. Un empoisonnement, peut-être ? Les mauvaises langues accusèrent Ragnhild sans tarder. Ses origines ennemies, son manque d’ardeur à étoffer la descendance royale (il se murmurait d’ailleurs que Romaric n’était qu’un bâtard), ses réticences à ce que le prince partît chercher la coupe miraculeuse. Et pour finir, son impassibilité remarquable (et remarquée) à l’annonce du décès. Pour couper court aux médisances, la princesse Garcende avait suggéré à sa belle-sœur la transparence. Si elle autorisait qu’on fouillât ses appartements, elle montrait qu’elle n’avait rien à se reprocher. 

On trouva, cachée dans un coffre à double fond, une petite fiole d’astérione. Distillé goutte à goutte, jour après jour, dans la nourriture d’Aldéric, le poison avait tué celui-ci lentement.

—   Donc, pour résumer, ta mère est aux arrêts pour régicide. Le procès est dans trois jours. Et toi, tu dois te soumettre à l’épreuve du fer pour prouver ta filiation, conclut Aïn.

Photos : Nabilla n’en finit plus de déclarer sa flamme à Thomas !

Pas une semaine ne se déroule sans que Nabilla n’évoque tout l’amour qu’elle ressent pour l’homme de sa vie, Thomas. Un amour inébranlable et que même la justice ne pourra atteindre.
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Pas une semaine ne se déroule sans que Nabilla n’évoque tout l’amour qu’elle ressent pour l’homme de sa vie, Thomas. Un amour inébranlable et que même la justice ne pourra atteindre. …
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Ebola: comité d’urgence convoqué à l’Organisation mondiale de la santé

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a convoqué jeudi son comité d’urgence pour faire le point de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, a annoncé l’agence de l’ONU. Les experts vont revoir leurs recommandations, a-t-elle précisé.

La décision de déclarer le Libéria libre du virus pourrait être annulée.

Le virus de la fièvre hémorragique est réapparu au Libéria, avec trois personnes testées positives, dont un décès.

Le pays avait été officiellement déclaré par l’OMS débarrassé du virus le 9 mai, soit 42 jours – deux fois la durée maximale d’incubation – après l’enterrement le 28 mars du dernier cas connu. Les experts, au cours de cette sixième réunion du comité d’urgence sur l’épidémie d’Ebola, doivent «conseiller la directrice générale sur la question de savoir s’il faut adopter de nouvelles recommandations ou réexaminer les recommandations temporaires actuelles», a précisé l’OMS.

Les experts discutent par téléconférence avec le siège de l’OMS à Genève. Selon le dernier rapport de situation de l’OMS publié mercredi soir, l’épidémie a infecté 27 514 personnes, dont 11 220 sont décédées en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone depuis le début de l’an dernier.

Des mesures de quarantaine ont à nouveau été prises au Libéria après la découverte mercredi de deux nouveaux cas d’Ebola, non loin de Monrovia. Ces deux personnes avaient été en contact avec l’adolescent de 17 ans décédé dimanche.

Ce jeune n’aurait pas voyagé récemment ni eu de contacts avec des personnes revenant de Guinée ou de Sierra Leone. La population doit faire preuve de vigilance. La ministre de la santé Bernice Dahn a averti qu’il est probable que des cas supplémentaires vont être trouvés.

Le comité d’urgence de l’OMS pourrait annuler sa décision de déclarer le Libéria libre du virus. Un communiqué sera publié à l’issue de la réunion des experts.
Belga



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Tintin 2 par Peter Jackson : tournage fin 2016 ?
Tintin bientôt de retour sur grand écran ? Le jeune acteur britannique Jamie Bell, incarnation en performance capture du personnage de Tintin dans Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, vient de déclarer que le deuxième film de la trilogie, réalisé par Peter Jackson, pourrait se tourner à la fin 2016.Interrogé par nos confrères de Première durant la promotion du blockbuster Les 4 Fantastiques, en salles le 5 août et dans lequel il incarne La Chose, Jamie Bell a déclaré que le second opus était toujours dans les cartons. “Le projet est toujours d’actualité. Surtout maintenant que Peter Jackson est de retour de la Terre du Milieu, il doit le réaliser. J’ai hâte de voir sa vision de Tintin.” Rappelons que Tintin 2 devrait être adapté des livres Les Sept boules de cristal et Le Temple du Soleil, comme Peter Jackson en avait manifesté le souhait dès la sortie du premier film. => Tintin, Gollum, Neytiri… 16 personnages en motion captureMais Jamie Bell n'a pas seulement confirmé que Tintin 2 était toujours bien vivant. Il s'est même avancé sur une possible date de début de tournage. “Je croise les doigts pour que le tournage commence en fin d’année prochaine. Mais ce n’est pas encore confirmé à 100%”, a-t-il ainsi déclaré au micro de Première.Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, réalisé par Steven Spielberg et sorti en salles fin 2011, avait totalis 5,4 millions de spectateurs en France. Le long métrage avait rapporté près de 374 millions de billets verts dans le monde.Dans notre Top 5 des duels de bateaux, il y a Tintin ! 
Tintin 2 par Peter Jackson : tournage fin 2016 ?

Tintin bientôt de retour sur grand écran ? Le jeune acteur britannique Jamie Bell, incarnation en performance capture du personnage de Tintin dans Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, vient de déclarer que le deuxième film de la trilogie, réalisé par Peter Jackson, pourrait se tourner à la fin 2016. Interrogé par nos confrères de Première durant la promotion du blockbuster Les 4 Fantastiques, en salles le 5 août et dans lequel il incarne La Chose, Jamie Bell a déclaré que le second opus était toujours dans les cartons. “Le projet est toujours d’actualité. Surtout maintenant que Peter Jackson est de retour de la Terre du Milieu, il doit le réaliser. J’ai hâte de voir sa vision de Tintin.” Rappelons que Tintin 2 devrait être adapté des livres Les Sept boules de cristal et Le Temple du Soleil, comme Peter Jackson en avait manifesté le souhait dès la sortie du premier film. => Tintin, Gollum, Neytiri… 16 personnages en motion capture Mais Jamie Bell n'a pas seulement confirmé que Tintin 2 était toujours bien vivant. Il s'est même avancé sur une possible date de début de tournage. “Je croise les doigts pour que le tournage commence en fin d’année prochaine. Mais ce n’est pas encore confirmé à 100%”, a-t-il ainsi déclaré au micro de Première. Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, réalisé par Steven Spielberg et sorti en salles fin 2011, avait totalis 5,4 millions de spectateurs en France. Le long métrage avait rapporté près de 374 millions de billets verts dans le monde. Dans notre Top 5 des duels de bateaux, il y a Tintin !  

Au tour de Calvin Harris de déclarer sa flamme à Taylor Swift !
Discret sur sa relation avec Taylor Swift, Calvin Harris a posté une photo de sa belle sur Instagram ce vendredi 3 juillet pour dire combien il la trouvait incroyable !

Récemment interrogée sur le couple que formait son ex, Calvin Harris, avec Taylor Swift, Rita Ora a déclaré ne pas du tout être jalouse. Et il vaut mieux parce qu’entre les deux tourtereaux tout semble aller très vite. S’ils sont restés très discrets pendant plusieurs mois au début de leur relation, ils ont maintenant décidé de passer à la vitesse supérieure.

Après s’être embrassés en public lors de la cérémonie des Billboard Music Awards en mai dernier, le DJ et LA chanteuse star du moment ne se cachent plus du tout. Il y a quelques jours, en pleine tournée avec son 1989 Tour à Dubin, Taylor Swift dédicaçait un de ses tubes à son boyfriend .

Ce vendredi 3 juillet, c’est au tour de Calvin Harris d’avoir une petite attention pour sa chérie ! Il a posté une photo d’elle sur Instagram devant les fourneaux. Vêtue d'une chemise bleu clair aux manches retroussées et d'un petit short en jean, l'interprète de Bad Blood manie le barbecue à la perfection, avec même un regard vers l'objectif de son compagnon. Visiblement, les amoureux ont décidé de passer ensemble le long week-end du 4 juillet, férié aux Etats-Unis puisque le pays fête son indépendance. En légende, Calvin Harris a écrit : “Elle cuisine aussi” accompagné de petite flammes. On peut dire que ces deux-là vont faire des étincelles !

L.P.



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Taylor Swift : voir toutes ses news, photos et vidéos
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Vidéo : Taylor Swift un peu TROP amoureuse de Calvin Harris ?
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Taylor Swift Calvin Harris et Joe Jonas Gigi Hadid… Avec eux, Karlie Kloss joue la 5e roue du carrosse !
ON RECHERCHE VISION À LONG TERME, par François Leclerc
ON RECHERCHE VISION À LONG TERME, par François Leclerc
By François Leclerc

Billet invité.

Il était indispensable de réagir sans tarder après un tel camouflet. Après avoir annoncé qu’ils se rencontreraient lundi soir, Angela Merkel et François Hollande ont appelé à la convocation d’un sommet européen mardi. Cherchant dans l’immédiat un point d’accord, ils sont convenus de déclarer qu’il fallait « respecter le vote des grecs ». C’est inattaquable sur le principe mais ne mène pas loin dans la pratique.

C’est désormais au tour des plus hautes autorités européennes d’affronter leurs divisions. Si Sigmar Gabriel, le ministre social-démocrate allemand de l’économie, a considéré qu’Alexis Tsipras avait « coupé les derniers ponts » entre le Grèce et l’Europe, et que de nouvelles négociations étaient « difficilement imaginables », les propos étaient clairement opposés à Paris et à Rome. Sergio Martella, le président de la République italienne, a exhorté les Européens à faire preuve de « solidarité » avec la Grèce, et a estimé que le vote des Grecs « projette l’Union européenne vers des scénarios inédits, qui exigeront de tous un sens des responsabilités, une vision à long terme et stratégique ».

Il était bien de le rappeler, parce que ce n’est pas ce qui est le plus communément partagé dans les hautes sphères. Que va-t-il se passer ? Tentons un pari : afin d’éviter l’irréparable, un rapiéçage de courte durée va être recherché d’ici mardi, habillé comme étant l’expression d’une grande mansuétude et un acte de générosité. Dans un même mouvement, le respect des règles sera hautement réaffirmé, renvoyant à des négociations pour la suite. Si François Hollande, qui a déjà eu au téléphone Alexis Tsipras ce soir, ne flanche pas le dossier sera remis à plat sur la base d’un nouveau rapport de force. Ce dernier a déjà fait valoir que « cette fois-ci, la dette sera sur la table des négociations ».



July 5, 2015 at 11:24PM
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ON RECHERCHE VISION À LONG TERME, par François Leclerc

Billet invité.

Il était indispensable de réagir sans tarder après un tel camouflet. Après avoir annoncé qu’ils se rencontreraient lundi soir, Angela Merkel et François Hollande ont appelé à la convocation d’un sommet européen mardi. Cherchant dans l’immédiat un point d’accord, ils sont convenus de déclarer qu’il fallait « respecter le vote des grecs ». C’est inattaquable sur le principe mais ne mène pas loin dans la pratique.

C’est désormais au tour des plus hautes autorités européennes d’affronter leurs divisions. Si Sigmar Gabriel, le ministre social-démocrate allemand de l’économie, a considéré qu’Alexis Tsipras avait « coupé les derniers ponts » entre le Grèce et l’Europe, et que de nouvelles négociations étaient « difficilement imaginables », les propos étaient clairement opposés à Paris et à Rome. Sergio Martella, le président de la République italienne, a exhorté les Européens à faire preuve de « solidarité » avec la Grèce, et a estimé que le vote des Grecs « projette l’Union européenne vers des scénarios inédits, qui exigeront de tous un sens des responsabilités, une vision à long terme et stratégique ».

Il était bien de le rappeler, parce que ce n’est pas ce qui est le plus communément partagé dans les hautes sphères. Que va-t-il se passer ? Tentons un pari : afin d’éviter l’irréparable, un rapiéçage de courte durée va être recherché d’ici mardi, habillé comme étant l’expression d’une grande mansuétude et un acte de générosité. Dans un même mouvement, le respect des règles sera hautement réaffirmé, renvoyant à des négociations pour la suite. Si François Hollande, qui a déjà eu au téléphone Alexis Tsipras ce soir, ne flanche pas le dossier sera remis à plat sur la base d’un nouveau rapport de force. Ce dernier a déjà fait valoir que « cette fois-ci, la dette sera sur la table des négociations ».



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ON RECHERCHE VISION À LONG TERME, par François Leclerc

Billet invité.

Il était indispensable de réagir sans tarder après un tel camouflet. Après avoir annoncé qu’ils se rencontreraient lundi soir, Angela Merkel et François Hollande ont appelé à la convocation d’un sommet européen mardi. Cherchant dans l’immédiat un point d’accord, ils sont convenus de déclarer qu’il fallait « respecter le vote des grecs ». C’est inattaquable sur le principe mais ne mène pas loin dans la pratique.

C’est désormais au tour des plus hautes autorités européennes d’affronter leurs divisions. Si Sigmar Gabriel, le ministre social-démocrate allemand de l’économie, a considéré qu’Alexis Tsipras avait « coupé les derniers ponts » entre le Grèce et l’Europe, et que de nouvelles négociations étaient « difficilement imaginables », les propos étaient clairement opposés à Paris et à Rome. Sergio Martella, le président de la République italienne, a exhorté les Européens à faire preuve de « solidarité » avec la Grèce, et a estimé que le vote des Grecs « projette l’Union européenne vers des scénarios inédits, qui exigeront de tous un sens des responsabilités, une vision à long terme et stratégique ».

Il était bien de le rappeler, parce que ce n’est pas ce qui est le plus communément partagé dans les hautes sphères. Que va-t-il se passer ? Tentons un pari : afin d’éviter l’irréparable, un rapiéçage de courte durée va être recherché d’ici mardi, habillé comme étant l’expression d’une grande mansuétude et un acte de générosité. Dans un même mouvement, le respect des règles sera hautement réaffirmé, renvoyant à des négociations pour la suite. Si François Hollande, qui a déjà eu au téléphone Alexis Tsipras ce soir, ne flanche pas le dossier sera remis à plat sur la base d’un nouveau rapport de force. Ce dernier a déjà fait valoir que « cette fois-ci, la dette sera sur la table des négociations ».



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Jonathan Châtel, la faille d'«Andreas»

Le jeune metteur en scène franco-norvégien monte en Avignon un Strindberg crépusculaire et épuré.

La nuit qui tombe sur le Cloître des Célestins étreint d’un même mouvement Andreas, oiseau de malheur et d’infortune qui guide cette première partie du Chemin de Damas d’August Strindberg. Joué à ciel ouvert, ce spectacle crépusculaire brûle d’un feu funeste : deux inconnus se rencontrent et s’aimeront, peut-être, la femme ramène l’homme hanté par un souvenir d’enfance dans son foyer où il va semer la désolation et causer la fuite des amants. Incapable de vivre comme d’aimer, cet écrivain sulfureux, renié de tous, a fait de sa vie un immense gâchis et finira, au terme d’un chemin de croix, par accepter l’existence de Dieu. La pièce débute au seuil de cette tabula rasa :«seul partout», «l'homme le plus malheureux» qui soit traverse une profonde crise morale, qui résonne plus fort ici que la part mystique, jusqu’à déclarer «la liberté est une prison qui ne fait que différer la conscience de notre médiocrité».

Autoportrait ostracisé

Jonathan Châtel, 36 ans, est le premier représentant avec sa compagnie ELK du contingent de wonderboys annoncé par la programmation dans le cadre d'un rajeunissement des effectifs, parmi lesquels on attend cette année Samuel Achache (Fugue) ou encore Benjamin Porée (La trilogie du revoir). Le Franco-Norvégien s’empare de ce texte sévère du dramaturge suédois, créé entre la Commune et le Studio théâtre de Vitry, lui qui s'était fait remarquer par un Petit Eyolf d’Ibsen en 2012. Drame allégorique composé entre 1899 et 1904, monté en France dans son intégralité en 2004 par Robert Cantarella, le Chemin de Damas est une extrapolation de l’épisode biblique de la conversion de Saül en Paul. Texte pivot dans la carrière de Strindberg, sa conception intervient une fois que l’auteur a violemment renoncé à sa vie d’écrivain. Châtel dit s’être nourri d’autres lectures, parmi lesquelles figurent les mémoires du quadra norvégien Karl Ove (…) Lire la suite sur Liberation.fr

Du toupet pour «Riquet»
Théâtre, la politique du coup par coupe
«Une femme chaste» : La chasteté à s’en couper les doigts
«Vader», pater rétro
Verdonck, drôle d’oiseau

Malaise dans la civilisation
Malaise dans la civilisation
By Jacques Julliard

Pour faire la paix, il faut être deux. Pour mener la guerre, il suffit d'un seul. Nous ne voulons en aucun cas transformer le terrorisme en une guerre contre la civilisation musulmane, à supposer qu'elle soit une. Mais nous ne pouvons empêcher l'islamisme extrémiste de nous déclarer la guerre.

Il ne faut pas jouer sur les mots, pas même sur les lettres. Quand il parle de « guerre de civilisation », ou bien Manuel Valls met un s à « civilisation » et il a tort. Ou bien il n'en met pas, et il a raison. Pourquoi ?

Un bref rappel historique est nécessaire. Le mot « civilisation » est d'usage récent. Il ne s'est imposé que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, à la veille de la Révolution. Il ne figure pas dans Rousseau. C'est Condorcet, dans son Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain (1793), qui l'impose comme le concept central de l'analyse des sociétés. Pour lui, civilisation signifie progrès. Dans sa philosophie de l'histoire, les Lumières suscitent de nouvelles techniques, qui stimulent la production. Celle-ci permet l'aisance matérielle qui à son tour produit un « perfectionnement de l'homme », un progrès spirituel et moral d'une humanité réconciliée et réunifiée. Cette philosophie du progrès, génératrice de « civilisation », imbibe tout le XIXe siècle, de Kant à Victor Hugo et aux républicains de la IIIe.

Cette linéarité du progrès matériel conduisant au progrès moral, nous n'y croyons plus depuis Auschwitz. Aussi n'est-ce pas une coïncidence si après la Seconde Guerre mondiale le mot « civilisation » se décline au pluriel pour indiquer non plus le perfectionnement indéfini de l'humanité, mais « l'ensemble des phénomènes sociaux à caractère religieux, moraux, esthétiques, scientifiques, techniques… communs à une grande société ou à un groupe de sociétés » (le Robert).

Désormais, plus de progrès, plus de jugement moral. La philosophie de l'histoire cède le pas à l'ethnologie et Condorcet, à Lévi-Strauss. Plus de hiérarchie entre les sociétés ou entre les civilisations. Il y a des civilisations barbares, ou que nous tenons pour telles. Défense de juger. Tout jugement de valeur ne ferait que souligner l'insupportable sentiment de supériorité de l'homme blanc occidental. Ce relativisme moral est, dans cette optique, la condition de l'égalité entre les hommes et entre les sociétés.

Reste pour moi la question essentielle : pourquoi la “barbarie" exerce-t-elle pareille fascination sur des individus civilisés ?Revenons à Manuel Valls. Il a, certes, employé l'expression « guerre de civilisation », mais au singulier. Il précise nettement qu'il n'entend nullement par là une guerre entre l'Occident chrétien et le monde musulman. Et que, bien au contraire, ce sont les musulmans qui sont les premières victimes, les plus nombreuses, du terrorisme. Il faut une insigne mauvaise foi pour faire de lui, sur cette base, un disciple de George W. Bush et des néoconservateurs américains. Aurait-il dû pousser la neutralité axiologique jusqu'à nier qu'en luttant contre le terrorisme la France défend ses propres valeurs ? Ce serait absurde. Certains intellectuels, par pure beauté d'âme, poussent le déni de soi jusqu'à la débilité mentale ou au jeu de société pervers.

Quelques conclusions s'imposent. Tout le monde, dans la pratique, joue sur le double jeu du mot « civilisation ». Ainsi, lorsque François Heisbourg s'étonne de l'emploi du mot « civilisation » par Manuel Valls, au motif que ce serait donner à l'Etat islamique une dignité qu'il ne mérite pas, lui qui est une « anticivilisation » (le Monde), il réintroduit implicitement le sens moral du mot « civilisation » que l'on avait cru abandonné. Quelques terroristes isolés peuvent être qualifiés de « criminels », sans plus de précision. Mais, quand ils agissent au nom d’un « Etat » beaucoup plus grand que le Koweït, la Jordanie ou le Liban, peut-on s'en tirer aussi facilement ?

Pour faire la paix, il faut être deux. Pour mener la guerre, il suffit d'un seul. Nous ne voulons en aucun cas transformer le terrorisme en une guerre contre la civilisation musulmane, à supposer qu'elle soit une. Mais nous ne pouvons empêcher l'islamisme extrémiste de nous déclarer la guerre. Il faut la feinte naïve d'un Emmanuel Todd pour voir dans le terrorisme le fait d'une poignée d'égarés, quand l'Etat islamique ne cesse de progresser et de compter de nouveaux ralliements dans l'ensemble du monde musulman, en particulier en Afrique. Sa représentation du monde occidental est délirante, mais, quand le délire devient réalité, ce n'est pas ce délire qu'il faut dénoncer, c'est cette réalité qu'il faut combattre.

Reste pour moi la question essentielle, qui va bien au-delà de la confrontation entre les cultures, voire les civilisations, parce qu'elle est tapie, comme une bête féroce, au tréfonds même de l'âme humaine. Pourquoi la « barbarie » exerce-t-elle pareille fascination sur des individus civilisés ? Pourquoi l'Etat islamique a-t-il fait des plus barbares de ses procédés, le meurtre de masse à l'aveugle, l'incendie des êtres vivants, la décapitation, la noyade savamment prolongée et filmée, la crucifixion, le fonds même de sa propagande ? Car cela marche. C'est au récit et surtout au spectacle de toutes ces horreurs que des milliers de jeunes dans nos pays occidentaux, qui connaissent l'éducation, la sécurité sociale et la prospérité du plus grand nombre, s'engagent pour le djihad, au péril et parfois à l'offrande délibérée de leur vie ? Aucune des raisons que l'on donne d'ordinaire, du sous-emploi au racisme rampant, n'est à la hauteur d'un tel phénomène. Ce n'est pas Marx qu'il faudrait invoquer, pas plus que Condorcet ou Lévi-Strauss. C'est Freud, et plus encore Dostoïevski. Ayons le courage de laisser cette question sans réponse. Décidément, on s'en souviendra, de cette espèce.

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>>> Retrouvez cet édito dans le numéro de Marianne actuellement en vente en kiosques.
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July 5, 2015 at 05:09AM
via Marianne - “Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus http://ift.tt/1GYDaf1
Un site offre de créer sa propre journée nationale

NEW YORK, États-Unis - Pour la plupart des Américains, le 4 juillet est le jour de l'Indépendance. Mais sur le calendrier de Marlo Anderson, c'est aussi la Journée nationale de la salade César et des côtes levées barbecue.

M. Anderson est le créateur du «Calendrier des journées nationales», un registre en ligne des pseudo-fêtes qui sont devenues une ressource pour les stations de télévision et de radio qui veulent ajouter un peu de fantaisie à leurs émissions, entre autres.

Cet homme de 52 ans a lancé le calendrier en 2013 et a rapidement réalisé que son site pourrait permettre à tous ceux qui le désirent de déclarer leur propre journée nationale. L'an dernier, il a commencé à facturer de 1500 à 4000 $ US pour les proclamations de «journées nationales».

Les experts du marketing reconnaissent que M. Anderson a su tirer profit de la volonté des entreprises et des organisations de trouver de nouvelles façons de promouvoir leurs activités, même s'ils mettent en doute l'efficacité de certaines campagnes qui en résultent. La nourriture semble être un sujet très populaire pour les journées spéciales.

Déjà, son calendrier compte 30 journées nationales inventées de toutes pièces. Un fabricant de croûtons a payé pour avoir sa Journée nationale du croûton (le 13 mai), un restaurant de fruits de mer a créé la Journée nationale de la palourde frite (le 3 juillet) et une brasserie artisanale a inventé la Journée nationale des rafraîchissements (le quatrième jeudi de juillet).

À part les fêtes fédérales reconnues par le gouvernement américain, comme le Nouvel An, le jour de l'Indépendance, l'Action de grâce et Noël, il n'existe aucune autorité permettant d'attester la légitimité des journées spéciales, qui peuvent s'intégrer dans la culture populaire de toutes sortes de façons, notamment par les campagnes de marketing et le folklore.

Les origines parfois obscures des journées nationales représentent une occasion à saisir pour le Calendrier des journées nationales, qui a acquis au fil du temps une certaine autorité en la matière.

Ainsi, pour obtenir la proclamation d'une journée nationale unique, comme un anniversaire, un événement familial ou une occasion spéciale, il en coûte de 19,99 $ à 39,99 $. Pour que la journée se répète d'année en année, il faut débourser davantage.

Pour 1500 $, M. Anderson offre une proclamation officielle encadrée. Pour 2500 $, il vous aide à organiser des entrevues dans les médias. Et en échange de 4000 $ et des frais de voyage, il se déplace en personne pour présenter une proclamation officielle lors d'un événement.

L'homme indique que trois entreprises l'ont déjà sollicité pour ce service. Ainsi, le 26 septembre, il se rendra à New York pour proclamer la Journée nationale du dumpling, une idée soumise par TMI Corp., un distributeur de nourriture asiatique.

«Une femme chaste» : La chasteté à s’en couper les doigts

Une jeune veuve lutte contre son désir pour un précepteur, dans une pièce qui mêle la parole au chant.

Yan, jeune veuve qui a fait vœu de chasteté à la mort de son mari, éprouve une forte attirance pour le précepteur. Ils vivent depuis plusieurs années sous le même toit, mais le jeune homme doit se rendre à la capitale de l’empire pour passer ses examens. Il n’est pas sûr qu’il revienne. Son départ imminent aiguise la situation alors que lui-même éprouve un sentiment puissant vis-à-vis de la veuve. Pour des raisons de convenance et peut-être par timidité, il n’ose se déclarer.

C’est du moins ce que l’on comprend à ce stade de l’adaptation limpide de ce classique chinois qu’est la Veuve et le Lettré, dont le Théâtre Liyuan présente en ce moment sous le titre Une femme chaste une mise en scène d’une remarquable précision pointilliste. Née sous la dynastie Song, la tradition du théâtre Liyuan est plus ancienne que celle de l’opéra de Pékin. Sa gestuelle s’appuie sur 18 mouvements de base. La troupe Liyuan de Quanzhou qui poursuit cette tradition officie depuis 1953. Le plus remarquable dans cette version d’Une femme chaste, c’est la fraîcheur, l’évidence, la liberté du jeu des acteurs qui, bien qu’extrêmement codifié, pris dans le réseau d’une gestuelle incessante dont le sens profond nous échappe, respire la vivacité. L’alternance des paroles et du chant déroute tout autant et fascine quand, par exemple, le monologue intérieur d’un personnage est proféré en musique face à un interlocuteur qui écoute et n’entend pas le fil de ces pensées chantées. A quoi s’ajoute le fait que l’interaction permanente entre les mouvements et la musique offre un registre très large à l’expressivité des sentiments et des émotions tout en maintenant cette distance subtile d’un théâtre enchâssé dans un système de règles.

La relation entre la veuve et le précepteur prend une tournure cuisante quand l’homme privilégiant sa carrière repousse froidemment les avances de la veuve en lui claquant la (…)

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A La Villette, l'Aeroflorale II, une machine pour réfléchir sur la planète
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RANDOM : LOST à la maison
Théâtre, la politique du coup par coupe
Avignon avec Georges et Maurice
À l'approche du référendum, la Grèce plus que jamais déchirée sur l'Europe

En Grèce, la plus haute juridiction administrative a levé vendredi le dernier obstacle qui se posait à la tenue du référendum dans deux jours.

Le Conseil d'État a en effet rejeté le recours déposé par deux citoyens pour faire déclarer illégal ce scrutin. Un vote crucial par lequel la population acceptera ou rejettera les demandes de ses créanciers européens pour qui le salut économique du pays passe par une nouvelle cure d'austérité.

Dans leur requête au tribunal, les deux citoyens avaient argué que la Constitution du pays interdit que les questions budgétaires soient soumises à un référendum, que la question posée est vague et trop complexe et que la campagne référendaire de neuf jours est trop courte.

L'un des deux citoyens est un ex-juge du Conseil d'État qui, selon les médias, est dans le camp du oui et proche du parti de droite Nouvelle Démocratie. Le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, lui, pousse de tout son poids les Grecs à voter non. 

La contestation des deux particuliers a tourné court lorsque le juge du Conseil d'État, Nikos Sakellariou a déclaré que « le référendum allait se dérouler normalement ».

Les deux camps mobilisent leurs sympathisants

Les partisans du oui et du non au référendum de dimanche ont organisé vendredi soir deux grandes manifestations à Athènes, rassemblant chacune des milliers de personnes, alors que les sondages donnent ces options au coude à coude.

Les partisans du non étaient au moins 50 000 dans le centre d'Athènes. « Nous savons que les bailleurs de fonds nous fermeront la porte si nous disons non, mais nous devons nous battre », déclarait dans la foule un retraité de 65 ans, Irini Stavridou. « Nous devons nous battre, pas seulement pour la Grèce mais pour tous les peuples d'Europe. »

Des dizaines de milliers de partisans du oui se sont retrouvés quant à eux dans le stade Kallimarmaro.

« Je préfère voter oui, avoir encore quelques années d'austérité devant moi pour que mon enfant ait un meilleur avenir », affirme Marina Peppa, économiste de 45 ans au chômage.

« Nous sommes ici pour soutenir notre identité européenne. Nous avons conscience que l'austérité est dure, mais sans sacrifice, sans montrer aux autres notre volonté, nous allons être exclus et nous retrouver tout seul », analyse de son côté Mary Papadopoulou. Cette comptable de 37 ans regrette de voir « beaucoup de ses amis » tentés par le non.

Un revirement dans les intentions de vote

L'issue du vote est loin d'être certaine, car de récents sondages prédisent des résultats contrastés.

Vendredi, le quotidien grec Ethnos donnait le oui gagnant à 44,8% contre 43,4% pour le non. Ce sondage, réalisé par un institut respecté, Alco, fait toujours état d'environ 12 % d'indécis.

Il montre aussi que 74 % des Grecs souhaitent le maintien de leur pays dans la zone euro, contre 15 % qui réclament le rétablissement d'une « monnaie nationale » et 11 % qui ne se prononcent pas.

Une autre enquête d'opinion publiée dans le journal Agvi met le non à 43 % contre 42,5 % pour le oui.

Ces coups de sonde marquent un revirement dans les intentions de vote. Jusqu'à présent, la seule enquête d'opinion complète à avoir été publiée depuis l'annonce du référendum donnait le non en tête, avec 54 %, et 33 % pour le oui.

Un garçon tient une affiche sur laquelle on peut lire : « non à la peur » lors d'une manifestation anti-austérité à Athènes, vendredi 3 juillet. Photo : REUTERS/Yannis Behrakis

Vendredi, dans une allocution télévisée, le premier ministre Tsipras s'est voulu rassurant, estimant que l'avenir de la Grèce dans la zone euro n'était pas lié au vote et que les négociations avec les créanciers internationaux de la Grèce se poursuivraient après la consultation.