christophe-blaine

Number One Rule to Writing Comics: Shut up.

If the blocking and acting within the art carries the story then there’s no need, other than dialogue, to say anything else. Large word balloons and boxes tax the integrity of the comic panel.

The main difference that I notice between cartoonists and writers in mainstream comics is that writers write more. A lot more. Note that this isn’t true of every writer (Matt Fraction does a great job of shutting up; I’ll touch more on that).

What happens when the writer doesn’t shut up? We are encumbered with an excess of words that command our attention by imposing on the space a panel needs to breath. Many readers focus on reading boxes and balloons instead of the art because of this; essentially, putting weeks of the artist’s work to waste and just the same we won’t notice that some artists just copy, zoom, and paste their ways through scenes.

If you look at the page from Christophe Blain’s Gus and His Gang above; it’s simple, it shows attraction, it has action and other than the sound effects, there’s only one word said twice, ‘evening’, which doesn’t engage the viewer as much as the energy of the sequence. This powerful cartooning. But even if a cartoonist were to write at a length for a panel, being the central creator of a story, they have the reigns of page and panel design to direct how the audience reads the story. For example, Glyn Dillon separates text and illustration for the portions of The Nao of Brown that are meant to be read as a prose within a comic in this page (He even gives you a few memoir pages to read towards the end).

Thoughts and narration are not of the external world and belong in the meta-space between panels. And maybe this is the problem that most comic collaborations face with serial publication being decentralized. With such collaboration on the level of a cartoonist, the work would come in conflict with the desire to make good comics opposed to the company’s need to put out a product on time.

And back to Matt Fraction, in this Robot 6 interview, David Aja says of their collaboration on Hawkeye, “Matt does the dialogue based on those thumbnails, then I finish the pages and Matt tightens up the dialogue at the very end.” If tightening up dialogue means editing out all the unnecessary stuff, keeping a beat, and holding the reader’s attention, then that’s an aspect of shutting up that more writers should employ: self-editing. Or you can just not give a fuck and let Dustin Harbin go crazy with “I hate this.”

(I love this.)

I tried reading the new run of Batman and the artist is great and the writer is all right, but with the way the pages are designed and how interesting Batman’s personality is (it’s not) vs. how bad ass Batman is (He is), I ended up slipping into “blah blah blah blah blah” and gave up on the book. That’s where shutting up should happen when we get too much inner Batman. Narration is a crutch in comics as much as it is in film. Batman thinks like Hemingway edits. Shut up Batman.

Maybe it’s a psychological need for the writer to show that they’re writing on the comic page; or maybe Marvel or DC editors are saying “It looks like you shut up. Don’t do that.” Maybe it’s just that the transition from prose to comics isn’t complete or necessarily a concern. I need to shut up.

To sum up, shut up. 

Here’s a con sketch of Batman (presumably he has shut up) by Paul Pope.

Comment j’ai rencontré Christophe Blain

J’étais en retard. De ce retard structurel qu’ont les gens qui travaillent à domicile. Lorsque tout est mélangé et que l’anodin du quotidien se fond dans les objectifs du travail.

Je devais : Ecrire mon roman, répondre à des mails, me laver, aller chercher une machine à laver,  contacter des éditeurs de bande dessinée, me raser, acheter des cadeaux, faire les courses, changer de forfait internet. Résultat : je twittais lorsque j’ai constaté qu’il ne me restait plus assez de temps pour tout faire.

Vingt minutes plus tard, j’entrais dans une librairie. La libraire était là, souriante, je la connaissais de vue : une habituée du restaurant de M. , elle y déjeunait tous les jours de toute l’année, toujours à 14h05, au moment où la cuisine commençait à refuser des clients. Je travaillais au restaurant de plus en plus. Pour / rendre service / me faire de l’argent / faire du sport / sortir de chez moi / repousser l’écriture. Je voyais donc très bien qui elle était. Pourtant, celle-ci m’accueillit d’un bonsoir classique : de ceux qu’elle réservait à tous ces clients interchangeables qu’elle voyait défiler tout au long de la journée.

– Vous avez « Riche, pourquoi pas toi? » de Marion Montaigne ? Dis-je.

J’offrais systématiquement cette bande dessinée lorsque je n’avais pas eu le temps de trouver autre chose. Une vulgarisation hilarante des études sociologiques des Pinçon-Charlot, qui permettait de rassurer son entourage sur le fait que l’on n’était ni bourgeois, ni dupe, ni dénué d’humour.

J’attendais que l’ouvrage soit emballé tandis que mes yeux divaguaient sur l’étalage à côté de la caisse. On y trouvait, en tête de gondole, les œuvres complètes de Christophe Blain. J’esquissais un sourire, la libraire ne m’avait pas reconnu mais, au moins, nous avions des références communes. Christophe Blain était scénariste et dessinateur, émérite, de bandes dessinées. Je l’avais découvert avec « Isaac le pirate » et « Donjon Potron minet ». Je m‘étais ensuite délecté de « Socrate, le demi-chien » puis de « Quai d’Orsay » qui l’avait révélé au grand public. Mais, sa série Gus était, à mes yeux, son chef d’œuvre. Elle avait d’ailleurs été le déclencheur de l’idée initiale de mon roman. Au final j’avais lu quasiment toute sa production. Pour ces raisons, Christophe Blain faisait partie de mon Panthéon personnel.

C’est pour cela que mon cerveau n’arrivait pas à concevoir qu’il fut assis juste là, derrière ce présentoir couvert du produit de son travail. Un peu moulé dans une chemisette d’un goût douteux, il terminait une séance de dédicaces qui, à cette heure ci – l’un des plus beaux jours de l’année – n’avait pas dû être la plus mémorable de son existence.

Je susurrais à l’adresse de la libraire :

– C’est Monsieur Blain ? Ma voix se confondait avec celle d’une adolescente de 13 ans croisant Rihanna au détour d’un Starbuck café. Elle acquiesça. J’avais la gorge serrée, je réfléchissais péniblement. Je n’étais décidément pas un type d’action. Les secondes s’égrenaient, la libraire commençait à sentir que l’instant était trop long : J’avais payé, je n’avais plus aucune raison de rester là, immobile, le regard vide.

M. me reprochait souvent d’être fasciné par la célébrité. Chose dont je me défendais ardemment : ces gens là ne m’intéressaient aucunement, et ne m’avaient d’ailleurs jamais intéressé. Enfin, c’est ce que j’aimerais penser.

A 8 ans, j’étais à une fête chez des amis de mes parents. Il y avait beaucoup de monde, mais surtout. Il y avait Jacky. Oui, Jacques Jakubowicz dit Jacky du « Club Dorothée », du « Jacky Show » et de « Pas de pitié pour les croissants ». Un monstre sacré. Je n’ai pas osé lui dire bonjour.

A 12 ans, j’étais à Cannes avec ma mère pendant le Festival. J’allais voir le live de « Nulle part ailleurs ». Sur la plage, on me présenta Antoine de Caunes. Il était torse nu avec des lunettes de soleil. Au sommet de sa gloire : Pine d’huitre, Raoul bite en bois, Karl Affreuped. Il réinventait l’humour. Ma mère lui dit :

– Il adore ton émission, il est super content de te rencontrer.

Moi, les yeux baissés, les épaules rentrées, je regardais ses doigts de pieds nus jouer avec le sable.

– En effet, il a l’air ravi.

Antoine, l’humour, toujours.

A 25 ans, j’étais dans la cafeteria d’une bibliothèque de banlieue. Jean Teulé venait de faire un échange autour de ses livres. Il n’était pas encore auteur de best-sellers mais j’aimais bien ce qu’il faisait. Dans la salle, il y avait ma copine de l’époque, sa mère, la mienne et d’autres gens de la bibliothèque. Lui, s’était roulé un petit joint, tranquillou. Entre deux anecdotes il me l’avait tendu. Je l’avais pris, puis m’étais senti complètement stupide. Je n’avais pas envie de fumer à ce moment précis, entre ma mère et celle de ma copine. Mais je voulais passer pour le mec cool qui ne refuse pas un pétard.

A 29 ans, j’écoutais les propos pleins de mauvaise foi de Dany Cohn Bendit. Il parlait Football face à l’écran de la télévision, tandis que mon frère et moi étions vautrés sur le canapé. Il nous expliquait que le Real Madrid aurait dû mettre une gentille petite pétée au Barça alors, qu’objectivement, ils subissaient le jeu parfait de leurs plus grands ennemis en courbant l’échine. J’ai compris que ces gens là n’étaient pas infaillibles.

Ce jour-là j’avais tué le père. Les connus, les puissants pouvaient se rhabiller j’étais devenu leur égal.

Aujourd’hui, je me devais de mettre ça en pratique. « Je leur pisse tous à la raie ». Pensais-je très en verve, en mon for intérieur. « A nous deux Christophe Blain ». Bientôt, tout le monde se bousculerait pour venir à mes propres séances de dédicaces, ce n’était pas un petit gribouilleur qui allait m’impressionner.

Je me saisis de l’intégrale de « Quai d’Orsay », adressais un regard déterminé à la libraire et soufflais :

– Je vais prendre ça aussi, alors. Affirmation directement suivie d’un petit rire faux, tout à fait ridicule. Celle-ci m’enjoignit de me rendre à la table du maître, avant de passer à la caisse. Ce que je fis, d’un pas chancelant, mais conquérant.

– Bonjour. Dis-je. « Et paf, prends ça dans les dents ! » Pensais-je. Je suis un grand fan de Bd et si j'avais dû choisir une seule séance de dédicaces ça aurait été vous. Ajoutais-je sans la moindre parcelle d’amour propre. Pour finir j’ai faillis dire : « J’aime beaucoup ce que vous faîtes », afin de confire éternellement dans ma propre obséquiosité.

– Vous êtes là par hasard? Intervint la libraire.

J’acquiesçais. Blain se saisit d’un stylo feutre noir, ouvrit l’album à la page de garde et traça, quasiment sans lever la main, le profil d’Alexandre Taillard de Vorms, alter ego mi princier, mi clownesque de Dominique de Villepin. Quatre secondes avaient suffit pour qu’il prenne vie. J’observais l’image formée, à l’envers, en pensant : « Bof, y s'est pas foulé. »

La main du dessinateur restait suspendue, il cherchait quelque chose. La libraire choisit cet instant pour le questionner :

– Tu lis des livres sur le western?

C’était ça. Il attendait quelque chose. L’occasion de partager un moment avec son public. Il recula dans son fauteuil et se mit à parler, parler et encore parler. Intarissable sur le sujet. Il parla de Bertrand. Bertrand Tavernier. Il l'imitait, en se foutant gentiment de lui : « Tu sais tu devrais lire « Voyage » de Sterling Hayden! » La libraire s'illumina, elle était dans cet état d’extase si particulier aux groupies, ce moment où l’on se trouve des points communs.

– Tu l'as lu? Elle le tutoyait de plus belle en cherchant partout le livre dans les étagères bondées. Elle le brandissait sous mon nez lorsqu’il asséna :

– Je l'ai lu et je dois dire que je me suis un peu emmerdé.

Puis il se lança dans un exposé interminable sur Sterling Hayden. L'acteur, l'aventurier, le marin, l’homme qui a dû dénoncer des collègues pendant le maccarthysme, s’est fait blacklister par le cinéma américain et ne s’en est jamais remis.

– Vous avez vu « Johnny Guitar » ? Demanda-t-il sur le ton du type qui s’adresse à public de connaisseurs. Je répondis par la négative, gêné.

– Bon, « Docteur Folamour » ?

– Oui, oui bien sur ! Répondis-je. Je l'avais vu à 17 ans et l’avais par conséquent intégralement oublié.

– Vous voyez le général fou qui veut envoyer des bombes atomiques sur les Russes? C'est lui. Il joue aussi dans « The Asphalt Jungle », un chef d’œuvre, et dans l’un des premiers films de Kubrick, « the Killing. »

Je ne connaissais rien à rien et me sentais, par conséquent, complètement abruti. Je réfléchissais à comment lui faire remarquer que j'écrivais des trucs et que c'était … que c’était … super. Puis il s’est mit à parler de la rencontre d'un réalisateur français – de l’époque de Tavernier – avec ce Hayden, il y avait un « v » ou un « b » dans son nom, Verneuil peut-être … Je perdais complètement le fil, constatant au passage la profondeur de mon ignorance au sujet du 7ème art. Mais Blain ne se démontait pas lui, ajoutant que les réalisateurs français des années 60 étaient fascinés par les films de cowboy des années 40 alors que les américains s'en foutaient. Ce « V », réalisateur, avait contacté Hayden pour le rencontrer durant un voyage aux États-Unis, Hayden lui avait annoncé qu'il viendrait le chercher à l'aéroport. En arrivant « V », se retrouva face à ce mec : un géant, hyper baraqué, avec un chapeau mi-péruvien mi-cowboy, un leggings, un long manteau, des bottes et un collier de barbe hirsute. Blain l’imaginait un peu comme son Villepin. Le type accompagna « V » à son hôtel, en métro … Ils picolèrent d’emblée, puis « V », en fan de qualité, lui expliqua qu’il aimait beaucoup ce qu’il faisait, notamment « Johnny Guitar », qu’il considérait comme un chef d’œuvre. Manque de pot, l'autre détestait. Il était à la limite de se barrer. Heureusement, l’alcool aidant, il restèrent copains.

Blain racontait tout ça, comme dans ses livres. Avec ce mélange d'étrange et de proche, de puissant et d’anodin. Cette chose qui me touchait dans ses récits et que l’on retrouvait parfaitement résumé dans cette phrase de sa biographie : l'intimisme et les complexités humaines glissés dans un cadre épique.

Le temps passait, au fur et à mesure qu’il nous emmenait dans ce monde d’aventures inconnu. J’ajoutais une couche de retard à ma pile. Ma dédicace, entre ses mains, n’avançait pas d’un iota. Sans reprendre son souffle, il enchaina :

« Johnny Guitar » est un film bizarre. Je ne l’apprécie pas tant que ça finalement. Le problème, c’est que les deux filles autour d’Hayden sont moches, genre armoire à glace, pas féminines pour un sou. (La libraire tenta d’intervenir pour dire que l’une d’elles était magnifique). Non, elle a un visage dur, le genre camionneuse goudou.

De mémoire, il cita le nom des deux actrices, qui ne m’évoquaient rien de plus, bien sûr.

– Le vrai western que j’adore c’est : « 40 tueurs », de Fuller. (Encore un coup dans l’eau de mon côté). Un film d'une violence incroyable pour son époque. Il y a une scène où deux types discutent dans un saloon et où on entend un bruit sourd, régulier. Boum. Boum. Boum. Puis on comprend. Les bottes d'un pendu qui tapent contre le mur.

Il réfléchit un instant.

– C’est pour qui ?

– Clément.

Il écrivit mon prénom dans un phylactère approximatif. Puis calligraphia le sien, majestueusement, en bas de page.

– J’ai intégré Hayden, tel quel dans le prochain Gus. Avec son vrai nom et tout. De toute façon personne ne le connaît …

Enfin, pour la première fois, j'arrivais à parler, avec une voix normale de surcroît :

– Il est mort?

– Oui, mais il a eu une belle vie.

Christophe Blain feuilletait la bande dessinée, comme pour me laisser le temps d’ajouter quelque chose. Rien. Nada. Niet. La page blanche.

Il ferma le bouquin avant de me le tendre. Merci. J’étais minable. J'y pensais encore en me dirigeant vers la caisse. Gibraltar. Long cours. Compliment d'objet. Rien. Nada. Niet. Je filais, j'aurais du lui dire que la lecture de « Gus » était à l'origine de mon roman.

5

Buy This Comic: Gus & his Gang is currently $ 6.78 on Amazon

When I met the First Second team at Comic Con, I expressed how much I loved Gus & his Gang, which they released the English translation of a few years back. They were all enthusiastic about the book, but Mark Siegel was blunt that it didn’t find its audience. The book deserves an audience as much as BDs in general deserve a more diverse market for translation in America, if I’m right to assume it’s more niche.

This is not a review, but if you buy this book, you’ll find a lot that you can take from storytelling economy, energy shared by characters, and the meaning that coloring can bring to a page.

Buy this comic.

Playlist poésie action / poésie sonore

Pour le site de poésie hors du livre Tapin2, j’ai fait une playlist de lectures, c’est ICI.

anonymous asked:

Who do you think the new guys would be good with?

They have just arrived, but I suppose I can throw some wild guesses around, won’t hurt anyone. By guys, I’m taking it that you mean everybody, not only our male new-comers.

  • Christopher Quinn with Blaine Anderson. Seems to me like these two have got some history.
  • Tobias Anderson with anyone that knows how to have a good time. He seems to enjoy that.
  • Peyton Bentley with anyone as beautiful as her. 
  • Gavin Blackwood with Sunny Sinclair. It seems like they’re hitting it off pretty well already.
  • Devorit Janeski with anyone. She seems to be such a captivating flirt, it’s amazing.
  • Carter Ranson with no idea. Maybe Shayla, but that’s a long shot.
  • Rosalie Lopez with no idea, either. She seems very friendly, so maybe anyone that is as nice as her?

As I said, too soon to be knowing much, so let’s wait and see.

Michael and Marina Moonwater

Michael and Marina Moonwater

By Christopher Blaine “The less we talk, the better” Marina said impatiently, cutting him off mid-sentence. Michael was taken aback, confused; it was their first date. Peering over the top of his menu, he watched as she intently scanned her own. Then, slapping her menu shut and dropping it onto their table, she kicked her heel impatiently while trying to catch the eye of the waiter. Michael was…

View On WordPress

Gay 1x1 Request

2 plots ideas:

  1. Victorious Beck(you)/Robbie(me) RP - plot would be centered around the show Victorious and Robbie could come out to Beck first and then Beck tries to figure out how to tell the rest of the group with Robbie’s consent. But since they spend so much time together Beck realizes his true feelings for Robbie. Plot can be negotiated and adjusted.
  2. Daddy/Son RP with Christopher Meloni (you) and Darren Criss/Blaine Anderson (me). Plot to be given upon contact.

All 1x1s will be in a side-blog. Please be 18+ as there will be smut. ;) Contact me if interested.

Or can someone play ben cohen against me?