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Un Compostelle québécois voit le jour dans l'Est du Québec

Une dizaine de marcheurs traverse le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie pour lancer une version québécoise du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Il s'agit d'un trajet de 825 kilomètres qui relie St-Adrien-de-Ham, dans les Cantons-de-l'Est, à Sainte-Florence en Matapédia, où ils arriveront le 4 juillet.

La co-instigatrice du Chemin de Saint-Rémi, Louise Bourgeois, confie que le projet est né d'un ras-le-bol.

« Compostelle est arrivée dans ma vie par un beau matin de trafic », dit-elle. « J'avais une belle heure et demie devant moi, puis je me disais : “C'est tu ça ma vie? Ça va tu être ça tout le temps ma vie? […] J'étais au fond une tortue dans un costume de lièvre. »

Neuf mois plus tard, elle s'engageait sur le chemin de pèlerinage qui aboutit à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne.

Puis elle rencontre le co-instigateur du projet, Stéphane Pinel, qui propose de mettre sur pied un trajet semblable au Québec.

« Finalement, on a découvert la ligne du Haut-Pays », explique-t-il. « La vie nous a emmenés à découvrir ces beaux paysages-là et que ce serait un endroit extraordinaire pour que les marcheurs puissent découvrir le Québec à pied en visitant des points de pays fantastiques. »

Les marcheurs mettent 42 jours au total pour compléter l'aventure qui traverse une cinquantaine de villages partenaires.

M. Pinel y voit un nouvel outil économique pour la région.

« Le Chemin de St-Rémi va être en mesure éventuellement de faire en sorte d'avoir des retombées dans les municipalités », assure-t-il. « On le sait, il n'y a pas beaucoup d'activité économique dans ces petits villages-là, le tourisme se fait surtout sur le bord du littoral. Avec les marcheurs, on est mesure d'amener une belle clientèle qui aime ça être dans des milieux plus tranquilles et ça va faire en sorte qu'éventuellement, il va y en avoir pour tout le monde. »