changera

casual french phrases 🐶

Ça roule? -Comme d’hab!

  • means “everything’s great and life’s going well.” In the form of a question, it simply means “How’s life? Good?” Otherwise, the more standard question used to express this same idea is Ça va? “Comme d’hab” can be used in place of “comme d’habitude” (as usual) in any informal setting.

N’importe quoi!

  • means “whatever,” and is commonly used in French when someone is exasperated and wishes to openly display their disagreement in a simple, informal way. It can also mean “anything”  like in this example: J’aurais donné tout et n’importe quoi ! (I would have given anything and everything!)

C’est n’importe quoi!

  • This phrase means “That’s nonsense!”

♡ Laisse tomber…

  • means “just forget it,” or “never mind that.” It literally means “drop it,” but doesn’t have quite the same snappy tone behind it as “just drop it!” does in English.

Ça te dit?/Ça vous dit?

  • “You up for it?,” this casual French expression is great for suggesting outings with friends or restaurant choices.  It can also mean “Sound good?” 

♡ Tiens-moi au courant!

  • “Keep me up to date!” This is the perfect French phrase to use as you’re waiting to see how things play out in a friend’s life. 

Allez savoir pourquoi !/Va savoir pourquoi !

  • “for whatever reason”/”God knows why”/ “your guess is as good as mine!” This is a useful phrase that perfectly expresses one’s befuddled state of mind.

Bref.

  • “in brief”. Other synonyms would be “all in all” or “in short.”

♡ T’sais?

  • means “Ya know?” and is oftentimes tacked onto the end of a sentence to emphasize whatever the speaker is saying.

♡ Ouais, enfin…

  • “Yeah, well…” For example: Ouais, enfin…faut vivre avec! (Yeah, well…gotta live with it!)

Allez !

  • “Oh C’mon!” This interjection is the best way to communicate impatience with someone. It also means “Let’s go!” (Note that it is common to hear this word in the bleachers of a sports event: C’mon! Let’s go! Allez, allez !)

C’est naze/c’est nul/c’est pourri !

  • means “that sucks!” or “that’s stupid!” or “that’s terrible!” The general implication is that whatever is being discussed is either a total bore or totally ridiculous.

J’ai le cafard…

  • means  “I’m feeling a little down” or “I’m feeling blue,” this is an informal way of expressing your sadness. It literally means, “I have the cockroach,” but to use the verb phrase avoir le cafard simply means to be depressed or to feel do

♡ Ça te changera les idées…

  • “It’ll take your mind off things…” Use this French phrase when consoling a friend who’s down. 

Revenons à nos moutons !

  • used after the conversation has strayed from the original topic, and literally means “let’s get back to our sheep!” It actually means “Let’s get back to the point!”

Je n’en crois pas mes yeux !

  • “I can’t believe my eyes!” This is a perfect informal French phrase to let loose when you’re pleasantly surprised or dumbfounded by something you are witnessing. 

♡  Tu t’en sors ?

  • used while observing a friend who appears to be having difficulty doing something. It’s the equivalent of asking “Doing okay there? You managing there?”

♡ J’en mettrais ma main au feu !

  • “I’d bet my life on it!”, literally means “I’d put my hand in the fire!” It simply means that you are certain of something, and is usually used as a statement to try and convince others that you are right about something.

Il ne faut pas mettre tout dans le même sac !

  • “You can’t just group it all into the same category!” This is your go-to casual French expression for when one of your friends is generalizing, and it literally means, “you can’t put everything in the same bag!”

♡ Tu fais quoi ?

  • The phrase “What’s up?” would be the best way to portray the laid-back style of this French phrase. It is highly informal, and not recommended that you use it with anyone other than family or close friends.
A Toi qui lis ça,

A toi qui a perdu ton amour, celui d’un mois, celui d’un soir, celui d’un an, celui de ta vie, 
A toi qui vis sans vraiment te sentir vivre, 
A toi qui es là sans savoir vraiment pourquoi, 
A toi qui voudrais juste disparaître,
A toi qui ne crois plus, 
A toi qui ne comprends plus,
A toi qui te sens seule, 
A toi qui photographies tout pour pas oublier, pour sublimer ce monde gris,
A toi qui as pleins d’abonnés mais qui souffres toujours seule, qui ne parles pas, 
A toi qui pars à l’autre bout du monde, qui dois quitter famille, amis, amour, pour quelques mois,
A toi qui ne cherches qu’à maigrir,
A toi qui t’abîmes encore,
A toi qui rechutes,
A toi qui vois les autres partir et qui restes,
A toi qui nous dessines,
A toi qui n’arrives pas à assumer ta sexualité,
A toi qui te poses des questions, 
A toi qui ne sais pas où tu en es,
A toi jeune fille, qui aimes une autre fille,
A toi qui es en transition identitaire,
A toi qui fais ta crise,
A toi, l’amoureuse,
A toi, la borderline,
A toi, ami des étoiles,
A toi qui me stalkes pour savoir si je vais bien,
A toi l’abîmé, à toi l’abîmée,
A toi qui te sens vide, à toi le brisé,

Tu es beau, tu es belle, tu comptes, tu t’en aperçois pas, mais tu comptes, et crois moi, la roue tourne, c’est bateau comme phrase, mais j’t’assure que ça changera… Ça ira, ça passera, ça s’arrangera, le temps passe, le temps guérit ces plaies là. 
Toutes les lignes au dessus, c’est vous, ce n’est qu’un échantillon de vos soucis, de vos vies dans ma boite de message. Seulement un échantillon. 
Tu es beau, tu es belle, tu comptes. Tu es magnifique, et bientôt libre. Tu es terriblement touchant, tu es sublimement en vie. Garde espoir, ça va aller. 
Je te fais des câlins. 
Prends soin de toi s’il te plait,

Aël.

C'est cette fissure qui se crée dans le coeur, cette voix qui te répète que t'es pas à ta place, t'as jamais rien fait de bien, vas-y casses toi, ça changera rien. Cette fracture qui te rappelle que tu te sens vide, étranger, que t'es qu'un spectateur, que jamais ça changera. C'est perdu d'avance, l'espoir t'as jamais menée bien loin, tu vas finir par mentir comme tu respires.

- Est ce que tu penses que les gens qui nous croise parlent encore de nous ? Est ce qu’il s’en souvienne ?
- Oui. Ils s’étonnent devant notre amitié.
- Amitié ? Y a personne qui croit à cette amitié.
- Et tu sais pourquoi ?
- Parce que ce sera jamais une réelle amitié. Je peux pas te voir comme une amie, j’y arrive pas. Tu es juste…toi. Quand on me demande qui tu es, j’hésite, je ne sais jamais quoi répondre. Je doute, je bute sur les mots. Et je finis par dire ton prénom. Tu crois qu’on est amis toi ?
- Non. Si tu étais devenu un ami, on se serait perdus de vue. On aurait avancé l’un sans l’autre. Regarde, on est presque les seuls à continuer à se parler chaque jour dans notre bande du lycée.
- On a avancé ensemble. C’est tout ce qu’il y a en dire. Je serai toujours là pour toi. Ca changera jamais. Je te regarderai toujours de la même façon, intensément, avec un milliard de sous-entendus. Même si tu es avec l’autre. Je m’en fiche. Je t’attend et je t’attendrai toujours.
- Qu’est ce que tu veux que je te dise ?
- Que tu sais, qu’on se retrouvera. Parce que c’est vrai. Je te jure qu’on se retrouvera.

Putain mais ça changera quoi sérieusement, que je crève ? Les gens s’en remettent, les gens passent à autre chose, les gens oublient. Ils s’en remettront. Et puis si ça se trouve, ils en souffriront même pas. C’est sûr même. Je compte pas assez, je suis pas quelqu’un d’assez bien, je suis pas assez jolie, intéressante, intelligente pour qu’ils en aient réellement quelque chose à foutre. Je suis pas assez. Je suis juste nulle à chier. Et je ferais mieux de mourir.

A Lire attentivement

Des gens mal dans leurs peaux, j’en ai croisés pleins, des personnes qui rentre chez eux et qui pleurent, qui ne trouvent plus de sens à leurs vie. J’en ai vu des personnes construire une grosse carapace juste pour éviter la population d’aujourd’hui, pour être tranquille au moins une fois dans leur vie. Oui j’en ai vu des parents inquiets pour leurs enfants.
Aujourd’hui si j’écris ce texte, ce n’est pas pour vous expliquer ce que j’ai vu dans ma vie. Aujourd’hui si je vous écris c’est pour vous dire à quel point vous êtes fort, et courageux d’endurer tous ce que vous avez tous les jours sans broncher.  Vous avez les plus belles âmes que tous ces moutons que vous pouvez voir au lycée, ou au collège, ou même autre part. N’essayez pas de changer, que vous soyez, grand, petit, plus gros, plus mince, que vous ayez un problème de santé ou non, que vous ayez un passé difficile ou non, ne changer pas s’il vous plait, rester vous-même et ce sera votre plus belle récompense, et vous pourrez être fiers de vous.  
La vie n’est pas un long fleuve tranquille je vous l’accorde, mais forcément un jour la roue tournera, et vous serrez enfin tranquille, enfin vous-même, sans larme, avec un beau sourire sur vos visages, parce que oui, ce qui rend belle une personne, ce n’est pas que son âme, c’est aussi le sourire et le rire qu’elle affiche pleinement. Un jour vous ferrez la rencontre de cette personne qui changera votre vie, qui vous tendra la main et qui vous aidera comme si sa vie en dépendait. Et je suis sûre que cette personne-là vous fera vivre un rêve éveillé. Je vous le promets.

Soyez fort, souriez, et surtout soyez heureux et fiers d’être ce que vous êtes.

J'ai compris, je sais que nous deux ce sera jamais possible, que tu changeras probablement jamais, qu'on pourra jamais construire quelque chose de solide ensemble et qu'on pourra jamais être un vrai couple. J'ai compris, et je l'ai accepté. Je vais pas te dire que je ressent plus rien, mais c'est différent, complètement différent..
- J’ai envie de partir, de te laisser. J’ai peur que tu repartes encore une fois. Alors, j’préfère partir la première.
- Fais pas ça.
- Ca changera rien à ta vie. Que je sois là ou non. Tu t’en fous toi.
- Mais bordel, qu’est ce que t’en sais de ce que je ressens?
- Justement, j’en sais rien de ce que tu ressens, et moi, moi la seule chose que je demande c’est que tu me rassures, que tu me dises ce que tu ressentes. J’ai peur. Tu comprends ? J’ai peur que tu fuis encore, comme la première fois. Et tu sais pas toi, tu sais pas dans quel état ça m’a mis déjà. Faut que je m’protège, je suis pas habitué à ressentir des trucs comme ça.
- Je vais pas partir.
- Tu l’as dis toi même que tu sais toujours pas ce que tu ressens.
- Ecoutes moi bien. T’es la première personne qui arrive dans ma vie et qui bouleverse tout. T’as tout changé. J’passe plus mes soirées tout seul. J’ai plus envie de me jeter par la fenêtre. J’sors. J’rigole. Parce que t’es là. Je ressens putain, je ressens quelque chose. Je suis rempli de joie quand t’es là. Je sais pas ce que c’est cette merde moi. Je connais pas ça. Tu comptes pour moi, je veux pas vivre sans toi, et puis, je ferais quoi sans toi ? Hein ? Quand je suis parti la première fois, c’était une erreur. Tu sais ça ? C’était une putain d’erreur. Parce que je suis redevenu aussi sombre qu’avant, seul dans la noirceur, tu sais de quoi je parle. Y a qu’a toi que j’en ai parlé. Je vais pas fuir, crois moi. Faut que tu comprennes que je suis pas habitué à dire ce que je ressens, mais je t’assure que c’est quelque chose de fort. Je suis bien quand t’es là, j’ai envie que tu te mettes dans le creux de mon cou. Pars pas. Je tiens à toi. J’ai besoin de toi. J’ai besoin que tu me dises encore que je compte pour toi. Et puis, j’ai besoin de te regarder. Parce que t’es belle, putain ce que t’es belle, même au réveil quand tu mets mes t-shirts. Ce que t’es belle. Je vais pas te dire que je t’aime, parce que tu me croirais pas. Alors, je vais juste te dire que je t’aime bien. Tu sais ce que ça veut dire ?
- Ok. T’as gagnée. Merci.
Un jour elle dira stop.
Tu auras beau revenir, la supplier, lui promettre ciel et terre que tu changeras, lui dire que tu l'aimes et que tu regrettes de t'être comporté comme le plus gros des salauds. Tu auras beau faire l'impossible, elle ne t'écoutera plus.
Alors, tu te diras :“Merde, j'ai perdu ce que le ciel m'avait offert, j'ai perdu la seule femme qui m'intéressait, la seule avec qui je pouvais envisager de construire un avenir.” Et tu vas t'en mordre les doigts.
- c'est juste que nous deux ça s'est pas fini aussi bien que je le voulais et je voulais juste que tu sache que je revenais pas sur ce que j'avais dit, t'as été celui que j'ai aimé le plus fort, ça changera pas ; et personne pourra t'aimer comme moi j'ai pu le faire ; je persiste à dire qu'on était fait pour être ensemble même si on s'est rencontré au mauvais moment
- oh…
- m'oublie pas
- promis
—  jemetais

laulink  asked:

Je sais plus quoi faire : un de mes potes que j'ai un peu perdu de vue veut voter FN. J'ai passé plus de deux heures à lui démontrer par A+B que Le Pen est raciste, homophobe, soutenue par des néo-nazis, à chaque fois qu'il disait que Macron ne veut rien faire pour les handicapés/l'écologie/la sécurité je lui montre, source à l'appui, qu'il veut faire des trucs et que ce que propose Marine est pas mieux/pas réalisable/dangereux, mais ça ne sert à rien, il veut toujours voter pour elle. (1)

Comme tu as déjà essayé de lui expliquer… mon seul conseil serait de laisser tomber. Peut-être qu’avec le temps, il changera, mais là, ça me semble un peu difficile. Tu peux le retirer de ta liste d’amis, le bloquer comme tu veux, mon conseil serait de couper les ponts.

- Je suis trop conne.


- Pourquoi tu dis ça ? Ce n'est pas le cas.


- Bien-sûre que si putain, j'avais pensé que ça allait être facile de l'oublier, de tirer un trait sur notre histoire, de tourner la dernière page du livre, d'effacer tous nos souvenirs comme on efface une photo sur un ordinateur et finalement non, c'est tout le contraire, je n'y arrive pas. Il est toujours gravé là, comme un graffiti encré sur un mur d'une ville.


Chaque jour, je me suis dit que tout reviendra comme avant, que nous serons de nouveau ensemble. Qu'un matin, il m'enverra un message pour me dire qu'il est désolé, qu'il a fait une grave erreur, qu'il regrette. Qu'elle fille Naïve, je suis, je me mets moi-même des tartes dans la gueule à pensée ça, c'est lamentable. Tu ne peux pas s'avoir comme j'aimerais me faire arracher le cœur en ce moment même pour ne plus rien ressentir.


Le pire dans tout ça, c'est que je le savais très bien depuis le début que ça n'allait pas forcément marcher, nous étions si différents l'un de l'autre. Pourtant, j'ai voulu y croire, car on dit souvent que les opposés s'attirent. J'y ai cru dur comme fer, parce que pour la première fois de la vie, j'ai réellement eu envie de me battre pour une histoire d'amour et finalement, je suis tombée d'un ravin.


J'ai tellement voulu le rattraper, lui courir après sur ce quai de gare et le supplier de ne pas partir, mais ça aurait servi à rien, il était têtu comme pas possible, il m'aurait seulement dit que j'étais idiote, que ça ne servait à rien de lui courir après parce que rien ne changerais. La douleur que j'ai eue à ce moment même, c'était comme une balle dans le crâne, un couteau planté en plein cœur, c'était tellement inexplicable comme sentiment.


Si tu savais comme il me manque. Je me suis rendu compte que finalement, c'était la seule personne sur qui je pouvais me raccrocher quand j'étais sur le point de tomber, mais maintenant, je n'ai plus d'appui et je m'enfonce dans ce trou sans fin, c'est effrayant.


- Est-ce que tu as essayé de l'appeler après votre rupture ?


- Oui évidemment, j'ai voulu l'appeler, mais, je n'ai pas ni eu la force, ni le courage. Puis dit moi au fond, ça aurait servi à quoi ? Il m'aurait simplement entendu pleurer en le suppliant de revenir, il m'aurait répété ces phrases qui me disant d'arrêter d'espérer, qu'il ne reviendra pas. Ce serait le coup au cœur de trop.


Finalement, je devrais me faire à l'idée de son départ, rien ne changera sa décision. Parce que ça ne sert à rien de retenir quelqu'un si au fond, il n'est pas heureux avec nous. J'espère juste sincèrement qu'il trouvera une autre fille qui s'occupera pleinement de son bonheur et qu'il l'aimera autant que moi, j'ai pu l'aimer.


Qu'elle putain d'égoïste de dire ça parce que moi, je l'aime encore. Ai-je dit tout bas.

—  ©anorexiquedetesmots
De l'hypocrisie des électeurs

Trop drôles les gens qui s'inquiètent de la montée de FN depuis seulement 24h mais qui te donnent des leçons.

Des idées racistes y'en a à foison tous les jours de l'année, mais seulement aujourd'hui t'as des pseudos-revoltés qui viennent te bouffer le cerveau parce que tu voteras pas (ou blanc) au 2nd tour.

“Gngn mais le FN” les gars on le sait depuis des années, c'est vous qui êtiez endormis. Surtout que Macron ne changera rien du tout, il a les mêmes idées de merde que Le Pen ou Fillon (et de la droite en générale, parce que, oui, Macron est bel et bien de droite).

Et ceux qui culpabilisent les abstentionnistes ou ceux qui ont voté pour des petits candidats : mangez vos morts. J'ai pas voté pour quelqu'un à l'opposé de ceux qui sont qualifiés pour finalement leur donner ma voix. Ces personnes-là je leur chie dessus toute l'année et c'est pas au second tour que j'arrêterai.

Mais moi ça me fait mal quand on me dit que je dois apprendre à aimer mon corps si je veux être heureuse. Parce que j'ai essayé tu vois, de toute mes forces, j'ai fait de mon mieux, mais ça m'empêche pas de me trouver terriblement maigre sur les photos ou de passer parfois de longues minutes devant un miroir à lister mes défauts.
Donc déjà que je ne m'aime pas à cause de mon apparence, je m'aime encore moins parce que je suis incapable de m'accepter, alors je me sens nule, pitoyable.
Laissez moi me haïr, laissez moi paniquer à l'idée de monter sur une balance, laissez moi et ne me faites pas culpabiliser, laissez moi être immonde en paix. Parce que la vision que j'ai de moi même ne changera pas alors autant que tout le monde s'y fasse.
Je suis atroce, je me trouve atroce, laissez moi.

Lettre ouverte aux Français.

Je fais partie de la génération de ceux qui votent, en mai, pour la première fois pour une élection présidentielle. J’ai maintenant le droit de vote depuis presque quatre ans, et je suis contente d’avoir eu autant de temps pour me préparer à ces élections-là, surtout vu le climat politique actuel. Si les présidentielles avaient eu lieu il y a quatre ans, j’aurais sûrement voté pour le chouchou des médias, ou le chouchou de maman, parce qu’à 18 ans, je n’avais pas vraiment d’idées politiques. À presque 22 ans, j’ai muri, et j’ai mes batailles, qui me permettent de savoir pour qui voter. Je suis féministe, je défend les droits des personnes de couleur, des personnes de la communauté LGBTQ+ (et non, ça ne se résume pas au mariage pour les gays), et je me bat pour qu’on accepte plus facilement les religions, toutes les religions. Bref, j’ai mes idées, mes convictions, je sais ce que je défends et pour quoi je me bat, contrairement à il y à quatre ans. J’ai relativement toujours su pour qui voter, jusqu’à il y a quelques mois. Ce moment très difficile où je me suis retrouvée à choisir entre un candidat que je n’aime pas, et un candidat que je déteste. François Fillion, qui à l’époque n’était pas encore coupable d’escroquerie et tout le tralala (mais que je n’aimais pas, programme désastreux), et Marine Lepen, qui depuis toujours attaque directement mes droits par ses idées politiques. Un moment de vide où, finalement, j’ai décidé de me pencher sur les autres candidats, même si je ne connaissais même pas leurs noms. Puis j’ai fini par trouver un candidat qui défend les mêmes idées que moi. L’égalité, entre les genres, les origines, les religions, les classes et les orientations sexuelles. L’égalité, dans le plus pur et le plus simple des termes. L’égalité que j’ai toujours voulu. Si vous avez bien lu les projets des candidats (et je l’espère, n’allait pas voter sans connaitre les propositions, s’il vous plait !), vous vous doutez que le seul qui prône une telle égalité, même si ça en fâche certains, c’est le candidat du Parti Socialiste, Benoît Hamon. Ah, le Parti Socialiste, avec un quinquennat si désastreux ? Ça jamais. C’est ce que je me suis dit aussi, au début. J’ai commencé à creuser un peu plus dans les idées de ce candidat, et ce qu’il avait déjà fait de sa vie, et ce depuis qu’il est tout jeune. Un mec qu’on connait pas tellement, même s’il a fait pas mal de loi et qu’il a été deux fois ministres (avant de démissionner, ses idées étant trop éloignées de celles du gouvernement actuel). Un mec honnête, drôle, qui croit en ses idées depuis le début, même si tout le monde essaye de lui dire que c’est utopiste. Quelqu’un qui veut l’égalité, qui veut une planète plus écologique et moins dangereuse pour nos enfants et petits enfants, qui aime la musique et le sport, qui gère aussi bien quand il s’agit de parler de traités européens ou de parler du dernier album de NTM, en passant par des citations qui vont de Camus à Barack Obama. Quelqu’un avec une politique très proche de ce même Barack Obama que j’aime depuis des années, mais aussi du premier ministre Justin Trudeau, que je donnerais tout pour féliciter pour sa politique absolument fantastique (mais sûrement utopiste, si on le demande à certains). Mais voilà, gros problème: d’après les médias, il ne passera jamais. Pourquoi ? Premièrement, parce que le gouvernement actuel de gauche lui tourne le dos, pour partir chez Emmanuel Macron. Attendez, mais le gouvernement actuel, je pensais qu’on l’aimait pas ? Alors si ils ne soutiennent pas les idées de Benoît Hamon, mais qu’ils soutiennent celles d’Emmanuel Macron, c’est un peu contradictoire qu’on vote pour le candidat qu’ils soutiennent, non ? Après tout j’ai peut-être que 22 ans, alors c’est peut-être mon sens de la logique qui n’est pas parfait, mais pourquoi soutenir le favori d’un gouvernement qu’on ne supporte plus ? Bref, vous allez me dire, il y a toujours les autres candidats. Des candidats qui prônent la sortie de l’Union Euro (au passage, la loi de Marine Lepen pour revenir au franc ne vous changera rien, puisque son franc aura le même coût que l’euro, je dis ça comme ça, renseignez-vous) qui nous permet pourtant d’être aidé et entouré par d’autres pays. Qui veulent mettre une tonne d’argent dans un service militaire obligatoire, parfois mixte, parfois non (bah oui, une femme à l’armée ? Non non, les femmes c’est à la cuisine…), alors qu’on pourrait directement donné cet argent pour que nos armées recrutent des gens réellement motivés. Des candidats et des parties qui veulent nous faire peur, nous diviser, nous faire vivre dans la terreur d’une chose ou d’une autre. Voulez-vous vraiment d’un président qui part du principe que tout va mal ? Est-ce qu’on veut partir sur ces bases-là, pour cinq nouvelles années ? Bien sûr, que les choses vont mal. On le sait tous. Mais est-ce que vous voulez entendre les candidats dirent en boucle à quel point on est mal barré, ou est-ce que vous voulez les entendre donner des solutions pour que ça s’arrange ? C’est facile, de tomber dans le piège de la peur et de la haine, mais n’est-ce pas contradictoire avec le peuple Français que nous sommes ? Alors quand on est un citoyen, on veut l’égalité. On veut avoir la parole quand les décisions ne nous plaisent pas. On veut vivre sur une Terre plus propre et que l’on respecte plus, pour notre propre bien. On veut pouvoir manifester quand une loi ne nous plait pas, en sachant qu’elle sera retirée si on est assez nombreux. On veut pouvoir visiter les pays qui nous entourent, pouvoir allez y étudier pour les plus jeunes, ou même y travailler pour certains, sans se prendre la tête. On veut que les enfants puissent apprendre correctement, avec de bons professeurs, dans des classes qui ne sont pas surchargés. On veut que les personnes handicapées aient une place parmi nous, qu’on puisse enfin les accueillir dans nos écoles sans qu’ils aient peur de ne pas être assez épaulés ou acceptés. On veut pouvoir aller chez un médecin sans avoir à faire 50 kilomètres, et sans avoir un rendez-vous dans six mois. On veut avoir un salaire un peu meilleur, parce que les fins de mois sont difficiles pour beaucoup, de nos jours. Ce n’est pas ce que vous voulez-vous ? Alors vous l’aurez comprit, le projet de ce candidat là, il vaut le détour. Je ne parle même pas du fait qu’il n’a embauché aucun membres de sa famille, n’a pas détourné notre argent, et n’a pas fait de grandes fêtes à Las Vegas. Je parle de son programme. Le truc dont les chaines comme BFMTV ne parlent même plus, tant ces présidentielles trempent dans le mensonge et la corruption, tellement qu’on oublie que si on vote, c’est pour des idées, et non pas pour « celui qui a le moins de casseroles ». Alors certes, vous ne serez pas tous d’accord avec moi. Merci quand même d’avoir lu. Je compte pas changer le monde avec un seul post Facebook qui exprime mes idées. Peut-être juste aider certains à y voir plus clairs, quand les médias ne le font plus comme il faut. Et si les idées de ce candidat pourraient peut-être vous plaire, hésitez pas à faire un tour sur son site, à en lire plus, sans s’inquiéter si Manuel Valls va ou non le soutenir. Depuis quand Manuel Valls dicte pour qui vous devez voter, de toute façon ? Mais dans tous les cas, peu importe vos avis sur Benoît Hamon, peu importe votre âge, peu importe votre partie: allez voter. « Ils m’ennuient tous » n’est pas une solution. La plus grande raison pour laquelle les parties dangereux et haineux arrivent à avoir 20 ou 30 pourcent de votes et à passer, c’est parce qu’on est beaucoup à se dire qu’on ne compte pas, que ce n’est qu’une voix, que ce n’est pas grave.

Alors le 23 Avril, prenez votre carte électeur, allez vous promener, passez voter. N’oubliez pas. C’est l’avenir de notre pays qui est en jeu. Ne me dites pas que c’est pas important pour vous, si ?